Des chauffeurs de bus et de minibus ont manifesté samedi 7 novembre 2026 devant le sérail de Tripoli. Les participants ont coupé la route devant le bâtiment pour réclamer la protection de leur activité. Le rassemblement a réuni les unions syndicales des travailleurs et du transport terrestre du Nord, ainsi que les comités de chauffeurs de bus et de minibus.
Les forces de sécurité ont pris des mesures aux abords du sérail pour encadrer le mouvement et organiser la circulation. Les comptes rendus disponibles ne précisent ni le nombre de participants ni la durée du blocage.
Les chauffeurs de Tripoli demandent des règles communes
Le développement du transport collectif entre Tripoli et l’Akkar figure au centre des revendications. Chadi el-Sayed, président de l’union des syndicats des travailleurs et employés du Nord, reconnaît la nécessité de ce service. Il demande toutefois une organisation qui préserve les chauffeurs et propriétaires de véhicules déjà présents sur ces lignes.
Le responsable syndical estime que ces professionnels ont assuré les déplacements pendant des années, sans protection suffisante. Il appelle l’État à prendre en compte leur situation dans l’encadrement de l’offre de transport. Il critique également la place accordée aux entreprises privées dans l’exploitation du service.
Cette position porte sur les conditions de concurrence et la place des exploitants existants. Elle ne constitue pas l’annonce d’une suspension de la liaison Tripoli–Akkar. Aucune interruption générale de ce service n’est confirmée dans les informations consultées.
Le contrôle des véhicules au cœur des demandes
Les représentants des chauffeurs dénoncent l’activité de véhicules qu’ils présentent comme non autorisés pour le transport rémunéré. Moustapha Battikh, représentant du comité des chauffeurs de bus Rosa, cite notamment les véhicules à plaques privées. Il demande au ministre des Transports de renforcer l’attention portée à ces pratiques.
Ces dénonciations restent celles des organisateurs. Les comptes rendus du rassemblement ne fournissent pas de relevé administratif des infractions ni de données permettant d’en mesurer l’ampleur. Ils ne font pas non plus état d’une nouvelle opération de contrôle annoncée par les autorités.
Les intervenants réclament par ailleurs une politique fiscale qui ménage les catégories à faibles revenus. Chadi el-Sayed demande au gouvernement de protéger les moyens de subsistance des chauffeurs. Il adresse également un appel au président de la République pour intervenir dans le dossier.
Une menace de mobilisation accrue, sans date annoncée
Mohammad el-Chami, représentant des minibus, critique les réunions organisées à Beyrouth, dont il juge les résultats insuffisants pour les professionnels du Nord. Il défend le rôle des syndicats dans les discussions sur les revendications du secteur.
Chadi el-Sayed avertit que le mouvement pourrait prendre de l’ampleur si les demandes restent sans réponse. Aucun calendrier de nouvelle action ni mot d’ordre de grève générale n’est annoncé dans le compte rendu. Les comptes rendus ne font état d’aucun accord avec le gouvernement sur les revendications présentées devant le sérail.


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