Abdel Fattah al-Burhan a proposé à la Russie des sites d’extraction d’or, de cuivre et d’autres minerais lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine, le 30 octobre 2026. L’annonce ne précise ni concession attribuée ni investissement versé. Parallèlement, la banque centrale soudanaise cherche à améliorer le rapatriement des recettes d’exportation d’or.
Une offre de coopération minière
Selon le compte rendu officiel soudanais diffusé par SUNA le 30 octobre, le président du Conseil de souveraineté a présenté cette offre au Kremlin, en marge du sommet Russie–Afrique. Il a demandé de concrétiser les projets de coopération économique et de signer les documents correspondants à une date convenant à Moscou.
Le même compte rendu attribue à Vladimir Poutine une volonté de lever les obstacles à la coopération et de développer les partenariats entre entreprises. Ces déclarations ne détaillent toutefois ni les sites proposés, ni les opérateurs, ni les conditions financières d’une exploitation. L’offre publique ne permet donc pas, à ce stade, de mesurer les revenus qui pourraient revenir au Soudan.
Les recettes d’exportation au centre d’une réunion
Un autre dossier concerne les ventes d’or déjà réalisées. D’après le compte rendu publié par SUNA le 2 novembre 2026, la gouverneure de la banque centrale a réuni à Khartoum le ministre des Mines, des exportateurs privés et les organismes de contrôle concernés. Les participants ont examiné les difficultés liées au versement des recettes d’exportation.
Les discussions ont notamment porté sur une tarification tenant compte des cours mondiaux, les plafonds et restrictions affectant les transferts, ainsi que l’amélioration des procédures. La diversification des marchés d’exportation figurait aussi à l’ordre du jour. Les autorités disent vouloir faciliter l’arrivée de devises par les circuits officiels, tout en conciliant les intérêts de l’État, des producteurs et des exportateurs.
Ce compte rendu décrit des discussions et des orientations. Il ne permet pas de conclure qu’une nouvelle réglementation est déjà entrée en vigueur. Il n’établit pas davantage de lien entre les difficultés examinées par la banque centrale et les projets proposés à la Russie.
Le contexte de l’économie de guerre
Dans une intervention publiée par les Nations unies le 3 juillet 2026, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk a dénoncé les intérêts économiques alimentés par la guerre soudanaise. Il a cité l’or et le bétail parmi les ressources importantes, aux côtés de la gomme arabique.
Cette alerte générale précède l’offre faite à Moscou. Elle ne démontre pas que les projets annoncés en octobre financent les hostilités. Pour en apprécier les effets économiques, les conditions d’exploitation, les bénéficiaires et les paiements effectifs restent à connaître.


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