Actualites et analyses sur Donald Trump
Trump veut rebaptiser le détroit d’Ormuz
Donald Trump propose de rebaptiser le détroit d’Ormuz « Trump Strait », affirmant que les États-Unis contrôlent désormais ce passage stratégique. La déclaration intervient au lendemain de nouveaux bombardements américains contre les capacités militaires iraniennes autour d’Ormuz. Pourtant, Téhéran continue de menacer la navigation et deux pétroliers ont été attaqués cette semaine. Derrière la provocation du président américain se joue ainsi une bataille beaucoup plus sérieuse pour le contrôle de l’une des principales routes énergétiques mondiales.
Golan : Barrack rouvre le dossier de l’occupation israélienne
Tom Barrack affirme que le Golan appartient à la Syrie selon les résolutions des Nations unies et le droit international, alors que Donald Trump avait reconnu en 2019 la souveraineté israélienne sur le plateau. Mais le débat ne concerne plus seulement le territoire occupé depuis 1967. Depuis la chute de Bachar Al-Assad en décembre 2024, l’armée israélienne contrôle également des positions supplémentaires en territoire syrien, notamment dans la zone tampon et autour du mont Hermon. Washington doit désormais clarifier quelle intégrité territoriale syrienne il entend défendre.
Washington veut isoler économiquement l’Iran et menace la Chine
Après près de six mois de guerre sans percée diplomatique, l’administration Trump prépare une nouvelle offensive économique contre l’Iran. Washington promet des sanctions d’une ampleur exceptionnelle et avertit désormais les pays qui continueraient à fournir des débouchés économiques à Téhéran. Cette stratégie place les alliés américains devant des choix difficiles, mais son principal test se trouve en Chine, qui absorbe l’essentiel des exportations maritimes iraniennes de pétrole et rejette le principe des sanctions unilatérales américaines.
Iran : Trump choisit l’étouffement économique
Donald Trump affirme qu’aucune négociation avec l’Iran n’est actuellement en cours ou programmée. Cette suspension du dialogue officiel ne signifie pourtant pas la disparition de tous les contacts : Oman, le Qatar et d’autres intermédiaires régionaux peuvent encore transmettre des messages. Washington semble parallèlement privilégier une stratégie plus longue, fondée sur les sanctions, la pression sur les revenus pétroliers et la présence militaire. Téhéran répond en utilisant le détroit d’Ormuz pour tenter d’obtenir un allègement des contraintes économiques et militaires américaines.
Nabih Berri revient au cœur du jeu avec Israël
Depuis l’élection de Joseph Aoun, Nabih Berri avait perdu une partie de la centralité dont il disposait traditionnellement dans les dossiers concernant Israël et Washington. La présidence et le gouvernement de Nawaf Salam avaient repris la conduite institutionnelle des négociations. La question des armes du Hezbollah modifie désormais l’équation. En proposant un retrait israélien suivi du déploiement immédiat de l’armée et de son monopole des armes au sud du Litani, Berri retrouve une fonction difficile à remplacer. Son retour se heurte toutefois au refus israélien de se retirer avant le désarmement du Hezbollah, à quelques semaines des élections du 27 octobre.
Sud-Liban : la formule Berri peut-elle débloquer le retrait ?
Nabih Berri propose une séquence précise pour tenter de débloquer le Sud-Liban : arrêt des opérations israéliennes, retrait jusqu’à la frontière internationale, puis déploiement immédiat de l’armée libanaise, qui deviendrait la seule force armée au sud du Litani. Cette formule place Donald Trump et Washington au centre de l’équation. Elle se heurte cependant au refus de plusieurs ministres israéliens d’envisager un retrait avant le désarmement du Hezbollah, alors que les élections du 27 octobre favorisent la surenchère sécuritaire en Israël.
Berri lie le déploiement de l’armée au retrait israélien
Nabih Berri affirme pouvoir garantir le déploiement immédiat de l’armée libanaise au sud du Litani si Israël cesse ses opérations et se retire jusqu’à la frontière internationale. Le président de la Chambre ajoute que l’armée serait alors la seule force chargée de la sécurité et la seule à posséder des armes dans cette zone. Adressée à une délégation américaine, cette proposition place Washington devant une équation précise : obtenir le retrait israélien en contrepartie d’un monopole militaire de l’État libanais dans le Sud.
Trump menace à nouveau de bombarder Oman
Donald Trump a de nouveau menacé de bombarder Oman si le sultanat entrave les objectifs américains dans le détroit d’Ormuz. La déclaration intervient alors que Mascate négocie avec Téhéran un arrangement sur la circulation maritime dans cette voie stratégique et que les discussions entre les États-Unis et l’Iran restent bloquées. Aucune frappe contre Oman n’a été annoncée, mais la répétition de cette menace place sous pression un partenaire historique de Washington qui joue depuis longtemps le rôle de médiateur avec l’Iran.
Israël : le virage spectaculaire de Mike Huckabee
Mike Huckabee, ambassadeur américain en Israël et soutien historique de la droite israélienne, a qualifié d’« acte de terreur » le siège de familles palestiniennes par des colons à Qusra, en Cisjordanie occupée. Son changement de ton intervient après une succession de désaccords entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu sur l’Iran, Gaza et le Liban. L’alliance stratégique reste solide, mais Washington manifeste désormais beaucoup plus ouvertement ses limites face aux choix du gouvernement israélien.
La CIA doute des informations israéliennes concernant une menace iranienne d’assassinat de Trump
Les services de renseignement américains avaient une faible confiance dans l’alerte israélienne faisant état d’un projet iranien visant Donald Trump lors de son déplacement en Turquie. Malgré les réserves de la CIA, le Secret Service a organisé le 8 juillet une opération exceptionnelle à Ankara : le président a publiquement embarqué dans Air Force One avant de quitter secrètement l’appareil dans un camion de restauration et de rejoindre un C-32A militaire pour gagner le Royaume-Uni.
Sanctions contre la CPI : Trump attaqué en justice
Quatre organisations de défense des droits humains ont saisi le 11 août 2026 un tribunal fédéral de New York pour contester les sanctions imposées par l’administration Trump contre la Cour pénale internationale et ses partenaires. Elles accusent Donald Trump d’avoir utilisé une « pseudo-urgence nationale » pour déclencher des pouvoirs économiques exceptionnels et affirment que le dispositif viole les Premier et Cinquième amendements. La plainte détaille également les conséquences des sanctions sur la représentation des victimes, les recherches sur les crimes internationaux et la coopération avec des responsables de la CPI.
Trump, Ghosn et le nouveau salon VIP
Vu du Liban, l’épisode Trump rappelle l’évasion de Carlos Ghosn : l’un transféré discrètement dans un camion de catering, l’autre caché dans une caisse de matériel audio. Deux histoires très différentes, mais une même leçon visuelle : plus le passager est célèbre, plus son transport doit devenir banal pour rester vraiment invisible.
USA-Israël : vers une crise majeure sur trois fronts ?
Donald Trump cherche désormais à réduire simultanément les opérations israéliennes à Gaza, au Liban et face à l’Iran. Selon la presse israélienne, le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, aurait transmis à Israël un message américain demandant d’avancer vers la fermeture des trois fronts. Benjamin Netanyahu résiste pourtant au calendrier de Washington. Le rejet du plan américain pour Gaza, l’absence de nouveau retrait au Liban et les divergences sur l’Iran font désormais apparaître le risque d’une crise stratégique entre les deux alliés.
Trump cherche une sortie de guerre avec l’Iran
Donald Trump privilégie désormais une sortie négociée de la guerre avec l’Iran, centrée sur la réouverture du détroit d’Ormuz et la stabilisation du Golfe. Cette évolution inquiète Israël, qui craint qu’un arrêt des opérations ne permette à Téhéran de reconstituer ses capacités nucléaires et balistiques. Benjamin Netanyahu maintient donc l’option de nouvelles frappes, tandis que Washington cherche à empêcher une opération israélienne susceptible de faire échouer les négociations avec l’Iran.















