Au Nigeria, la Haute Cour fédérale d’Abuja a invalidé jeudi 5 novembre 2026 la candidature présidentielle d’Atiku Abubakar pour le Congrès démocratique africain (ADC). Le jugement frappe la direction du parti et les décisions qu’elle a prises. L’ADC annonce un appel : cette décision de première instance ne clôt donc pas la bataille judiciaire.
Le juge Peter Lifu a déclaré illégale la direction conduite par l’ancien président du Sénat David Mark. Il a annulé ses actes, dont la procédure ayant désigné Atiku Abubakar comme candidat à l’élection présidentielle de 2027.
Le revers intervient alors que l’ancien vice-président a déjà engagé sa campagne. Il avait remporté l’investiture de l’ADC en mai et figure parmi les principaux adversaires du président Bola Tinubu. Vice-président de 1999 à 2007, Atiku était arrivé deuxième lors de la précédente présidentielle.
La candidature présidentielle d’Atiku Abubakar fragilisée
À l’origine du dossier se trouve Nafiu Bala Gombe, ancien vice-président national de l’ADC pour le Nord-Est. Il contestait les conditions dans lesquelles David Mark avait pris la tête du parti après la démission de Ralph Nwosu.
Gombe soutenait que les statuts lui donnaient le droit de succéder au président démissionnaire. Il dénonçait aussi la désignation de David Mark et du secrétaire national Rauf Aregbesola, qu’il jugeait contraire aux règles internes et à la loi électorale.
Son recours, enregistré sous le numéro FHC/ABJ/CS/1819/2025, visait à empêcher ces responsables d’agir au nom du parti. Il demandait également l’annulation de leurs décisions. Le juge lui a donné raison.
L’ADC prépare sa contestation
Nkemakolam Ukandu, responsable national de l’ADC, a annoncé que le parti ferait appel. Son porte-parole Bolaji Abdullahi dénonce pour sa part une décision qu’il juge politiquement motivée.
L’ADC affirme également attendre la copie certifiée du jugement pour en examiner les termes exacts et la portée. En l’absence d’une issue définitive aux recours, le jugement ne permet pas de présenter Atiku comme définitivement écarté du scrutin.
La commission électorale avait précédemment publié son nom comme candidat de l’ADC, avec l’ancien gouverneur de l’État de Rivers Rotimi Amaechi comme colistier. Le parti doit désormais défendre cette investiture devant la cour d’appel.


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