Marcel Khalifé revient à son premier album, « Promesses de la tempête », avec un nouvel enregistrement attendu le 20 novembre 2026 chez Balcoon. Cinquante ans après le disque de 1976, le chanteur et oudiste libanais reprend quatre compositions sur des poèmes de Mahmoud Darwich. Bachar Mar-Khalifé en assure la production.
Le projet porte le sous-titre « 50 years later ». Il réunit « Rita », « Promesses de la tempête », « Oummi » et « Passeport ». Cette sélection ramène l’artiste à des chansons qui ont accompagné les débuts de son parcours, tout en resserrant le programme autour du poète palestinien.
Un nouvel enregistrement de Marcel Khalifé
Marcel Khalifé a enregistré les morceaux au studio Hinterland Lab les 10, 11, 13 et 16 mars 2026. François Baurin a réalisé les prises de son. Le musicien figure au chant et au oud.
Le travail sonore s’est poursuivi au printemps, avec un mastering réalisé chez Globe Audio par Alexis Bardinet et Lorenzo Bassaletti. Le disque reprend donc un répertoire ancien dans une interprétation enregistrée cette année. Il ne se limite pas à remettre en circulation les bandes historiques.
Le catalogue numérique annonce quatre plages et une durée totale de 30 minutes et 24 secondes. « Rita » ouvre l’album, suivi du morceau-titre, d’« Oummi » et de « Passeport ». Des éditions en CD et en vinyle accompagnent la sortie numérique.
Quatre poèmes, de l’intime à l’exil
Ces chansons abordent la séparation à travers des situations différentes. « Oummi », généralement présenté en français sous le titre « Ma mère », associe la mémoire familiale à l’éloignement. Le lien à la mère donne au sentiment d’exil une forme quotidienne, attachée aux gestes et aux souvenirs.
« Rita » confronte l’amour à la violence politique. La relation entre deux personnes rencontre un conflit qui dépasse leur histoire. Dans « Passeport », la question porte sur l’identité et sur les frontières. Le document administratif devient le point de départ d’une interrogation sur l’appartenance.
Le morceau « Promesses de la tempête » articule, lui, le refus et l’espérance. Réunir ces quatre textes permet de retrouver plusieurs dimensions de la poésie de Darwich : l’attachement aux proches, l’amour, la dépossession et la volonté de vivre. Leur portée politique reste liée à des expériences humaines précises.
Un programme recentré sur Darwich
La comparaison des éditions fait apparaître une différence concrète. Le disque conservé au catalogue Paredon, daté de 1983, comprend cinq chansons. Il associe les quatre titres de Darwich à « Jaffra », sur un texte d’Ezzedine Manasra. Ce dernier morceau ne figure pas au programme annoncé pour novembre.
Le programme de 2026 rassemble exclusivement des textes de Darwich, tous mis en musique par le compositeur libanais.
Le cinquantenaire renvoie à 1976, année que retiennent le label et les organisateurs pour la naissance de l’album. La date de 1983 correspond à l’édition Paredon répertoriée dans le catalogue américain. Les deux repères désignent des étapes différentes de son histoire discographique.
De la présentation parisienne à la sortie de novembre
L’Institut du monde arabe avait inscrit ce nouvel album au programme d’une séance d’écoute le 27 septembre 2026, à Paris. La rencontre annonçait la présence de Marcel Khalifé et un échange animé par Jean-Pierre Filiu sur sa relation à Darwich. Une vente en avant-première et une séance de dédicaces figuraient également au programme.
La séance était programmée avant la commercialisation générale annoncée pour le 20 novembre.
Un prolongement sur scène apparaît aussi dans le calendrier officiel du Trianon. La salle parisienne annonce Marcel Khalifé en solo le 8 février 2027, autour de « Promesses de la tempête », avec sa voix et son oud. La salle affichait une ouverture de billetterie le 3 novembre 2026 à 10 heures.
Couverture : Marcel Khalifé au festival de Bizerte, le 16 juillet 2012. Photo d’archive, ne représentant pas l’enregistrement de 2026. Photo : Rais58 / Wikimedia Commons, CC BY 2.0. Recadrage et habillage Libnanews.


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