La municipalité de Houla appelle à documenter le massacre de 1948 et à maintenir sa mémoire dans les enceintes nationales et internationales. Dans un communiqué repris par Al Akhbar du 2 novembre 2026, elle rappelle la mort de 90 civils désarmés. Ce bilan est celui du texte municipal, publié deux jours auparavant pour le 78e anniversaire du massacre du 31 octobre 1948.
La commémoration intervient alors que la localité du Sud connaît de nouvelles destructions et le déplacement de ses habitants. La municipalité relie ces épreuves au souvenir transmis depuis plusieurs générations. Elle présente la préservation de cette histoire comme un droit des victimes et de leurs descendants.
Un appel adressé aux institutions nationales et humanitaires
Selon Al Akhbar, la municipalité demande aux institutions nationales, juridiques et humanitaires de documenter le massacre de Houla. Elle souhaite aussi que soient conservées les traces des autres crimes subis par les habitants. Son appel vise à garder ces faits présents dans les instances nationales et internationales, au nom de la mémoire, de la vérité et de la justice.
Le communiqué décrit une blessure profonde dans l’histoire de la commune. Il rappelle que le récit du massacre a été transmis d’une génération à l’autre. Il refuse que le passage du temps efface les victimes ou réduise leur sort à un événement clos.
La mémoire du village au milieu des destructions
Le texte municipal repris par Al Akhbar rapproche l’anniversaire des atteintes actuelles à la vie de Houla. Il mentionne les morts, les déplacements et la destruction des maisons, des institutions, des équipements et des moyens de subsistance. Ces éléments sont présentés dans le communiqué comme une succession d’épreuves qui affecte le village et ses habitants.
La transmission de la mémoire reste liée, dans ce récit, à l’attachement au territoire. La municipalité affirme que les tentatives d’effacement de l’histoire ne peuvent couper les habitants de leurs racines. Elle exprime également l’espoir de leur retour et rend hommage aux victimes, tout en appelant les familles à la patience et à la ténacité.
La commémoration donne ainsi lieu à une demande précise : conserver les faits, les rendre accessibles aux générations suivantes et porter la mémoire des victimes au-delà de la commune. Le communiqué municipal en constitue le point de départ, dans un village dont les habitants restent confrontés aux conséquences des destructions et du déplacement.
Sources
Al Akhbar, 2 novembre 2026, page 16, communiqué de la municipalité de Houla.
Crédit de la couverture
Vue du village de Houla, au Liban, le 5 août 2018. Photo d’archives, antérieure aux destructions évoquées dans l’article ; elle ne représente pas le massacre de 1948. Photo : Süütlaç / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Source de la photographie. CC BY-SA 4.0. Photographie redimensionnée sans recadrage ; bandeaux éditoriaux ajoutés hors de l’image.
Composition de couverture distribuée sous CC BY-SA 4.0.


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