À la veille des midterms du 3 novembre 2026, le pouvoir d’achat pèse sur la campagne républicaine aux États-Unis. Donald Trump a consacré le dernier dimanche avant le scrutin à l’Iowa et au Kansas. Dans ces États agricoles, comme ailleurs, les dépenses quotidiennes et les coûts de production mettent son bilan à l’épreuve. Le vote désignera les élus du Congrès, pas le président. Il dira néanmoins quelle marge politique les électeurs souhaitent lui laisser.
Ce lundi 2 novembre, aucun résultat ne permet de transformer le mécontentement économique en victoire annoncée de l’opposition. Les données disponibles décrivent une pression sur les budgets. Elles ne déterminent ni la participation, ni le choix final dans chaque circonscription.
Midterms : le pouvoir d’achat au premier plan
Une enquête nationale publiée le 15 octobre mesure cette préoccupation. Parmi les électeurs interrogés, 85 % classent l’économie parmi les enjeux les plus importants de leur vote. Le coût de la vie atteint 84 %. Ces réponses indiquent des priorités, et non des intentions de vote dans une course précise.
L’enquête a été menée du 8 au 12 octobre, par téléphone et en ligne, auprès de 1 119 adultes. Elle repose sur un panel probabiliste. La marge d’erreur annoncée pour l’ensemble de l’échantillon est de 3,9 points. Ce cadre national interdit d’en déduire directement la répartition des sièges au Congrès. Il ne mesure pas davantage les éventuels mouvements de la dernière semaine de campagne.
Pour les candidats républicains, l’enjeu consiste à défendre leur bilan dans ce climat. Pour les démocrates, dénoncer les dépenses trop élevées ne suffit pas. Ils doivent encore convaincre les électeurs que leurs propositions peuvent améliorer leur situation, puis obtenir leur participation.
L’essence accélère, l’alimentation suit une autre trajectoire
Les dernières statistiques mensuelles disponibles avant le vote portent sur septembre. Publiées le 14 octobre, elles montrent une hausse des prix à la consommation de 3,7 % sur un an. L’augmentation atteint 0,6 % sur le mois, après correction des variations saisonnières.
| Indicateur | Variation en septembre 2026 |
|---|---|
| Prix à la consommation | +3,7 % sur un an |
| Énergie | +20,4 % sur un an |
| Alimentation | +2,5 % sur un an |
| Essence | +9,1 % sur un mois |
La hausse mensuelle de l’essence explique plus de la moitié de l’augmentation de l’indice général. À l’inverse, l’indice alimentaire reste stable sur le mois. Les achats alimentaires à domicile reculent même de 0,1 %, tandis que les repas pris à l’extérieur augmentent de 0,2 %.
Ces évolutions ne se contredisent pas. Une stabilisation mensuelle ne signifie pas que les prix retrouvent leur niveau antérieur. Elle peut coexister avec une hausse annuelle et avec des dépenses énergétiques beaucoup plus lourdes. Les situations varient aussi selon les déplacements, le logement et la composition du foyer.
Des annonces économiques à l’épreuve du calendrier
L’administration cherche notamment à réduire les coûts agricoles. Le 22 octobre, le département de l’Agriculture a sélectionné huit projets de fabrication d’engrais. Ils représentent plus de 1,34 milliard de dollars d’investissements proposés, dont environ 573 millions de financements publics envisagés. Washington vise une production américaine accrue et une moindre dépendance aux fournisseurs étrangers. Mais ces montants ne constituent pas des aides déjà versées à chaque exploitation. Les effets attendus sur les coûts dépendront de la réalisation des projets et de leur mise en service.
Cette différence de calendrier traverse la fin de campagne. Les électeurs jugent des dépenses présentes, alors qu’une partie des réponses économiques promet des effets ultérieurs. Mardi 3 novembre, cette appréciation rencontrera les réalités locales du scrutin : les candidats, leurs adversaires et la mobilisation dans chaque territoire.


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