Ali al-Taher cristallise le risque d’une nouvelle confrontation
La situation au Sud-Liban domine très largement les unes et les pages politiques de la presse du 18 août 2026. Les différents journaux convergent sur un constat. Les négociations entre le Liban et Israël n’ont pas produit l’avancée attendue. Dans le même temps, les opérations militaires israéliennes se poursuivent. La zone d’Ali al-Taher concentre désormais les inquiétudes. Elle est présentée à la fois comme un enjeu militaire, un objet de négociation et un possible point de départ d’une confrontation plus large. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte que la forte intensification des attaques israéliennes contre Ali al-Taher a fait craindre un embrasement comparable aux affrontements qui ont commencé le 2 mars. Le journal souligne que le dossier a occupé une place centrale dans les discussions entre le commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, et le général américain Joseph Clearfield. La partie libanaise y a notamment exposé les conséquences des bombardements, des destructions et des opérations israéliennes dans plusieurs localités du Sud. Al Joumhouriyat rapporte aussi les propos d’un responsable sécuritaire selon lequel une opération israélienne de grande ampleur contre Ali al-Taher reste possible. Cependant, selon les informations du journal, Washington n’aurait pas encore donné son feu vert à une telle offensive.
Al Akhbar, le 18 août 2026, décrit également un processus diplomatique qui reste bloqué. Le journal considère que la visite de Joseph Clearfield n’a pas produit la percée recherchée par Washington. Il estime qu’Israël cherche plutôt à consolider ses positions avant les prochaines échéances politiques israéliennes. Ali al-Taher occupe une place centrale dans cette lecture. Selon le quotidien, la valeur du secteur tient à sa position dominante sur une vaste zone comprenant notamment Nabatiyé, la Békaa occidentale et les abords du mont Hermon. Le journal rapporte aussi des bombardements, des destructions et des opérations de terrassement dans plusieurs secteurs du Sud. Il considère que ces opérations montrent qu’Israël ne se comporte pas comme si un arrêt durable des combats était imminent. Le quotidien relève en parallèle que les modalités du mécanisme chargé de vérifier le désarmement et la composition de l’instance internationale susceptible d’en surveiller l’application ne sont toujours pas arrêtées. Plusieurs pays sont évoqués pour y participer. Ainsi, les discussions portent déjà sur les modalités d’application d’un éventuel arrangement alors que les conditions militaires permettant sa mise en œuvre restent fragiles.
Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, place également Ali al-Taher au premier plan. Le journal rapporte, en citant une source politique proche d’un responsable important du Hezbollah, que le parti se préparerait à une confrontation si Israël décidait de prendre le contrôle du secteur. La même source affirme que le Hezbollah attend encore de déterminer si Israël a réellement choisi l’affrontement ou s’il utilise la pression militaire pour obtenir des concessions. Elle prévient qu’une offensive provoquerait une réponse d’une ampleur différente. Le quotidien présente ainsi Ali al-Taher comme le possible théâtre de la prochaine épreuve de force entre Israël et le Hezbollah. Cette lecture rejoint une partie des inquiétudes exprimées par Al Joumhouriyat, même si les deux publications ne décrivent pas de la même manière les intentions des différents acteurs.
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Le Liban maintient le choix des négociations malgré les bombardements
Face à cette pression militaire, la présidence libanaise continue de défendre la voie diplomatique. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte les déclarations de Joseph Aoun devant une délégation de la « Task Force for Lebanon ». Le président affirme que le Liban ne veut pas revenir sur l’accord-cadre malgré les difficultés rencontrées. Il souhaite au contraire le renforcer et obtenir des avancées sur les prisonniers, la frontière, la zone expérimentale et le cessez-le-feu. Joseph Aoun dit compter sur les États-Unis, parrains de l’accord. Il estime que Washington reste engagé dans ce processus. Le chef de l’État annonce également que le Liban attend une nouvelle série de négociations. Dans le même entretien, il critique la stratégie israélienne. Selon lui, Israël raisonne à court terme en privilégiant la puissance militaire, alors que cette méthode ne peut pas lui permettre d’atteindre durablement ses objectifs. Le président défend donc une ligne fondée sur deux principes : poursuivre la négociation et obtenir parallèlement les moyens nécessaires au renforcement de l’armée libanaise.
La même orientation apparaît dans plusieurs publications. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que Joseph Aoun réaffirme son engagement envers l’accord-cadre et présente la diplomatie comme l’alternative à la guerre. Il rappelle que le Liban a engagé cette initiative et entend continuer à l’appliquer. Le journal reproduit aussi sa position sur l’Iran : les relations doivent être des relations entre deux États, fondées sur le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures. Nawaf Salam développe de son côté une approche associant restauration de l’autorité publique et réformes. Selon Al Bina’, le 18 août 2026, le Premier ministre explique devant la délégation américaine que la politique gouvernementale repose sur deux axes indissociables : la réforme et le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Les discussions ont également porté sur les relations économiques avec les États-Unis et sur des partenariats concernant les transports, les infrastructures et l’énergie.
La difficulté tient au décalage croissant entre cette stratégie diplomatique et les événements militaires. Annahar, le 18 août 2026, souligne qu’aucune date ferme n’a encore été arrêtée pour la huitième série de négociations entre le Liban et Israël à Rome. Le quotidien indique que les discussions avec Joseph Clearfield portent toujours sur le mécanisme de vérification et sur les pays susceptibles d’y participer. Aucun accord n’a encore été conclu sur l’extension des zones expérimentales. Aucun retrait israélien supplémentaire des positions occupées au Liban n’a non plus été définitivement arrêté. Dans le même temps, les opérations israéliennes se poursuivent à Mays al-Jabal, Khiam, Hadatha, Mansouri, Aitaroun et dans le secteur d’Ali al-Taher. Le journal fait donc apparaître deux dynamiques parallèles : une négociation qui progresse difficilement et une pression militaire qui ne s’interrompt pas.
La FINUL devient un second front diplomatique
La question du maintien d’une présence internationale au Sud constitue l’autre grand dossier de la journée. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte qu’une délégation parlementaire conduite par Melhem Khalaf a remis à Joseph Aoun un texte signé par 86 députés issus de différents blocs pour soutenir la poursuite de la mission de la FINUL. Le président déclare que la priorité du Liban reste la prolongation de cette mission. Si cette option échoue, Beyrouth souhaite qu’une autre force internationale dotée d’un cadre juridique approprié puisse prendre le relais. Joseph Aoun insiste surtout sur la nécessité d’éviter tout vide international au Sud. Il affirme également qu’Israël s’oppose à la présence de la FINUL et exerce depuis près d’un an des pressions en ce sens. Nawaf Salam défend une position comparable. Selon lui, une force des Nations unies doit rester chargée de trois missions : observation et information, coordination et liaison.
Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, apporte un élément supplémentaire en rapportant les données publiées par la FINUL sur l’activité militaire israélienne. La force internationale indique avoir enregistré entre le 5 et le 16 août une moyenne quotidienne de 137 projectiles, avec 208 projectiles le samedi et 185 le dimanche. Elle souligne les conséquences directes de cette escalade sur les civils, avec de nouveaux déplacements de familles et une dégradation du sentiment de sécurité. Ces données donnent une dimension quantitative à l’escalade décrite par les différents journaux. Elles expliquent également pourquoi la question du maintien d’une force internationale n’est plus traitée comme un simple dossier institutionnel. Elle est directement liée à la sécurité des habitants, au retour des déplacés et aux conditions d’un éventuel retrait israélien.
Al Liwa’, le 18 août 2026, évoque pour sa part les discussions autour d’une solution de remplacement si la FINUL n’est pas reconduite sous sa forme actuelle. Le quotidien fait état de réflexions sur une force multinationale qui pourrait recevoir une mission différente de celle des Casques bleus. Elle serait notamment chargée de vérifier l’application des arrangements dans les zones expérimentales. Le journal présente toutefois ce scénario comme une hypothèse encore en discussion. Cette question accompagne les consultations internationales de Beyrouth. Elle doit également figurer parmi les dossiers défendus par Joseph Aoun lors de ses échanges à Rome. La position officielle reste donc prioritairement favorable au maintien de la FINUL, tandis que différentes formules sont étudiées pour éviter un vide si cette option devenait impossible.
L’affrontement entre Washington et Téhéran pèse sur le dossier libanais
La crise du Sud ne peut enfin être séparée de la confrontation entre les États-Unis et l’Iran, omniprésente dans les unes du 18 août. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte qu’après l’expiration de la période de soixante jours prévue dans le cadre de la mémorandum d’Islamabad, Donald Trump a de nouveau demandé à l’Iran de renoncer à son programme nucléaire et de « lever le drapeau blanc ». Téhéran conteste pour sa part l’interprétation américaine de cette échéance. Des responsables iraniens évoquent parallèlement la possibilité d’un passage d’une logique défensive à une logique offensive si la diplomatie échoue. Le quotidien rapporte aussi qu’un responsable iranien a menacé d’une nouvelle escalade dans le détroit d’Ormuz. Ces développements entretiennent un climat régional dans lequel la situation libanaise reste exposée aux conséquences d’une détérioration supplémentaire entre Washington et Téhéran.
Annahar, le 18 août 2026, établit explicitement ce lien. Le quotidien estime que les responsables libanais redoutent les conséquences des tensions entre Washington et Téhéran sur le Sud. Il relève notamment les déclarations du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirmant être en contact avec les combattants présents sur les lignes de front au Liban. Le journal y voit une manifestation directe de l’implication iranienne. Il rapporte également des informations attribuées à la presse américaine selon lesquelles l’Iran aurait profité de la période d’accalmie pour coordonner ses alliés régionaux. Dans cette lecture, une aggravation du conflit autour du détroit d’Ormuz pourrait donc avoir des répercussions immédiates au Liban. Le Hezbollah, pour sa part, continue de présenter les opérations autour d’Ali al-Taher comme une initiative israélienne. Annahar, le 18 août 2026, rapporte ainsi les déclarations du député Hassan Ezzeddine, qui accuse Israël de chercher à prendre progressivement le contrôle du secteur tout en évitant, pour le moment, une guerre ouverte.
La journée du 18 août fait ainsi apparaître Ali al-Taher comme le point où se rencontrent presque tous les dossiers. Le secteur concentre la confrontation militaire entre Israël et le Hezbollah, les difficultés de l’armée libanaise à mettre en œuvre les arrangements envisagés, les négociations conduites sous médiation américaine et les tensions entre Washington et Téhéran. Les journaux divergent fortement lorsqu’ils attribuent les responsabilités ou interprètent les intentions des acteurs. Ils convergent toutefois sur l’existence d’un risque réel d’escalade. Dans le même temps, Joseph Aoun et Nawaf Salam maintiennent le choix de la négociation, du renforcement de l’État et de la présence internationale au Sud. Cette stratégie reste suspendue à trois évolutions concrètes : l’arrêt des attaques, la définition des modalités de vérification de l’accord-cadre et la possibilité d’obtenir de nouveaux retraits israéliens. Au 18 août 2026, aucune de ces trois questions n’est encore définitivement réglée.
Politique locale : l’État face au double défi de l’accord-cadre et de la restauration de son autorité
Joseph Aoun maintient le cap diplomatique malgré les blocages
La politique intérieure libanaise du 18 août 2026 reste dominée par les conséquences de la crise au Sud et par la capacité de l’État à reprendre l’initiative. La présidence place l’accord-cadre au centre de cette stratégie. Selon Al Bina’, le 18 août 2026, Joseph Aoun a affirmé devant une délégation de la « Task Force for Lebanon » que le Liban ne reviendrait pas sur cet accord. Le chef de l’État reconnaît l’existence de difficultés dans son application. Il souhaite cependant le renforcer et obtenir des avancées sur plusieurs dossiers. Il cite les prisonniers, la frontière, la zone expérimentale et l’arrêt des combats. Le président estime que les États-Unis, parrains de l’accord, restent engagés dans cette démarche. Il rappelle aussi que le Liban attend une nouvelle série de négociations. Sa ligne consiste à présenter la diplomatie comme la seule solution permettant d’éviter une nouvelle guerre. Aoun affirme que le pays se trouve devant deux possibilités, la guerre ou la diplomatie, et rejette l’idée qu’une troisième voie puisse résoudre la crise. Il ajoute que l’armée libanaise dispose d’un niveau professionnel élevé, mais qu’elle a besoin de moyens supplémentaires pour accomplir ses missions. Cette question dépasse le seul domaine militaire. Le président associe le déploiement de l’État au Sud au retour des services publics et à la présence des ministères dans les localités concernées.
Cette orientation se retrouve dans Al Sharq, le 18 août 2026. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun considère la poursuite de l’accord-cadre comme une politique assumée et non comme une simple réponse aux pressions extérieures. Il affirme également que les relations avec l’Iran doivent être organisées d’État à État, sur la base du respect mutuel et de la non-ingérence. Cette déclaration possède une portée intérieure directe. Elle intervient alors que le rôle régional de Téhéran et ses relations avec le Hezbollah restent au cœur des débats sur la souveraineté et le monopole de la force armée. Dans le même temps, la présidence insiste sur la lutte contre la corruption, la poursuite des réformes, le développement de l’administration électronique et le fonctionnement de la justice. La politique intérieure se retrouve ainsi articulée autour de deux questions qui se rejoignent : restaurer l’autorité de l’État dans les dossiers de sécurité et reconstruire sa capacité institutionnelle. Cette ligne ne règle cependant pas le désaccord sur les armes du Hezbollah. Elle établit plutôt le cadre dans lequel la présidence entend traiter le problème, en privilégiant les institutions et la négociation plutôt qu’une confrontation intérieure.
Nawaf Salam associe souveraineté et réformes
Nawaf Salam développe une approche proche, mais davantage centrée sur le fonctionnement de l’État. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que le Premier ministre a présenté la politique gouvernementale comme reposant sur deux axes indissociables : la réforme et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Cette formulation résume une partie importante de la ligne gouvernementale. La souveraineté n’est pas présentée comme une question exclusivement militaire. Elle suppose aussi une administration capable de fonctionner, des infrastructures, une économie plus stable et des institutions disposant des moyens d’agir. Lors de sa rencontre avec la délégation américaine, Nawaf Salam a ainsi abordé les possibilités de développement des relations économiques entre le Liban et les États-Unis. Les échanges ont porté sur l’investissement ainsi que sur les partenariats entre les secteurs public et privé dans les transports, les infrastructures et l’énergie. Le gouvernement tente donc de relier le retour de l’État à une amélioration concrète de sa capacité à fournir des services. Cette approche prend une importance particulière au Sud, où le retour durable des habitants dépend à la fois de la sécurité, des infrastructures et de la reconstruction.
La question reste cependant politiquement sensible. Le principe de la restauration de l’autorité publique bénéficie d’un large soutien institutionnel, mais les moyens d’y parvenir divisent les acteurs. Le député Qassem Hachem, cité par Al Bina’, le 18 août 2026, considère que la question des armes doit rester une affaire intérieure. Il estime qu’elle doit être réglée par un consensus national et non par une volonté étrangère ou israélienne. Il rappelle également la position de Nabih Berri selon laquelle une évolution devient possible si Israël respecte d’abord le cessez-le-feu et commence son retrait. Cette position introduit une condition dans la séquence politique. Pour une partie du camp chiite, l’État ne peut pas demander au Hezbollah de traiter la question de son armement indépendamment du maintien de forces israéliennes sur le territoire libanais. À l’inverse, d’autres acteurs considèrent que le monopole des armes par l’État doit être appliqué sans attendre la résolution de l’ensemble du contentieux avec Israël. Le désaccord porte donc moins sur l’objectif affiché de souveraineté que sur l’ordre dans lequel les mesures doivent intervenir.
La FINUL rassemble une majorité parlementaire inhabituelle
La question de la présence internationale au Sud a parallèlement produit un rapprochement entre des députés appartenant à des camps différents. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte qu’une délégation parlementaire conduite par Melhem Khalaf a remis à Joseph Aoun une lettre signée par 86 députés issus de plusieurs blocs et sensibilités. Le texte soutient la poursuite de la mission de la FINUL. Pour Khalaf, ces signatures représentent davantage qu’une démarche technique. Elles montrent, selon lui, que des forces politiques divergentes peuvent se retrouver lorsque la sécurité du Sud, la souveraineté de l’État et l’avenir de ses habitants sont concernés. Joseph Aoun a répondu que le premier choix du Liban restait la prolongation de la mission. Si celle-ci devenait impossible, il souhaite qu’une autre force disposant d’un cadre juridique international puisse éviter un vide. Le président estime que cette question doit être préparée avant l’expiration des échéances et non traitée au dernier moment.
La même délégation s’est rendue auprès de Nawaf Salam. Le Premier ministre a réaffirmé la nécessité d’une présence des Nations unies au Sud. Il lui attribue trois fonctions essentielles : observer et rendre compte, assurer la coordination et maintenir les contacts. Le dossier de la FINUL constitue ainsi un rare exemple de mobilisation parlementaire transversale dans une période marquée par de profondes divisions. Toutefois, cette convergence ne signifie pas que les députés partagent une même conception de la sécurité nationale. Pour certains, la force internationale doit accompagner le renforcement du rôle de l’armée. Pour d’autres, son maintien permet surtout de limiter les risques liés aux opérations israéliennes. Le consensus porte donc sur la nécessité d’éviter le vide, davantage que sur l’ensemble des arrangements politiques et militaires qui doivent suivre. La mobilisation des 86 députés reste néanmoins significative. Elle permet à la présidence et au gouvernement de présenter leur demande de maintien d’une présence internationale comme une position dépassant le seul exécutif.
La loi d’amnistie ouvre un nouveau rapport de force intérieur
En dehors du dossier du Sud, la loi d’amnistie générale constitue l’un des principaux foyers de tension politique. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte que les familles des militaires tués lors de la bataille d’Abra préparent une mobilisation afin d’empêcher l’entrée en vigueur du texte dans sa forme actuelle. Leur action doit suivre deux directions. La première vise Joseph Aoun. Les familles souhaitent que le président refuse de signer le texte ou le renvoie au Parlement. Elles rappellent une déclaration faite par le chef de l’État lors d’une rencontre précédente, au cours de laquelle il avait assuré que le sang des soldats et des membres des forces de sécurité ne pourrait faire l’objet d’un compromis. La seconde démarche vise les députés opposés à la loi. Les familles envisagent avec eux la possibilité d’une saisine du Conseil constitutionnel sur les dispositions qu’elles considèrent comme injustes envers les victimes. Leur objectif déclaré est d’empêcher qu’une amnistie puisse bénéficier sans conditions suffisantes à des personnes poursuivies ou condamnées dans des affaires liées à des attaques contre l’armée.
Selon Ad Diyar, le 18 août 2026, les familles cherchent néanmoins à maintenir leur mouvement dans un cadre légal et à éviter qu’il soit transformé en affrontement partisan. Elles reconnaissent que certaines forces politiques soutiennent leur position, mais refusent de présenter cette convergence comme une alliance politique permanente. Le journal évoque également la recherche d’une solution permettant au président de renvoyer le texte devant le Parlement afin que certaines dispositions soient modifiées. Une telle décision permettrait à Joseph Aoun d’exprimer ses réserves sans entrer dans une confrontation institutionnelle frontale avec la Chambre. Mais elle rouvrirait immédiatement le débat politique. Le président se trouve donc confronté à un choix délicat entre les équilibres parlementaires, les attentes des familles et les préoccupations exprimées au sein de l’institution militaire. La loi d’amnistie devient ainsi un test de la relation entre la présidence, le Parlement et une partie de l’opinion publique directement touchée par les violences passées.
La loi sur les médias fait surgir une autre contestation institutionnelle
Un second texte voté par le Parlement suscite des demandes d’intervention présidentielle. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que les responsables des syndicats de la presse et des rédacteurs ont demandé à Joseph Aoun de renvoyer la nouvelle loi sur les médias. Ils dénoncent plusieurs dispositions qu’ils jugent incompatibles avec les libertés publiques. Leur principale objection concerne les textes permettant, selon eux, l’emprisonnement d’un journaliste. Ils refusent aussi toute disposition susceptible de réduire le rôle des organisations professionnelles existantes ou de favoriser une fragmentation du secteur. Les deux syndicats présentent leur mobilisation comme une défense de la liberté de la presse et non comme une simple revendication corporative. Ils demandent une nouvelle lecture du texte afin de le rendre conforme à la Constitution et à la tradition libanaise de pluralisme médiatique.
Cette contestation intervient alors que la présidence vient de publier la loi numéro 68 abolissant la peine de mort, également adoptée par le Parlement. L’activité législative devient donc un autre terrain sur lequel Joseph Aoun doit définir sa pratique institutionnelle. Plusieurs textes sensibles arrivent simultanément à la présidence. La question n’est pas seulement de savoir si le chef de l’État partage ou non leur contenu. Il doit également déterminer comment utiliser ses prérogatives sans provoquer un conflit permanent avec la Chambre. Le débat sur l’amnistie et celui sur les médias mettent ainsi en évidence une présidence sollicitée par des groupes très différents afin qu’elle joue un rôle de contrôle après les votes parlementaires. Cela renforce le poids politique de Baabda, mais expose aussi le président à des attentes contradictoires.
Les institutions sociales et administratives reviennent dans l’agenda gouvernemental
La politique locale du 18 août ne se limite pas aux questions de sécurité. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte également l’installation du nouveau conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale. Bechara Asmar en prend la présidence, tandis que Wissam Alik devient vice-président et Haroun al-Siqli secrétaire. Le ministre du Travail Mohammad Haidar a salué l’achèvement du processus de nomination et appelé le nouveau conseil à travailler dans un esprit de responsabilité et de coopération. Cette nomination prend place dans un contexte où les institutions sociales restent confrontées aux conséquences de la crise économique et à la perte de pouvoir d’achat. Elle correspond à la volonté gouvernementale affichée de réactiver les organismes publics parallèlement au traitement des dossiers de souveraineté.
La coexistence de ces dossiers définit la politique intérieure de la journée. Joseph Aoun défend la poursuite des négociations et la présence internationale au Sud. Nawaf Salam lie le retour de l’autorité publique aux réformes et aux services. Nabih Berri et les députés proches de son camp insistent sur la nécessité d’un retrait israélien avant toute avancée décisive sur les armes. Les familles des victimes d’Abra contestent la loi d’amnistie. Les représentants de la presse demandent la révision de la loi sur les médias. Dans le même temps, le gouvernement tente de remettre en fonctionnement plusieurs institutions administratives et sociales. Ces fronts différents renvoient à une même question : la capacité de l’État à transformer ses décisions en politiques applicables, dans un pays où les rapports de force sécuritaires, parlementaires et sociaux continuent de limiter fortement la marge de manœuvre des institutions.
Citations et discours des personnalités politiques : souveraineté, armes et négociations au cœur de la bataille des mots
Joseph Aoun défend la diplomatie et refuse le retour en arrière
Les déclarations du président Joseph Aoun occupent une place centrale dans la presse libanaise du 18 août 2026. Elles dessinent une ligne politique fondée sur le maintien de l’accord-cadre, la poursuite des négociations et le renforcement de l’autorité de l’État. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte les propos tenus par le chef de l’État devant une délégation de la « Task Force for Lebanon ». Joseph Aoun reconnaît que l’application de l’accord rencontre des difficultés. Il refuse cependant toute remise en cause de la démarche engagée. « Il y a des difficultés devant l’application de l’accord-cadre, mais nous ne voulons pas reculer », affirme-t-il selon le quotidien. Le président veut au contraire renforcer le mécanisme et obtenir des avancées dans les dossiers des prisonniers, de la frontière, de la zone expérimentale et du cessez-le-feu. Il place une partie de la responsabilité sur Washington. Les États-Unis sont les parrains du dispositif et le président assure qu’ils restent engagés dans son application. Le Liban attend donc une nouvelle série de négociations afin de mesurer les possibilités d’une avancée concrète.
La formulation présidentielle va plus loin qu’un simple soutien au processus en cours. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que Joseph Aoun présente le choix comme étant désormais celui de la guerre ou de la diplomatie. Selon le chef de l’État, il n’existe pas de troisième solution. Il estime que la guerre ne produira pas de résultat durable et qu’il est donc nécessaire de traiter la situation par la voie diplomatique. Dans cette logique, le président critique aussi la conduite israélienne. Il juge qu’Israël raisonne au niveau tactique tout en négligeant les conséquences stratégiques de ses opérations. La destruction massive et l’usage de la force ne peuvent, selon lui, permettre d’obtenir une solution durable. Cette critique s’accompagne toutefois du maintien de la négociation. Le président ne présente pas les bombardements israéliens comme une raison d’abandonner l’accord, mais comme un motif supplémentaire pour demander à son parrain américain d’en assurer l’application.
Le chef de l’État précise aussi sa position envers l’Iran. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte qu’il réclame une relation « d’État à État » fondée sur le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures. Cette déclaration prend un sens particulier dans le contexte du débat sur le Hezbollah et de la confrontation entre Washington et Téhéran. Elle permet à Joseph Aoun de placer le dossier iranien dans un cadre institutionnel. Le président ne demande pas une rupture avec Téhéran. Il définit en revanche une limite : la relation doit passer par les institutions de la République. Cette position rejoint son discours sur l’accord-cadre, l’armée et la restauration de l’autorité publique. Dans les trois cas, la présidence cherche à faire de l’État l’interlocuteur principal à l’intérieur comme à l’extérieur.
Nawaf Salam lie réforme intérieure et restauration de l’État
Le Premier ministre Nawaf Salam tient un discours moins centré sur la dimension militaire, mais il rejoint Joseph Aoun sur le principe de la restauration de l’autorité publique. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que Salam a expliqué à la délégation de la « Task Force for Lebanon » que le gouvernement travaillait sur « deux voies indissociables » : la réforme et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire. Cette formule donne au discours du Premier ministre une dimension plus large que le seul dossier du Sud. La reprise du contrôle territorial doit, dans son approche, s’accompagner d’une reconstruction institutionnelle et économique. Les discussions avec la délégation américaine ont ainsi porté sur les investissements, les transports, les infrastructures et l’énergie.
Salam insiste parallèlement sur la présence internationale au Sud. Dans les propos rapportés par Ad Diyar, le 18 août 2026, il réaffirme que la position officielle libanaise reste attachée à l’existence d’une force des Nations unies. Celle-ci doit assurer trois missions principales : l’observation et l’information, la coordination et la liaison. Le Premier ministre indique avoir directement transmis cette position au secrétaire général des Nations unies. Il affirme que celui-ci a compris la nécessité de maintenir une présence internationale susceptible de succéder à la FINUL si la mission actuelle devait prendre fin. Le discours de Salam associe donc trois niveaux : le rôle de l’armée, celui des institutions civiles et celui de la couverture internationale. Pour le chef du gouvernement, le retour de l’État ne se limite pas au déploiement de militaires. Il suppose aussi que les administrations puissent exercer leurs fonctions et que le Sud ne se retrouve pas sans mécanisme international de stabilisation.
Cette orientation fait cependant l’objet d’attaques politiques. Al Akhbar, le 18 août 2026, rapporte que Samir Geagea a directement mis en cause Joseph Aoun et Nawaf Salam. Le chef des Forces libanaises leur reproche de ne pas agir avec assez de fermeté envers le Hezbollah et estime que cette attitude porte atteinte à la crédibilité de l’État. Il attribue les difficultés de l’accord-cadre au défaut d’application des décisions gouvernementales concernant le monopole des armes par l’État. Geagea critique également Joseph Aoun pour avoir, selon lui, tenu le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi à l’écart de certaines négociations et visites présidentielles. Le débat politique ne porte donc pas seulement sur l’objectif proclamé de restauration de l’État. Il concerne aussi la vitesse et les moyens utilisés pour l’atteindre.
Nabih Berri conditionne les avancées au retrait israélien
La position de Nabih Berri est relayée notamment à travers les déclarations du député Qassem Hachem. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que ce dernier considère que les événements quotidiens au Sud ne peuvent pas être qualifiés de véritable cessez-le-feu. Il réclame un arrêt complet des opérations et le retrait d’Israël des territoires occupés. Surtout, Hachem affirme que la question des armes constitue une affaire intérieure qui doit être traitée par consensus national. Elle ne peut, selon lui, être soumise à une volonté étrangère ou israélienne. Il résume ensuite la position de Nabih Berri : si Israël respecte l’arrêt des combats et commence son retrait, le Hezbollah a pris un engagement et le camp de Berri se chargera de ce qui est nécessaire pour préserver la sécurité et la stabilité du Liban.
Cette déclaration fixe une séquence précise. Le retrait israélien doit précéder ou accompagner les mesures internes concernant les armes. Le camp de Berri refuse donc une lecture dans laquelle le désarmement serait une condition préalable à toute évolution militaire israélienne. Cette position se heurte directement à celle attribuée à Israël dans plusieurs journaux du 18 août, qui lie au contraire son retrait à des progrès sur le désarmement du Hezbollah. Le blocage n’est donc pas seulement militaire. Il résulte de deux ordres de priorité opposés. Pour Berri et ses proches, la fin des attaques et le retrait doivent créer les conditions du traitement interne des armes. Pour Israël, selon les informations rapportées dans le corpus, des garanties sur les armes doivent précéder de nouveaux retraits.
Berri intervient également sur la lecture régionale des événements. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte, par l’intermédiaire de sources druzes, une déclaration dans laquelle le président du Parlement demande si le Hezbollah est présent à Gaza, en Cisjordanie ou dans le sud de la Syrie. La question sert à soutenir l’idée que les opérations israéliennes dans plusieurs espaces ne peuvent être expliquées par la seule présence du parti libanais. Les sources citées utilisent cette déclaration pour évoquer le risque de projets de fragmentation régionale, notamment dans les zones druzes de Syrie. Le propos de Berri dépasse ainsi le seul débat libanais et replace l’offensive israélienne dans une lecture régionale plus vaste.
Naim Kassem place le rapport de force au centre du débat
Les prises de position de Naim Kassem alimentent un autre volet de la confrontation politique. Plusieurs journaux du 18 août reviennent sur son discours et sur ses critiques envers la politique suivie par l’État. Le débat est particulièrement vif autour du maintien des négociations et de la question des armes. Al Liwa’, le 18 août 2026, répond directement à la demande attribuée au Hezbollah de sortir de l’accord-cadre. Le journal interroge le parti sur l’alternative qu’il propose et rejette les accusations visant le gouvernement de Nawaf Salam. Il rappelle que l’État n’a pas décidé la guerre qui a précédé les négociations et considère qu’il ne peut ensuite être tenu pour seul responsable des conséquences du conflit. Le ton de cette réponse montre à quel point les déclarations de Naim Kassem sont devenues un objet de confrontation intérieure.
Le secrétaire général du Hezbollah défend, dans les éléments rapportés par le corpus, une logique fondée sur le maintien de la capacité de résistance tant qu’Israël occupe des territoires et poursuit ses opérations. Cette ligne entre directement en tension avec les forces qui réclament l’application rapide du monopole étatique des armes. Elle entre aussi en tension avec la stratégie de Joseph Aoun, qui refuse d’abandonner la négociation malgré les difficultés. Les divergences portent donc sur l’évaluation du rapport de force. Le Hezbollah considère que le maintien de ses capacités reste une garantie face aux opérations israéliennes. Ses adversaires politiques estiment au contraire que l’existence de ces armes prolonge la vulnérabilité du Liban et empêche l’État d’exercer pleinement son autorité.
Cette controverse apparaît également dans les réactions à la situation d’Ali al-Taher. Les représentants du Hezbollah cités dans plusieurs journaux affirment qu’Israël cherche à avancer progressivement vers cette position stratégique. Ils présentent les combattants qui s’y trouvent comme étant dans une posture défensive. Le parti considère ainsi que le problème immédiat n’est pas son armement, mais la tentative israélienne de modifier les lignes sur le terrain. Cette lecture conduit ses responsables à demander à l’État de revoir sa politique de négociation si celle-ci ne produit ni retrait ni arrêt des attaques.
Samir Geagea attaque la gestion présidentielle du dossier des armes
Le discours de Samir Geagea offre le contrepoint le plus net à celui du Hezbollah. Al Akhbar, le 18 août 2026, rapporte que le dirigeant des Forces libanaises a rompu avec une phase de retenue pour attaquer directement la gestion de Joseph Aoun et de Nawaf Salam. Il considère que le ralentissement du processus de négociation découle du défaut d’application des décisions relatives aux armes non étatiques. Il reproche ainsi à l’exécutif de ne pas aller assez loin dans la restauration du monopole de la force légitime.
L’intervention de Geagea déplace une partie du débat. Là où Joseph Aoun insiste sur les obstacles israéliens et sur la nécessité de maintenir le processus diplomatique, le chef des Forces libanaises met l’accent sur les responsabilités intérieures. Cette différence est importante. Elle montre que les partisans du renforcement de l’État ne partagent pas tous la même stratégie. La présidence privilégie une progression graduelle, liée aux négociations et aux évolutions du terrain. Geagea réclame une application plus ferme des décisions prises par les institutions. Le désaccord ne porte donc pas sur la revendication d’un État exerçant son autorité sur tout le territoire. Il porte sur le calendrier et sur le niveau de confrontation politique acceptable avec le Hezbollah.
Qassem Hachem et les élus du Sud refusent une solution imposée de l’extérieur
Qassem Hachem apparaît comme l’un des relais les plus explicites de la position du bloc du Développement et de la Libération. Selon Al Bina’, le 18 août 2026, il affirme que les opérations israéliennes quotidiennes rendent impropre l’expression de cessez-le-feu. Il réclame un arrêt complet des attaques avant de parler d’une normalisation de la situation. Sa formule sur les armes est tout aussi claire : le dossier doit être traité par un accord entre Libanais. Cette position vise à empêcher que les négociations avec Israël deviennent, selon ses termes, un instrument permettant à une partie étrangère de déterminer l’organisation de la sécurité intérieure libanaise.
Le même responsable défend le maintien de la FINUL. Il estime que la présence internationale reste nécessaire pour l’application de la résolution 1701 et pour documenter les violations israéliennes. Cette combinaison est significative. Hachem refuse une intervention extérieure dans le règlement politique du dossier des armes, mais soutient une présence internationale chargée de surveiller la situation au Sud. La distinction repose sur la nature des missions. Le règlement de la question des armes doit rester libanais. L’observation des violations et l’accompagnement de la stabilité peuvent, en revanche, relever d’un cadre international.
Melhem Khalaf transforme la FINUL en terrain de convergence parlementaire
Le député Melhem Khalaf défend pour sa part une initiative réunissant 86 parlementaires. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte qu’il a présenté les signatures remises à Joseph Aoun comme un message national. Selon lui, elles montrent que les Libanais peuvent se retrouver malgré leurs divergences lorsque la sécurité du Sud, la souveraineté et l’avenir des habitants sont en jeu. Khalaf appelle le président à poursuivre ses efforts en faveur de la présence internationale, de l’armée et de l’État.
Le choix des termes est important. Le député ne présente pas la FINUL comme un substitut à l’État. Il associe au contraire son maintien au soutien de l’armée et au rétablissement de la souveraineté. La pétition offre ainsi à Joseph Aoun un soutien parlementaire relativement large dans un dossier où les positions des blocs restent très éloignées sur d’autres questions. Cette convergence ne résout pas les désaccords sur le Hezbollah ou sur les négociations avec Israël. Elle montre néanmoins qu’une majorité de députés refuse l’apparition d’un vide international au Sud.
Les déclarations politiques du 18 août dessinent ainsi plusieurs lignes de fracture. Joseph Aoun affirme que le Liban ne reculera pas devant les difficultés de l’accord-cadre et place la diplomatie au centre de son action. Nawaf Salam associe la souveraineté à la réforme et au retour des institutions. Nabih Berri et Qassem Hachem réclament un retrait israélien et défendent un traitement national du dossier des armes. Naim Kassem maintient la logique de résistance et conteste la stratégie suivie par l’État. Samir Geagea accuse au contraire l’exécutif de manquer de fermeté envers le Hezbollah. Melhem Khalaf cherche enfin un terrain commun autour du maintien d’une présence internationale au Sud. La bataille politique se joue donc autant dans les déclarations que sur le terrain : chacun utilise la souveraineté comme référence, mais les responsables libanais divergent profondément sur les conditions nécessaires pour la restaurer.
Diplomatie : Washington au centre du bras de fer sur le Sud et l’avenir de la présence internationale
Washington tente de préserver l’accord-cadre malgré le blocage du terrain
La diplomatie libanaise reste concentrée sur la tentative de préserver l’accord-cadre avec Israël malgré l’absence d’avancée décisive et la poursuite des opérations militaires au Sud. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte que la visite à Beyrouth du général américain Joseph Clearfield, président du groupe de coordination militaire consacré au Liban, s’inscrit directement dans cet effort. Sa rencontre avec le commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, a porté sur les derniers développements au Sud et sur les dispositions de sécurité liées à l’accord-cadre. Le contexte complique cependant la mission américaine. Le journal fait état d’une intensification des bombardements israéliens, de destructions de bâtiments et d’infrastructures, ainsi que d’opérations visant plusieurs localités. La partie libanaise a présenté ces éléments au responsable américain comme autant d’obstacles à l’application des arrangements négociés. Selon les informations rapportées par Al Joumhouriyat, Washington continue pourtant de considérer la réussite de l’accord-cadre comme une priorité. Les États-Unis cherchent à empêcher un retour à une confrontation générale et demandent aux parties de respecter les engagements pris. Le journal cite néanmoins un haut responsable libanais qui souligne une contradiction centrale : Israël poursuit ses attaques et refuse de se retirer de plusieurs positions, alors que ces actes touchent directement au cœur du mécanisme que Washington cherche à préserver. Pour ce responsable, les difficultés ne représentent donc pas seulement un défi pour Beyrouth. Elles mettent aussi à l’épreuve la capacité des États-Unis à faire respecter un accord qu’ils ont eux-mêmes parrainé.
La visite de Joseph Clearfield n’a pas permis de résoudre les principaux différends. Al Akhbar, le 18 août 2026, estime que le déplacement n’a pas produit la percée recherchée. Le journal rapporte que Washington souhaite passer de principes généraux à des mécanismes concrets concernant le déploiement de l’armée, les armes et les zones expérimentales. Cependant, plusieurs éléments restent sans solution. Le mécanisme chargé de vérifier le retrait des armes n’est pas définitivement établi. La composition de l’instance internationale qui pourrait superviser les opérations reste également en discussion. Plusieurs États sont cités comme participants possibles, notamment le Royaume-Uni, l’Italie, la Suisse et le Canada. L’armée libanaise aurait en outre fait connaître son objection à la poursuite des attaques israéliennes, qui rendent plus difficile l’application de nouvelles mesures de sécurité. Al Akhbar souligne surtout le décalage entre le langage diplomatique américain et les événements sur le terrain. Le journal rapporte que l’ambassadeur américain Michel Issa présente les discussions de Rome de manière positive et assure que les négociations se poursuivront. Aucune date précise n’est toutefois annoncée pour la prochaine rencontre. Dans le même temps, les opérations israéliennes continuent. La diplomatie américaine se retrouve donc dans une position délicate : elle doit maintenir le processus ouvert tout en évitant que les faits militaires ne le privent progressivement de sa substance.
Joseph Aoun fait des États-Unis le principal garant du processus
Le président Joseph Aoun continue de placer Washington au centre de la stratégie diplomatique libanaise. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte qu’il a déclaré devant la délégation de la « Task Force for Lebanon » que le Liban compte sur les États-Unis pour permettre l’application de l’accord-cadre. Le président reconnaît les difficultés rencontrées, mais refuse tout retour en arrière. Il veut obtenir des avancées sur les prisonniers, la frontière, la zone expérimentale et l’arrêt des combats. Selon lui, les États-Unis restent « sérieux et engagés » et ont fourni une aide importante. Le chef de l’État attend donc une nouvelle série de négociations pour déterminer si un progrès concret est possible. Cette confiance affichée ne signifie pas que Beyrouth accepte sans réserve la gestion américaine du dossier. Joseph Aoun critique directement les méthodes israéliennes et considère que l’usage massif de la force empêche une solution durable. Il explique que les opérations militaires peuvent produire des résultats tactiques sans résoudre le problème stratégique. La démarche présidentielle consiste donc à demander à Washington d’utiliser son influence sur Israël, tout en évitant de rompre le mécanisme de négociation. Cette position place les États-Unis devant une responsabilité accrue. Plus la présidence libanaise présente Washington comme le garant de l’accord, plus l’absence de retrait israélien ou la poursuite des attaques deviennent une question concernant directement la crédibilité de la médiation américaine.
Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte également que Joseph Aoun défend le choix diplomatique comme une décision stratégique. Le président affirme que le Liban se trouve entre la guerre et la diplomatie et que la guerre ne permettra pas d’obtenir une solution. Cette approche explique le maintien des discussions malgré les tensions autour d’Ali al-Taher. Elle s’accompagne d’une demande de soutien à l’armée libanaise. Aoun décrit celle-ci comme professionnelle et bien entraînée, mais manquant des moyens nécessaires à l’accomplissement de toutes ses missions. Cette question est directement liée aux négociations. Une partie des arrangements discutés repose en effet sur l’extension du rôle de l’armée dans les zones concernées par d’éventuels retraits israéliens. Le renforcement militaire de l’État devient ainsi un élément de la diplomatie libanaise auprès de Washington. La présidence ne demande pas seulement une pression politique sur Israël. Elle cherche aussi une aide permettant à l’armée de remplir les obligations que l’accord pourrait lui confier.
Les échanges avec la délégation américaine ont également une dimension économique. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que Nawaf Salam a discuté du développement des relations libano-américaines, notamment dans les domaines de l’investissement, des transports, des infrastructures et de l’énergie. Le Premier ministre présente la politique gouvernementale comme reposant sur la réforme et sur la restauration de l’autorité de l’État. Cette dimension permet à Beyrouth de ne pas réduire sa relation avec Washington au seul dossier sécuritaire. L’objectif affiché est d’inscrire le soutien américain dans un ensemble plus vaste, comprenant les investissements et le renforcement des institutions. La diplomatie libanaise tente ainsi de transformer la stabilisation du Sud en point de départ d’une coopération économique et politique plus durable.
Ali al-Taher devient une question diplomatique autant que militaire
La situation autour d’Ali al-Taher représente désormais le principal risque pour la poursuite des négociations. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte qu’une source politique proche d’un haut responsable du Hezbollah affirme que le parti s’est préparé à une confrontation si Israël décide de prendre le contrôle du secteur. Selon cette source, le Hezbollah cherche encore à déterminer si Israël s’approche d’une décision de grande ampleur ou s’il maintient la pression dans le but d’obtenir des concessions. Le quotidien rapporte que le parti promettrait une réponse importante en cas d’offensive. Dans ces conditions, le dossier dépasse largement une discussion locale sur une position militaire. Une attaque d’envergure pourrait remettre en cause l’ensemble du processus diplomatique et réintroduire le risque d’une confrontation régionale.
Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte de son côté qu’il n’existerait pas, à ce stade, de feu vert américain à une opération israélienne de grande ampleur contre Ali al-Taher. Le journal cite un responsable sécuritaire selon lequel Washington ne souhaite pas une nouvelle escalade. Il ajoute toutefois que cette situation peut évoluer. Les données régionales, notamment la confrontation entre les États-Unis et l’Iran, pourraient modifier les calculs. Selon la même source, Téhéran a transmis des messages indiquant qu’elle considère désormais la situation autour d’Ali al-Taher comme un dossier auquel elle est directement attentive. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a notamment déclaré être en contact quotidien avec les combattants des premières lignes au Liban. Pour le responsable cité par Al Joumhouriyat, l’importance d’Ali al-Taher ne se limite donc plus à la région de Nabatiyé. Elle se prolonge jusqu’à la confrontation autour du détroit d’Ormuz et des relations américano-iraniennes.
Cette internationalisation du dossier réduit la marge de manœuvre libanaise. Beyrouth cherche à maintenir une négociation bilatérale avec Israël sous parrainage américain. Pourtant, les enjeux liés au Hezbollah renvoient directement au rapport de force entre Washington et Téhéran. Al Akhbar, le 18 août 2026, s’interroge précisément sur la capacité américaine à séparer le dossier libanais de ses négociations avec l’Iran. Le journal considère que Washington a pu séparer les salles de négociation, mais pas nécessairement les enjeux stratégiques. La puissance militaire du Hezbollah reste, pour les États-Unis et Israël, liée à l’influence iranienne dans la région. Téhéran considère de son côté le Hezbollah comme un élément de son dispositif régional. Selon cette lecture, la négociation libano-israélienne conserve une autonomie institutionnelle, mais ses résultats restent influencés par un affrontement beaucoup plus large.
La FINUL place le Liban devant une seconde négociation internationale
En parallèle de l’accord-cadre, Beyrouth mène une autre bataille diplomatique concernant l’avenir de la FINUL. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte qu’une délégation conduite par le député Melhem Khalaf a remis à Joseph Aoun un document signé par 86 parlementaires soutenant la poursuite de la mission des Nations unies. Le président a répondu que la prolongation de la FINUL constitue le premier choix du Liban. Si elle n’est pas possible, il souhaite qu’une autre force internationale disposant d’un cadre juridique approprié soit mise en place. Son objectif déclaré est d’empêcher tout vide au Sud. Joseph Aoun affirme qu’Israël s’oppose à la présence de la FINUL et exerce des pressions en ce sens depuis près d’un an. La démarche libanaise consiste donc à mobiliser suffisamment tôt les partenaires internationaux pour éviter que la question ne soit réglée dans l’urgence.
Nawaf Salam adopte une position comparable. Le Premier ministre indique avoir personnellement informé le secrétaire général des Nations unies de la nécessité de maintenir une présence internationale. Il définit trois fonctions essentielles : l’observation et l’information, la coordination et la liaison. La question n’est donc pas uniquement de conserver le nom ou la structure actuelle de la FINUL. Pour le gouvernement, il faut préserver les fonctions internationales jugées indispensables à la stabilisation du Sud. Cette distinction devient importante alors que plusieurs scénarios sont évoqués.
Al Liwa’, le 18 août 2026, rapporte en effet que des consultations portent sur une éventuelle force internationale ou multinationale susceptible de succéder à la FINUL sous une autre forme. Le quotidien évoque une structure dont la mission pourrait être plus directement liée à la vérification des arrangements conclus dans les zones expérimentales. Il précise que les discussions portent encore sur les pays participants, les missions et le cadre de fonctionnement. La diplomatie libanaise doit donc travailler sur deux hypothèses simultanément : obtenir le maintien de la FINUL ou négocier un dispositif de remplacement suffisamment solide pour éviter un vide sécuritaire.
Rome prend une importance accrue dans les calculs de Beyrouth
L’Italie occupe une place particulière dans ces consultations. Annahar, le 18 août 2026, rapporte que Joseph Aoun doit se rendre à Rome et au Vatican, où il rencontrera notamment le pape Léon XIV, le président italien Sergio Mattarella et la présidente du Conseil Giorgia Meloni. Selon le quotidien, les discussions doivent notamment porter sur le rôle que l’Italie pourrait jouer dans le mécanisme de vérification des zones expérimentales. L’intérêt de Rome est renforcé par sa participation importante à la FINUL et par le débat sur l’avenir de la présence internationale au Sud.
Cette visite offre à la présidence un moyen d’élargir ses soutiens au-delà du canal américain. Les États-Unis restent le principal parrain des négociations avec Israël, mais l’application d’un éventuel arrangement nécessite la participation d’autres États. L’Italie peut intervenir dans cette phase en raison de son expérience au sein de la force internationale et de ses relations avec le Liban. La visite au Vatican possède également une dimension politique. Elle permet à Joseph Aoun de présenter la stabilité du Liban comme une question dépassant les seuls équilibres militaires du Sud et touchant au maintien du modèle politique et social libanais.
Le rapport avec l’Iran reste encadré par la formule « État à État »
Le dossier iranien constitue enfin l’un des points les plus sensibles de la diplomatie libanaise. Joseph Aoun répète que les relations avec Téhéran doivent reposer sur le respect mutuel et la non-ingérence. Cette formulation, rapportée notamment par Al Bina’ et Ad Diyar le 18 août 2026, intervient au moment où plusieurs journaux relaient les déclarations de responsables iraniens sur le Hezbollah et le Sud. Elle vise à préserver les relations diplomatiques avec l’Iran tout en affirmant que les décisions concernant le territoire libanais doivent relever des institutions nationales.
La difficulté est renforcée par l’escalade entre Washington et Téhéran. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte que l’expiration de la période de soixante jours associée au mémorandum d’Islamabad n’a produit aucune percée. Donald Trump maintient la pression sur l’Iran, tandis que des responsables iraniens évoquent un possible passage d’une posture défensive à une posture offensive. Les tensions autour du détroit d’Ormuz restent élevées. Pour le Liban, une détérioration de ce front peut avoir des conséquences directes. Elle risque de modifier les calculs israéliens autour d’Ali al-Taher, la position du Hezbollah et la marge de manœuvre américaine.
La diplomatie libanaise du 18 août évolue ainsi sur plusieurs niveaux étroitement liés. Beyrouth maintient les négociations avec Israël sous médiation américaine. Elle demande à Washington d’obtenir une diminution de la pression militaire et de favoriser de nouveaux retraits. Elle cherche parallèlement à garantir la présence d’une force internationale au Sud, sous la forme de la FINUL ou d’un dispositif de remplacement. Elle sollicite l’Italie et d’autres partenaires pour participer aux mécanismes de vérification. Enfin, elle tente de maintenir une relation institutionnelle avec l’Iran tout en refusant que les choix régionaux de Téhéran déterminent officiellement la politique libanaise. Les déclarations et les démarches du 18 août montrent que le Liban dispose encore de plusieurs canaux diplomatiques. Elles montrent aussi que leur efficacité dépend largement de décisions prises à Washington, Tel-Aviv et Téhéran, alors que les opérations sur le terrain continuent de menacer le processus que Beyrouth cherche à préserver.
Politique internationale : l’affrontement entre Washington et Téhéran domine un Moyen-Orient sous tension
Washington et Téhéran au terme des soixante jours sans accord
L’affrontement entre les États-Unis et l’Iran constitue le principal dossier international de la presse du 18 août 2026. L’expiration de la période de soixante jours associée au mémorandum d’Islamabad n’a débouché ni sur un accord définitif ni sur une reprise claire des négociations. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte que Donald Trump maintient une ligne de forte pression. Le président américain affirme que son objectif prioritaire reste d’empêcher l’Iran de disposer de l’arme nucléaire. Il demande à Téhéran de « lever le drapeau blanc » et de se rendre. Il affirme toutefois ne pas être pressé de mettre un terme à la confrontation. Dans le même temps, le président américain avertit qu’il n’acceptera pas de dispositif concernant le détroit d’Ormuz qui irait à l’encontre des intérêts des États-Unis. La diplomatie demeure donc théoriquement ouverte, mais elle s’accompagne de demandes américaines que Téhéran considère comme inacceptables. Le ministère iranien des Affaires étrangères conteste par ailleurs l’idée selon laquelle le mémorandum imposait une échéance ferme de soixante jours. Selon sa lecture, la période prévue pouvait être prolongée afin de poursuivre les discussions sur le programme nucléaire et les sanctions. Téhéran attribue l’absence de négociations aux violations américaines.
La position iranienne se durcit parallèlement sur le terrain militaire. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte que Yadollah Javani, responsable politique au sein des Gardiens de la révolution, évoque la possibilité que les opérations iraniennes prennent désormais un caractère offensif. Il met également en garde contre des « surprises stratégiques ». Un autre responsable iranien, cité par le journal, affirme que Téhéran pourrait accroître la tension dans le détroit d’Ormuz et dans l’ensemble de la région si les efforts diplomatiques échouent. Washington disposerait, selon lui, de quelques semaines pour appliquer les dispositions du mémorandum. Le débat existe cependant à l’intérieur même du système iranien. Saeed Ajorlou, membre de l’équipe de négociation et conseiller du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, reconnaît que certains responsables défendent l’idée d’une attaque préventive contre les États-Unis. Il met toutefois en garde contre une lecture trop simple selon laquelle Washington pourrait être facilement épuisé par une confrontation prolongée. La presse décrit donc un pouvoir iranien qui durcit sa rhétorique tout en continuant de débattre du coût d’une nouvelle escalade.
Al Bina’, le 18 août 2026, insiste également sur l’absence de résultat à l’expiration des soixante jours. Le quotidien relève que Donald Trump minimise l’importance de l’échéance et refuse de considérer la date comme une limite contraignante. Téhéran et Washington restent en désaccord sur la mise en œuvre du mémorandum, notamment sur la levée des sanctions et les conditions d’une reprise des négociations. Le journal relie directement cette incertitude aux marchés pétroliers. Les tensions autour du détroit d’Ormuz ont provoqué des variations importantes des prix depuis le début de la confrontation. Le risque n’est donc pas seulement militaire. Il touche aussi la circulation maritime, les exportations énergétiques et les anticipations économiques internationales.
Le détroit d’Ormuz devient le principal instrument de pression iranien
La situation dans le détroit d’Ormuz occupe une place particulière dans les différents journaux. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte que Donald Trump a menacé de frapper Oman si le sultanat entravait les activités américaines dans le détroit. Cette déclaration intervient alors que l’Iran affirme être parvenu avec Mascate à un accord concernant l’organisation du trafic maritime. Le président américain maintient en parallèle que le blocus maritime exerce une pression économique importante sur Téhéran. Il assure que les États-Unis disposent d’un arsenal suffisant pour intervenir davantage si nécessaire. Trump affirme aussi qu’un canal indirect existe avec des responsables des Gardiens de la révolution. Ces derniers démentent toutefois toute discussion directe et présentent les déclarations américaines comme une tentative de masquer les difficultés de Washington.
Le rôle d’Oman devient ainsi particulièrement délicat. Mascate conserve sa fonction traditionnelle de médiateur entre les États-Unis et l’Iran, tout en se trouvant directement concernée par la gestion du passage maritime. L’éventualité d’une fermeture prolongée ou d’une forte restriction du trafic aurait des conséquences bien au-delà des deux adversaires. Le détroit est présenté par plusieurs sources comme le principal moyen de pression dont dispose encore Téhéran. Mais son utilisation expose aussi l’Iran à une confrontation plus directe avec les États-Unis et avec les pays dépendant de cette voie maritime. Les tensions militaires et économiques deviennent donc étroitement liées.
Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte pour sa part les déclarations de Donald Trump sur l’existence de contacts directs avec des responsables des Gardiens de la révolution. Le président américain affirme ne pas être pressé et maintient une rhétorique exigeant la capitulation iranienne. Téhéran dément ces contacts. Le contraste entre les deux versions montre l’opacité qui entoure les échanges. Les deux camps maintiennent un discours de fermeté tout en laissant subsister la possibilité de canaux indirects. Aucun des journaux du corpus ne fait cependant état d’un accord nouveau permettant de sortir de la crise.
Gaza : Jared Kushner tente de débloquer une nouvelle phase
La bande de Gaza constitue le second grand dossier régional. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte que Jared Kushner a rencontré Benjamin Netanyahu après avoir tenu au Caire une réunion exceptionnelle avec une délégation du Hamas conduite par Khalil al-Hayya. Les discussions portent sur le passage à une nouvelle étape du dispositif concernant Gaza. Netanyahu et les représentants du Conseil de la paix se sont accordés sur la création de deux groupes de travail. Le premier doit traiter du désarmement des factions palestiniennes. Le second doit s’occuper des questions d’assainissement, d’eau potable et de santé publique. Israël lie toutefois le lancement de la reconstruction au désarmement du Hamas. Un responsable israélien cité par le journal affirme également que Netanyahu refuse tout retrait supplémentaire avant une avancée sur les armes.
Le Hamas présente une approche différente. Selon les sources palestiniennes citées par Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, la délégation a assuré à Kushner qu’elle était prête à abandonner totalement l’administration de Gaza au profit du comité national prévu par le Conseil de la paix. Le mouvement accepterait également de placer les armes légères de la police et des services de sécurité sous l’autorité de cette nouvelle administration. En revanche, la question des armes des factions reste au cœur des divergences. Les discussions portent aussi sur le calendrier des retraits israéliens. Washington privilégierait un processus progressif associant désarmement et retrait, alors que Netanyahu demande que le désarmement précède une évacuation israélienne plus large.
Al Liwa’, le 18 août 2026, rapporte également que la visite de Kushner en Israël n’a pas produit de percée définitive. Selon le quotidien, Netanyahu et Kushner s’accordent sur le principe qu’aucune reconstruction ne doit commencer avant le désarmement du Hamas. Donald Trump a parallèlement demandé à Israël de cesser ses bombardements de Gaza, en estimant que le mouvement palestinien avait accepté de déposer les armes. Le journal rapporte également une menace politique inhabituelle du président américain envers Netanyahu : en cas de poursuite des bombardements, Trump pourrait soutenir un autre candidat lors des prochaines élections israéliennes. Les négociations sur Gaza se retrouvent donc mêlées aux calculs électoraux israéliens et à la volonté américaine de présenter une avancée diplomatique.
Les opérations israéliennes se poursuivent à Gaza et en Cisjordanie
La diplomatie n’a pas mis fin aux opérations sur le terrain. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte de nouveaux bombardements et tirs israéliens dans la bande de Gaza malgré le cessez-le-feu. Le ministère de la Santé de Gaza fait état de nouvelles victimes et affirme que le bilan depuis l’entrée en vigueur de l’accord continue d’augmenter. Le journal décrit aussi une situation sanitaire très dégradée. Seules 12 stations de production d’oxygène sur 34 resteraient en fonctionnement, menaçant les services de soins intensifs et les unités accueillant les nouveau-nés. Plus de deux millions de personnes vivent toujours dans des conditions de déplacement, et près de 200 000 familles se trouvent dans des tentes rudimentaires qui doivent être remplacées.
La Cisjordanie reste elle aussi sous forte pression. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte la poursuite des opérations de colons et des forces israéliennes contre des Palestiniens et leurs biens. Le journal évoque notamment le siège de plusieurs maisons dans le village de Qusra, au sud de Naplouse, ainsi que des restrictions imposées aux habitants. Le dossier palestinien reste donc partagé entre une négociation difficile à Gaza et une situation de confrontation persistante sur le reste des territoires palestiniens.
Syrie : les incursions israéliennes se prolongent dans le Sud
La Syrie reste directement confrontée aux opérations israéliennes. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte qu’une force israélienne d’environ cent soldats, appuyée par une douzaine de véhicules militaires, a pénétré dans le village d’Abidin, dans le bassin du Yarmouk, dans l’ouest de la province de Deraa. L’opération a été accompagnée de drones de reconnaissance et d’hélicoptères. Quatre jeunes Syriens ont été arrêtés. Deux ont ensuite été relâchés, tandis que deux autres sont restés détenus. Le journal rapporte également un bombardement israélien contre la région de Tell Ahmar al-Charqi, dans la province de Quneitra.
Ces opérations confirment que le Sud syrien demeure un autre front actif de la politique israélienne. Les incursions ne se limitent plus à des frappes aériennes ponctuelles. Elles comprennent des mouvements terrestres, des perquisitions et des arrestations. La situation nourrit les inquiétudes sur la capacité de Damas à rétablir pleinement son autorité dans les régions méridionales après les bouleversements politiques des dernières années.
Le Yémen replonge dans une escalade militaire
Le Yémen connaît parallèlement une forte reprise des affrontements. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte que les Houthis ont lancé cinq missiles balistiques vers Bab el-Mandeb, dans le sud de la mer Rouge. Cette attaque intervient après plusieurs opérations ayant gravement endommagé le port de Mokha. Les forces gouvernementales affirment avoir mené, de leur côté, 181 opérations en vingt-quatre heures contre des positions et des capacités militaires houthies. Elles annoncent des pertes humaines et la destruction de matériels et de dépôts d’armes.
Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte également que les Houthis revendiquent l’attaque d’un navire qu’ils présentent comme appartenant à l’Arabie saoudite, ainsi que de quatre embarcations qui l’accompagnaient. Des sources proches des forces gouvernementales donnent cependant une autre version et indiquent que le navire visé appartenait à un homme d’affaires yéménite et se trouvait en maintenance. Dans le même temps, les forces gouvernementales ont bombardé des rassemblements houthis dans les provinces d’Al-Jawf et de Marib. Les versions divergent donc sur certaines cibles, mais toutes confirment une reprise importante de l’activité militaire.
L’Irak touché directement par la confrontation iranienne
La tension entre l’Iran et ses voisins atteint aussi le Kurdistan irakien. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte que deux drones explosifs iraniens ont visé à Erbil le bureau du Premier ministre du Kurdistan, Masrour Barzani, ainsi que la résidence du directeur de l’agence de renseignement locale. Aucun décès n’est signalé, mais les autorités kurdes qualifient l’opération d’escalade grave et de violation de la souveraineté irakienne. Masrour Barzani affirme que la région n’a pas pris part aux guerres en cours. Les responsables kurdes demandent au gouvernement fédéral d’assumer ses responsabilités et d’empêcher de nouvelles attaques.
L’attaque illustre la diffusion géographique de la confrontation. Le conflit entre Washington et Téhéran ne reste pas limité au territoire iranien ou au détroit d’Ormuz. Il touche les alliés, les voisins et les espaces où l’Iran considère que ses intérêts sécuritaires sont menacés. Cette extension augmente le risque qu’un incident local entraîne une réaction en chaîne.
Riyad et Khartoum institutionnalisent leur rapprochement
Dans un registre différent, l’Arabie saoudite et le Soudan renforcent leurs relations. Al Sharq Al Awsat, le 18 août 2026, rapporte la signature à Riyad d’un document créant un Conseil de coordination saoudo-soudanais. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan, et son homologue soudanais, Mohieddin Salem Ahmed Ibrahim, ont signé le texte destiné à donner un cadre institutionnel à la coopération entre les deux pays. Les discussions concernent les domaines politiques, sécuritaires, économiques et sociaux. Le ministre soudanais insiste également sur l’importance de la sécurité de la mer Rouge et remercie Riyad pour son soutien depuis le déclenchement de la guerre au Soudan.
La journée internationale du 18 août est ainsi marquée par une accumulation de foyers de tension. Le face-à-face entre les États-Unis et l’Iran reste le dossier structurant, avec le détroit d’Ormuz comme principal point de pression. Gaza demeure suspendue à une négociation complexe sur le désarmement, les retraits et la reconstruction. Les opérations israéliennes se poursuivent en territoire palestinien et dans le sud de la Syrie. Le Yémen connaît une nouvelle escalade autour de Bab el-Mandeb, tandis que le Kurdistan irakien est directement touché par des frappes attribuées à l’Iran. Dans cet environnement, les initiatives diplomatiques se multiplient, mais elles restent confrontées à des opérations militaires qui continuent de modifier quotidiennement les rapports de force.
Économie : compétitivité en recul, électricité sous tension et réforme financière au cœur des fragilités libanaises
Les produits libanais perdent du terrain et la demande du Golfe s’affaiblit
L’économie libanaise apparaît, dans la presse du 18 août 2026, confrontée à une combinaison de problèmes structurels qui dépassent la seule crise financière. La compétitivité de la production locale, le coût de l’énergie, l’état des infrastructures, la restructuration bancaire et la capacité de l’État à financer ses institutions composent un même tableau. Al Akhbar, le 18 août 2026, place notamment au premier plan la détérioration de la compétitivité des produits libanais et le recul de la demande en provenance des pays du Golfe. Le problème touche directement un modèle économique qui dépend largement des marchés extérieurs. La faiblesse de la demande réduit les débouchés des producteurs locaux au moment même où leurs coûts restent élevés. Le quotidien relie ainsi la situation des entreprises à un environnement économique plus général dans lequel la production libanaise peine à retrouver des conditions normales de fonctionnement après plusieurs années de crise.
Cette dégradation de la compétitivité ne peut être séparée de la situation énergétique. Les entreprises libanaises doivent intégrer dans leurs coûts une fourniture d’électricité instable et chère. Les producteurs sont donc confrontés à une double difficulté. Ils doivent préserver leurs parts de marché tout en supportant des charges qui réduisent leur capacité à concurrencer les produits étrangers. Le recul de la demande du Golfe devient particulièrement important dans ce contexte. Les marchés arabes ont historiquement représenté des débouchés essentiels pour de nombreuses productions libanaises. Une contraction de ces ventes affecte non seulement les entreprises exportatrices, mais aussi l’emploi, les fournisseurs et les circuits locaux qui dépendent de leur activité.
Le dossier prend également une dimension politique. La relance de la production est régulièrement présentée comme l’une des conditions permettant au Liban de réduire sa dépendance aux flux financiers extérieurs. Or les difficultés décrites par Al Akhbar montrent que la reconstruction d’un appareil productif ne dépend pas uniquement de décisions prises par les entreprises. Elle suppose une amélioration des infrastructures, de l’énergie et des relations commerciales avec les marchés régionaux. La compétitivité devient ainsi un indicateur de la capacité de l’État à créer un environnement économique plus stable.
Le projet électrique fait craindre une libéralisation sans cadre solide
Le secteur de l’électricité constitue l’autre grand dossier économique mis en avant par Al Akhbar, le 18 août 2026. Le journal consacre un article à un projet de réforme qu’il présente comme une ouverture désordonnée du secteur. Son traitement met l’accent sur les risques de désorganisation et de partage des intérêts plutôt que sur la seule question technique de la production. L’électricité reste pourtant l’un des principaux obstacles à la reprise économique. Elle touche directement les ménages, mais aussi l’industrie, le commerce et les services.
La question posée est celle de la nature de la réforme. Une ouverture au secteur privé peut théoriquement permettre d’attirer des investissements et d’augmenter les capacités de production. Mais elle nécessite des règles précises sur les concessions, les tarifs, la régulation et la répartition des responsabilités. Sans ces garanties, le risque est de remplacer les défaillances du système public par une multiplication d’acteurs dont les intérêts ne correspondent pas nécessairement à ceux des consommateurs. Al Akhbar insiste précisément sur cette crainte. Le débat ne porte donc pas seulement sur la nécessité de réformer l’électricité, largement admise. Il porte sur le modèle choisi et sur les mécanismes de contrôle.
Ce dossier rejoint les déclarations du gouvernement sur les partenariats entre les secteurs public et privé. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que Nawaf Salam a discuté avec la délégation de la « Task Force for Lebanon » du développement de tels partenariats dans l’énergie, les transports et les infrastructures. Le Premier ministre associe ces projets à la politique de réforme du gouvernement. Deux lectures apparaissent ainsi dans le corpus. L’exécutif présente l’investissement privé comme un moyen de remettre en marche des secteurs essentiels. Une partie de la presse met en garde contre une ouverture mal encadrée qui pourrait reproduire les pratiques de partage politique et de mauvaise gouvernance.
La restructuration bancaire reste suspendue au retour de la confiance
Le système bancaire constitue un autre pilier de la crise économique. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, place la restauration de la confiance au centre du processus de redressement. Le journal souligne que les textes législatifs et les nouvelles règles peuvent ouvrir la voie à une restructuration, mais qu’ils ne suffisent pas à eux seuls à ramener les déposants et les investisseurs. La crise bancaire a profondément modifié la relation entre les Libanais et les établissements financiers. Une réforme crédible doit donc répondre à la question des pertes, de leur répartition et de la protection des droits des déposants.
Cette dimension est essentielle pour comprendre les limites d’une relance fondée uniquement sur de nouvelles lois. Le secteur bancaire a longtemps occupé une place centrale dans le financement de l’économie libanaise. Son affaiblissement réduit l’accès au crédit pour les entreprises et les ménages. Il complique aussi le financement de nouveaux investissements. La restauration de la confiance exige donc une clarification des bilans et une répartition des responsabilités entre les banques, l’État et les autres acteurs concernés par la crise financière.
Le retour de la confiance dépend également de la stabilité institutionnelle. Les investisseurs doivent pouvoir anticiper les règles qui encadreront leur activité et la manière dont les contrats seront appliqués. C’est pourquoi les dossiers bancaire, judiciaire et administratif se rejoignent. La restructuration du secteur financier ne peut pas être isolée du fonctionnement de la justice, de la lutte contre la corruption et de la réforme de l’administration. Joseph Aoun insiste d’ailleurs, dans ses déclarations rapportées par plusieurs journaux du 18 août 2026, sur la nécessité de poursuivre les lois contre la corruption, l’administration électronique et l’activation de la justice.
Le FMI reste présent derrière l’agenda des réformes
Al Sharq, le 18 août 2026, consacre une partie de ses pages économiques aux discussions concernant les réformes et les relations avec le Fonds monétaire international. Le dossier reste lié à la capacité du Liban à adopter les changements demandés depuis plusieurs années dans les finances publiques et le secteur bancaire. Le FMI représente à la fois une source potentielle de financement et un cadre dans lequel les autorités doivent démontrer qu’elles peuvent appliquer les engagements pris.
Le problème principal demeure l’exécution. Plusieurs réformes ont déjà été annoncées ou discutées sans produire de transformation complète. La presse du 18 août montre que cette question traverse également le dossier du Sud : l’État est régulièrement confronté à un écart entre les décisions prises et leur application effective. Sur le terrain économique, cet écart affecte directement la confiance des partenaires internationaux. Un accord ou une loi ne suffit pas si les administrations ne disposent pas des moyens ou de la volonté politique nécessaires pour les mettre en œuvre.
La relation avec le FMI constitue donc un test de crédibilité. Les autorités doivent montrer qu’elles peuvent agir sur les banques, les finances publiques, la gouvernance et les entreprises publiques. Dans le même temps, elles doivent éviter que les mesures de redressement ne fassent porter l’essentiel de leur coût sur une population déjà fragilisée. Cette tension explique pourquoi les discussions financières restent politiquement sensibles.
La Sécurité sociale cherche à retrouver une capacité de gestion
La nomination d’un nouveau conseil d’administration à la Caisse nationale de sécurité sociale constitue l’un des développements institutionnels de la journée. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte la désignation de Bechara Asmar à la présidence du conseil, de Wissam Alik à la vice-présidence et de Haroun al-Siqli au secrétariat. Le ministre du Travail Mohammad Haidar appelle la nouvelle équipe à exercer ses fonctions avec responsabilité et dans un esprit de coopération.
L’enjeu dépasse la seule nomination administrative. La Sécurité sociale est directement exposée à la perte de valeur des revenus, à la hausse des coûts médicaux et aux transformations du marché du travail. Son fonctionnement touche les salariés et les entreprises. Une institution incapable d’assurer correctement ses prestations accroît les dépenses directement supportées par les ménages. À l’inverse, son redressement peut contribuer à restaurer une partie de la protection sociale perdue pendant la crise.
Le choix de Bechara Asmar intervient donc dans une période où la réforme économique doit également répondre à des impératifs sociaux. Une politique de stabilisation financière qui ne s’accompagnerait pas d’une remise en état des mécanismes de protection risquerait d’aggraver les inégalités. La Caisse constitue, à ce titre, un indicateur concret de la capacité de l’État à transformer les réformes institutionnelles en services accessibles.
Les dépenses publiques alimentent le débat sur les priorités de l’État
Al Akhbar, le 18 août 2026, met également en avant le contraste entre certaines dépenses publiques et le manque de moyens affectés à l’Université libanaise. Le quotidien évoque une « État des entrepreneurs » capable de trouver des millions pour certaines dépenses alors que l’université publique manque de ressources. Cette critique renvoie directement à la question de l’allocation des fonds publics.
Le problème est économique autant que social. L’Université libanaise constitue l’une des principales infrastructures de formation du pays. Une dégradation durable de ses moyens affecte la qualité de l’enseignement et la capacité des étudiants issus de ménages modestes à accéder à une formation supérieure. Elle peut également accentuer l’émigration des jeunes diplômés et affaiblir les ressources humaines nécessaires à une économie plus productive.
Le débat sur les dépenses publiques oppose donc des besoins immédiats à des investissements de long terme. Les infrastructures, la reconstruction, l’électricité et la protection sociale nécessitent tous des financements importants. Dans un contexte de ressources limitées, la hiérarchisation des dépenses devient un choix politique majeur. La critique formulée par Al Akhbar vise précisément l’absence de cohérence perçue dans cette hiérarchie.
La guerre au Sud pèse sur toute perspective de reprise
Les dossiers économiques du 18 août ne peuvent enfin être séparés de la situation sécuritaire. Les bombardements et destructions au Sud ont un coût direct. Ils touchent les logements, les terres agricoles, les commerces, les infrastructures et les déplacements. Ils retardent également la reconstruction et empêchent de nombreuses familles de reprendre une activité normale.
Joseph Aoun insiste sur ce point dans ses déclarations rapportées par Ad Diyar, le 18 août 2026. Le président demande une aide pour reconstruire le Sud et souligne que les ministères doivent être présents dans les localités où l’armée se déploie. La reconstruction n’est donc pas présentée comme une étape éloignée qui commencerait seulement après un accord politique complet. Elle fait déjà partie des responsabilités de l’État.
L’incertitude militaire affecte aussi l’investissement. Tant que les entreprises et les habitants ne savent pas si les combats peuvent reprendre, les décisions de reconstruction restent prudentes. Annahar, le 18 août 2026, rapporte ainsi que des habitants revenus dans leurs villages du Sud et de la Békaa occidentale hésitent à effectuer des réparations complètes parce qu’ils n’ont aucune garantie sur la fin de la guerre. Ils se limitent souvent aux travaux indispensables pour pouvoir habiter leur logement. Cette attitude montre comment l’incertitude géopolitique se transforme directement en ralentissement économique.
Les investissements américains sont présentés comme un levier possible
Le gouvernement cherche parallèlement à attirer de nouveaux investissements. Nawaf Salam évoque devant la délégation américaine les possibilités de coopération dans les transports, l’énergie et les infrastructures. Joseph Aoun a également parlé d’un partenariat stratégique, économique et sécuritaire avec les États-Unis. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte que les discussions présidentielles avec Washington ont notamment abordé les investissements américains au Liban et la reprise des liaisons aériennes directes.
Cette stratégie vise à lier stabilisation politique et relance économique. Un accord durable au Sud pourrait réduire une partie du risque qui décourage les investisseurs. En retour, de nouveaux investissements pourraient renforcer les institutions et créer les conditions économiques permettant à l’État d’étendre sa présence. Mais cette relation fonctionne aussi dans le sens inverse. Sans amélioration de la gouvernance, du système bancaire et des infrastructures, la seule stabilisation sécuritaire ne suffira pas à attirer durablement les capitaux.
Le tableau économique du 18 août est donc celui d’une économie qui cherche encore les conditions d’une sortie de crise. La compétitivité des produits libanais recule et certains débouchés régionaux s’affaiblissent. L’électricité reste un obstacle majeur à la production. La restructuration bancaire avance sous la contrainte d’une confiance profondément dégradée. Le FMI continue de placer les réformes au centre de la relation financière internationale. La Sécurité sociale et l’Université libanaise illustrent les difficultés des institutions publiques à remplir leurs missions. Enfin, la guerre au Sud détruit des actifs et maintient une incertitude qui freine la reconstruction. Les projets d’investissement et de partenariat évoqués par le gouvernement offrent des possibilités, mais leur concrétisation dépend d’une combinaison que les sources du 18 août montrent encore inachevée : sécurité, réforme financière, services publics fonctionnels et capacité réelle de l’État à appliquer ses décisions.
Justice : amnistie, peine de mort et extradition au cœur des tensions judiciaires
La loi d’amnistie ouvre une bataille entre les familles d’Abra et le Parlement
La loi d’amnistie générale constitue le principal dossier judiciaire libanais dans la presse du 18 août 2026. Le texte, adopté par le Parlement, ne clôt pas le débat. Il déplace désormais la confrontation vers la présidence de la République et, éventuellement, le Conseil constitutionnel. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte que les familles des militaires tués lors des affrontements d’Abra préparent une mobilisation politique sur deux fronts. Le premier vise le président Joseph Aoun. Elles souhaitent obtenir qu’il ne promulgue pas la loi dans sa forme actuelle et qu’il utilise ses prérogatives constitutionnelles pour la renvoyer devant le Parlement. Les familles s’appuient notamment sur une déclaration faite par le chef de l’État lors d’une rencontre en juin. Joseph Aoun leur avait alors assuré que le sang des militaires et des membres des forces de sécurité ne ferait pas l’objet d’un compromis, quelles que soient les circonstances politiques. Le second front concerne les députés qui ont combattu certaines dispositions du texte. Les familles souhaitent qu’un recours puisse être présenté devant le Conseil constitutionnel contre les articles qu’elles considèrent comme portant atteinte aux droits des victimes.
Le désaccord concerne surtout le périmètre de l’amnistie. Selon Ad Diyar, le 18 août 2026, les familles refusent qu’un règlement général puisse bénéficier sans garanties suffisantes à des personnes accusées ou condamnées dans des dossiers liés à des attaques contre l’armée. Elles insistent sur le fait que leur démarche ne doit pas être transformée en confrontation partisane. Certaines forces politiques soutiennent leurs revendications, mais les familles ne veulent pas que cette convergence soit assimilée à une alliance politique. Leur objectif affiché reste la révision des dispositions qu’elles jugent incompatibles avec la mémoire et les droits des militaires tués. Le journal rapporte également que des propos menaçants ont été attribués à certains proches de victimes contre des détenus islamistes susceptibles d’être libérés. Les représentants des familles minimisent leur portée et les présentent comme des expressions de colère. Ils affirment vouloir rester dans le cadre de la loi. Cette précision traduit toutefois la sensibilité du dossier. Une amnistie conçue comme un instrument de règlement politique pourrait devenir une source de tension sociale si une partie des familles considère que les crimes commis contre l’institution militaire sont insuffisamment pris en compte.
La recherche d’un compromis institutionnel est donc engagée. Ad Diyar évoque l’hypothèse d’un renvoi de la loi au Parlement afin de modifier certaines dispositions. Cette formule permettrait au président de manifester ses réserves sans engager une confrontation définitive avec la Chambre. Mais elle rouvrirait immédiatement les négociations entre les blocs qui ont permis l’adoption du texte. Le chef de l’État se trouve ainsi devant une décision dont les conséquences dépassent le domaine juridique. Promulguer le texte pourrait être interprété par les familles comme une approbation de dispositions qu’elles contestent. Le renvoyer provoquerait un nouveau débat parlementaire. Le dossier illustre donc la difficulté de concilier une amnistie à vocation générale avec la protection des droits des victimes et la nécessité de distinguer des catégories de faits très différentes.
L’abolition de la peine de mort modifie le cadre pénal libanais
Un autre changement majeur concerne la peine capitale. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte que Joseph Aoun a publié la loi numéro 68 adoptée quelques jours auparavant par le Parlement et portant abolition de la peine de mort. Al Sharq, le 18 août 2026, confirme également la publication de ce texte par le président de la République. La réforme constitue un changement important du droit pénal libanais. Mais ses conséquences apparaissent immédiatement dans un dossier d’extradition particulièrement sensible.
La question du moment exact où la nouvelle loi devient applicable prend en effet une importance concrète. Tant que sa publication officielle et son entrée en vigueur ne sont pas achevées, les autorités judiciaires doivent travailler avec le droit existant. Cette transition juridique se retrouve au centre du dossier du général syrien à la retraite Adel Issa. L’affaire met en présence plusieurs principes : les engagements judiciaires entre le Liban et la Syrie, les règles relatives à l’extradition, la protection d’une personne susceptible d’encourir la peine capitale et les demandes de refuge politique.
La concomitance entre l’abolition et cette procédure transforme une réforme générale en élément immédiat d’un dossier individuel. Elle oblige aussi les autorités judiciaires et administratives à déterminer si l’évolution du droit libanais doit modifier la manière dont le pays examine les garanties offertes par l’État qui demande une extradition. Le corpus ne permet pas d’affirmer que cette question est définitivement tranchée au 18 août. Au contraire, les informations disponibles décrivent une procédure encore susceptible d’évoluer.
L’extradition d’Adel Issa place la justice entre droit et diplomatie
Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, consacre un long dossier au général syrien à la retraite Adel Issa. Selon les informations du journal, le parquet général près la Cour de cassation, dirigé par le juge Ahmad Rami al-Hajj, s’oriente vers une décision autorisant sa remise aux autorités judiciaires syriennes. Le dossier aurait été examiné au regard de la convention judiciaire signée entre le Liban et la Syrie en 1951. Le quotidien souligne cependant que la procédure comporte aussi une forte dimension politique et diplomatique. Damas demande la remise de l’ancien officier, tandis que son avocat cherche à empêcher l’exécution de cette mesure.
L’avocat Tony Chdid a ainsi présenté une demande de refuge politique pour son client. Selon Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, cette demande a été transmise au ministre de l’Intérieur par l’intermédiaire du directeur général de la Sûreté générale, le général Hassan Choucair. L’objectif est de suspendre la remise à la Syrie. La défense invoque aussi l’évolution du droit concernant la peine de mort. Au moment décrit par le journal, la loi d’abolition n’avait pas encore produit tous ses effets administratifs puisqu’elle devait encore suivre le processus de publication officielle. La défense espère que cette évolution conduira la Sûreté générale à différer l’extradition.
Le journal précise plusieurs éléments sur Adel Issa. Il aurait commandé la 17e division de l’armée syrienne entre 2011 et 2015. Al Joumhouriyat affirme que la principale confrontation militaire mentionnée dans son dossier fut celle de l’aéroport de Tabqa contre l’organisation État islamique. Le quotidien indique aussi qu’Issa serait entré légalement au Liban, contrairement à certaines informations faisant état d’une entrée clandestine. Ces éléments sont utilisés par la défense pour contester la remise du général. Ils ne constituent cependant pas une décision judiciaire définitive.
Le raisonnement favorable à l’extradition repose, selon le journal, sur la convention de 1951. Adel Issa est de nationalité syrienne et les faits qui lui sont reprochés auraient été commis en Syrie. La demande aurait été transmise au parquet libanais par les autorités judiciaires syriennes avec les documents requis. Le dossier ne serait pas atteint par la prescription. Les faits poursuivis ne seraient pas considérés comme des infractions politiques exclues de l’extradition. Enfin, les infractions visées auraient leurs équivalents dans le droit libanais. Ces critères constituent, selon les informations de Al Joumhouriyat, les principaux fondements juridiques susceptibles de permettre la remise.
Les garanties judiciaires en Syrie nourrissent les objections
Le dossier ne se limite pourtant pas à l’interprétation de la convention bilatérale. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte les inquiétudes de juristes et de défenseurs des droits concernant une remise aux autorités syriennes. Ils invoquent notamment les conditions de détention, le risque de mauvais traitements et la situation générale des garanties judiciaires en Syrie. Le débat porte donc sur la possibilité pour le Liban d’exécuter une extradition lorsque la personne concernée affirme courir un risque grave dans l’État demandeur.
Une autre inquiétude concerne le précédent que pourrait créer cette décision. Selon le journal, des responsables sécuritaires considèrent que la remise d’un ancien haut responsable syrien pourrait servir de référence pour d’autres demandes concernant des personnes installées au Liban. Cette question touche notamment des Syriens ayant quitté leur pays après les changements politiques intervenus à Damas. Le débat dépasse ainsi le cas individuel d’Adel Issa. Il concerne la manière dont le Liban entend traiter les demandes d’extradition émanant des nouvelles autorités syriennes.
Le principe de réciprocité apparaît également dans les discussions. Al Joumhouriyat rappelle que le Liban réclame lui-même à la Syrie plusieurs personnes recherchées par sa justice. Le quotidien fait état d’une liste d’environ 80 Libanais dont Beyrouth demande la remise. Il évoque notamment un ancien membre des forces de sécurité qui aurait rejoint le Front al-Nosra au début de la guerre syrienne et occuperait désormais une fonction sécuritaire à Homs. Le journal rappelle aussi la demande libanaise concernant Habib Chartouni. Selon cette lecture, les relations judiciaires entre Beyrouth et Damas ne peuvent être évaluées uniquement à travers les demandes syriennes. Elles posent également la question de la coopération de Damas avec les requêtes libanaises.
La mort d’un cadre bancaire déclenche une enquête
Un autre dossier judiciaire apparaît dans Ad Diyar, le 18 août 2026. Le quotidien rapporte qu’un responsable travaillant comme directeur au sein de SGBL a été retrouvé mort à son domicile dans le secteur de Ghadir-Jounieh. La victime présentait une blessure par balle à la tête. Les forces de sécurité et les services de police scientifique se sont rendus sur place et ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances et les causes du décès.
À ce stade, les sources fournies ne permettent pas d’aller plus loin. Aucun élément suffisamment établi dans le corpus ne permet de qualifier le décès d’homicide, de suicide ou d’accident. Il n’est pas non plus possible d’établir un lien avec les fonctions bancaires de la victime. La place donnée à l’affaire dans plusieurs commentaires montre qu’elle suscite des interrogations, mais celles-ci ne constituent pas des faits judiciairement établis. Pour une revue de presse factuelle, le dossier doit donc rester présenté comme une enquête en cours.
Cette prudence est d’autant plus importante que le secteur bancaire reste politiquement sensible. Toute association prématurée entre la fonction professionnelle de la victime et son décès risquerait de transformer une hypothèse en information. Au 18 août, le seul élément solide fourni par les sources est l’ouverture d’investigations par les services compétents.
La loi sur les médias soulève la question des peines visant les journalistes
La justice apparaît également dans le débat sur la nouvelle loi relative aux médias. Al Sharq, le 18 août 2026, rapporte que le président du syndicat de la presse Aouni Kaaki et celui du syndicat des rédacteurs Joseph Kosseifi demandent à Joseph Aoun de renvoyer le texte adopté par le Parlement. Leur objection principale concerne les dispositions susceptibles de conduire à l’emprisonnement d’un journaliste. Les deux responsables considèrent qu’une loi sur les médias doit protéger et organiser la liberté de la presse plutôt que créer de nouveaux instruments permettant de sanctionner pénalement les journalistes.
Ils contestent également les dispositions permettant la multiplication des organisations syndicales dans le secteur. Selon eux, une telle évolution pourrait fragmenter la représentation professionnelle. Mais l’enjeu judiciaire demeure la question des sanctions et de la privation de liberté. Les syndicats demandent que la loi soit réexaminée afin de respecter la Constitution et les libertés publiques.
Cette controverse intervient au moment même où le Liban abolit la peine de mort. Deux débats distincts sur la politique pénale apparaissent ainsi simultanément. Le premier concerne la sanction la plus lourde du système judiciaire. Le second porte sur la place de l’emprisonnement dans le traitement des infractions liées à la presse. Dans les deux cas, les discussions interrogent le rapport entre sanction pénale et protection des droits fondamentaux.
La justice libanaise confrontée à plusieurs tests institutionnels
Les dossiers du 18 août placent finalement la justice devant des questions de nature très différente. L’amnistie générale oblige les institutions à arbitrer entre une volonté de règlement et les droits des victimes. Les familles des militaires tués à Abra demandent que certaines infractions ne disparaissent pas dans un compromis politique général. Leur mobilisation peut conduire à un renvoi de la loi au Parlement ou à un recours constitutionnel. La décision de Joseph Aoun devient donc déterminante pour la suite de la procédure.
L’abolition de la peine de mort ouvre, elle, une transformation du droit pénal dont les effets apparaissent immédiatement dans le dossier Adel Issa. Son extradition met en jeu la convention judiciaire libano-syrienne, la question du refuge politique, les garanties offertes à la personne réclamée et les relations diplomatiques avec Damas. La procédure montre également que les décisions de justice ne peuvent pas toujours être séparées du contexte régional.
La mort du cadre de SGBL rappelle, dans un registre différent, la nécessité de distinguer les faits établis des hypothèses tant que l’enquête n’a pas livré ses conclusions. Enfin, la loi sur les médias ouvre un débat sur les limites de la sanction pénale lorsqu’elle concerne l’exercice du journalisme.
Au 18 août 2026, ces affaires n’ont donc pas toutes atteint leur terme. Certaines sont au stade de la décision présidentielle, d’autres devant le parquet ou les services d’enquête. Leur point commun réside dans la question de l’indépendance et de la crédibilité des institutions. La manière dont seront traitées l’amnistie, l’extradition, les garanties pénales et les enquêtes en cours déterminera non seulement le sort des personnes concernées, mais aussi la capacité de l’État à montrer que les compromis politiques et diplomatiques restent soumis à des règles judiciaires clairement établies.
Société : les habitants du Sud face au déplacement, à la destruction et au retour précaire
Le déplacement redevient une réalité quotidienne dans les villages du Sud
La situation des habitants du Sud constitue le principal sujet de société dans la presse libanaise du 18 août 2026. Derrière les négociations, les positions militaires et les échanges diplomatiques, plusieurs journaux décrivent une population qui vit de nouveau dans l’incertitude. Les bombardements israéliens et la crainte d’une extension des combats modifient les conditions du retour dans les villages. Les familles qui avaient repris possession de leurs logements doivent désormais envisager la possibilité d’un nouveau départ. Ad Diyar, le 18 août 2026, décrit cette situation à partir des attaques ayant notamment touché Ansar et Deir al-Zahrani. Le journal évoque des habitants revenus dans le Sud mais contraints de garder à portée de main les affaires nécessaires à un déplacement rapide. Il rapporte que les mouvements de population se répètent à chaque nouvelle phase d’attaques. La précarité du retour devient ainsi une caractéristique durable de la vie quotidienne. Le logement n’est plus seulement un lieu à reconstruire. Il reste un espace dont les habitants ne savent pas s’ils pourront continuer à l’occuper.
Cette incertitude est également relevée par Annahar, le 18 août 2026. Le quotidien rapporte que des habitants revenus dans leurs villages du Sud et de la Békaa occidentale hésitent à entreprendre une remise en état complète de leurs logements. Personne, expliquent-ils, ne leur a donné de garantie sur la fin de la guerre. Ils effectuent donc surtout les réparations indispensables pour pouvoir habiter les lieux. Cette attitude illustre une conséquence sociale concrète de l’insécurité. Même lorsque les familles reviennent, le retour ne signifie pas que leur vie a retrouvé son cours normal. Les dépenses sont limitées par la peur de voir de nouveaux travaux détruits. Les projets familiaux restent suspendus à l’évolution du front. La reconstruction privée devient provisoire, alors même que les besoins sont considérables.
Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, apporte à cette situation les données communiquées par la FINUL. La force internationale affirme que l’activité militaire israélienne a nettement augmenté entre le 5 et le 16 août. Elle a enregistré une moyenne quotidienne de 137 projectiles, avec des pointes à 208 le samedi et 185 le dimanche. La FINUL souligne que les civils paient de nouveau le prix de cette escalade. Plusieurs familles ont dû se déplacer ou modifier leur mode de vie en raison de l’insécurité et de l’incertitude. Le constat rejoint donc celui des témoignages rapportés par les autres journaux : les conséquences sociales de la confrontation ne commencent pas avec une guerre générale. Elles apparaissent dès que les bombardements deviennent assez fréquents pour empêcher les habitants de considérer leur retour comme durable.
La destruction des villages compromet le retour durable des familles
Les conséquences sociales sont aggravées par les destructions matérielles. Les sources du 18 août décrivent des maisons endommagées ou détruites, des terres touchées et des opérations de terrassement dans plusieurs localités. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte des bombardements et des destructions à Bint Jbeil, Kounine, Markaba, Zawtar al-Charqiya, Wadi Zibqine, Hadatha et Bani Hayyan. Le journal fait aussi état d’un survol intense de plusieurs secteurs du littoral méridional. Dans ce contexte, les familles ne doivent pas seulement décider si elles peuvent rentrer. Elles doivent déterminer si leur village dispose encore des conditions matérielles permettant une vie normale.
La destruction des habitations n’est qu’une partie du problème. Les terres agricoles, les plantations et les infrastructures locales sont également touchées. Les incendies et opérations de terrassement affectent une économie villageoise dans laquelle les revenus agricoles jouent encore un rôle important. La perte d’une maison peut être visible immédiatement. La destruction d’arbres, de cultures ou d’équipements produit des conséquences plus longues. Elle réduit les revenus futurs et peut rendre le retour économiquement impossible même lorsque les combats cessent.
Cette situation explique l’insistance de Joseph Aoun sur la reconstruction. Ad Diyar, le 18 août 2026, rapporte que le président demande une aide pour reconstruire le Sud. Il souligne également la nécessité d’assurer des services aux habitants des zones où l’armée se déploie. La reconstruction est donc liée à la présence de l’État. Il ne suffit pas de permettre aux habitants de revenir physiquement dans leurs villages. Encore faut-il que l’électricité, les routes, les télécommunications, l’eau et les services administratifs soient disponibles.
Le président développe la même idée devant la délégation américaine. Selon Al Bina’, le 18 août 2026, il estime que la réponse gouvernementale doit être globale et comprendre les dimensions économiques, sociales et politiques, et non la seule dimension militaire. Il cite notamment les ministères de l’Énergie, des Travaux publics et des Télécommunications parmi les administrations appelées à fournir des services dans les localités du Sud. Cette déclaration montre que la stabilisation ne peut être réduite au déploiement de l’armée. La présence institutionnelle doit être visible dans la vie quotidienne des habitants.
La FINUL est aussi perçue comme un facteur de sécurité sociale
Le débat sur la FINUL possède une dimension sociale souvent masquée par les discussions militaires. Joseph Aoun insiste précisément sur cet aspect. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte que le président considère la présence de la force internationale comme importante pour des raisons humanitaires, sociales, économiques et sécuritaires. Elle contribue, selon lui, à donner aux habitants un sentiment de sécurité et à les encourager à rester dans leurs villages.
Cette fonction explique en partie la mobilisation parlementaire en faveur de son maintien. Une délégation représentant 86 députés a remis à la présidence une demande de prolongation de la mission. La présence des soldats internationaux est certes liée à l’observation et à la coordination. Mais elle est aussi devenue un élément de la vie des localités du Sud. Le retrait de la FINUL pourrait donc être perçu par une partie des habitants comme la disparition d’une protection supplémentaire dans une période où l’armée israélienne maintient des positions et où les attaques se poursuivent.
La FINUL affirme elle-même maintenir des patrouilles, suivre les développements, dégager certains obstacles et réduire les risques liés aux explosifs. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, rapporte également qu’elle facilite l’accès de l’aide humanitaire. Ces fonctions touchent directement la vie des civils. Elles prennent une importance particulière dans les secteurs où des munitions non explosées restent présentes.
La une de Ad Diyar, le 18 août 2026, montre d’ailleurs des militaires libanais procédant au démantèlement de bombes aériennes non explosées à Kafra. Ad Diyar-18 08 2026.pdf Le danger subsiste donc après les bombardements. Une munition qui n’a pas explosé au moment de l’attaque continue de menacer les habitants, les agriculteurs et les enfants. Le retour dans les zones touchées suppose dès lors des opérations de sécurisation et de déminage, qui s’ajoutent aux besoins de reconstruction.
La protection sociale tente de retrouver un fonctionnement institutionnel
En dehors du Sud, la réorganisation de la Caisse nationale de sécurité sociale représente l’un des principaux sujets touchant directement les conditions de vie. Al Bina’, le 18 août 2026, rapporte l’installation du nouveau conseil d’administration de l’institution. Bechara Asmar en devient président, Wissam Alik vice-président et Haroun al-Siqli secrétaire. Le ministre du Travail Mohammad Haidar appelle le nouveau conseil à travailler de manière responsable et collective.
La remise en fonctionnement de cette institution est importante dans une société marquée par plusieurs années de crise économique. La hausse du coût de la santé et la perte de valeur des revenus ont accru la charge supportée directement par les ménages. Dans ce contexte, l’efficacité de la Sécurité sociale détermine la capacité d’une partie des salariés à accéder aux soins et à certaines prestations.
La nomination d’un conseil ne règle évidemment pas les difficultés financières de l’institution. Elle constitue cependant une étape administrative nécessaire. Le défi sera de transformer la réorganisation en amélioration des prestations. Le corpus du 18 août ne fournit pas suffisamment d’éléments pour mesurer les résultats futurs de la nouvelle équipe. Il permet en revanche d’établir que la protection sociale revient dans l’agenda institutionnel après une longue période où la crise avait considérablement réduit les capacités des organismes publics.
Cette question rejoint la stratégie exposée par Nawaf Salam. Le Premier ministre affirme que réforme et restauration de l’autorité de l’État constituent deux voies indissociables. Pour les citoyens, cette autorité ne se mesure pas uniquement au contrôle du territoire. Elle se mesure aussi à la capacité d’obtenir des soins, des services et une protection sociale. La reconstruction de l’État passe donc par des institutions qui ont un effet immédiat sur la vie quotidienne.
L’Université libanaise reste confrontée au manque de moyens
La situation de l’enseignement public constitue un autre volet social du corpus. Al Akhbar, le 18 août 2026, met en avant le manque de moyens de l’Université libanaise et le contraste avec d’autres dépenses publiques. Le quotidien critique une gestion dans laquelle des fonds importants peuvent être mobilisés pour certaines dépenses alors que l’université publique manque de ressources.
Al Akhbar-18 08 2026.pdf
La question dépasse le budget d’un établissement. L’Université libanaise demeure une voie essentielle d’accès à l’enseignement supérieur pour les familles qui ne peuvent pas assumer les frais des établissements privés. Son affaiblissement produit donc un effet social direct. Il réduit les possibilités de formation d’une partie de la jeunesse et peut renforcer les inégalités entre les étudiants.
La dégradation de l’enseignement public peut également alimenter l’émigration. Les jeunes qui ne trouvent ni formation satisfaisante ni perspectives professionnelles peuvent chercher à poursuivre leurs études ou leur carrière à l’étranger. Le Liban perd alors une partie des compétences nécessaires à sa reconstruction économique et institutionnelle. Le financement de l’université n’est donc pas seulement une question éducative. Il touche au maintien du capital humain dans le pays.
Le dossier met enfin en évidence le débat sur les priorités publiques. Les ressources de l’État sont limitées et les besoins nombreux. Mais le choix de réduire ou de retarder les dépenses éducatives produit des conséquences à long terme. La critique formulée dans Al Akhbar porte précisément sur ce décalage entre les besoins de l’université et les choix budgétaires observés ailleurs.
L’alimentation et la santé interrogent les habitudes quotidiennes
Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, consacre également un dossier à une question de vie quotidienne : la cuisine domestique est-elle toujours meilleure pour la santé ? Le journal examine les idées reçues associant automatiquement préparation à domicile et alimentation saine. Son traitement rappelle que la qualité d’un repas dépend de sa composition, des quantités, des méthodes de cuisson et des produits utilisés, et non du seul fait qu’il soit préparé chez soi.
Ce sujet se distingue des grands dossiers politiques et sécuritaires de l’édition. Il montre néanmoins que les enjeux de société ne sont pas entièrement absorbés par la guerre et la crise institutionnelle. Les habitudes alimentaires restent une question de santé publique, particulièrement dans une période où les contraintes économiques peuvent modifier les choix des ménages.
Le coût des produits, la disponibilité des aliments et le temps consacré à la préparation influencent directement les pratiques. La notion de cuisine saine doit donc être replacée dans les conditions sociales des familles. Un ménage confronté à une forte baisse de pouvoir d’achat ne dispose pas nécessairement des mêmes possibilités de choix qu’un autre. Le dossier alimentaire rejoint ainsi indirectement les questions de revenus et de protection sociale.
Les services publics deviennent une condition du retour à une vie normale
La presse du 18 août montre finalement que les difficultés sociales libanaises sont fortement liées au fonctionnement de l’État. Au Sud, les habitants ont besoin de sécurité, mais aussi d’eau, d’électricité, de routes et de télécommunications. Les familles déplacées doivent savoir si leur retour est durable avant d’engager des dépenses de reconstruction. Les agriculteurs doivent pouvoir accéder à leurs terres sans être exposés aux bombardements ou aux munitions non explosées.
Dans le reste du pays, les mêmes attentes prennent d’autres formes. Les salariés dépendent d’une Sécurité sociale capable de couvrir une partie des dépenses médicales. Les étudiants ont besoin d’une université publique correctement financée. Les ménages restent confrontés aux effets de la crise sur leur alimentation, leur santé et leurs dépenses essentielles.
Le Sud concentre cependant les formes les plus aiguës de cette fragilité. Le retour des habitants ne peut être mesuré uniquement par le nombre de personnes revenues dans leurs villages. Un retour réel suppose que les familles puissent réparer leur logement sans craindre sa destruction quelques semaines plus tard. Il suppose que les enfants puissent reprendre une vie régulière et que les adultes puissent retrouver leur activité. Il exige également que les services publics fonctionnent et que les routes, les terres et les habitations soient sécurisées.
Les sources du 18 août 2026 décrivent ainsi une société qui ne vit pas seulement les conséquences immédiates de la confrontation. Elle doit aussi gérer une incertitude prolongée. Les habitants du Sud reviennent sans savoir s’ils devront repartir. Les institutions sociales tentent de retrouver leurs capacités après plusieurs années de crise. L’Université libanaise manque de moyens alors qu’elle constitue un outil majeur de mobilité sociale. La protection sociale doit être reconstruite dans un contexte de forte pression sur les ménages. Dans ces différents dossiers, la question centrale reste celle de la continuité : continuité du logement, des revenus, des soins, de l’enseignement et des services. C’est cette continuité que la guerre, la crise économique et l’affaiblissement institutionnel continuent de fragiliser.
Culture : Ziad Rahbani au cœur des hommages, entre mémoire libanaise, musique et création
À Saïda, l’œuvre de Ziad Rahbani continue de fédérer artistes et public
La figure de Ziad Rahbani occupe une place importante dans l’actualité culturelle relevée par la presse du 18 août 2026. À Saïda, l’hommage rendu au musicien, compositeur et homme de théâtre libanais a pris la forme d’une manifestation réunissant plusieurs disciplines. Annahar, le 18 août 2026, rapporte que le Centre culturel Maarouf Saad a clôturé une manifestation organisée sous le titre « Allô, pour la première fois… nous ne sommes pas ensemble », consacrée à la mémoire de Ziad Rahbani. L’événement a voulu restituer plusieurs dimensions de son parcours. Il ne s’est pas limité à l’interprétation de ses chansons. Une exposition d’archives issue de la collection de l’ingénieur Hussein Maaz a présenté des photographies et des documents retraçant des étapes de sa carrière musicale et théâtrale. La programmation a ensuite associé poésie, chant, musique, arts plastiques et danse. Le chanteur Oussama Zeidan a interprété des chansons nationales et plusieurs œuvres de Rahbani. Jaafar al-Taffar a proposé des lectures poétiques inspirées de son univers et de sa pensée. Un court métrage réalisé par Ali al-Ibriq a également été projeté, tandis qu’une troupe de danse a présenté une création construite sur sa musique. Des artistes ont enfin réalisé en direct des œuvres inspirées du musicien.
La diversité de cette programmation traduit la place particulière de Rahbani dans la culture libanaise. Son héritage ne relève pas uniquement de la chanson. Il touche au théâtre, à la composition, au commentaire social et à une forme de satire politique qui a marqué plusieurs générations. L’hommage de Saïda permet ainsi de faire dialoguer les différents aspects de cette œuvre. L’exposition d’archives joue ici un rôle particulier. Elle transforme le souvenir en matériau documentaire et permet de suivre la construction d’un parcours artistique qui a accompagné plusieurs décennies de l’histoire libanaise. La manifestation montre aussi comment l’œuvre continue d’être reprise par de jeunes artistes. La danse, la création plastique et le court métrage ne reproduisent pas simplement les formes utilisées par Rahbani. Ils les réinterprètent à travers d’autres disciplines. L’événement devient ainsi autant un travail de mémoire qu’une nouvelle production culturelle.
Le choix de Saïda donne également une dimension locale à cet hommage. Il inscrit la mémoire de l’artiste dans un espace culturel extérieur aux grandes salles beyrouthines. La présence d’un public autour d’une exposition, de concerts et de performances témoigne du rôle que les centres culturels régionaux peuvent jouer dans la circulation des œuvres libanaises. Dans une actualité nationale largement dominée par les affrontements et les difficultés économiques, cette programmation offre un autre récit du pays : celui d’institutions locales qui continuent à organiser des rencontres artistiques et à préserver des archives.
Jérusalem ouvre son festival par un hommage au musicien libanais
L’influence de Ziad Rahbani dépasse parallèlement le cadre libanais. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte que le Festival de Jérusalem a choisi ses chansons pour ouvrir sa trentième édition, après deux années d’interruption liées à la guerre à Gaza. Dans une salle du Centre culturel Yabous, à Jérusalem-Est, l’Orchestre de Jérusalem pour la musique arabe a consacré environ une heure et demie à un choix d’œuvres du musicien libanais. Le quotidien rappelle que Rahbani n’était pas seulement connu comme compositeur et musicien. Ses prises de position en faveur de la cause palestinienne ont également contribué à son importance dans la mémoire culturelle palestinienne.
Le président du conseil d’administration du Centre Yabous, le musicien Souheil Khoury, explique dans Al Quds Al Arabique le festival atteint sa trentième édition alors que son histoire s’étend sur quarante ans, plusieurs interruptions ayant été provoquées par les Intifadas et les guerres. Il souligne la volonté des organisateurs de revenir malgré la guerre et les destructions à Gaza. Le festival est présenté comme un moyen de redonner un espace collectif à une population confrontée à une longue période de violence. La musique de Rahbani prend ainsi une signification qui dépasse l’hommage à un artiste disparu. Elle sert de point de reprise à une manifestation culturelle palestinienne interrompue par la guerre.
Le choix d’un artiste libanais pour cette réouverture montre également la circulation régionale des références culturelles. Les œuvres de Rahbani ont été produites dans un contexte libanais très spécifique, mais certaines de leurs dimensions politiques et sociales ont trouvé un écho bien au-delà du pays. La programmation de Jérusalem transforme donc un patrimoine libanais en langage culturel partagé. Elle rappelle également les liens historiques entre les scènes musicales libanaise et palestinienne.
L’événement possède enfin une dimension institutionnelle. Selon Al Quds Al Arabi, les organisateurs considèrent qu’un festival portant le nom de Jérusalem participe au maintien d’une vie culturelle dans la ville. Le retour de la manifestation après deux années d’interruption est donc présenté comme un acte de continuité. Dans cette perspective, l’hommage à Ziad Rahbani associe mémoire artistique et maintien d’une activité culturelle dans un environnement politique difficile.
La musique algérienne revisitée à travers l’héritage de Dahmane El Harrachi
Le corpus du 18 août élargit également le regard à la création musicale arabe. Al Quds Al Arabi consacre un sujet à Marwa Salah Metwally et à son travail autour de Dahmane El Harrachi. Le traitement revient sur l’œuvre du musicien algérien et sur la manière dont son répertoire continue d’être interprété et transmis. Al Quds-18 08 2026.pdf L’intérêt du sujet tient à cette circulation de la mémoire musicale entre générations et entre espaces arabes.
Dahmane El Harrachi appartient à une tradition dont la réception a largement dépassé l’Algérie. Son répertoire a accompagné l’expérience de l’émigration et les transformations sociales d’une partie du Maghreb. Le sujet permet donc de replacer la chanson dans un contexte historique et humain plus vaste. Comme dans les hommages à Ziad Rahbani, la reprise contemporaine ne se réduit pas à la nostalgie. Elle pose la question de la transmission d’un patrimoine musical et de la capacité de nouveaux interprètes à lui donner une forme actuelle.
Cette présence de plusieurs sujets musicaux dans les éditions du jour montre la place accordée aux œuvres qui traversent les générations. Les journaux ne traitent pas uniquement des nouveautés discographiques. Ils reviennent aussi sur des artistes dont l’influence continue après leur disparition. Le rapprochement ne signifie pas que leurs œuvres soient comparables. Il met plutôt en évidence une même interrogation culturelle : comment conserver un patrimoine populaire sans le figer dans la seule commémoration ?
Cinéma et télévision maintiennent une actualité artistique diversifiée
Les pages culturelles du corpus accordent également une place importante au cinéma et aux productions audiovisuelles. Plusieurs publications consacrent des espaces spécifiques aux sorties, aux interprètes et aux projets en cours. Al Joumhouriyat, le 18 août 2026, réserve ainsi une page à l’actualité cinématographique, tandis que Al Sharq Al Awsatdéveloppe également des contenus consacrés au cinéma et à la culture. Ces pages permettent d’élargir la section au-delà de la musique, même si les sujets strictement libanais sont moins nombreux que dans les hommages consacrés à Rahbani.
Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, présente également plusieurs sujets relevant des arts et de la création. Son édition associe actualité politique, pages culturelles, littérature et musique. Cette diversité constitue une caractéristique importante du corpus. La culture n’apparaît pas comme un espace isolé du contexte régional. Les œuvres et les manifestations sont souvent replacées dans les sociétés qui les produisent. Le Festival de Jérusalem en est l’exemple le plus net : la reprise de l’activité artistique y est directement liée aux effets de la guerre.
Cette articulation entre culture et situation politique est également perceptible au Liban. Les manifestations consacrées à Ziad Rahbani interviennent alors que les pages d’actualité sont presque entièrement occupées par le Sud, les négociations et le risque d’une nouvelle confrontation. La coexistence de ces sujets montre que la vie culturelle continue malgré l’instabilité. Elle ne supprime pas les conséquences de la crise, mais elle maintient des lieux de rencontre et de production.
Le patrimoine médical de Damas transformé en espace muséal
Le patrimoine constitue un autre axe de l’actualité culturelle. Annahar, le 18 août 2026, met en avant le Bimaristan de Damas, présenté comme un musée consacré à la médecine et aux sciences. Le sujet s’intéresse à la transformation d’un lieu historique de soins en espace de transmission patrimoniale. Nahar-18 08 2026.pdf Cette approche élargit la notion de culture au patrimoine scientifique, architectural et médical.
Le bimaristan rappelle que les institutions de soins ont également produit une architecture, des pratiques et des savoirs dont la conservation relève aujourd’hui du patrimoine. Sa transformation en musée permet de présenter au public l’histoire de la médecine dans la région et le rôle joué par ces établissements dans l’organisation des soins. Le lieu ne vaut donc pas uniquement par son architecture. Il permet de raconter une histoire sociale des sciences.
Ce type de sujet occupe une place particulière dans un corpus largement dominé par l’actualité immédiate. Il introduit une temporalité plus longue. Là où les nouvelles politiques suivent des événements qui évoluent parfois d’une heure à l’autre, le patrimoine oblige à regarder les continuités historiques. Il rappelle également que la préservation culturelle ne concerne pas seulement les œuvres littéraires ou musicales. Les bâtiments, les pratiques scientifiques et les institutions anciennes constituent eux aussi des éléments de mémoire.
La traduction et la littérature prolongent le débat sur la circulation des œuvres
Les pages culturelles d’Annahar, le 18 août 2026, accordent également une place aux questions littéraires et à la traduction. Nahar-18 08 2026.pdf Le sujet est essentiel dans un espace culturel arabe où une part importante de la circulation des œuvres dépend du passage entre plusieurs langues. La traduction permet l’accès à des littératures étrangères, mais elle permet aussi aux auteurs arabes de toucher d’autres publics.
Le travail du traducteur ne consiste pas seulement à remplacer des mots. Il doit conserver une voix, un rythme et des références culturelles. Les débats sur la traduction touchent ainsi directement à la manière dont une œuvre est reçue dans une autre société. Dans une édition où plusieurs événements montrent la circulation régionale de la musique, cette dimension littéraire complète le tableau : la culture se construit aussi à travers les passages d’une langue et d’un espace à un autre.
La présence de sujets littéraires, patrimoniaux, musicaux et cinématographiques permet ainsi d’éviter de réduire la culture à l’actualité du spectacle. Le corpus montre au contraire plusieurs formes de transmission. Certaines passent par des archives, comme à Saïda. D’autres par la réinterprétation musicale, comme à Jérusalem. D’autres encore reposent sur la conservation d’un bâtiment ou sur la traduction d’un texte.
La culture libanaise entre mémoire et continuité
Pour le Liban, la principale ligne culturelle du 18 août reste néanmoins celle de la mémoire de Ziad Rahbani. Les hommages organisés à Saïda et à Jérusalem donnent à son œuvre deux dimensions complémentaires. À Saïda, l’accent est mis sur la pluralité de son parcours et sur la réappropriation de son héritage par des artistes. À Jérusalem, sa musique accompagne la reprise d’un festival interrompu par la guerre. Dans les deux cas, les œuvres ne sont pas seulement rejouées. Elles sont utilisées pour créer un espace collectif.
Cette actualité souligne également l’importance des archives. Les photographies, documents et objets réunis à Saïda permettent de préserver des traces qui pourraient autrement rester dispersées dans des collections privées. La constitution d’une mémoire culturelle dépend précisément de cette capacité à conserver et rendre accessibles les documents. Les hommages ponctuels peuvent attirer un public, mais la transmission à long terme nécessite des fonds organisés, des lieux de conservation et un travail documentaire.
La diversité des formes présentées lors de la manifestation de Saïda montre parallèlement que l’héritage d’un artiste peut devenir une matière pour de nouvelles créations. Poésie, danse, cinéma et arts plastiques se sont ajoutés à la musique. Cette démarche évite que l’hommage ne soit seulement commémoratif. Elle montre comment une œuvre ancienne peut continuer à produire de nouvelles formes.
Agenda culturel : les rendez-vous identifiés dans les sources du 18 août
Le corpus permet d’identifier plusieurs manifestations culturelles, mais il ne fournit pas un agenda exhaustif de l’ensemble des événements en cours au Liban. La principale manifestation libanaise clairement documentée est l’hommage à Ziad Rahbani organisé par le Centre culturel Maarouf Saad à Saïda. Annahar, le 18 août 2026, précise toutefois qu’il s’agit de la clôture de l’événement. L’exposition d’archives, les interventions musicales, la projection et les performances appartiennent donc à une programmation qui arrive à son terme au moment de la publication.
À l’échelle régionale, le Festival de Jérusalem vient en revanche d’ouvrir sa trentième édition. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, indique que l’ouverture a été consacrée à Ziad Rahbani après deux années d’interruption du festival. Al Quds-18 08 2026.pdf Cette manifestation constitue le rendez-vous culturel en cours le mieux identifié dans les sources.
Les PDF du 18 août ne donnent pas suffisamment d’informations fiables pour établir un calendrier complet des expositions, concerts et spectacles actuellement programmés dans l’ensemble du Liban. Il serait donc artificiel d’ajouter des événements non documentés par le corpus. L’agenda peut être complété ultérieurement par une recherche extérieure spécifique si un calendrier exhaustif est souhaité. Dans les sources disponibles, l’actualité culturelle reste surtout structurée par la transmission des œuvres, les hommages à Ziad Rahbani, la reprise du Festival de Jérusalem, la musique arabe, le cinéma, la littérature et la préservation du patrimoine.
Sport : le football féminin ouvre une voie asiatique tandis que les sélections libanaises préparent la relève
No Limits porte pour la première fois le football féminin libanais en Ligue des champions d’Asie
Le football féminin libanais occupe une place centrale dans l’actualité sportive nationale du 18 août 2026. Al Akhbar, le 18 août 2026, consacre un développement à No Limits, champion du Liban féminin, engagé dans les qualifications de la Ligue des champions d’Asie. Le club a remporté moins d’un mois auparavant son premier titre de champion national. Sa direction avait alors décidé de participer à la compétition continentale malgré les difficultés financières et le contexte général du pays. Le journal souligne la portée de cette décision. Le football libanais masculin souffre déjà des conséquences de la guerre. Les difficultés sont encore plus lourdes pour une équipe féminine, dont les ressources sont plus limitées. Malgré ces contraintes, No Limits a obtenu les facilités administratives nécessaires auprès de la Fédération libanaise et s’est inscrit dans la compétition asiatique. Il s’agit de la première participation d’un club libanais à la principale compétition asiatique féminine. Al Akhbar présente donc la présence de No Limits comme un résultat significatif en elle-même, indépendamment de l’issue sportive des qualifications.
Le club doit disputer son deuxième match jeudi contre Ayeyawady, formation de Birmanie. Al Akhbar, le 18 août 2026, décrit une mission difficile pour le représentant libanais dans ces qualifications préliminaires. L’enjeu dépasse toutefois le résultat d’une seule rencontre. L’engagement continental offre au football féminin libanais une exposition et une expérience dont il dispose encore peu. Il intervient surtout juste après le premier sacre national de No Limits. Le club doit ainsi passer rapidement d’une réussite locale à une compétition où les contraintes sportives, financières et logistiques sont plus élevées. Cette transition constitue un test pour la structure elle-même, mais aussi pour la capacité du football féminin libanais à s’inscrire durablement dans les compétitions asiatiques.
La participation prend une importance supplémentaire dans le contexte décrit par le quotidien. Les effets de la guerre ne concernent pas seulement les rencontres ou les déplacements. Ils touchent les finances des clubs, les infrastructures, la préparation et la possibilité de bâtir des programmes sportifs sur plusieurs saisons. Dans ces conditions, une présence continentale nécessite un investissement que les recettes habituelles du football féminin permettent difficilement de couvrir. L’accompagnement de la Fédération devient donc déterminant. Le cas de No Limits pose plus largement la question de la transformation d’un succès ponctuel en progression durable. Une première participation asiatique peut ouvrir une voie. Elle ne suffira cependant pas à développer la discipline si elle n’est pas accompagnée d’un championnat stable, d’une formation des joueuses et de ressources permettant aux clubs de conserver leurs effectifs.
Les moins de 15 ans arrachent le nul contre la Syrie avant les qualifications asiatiques
La préparation de la relève constitue l’autre sujet fort du football libanais. Al Akhbar, le 18 août 2026, rapporte que la sélection libanaise des moins de 15 ans a obtenu un match nul 2-2 face à la Syrie à Jounieh. Cette rencontre amicale s’inscrit dans la préparation des qualifications de la Coupe d’Asie, prévues en novembre. Le tirage au sort doit avoir lieu le 27 août. Le Liban a commencé la rencontre avec une approche offensive malgré un but syrien encaissé dès la cinquième minute. Le résultat est présenté comme un nul obtenu avec caractère face à une sélection voisine utilisée comme étape de préparation.
La rencontre prend son sens dans un programme plus long. À cet âge, l’objectif ne se limite pas au résultat immédiat. Les matchs amicaux doivent permettre de tester des joueurs, des associations et une organisation collective avant la compétition officielle. Le fait de rencontrer la Syrie permet également au Liban d’affronter une équipe issue d’un environnement footballistique proche avant de découvrir ses adversaires asiatiques. Le calendrier laisse encore plusieurs mois de préparation. Le tirage du 27 août permettra ensuite d’adapter le travail aux équipes que le Liban devra affronter.
Le développement des sélections de jeunes rejoint directement les ambitions affichées pour l’équipe nationale senior. La question de la continuité entre les catégories apparaît comme un enjeu important du football libanais. Former une génération ne produit des résultats que si les joueurs peuvent progresser dans un cadre cohérent, trouver du temps de jeu dans leurs clubs puis accéder progressivement aux sélections supérieures. La rencontre face à la Syrie constitue donc un élément d’un chantier plus vaste.
Madjid Bougherra veut transformer l’identité de jeu de la sélection
Annahar, le 18 août 2026, consacre un long sujet à Madjid Bougherra et à la conception qu’il souhaite appliquer au football libanais. Le technicien algérien veut rompre avec une approche longtemps fondée sur la prudence défensive. Il affirme préférer un football offensif, la prise de risque, la créativité, la conservation du ballon et un jeu dynamique. Le changement recherché ne concerne pas seulement la sélection première. Bougherra souhaite qu’une même philosophie soit progressivement appliquée aux différentes catégories d’âge afin qu’un joueur puisse passer d’une sélection à l’autre sans devoir apprendre un système entièrement nouveau.
Cette volonté donne une dimension particulière au travail effectué avec les moins de 15 ans. Le problème du football libanais ne réside pas uniquement dans le niveau des joueurs disponibles pour l’équipe première. Il concerne la manière dont ils sont formés et la continuité entre les générations. Selon Annahar, Bougherra considère que le joueur libanais possède des qualités compatibles avec un jeu plus libre et technique. Il refuse donc de considérer les limites du championnat comme une justification permanente d’un football exclusivement défensif.
Le sélectionneur reconnaît toutefois les difficultés du championnat national. Annahar, le 18 août 2026, rapporte qu’il ne le considère pas dépourvu de talents. Son problème principal réside plutôt dans le manque de continuité. Cette observation touche à l’organisation même du football libanais. Une sélection nationale dépend de joueurs qui doivent évoluer régulièrement dans leurs clubs. Les interruptions, l’instabilité des compétitions et les difficultés économiques réduisent la capacité d’un sélectionneur à construire des automatismes sur la durée.
Nahar-18 08 2026.pdf
Bougherra affirme également vouloir conserver son indépendance dans le choix des joueurs. Il reste prêt à observer un joueur qui lui serait signalé, mais la décision doit rester sportive. Cette approche vise à installer une sélection fondée sur la performance plutôt que sur les interventions extérieures. Le principe paraît élémentaire dans le sport professionnel. Dans un environnement où les structures sont fragiles, son application devient pourtant un élément important de la crédibilité du projet.
Le basket libanais des moins de 18 ans souffre en Championnat d’Asie
Le basket offre un tableau plus difficile. Al Liwa’, le 18 août 2026, rapporte que la sélection libanaise masculine des moins de 18 ans a subi sa troisième défaite consécutive au Championnat d’Asie organisé à Ahmedabad, en Inde. Le Liban s’est incliné lourdement face à la Nouvelle-Zélande, 113 à 62, au terme du premier tour. Les Libanais avaient déjà perdu leurs deux premières rencontres, contre Bahreïn puis contre la Syrie.
L’écart face à la Nouvelle-Zélande montre les difficultés rencontrées par la sélection dans ce tournoi. Les scores intermédiaires cités par Al Liwa’ traduisent une domination progressive de l’adversaire. Pour une équipe de jeunes, une série de trois défaites ne peut cependant être évaluée uniquement à travers le classement. La compétition asiatique permet aussi de mesurer l’écart qui sépare le Liban de formations disposant de programmes de développement différents. Elle doit donc servir à identifier les lacunes techniques, physiques et collectives avant le passage de ces joueurs vers les catégories supérieures.
Le basket occupe une place particulière dans le sport libanais. Les attentes autour des sélections sont élevées en raison de la place prise par cette discipline dans le pays. Les difficultés d’une catégorie de jeunes deviennent donc un indicateur à surveiller. Le renouvellement de l’équipe nationale senior dépend de la capacité des générations intermédiaires à progresser. Une mauvaise compétition n’annonce pas nécessairement un recul durable. Elle souligne cependant le besoin de continuité dans la formation et d’exposition régulière au niveau continental.
La sélection masculine de basket prépare deux tests en Géorgie et en Turquie
Dans le même temps, l’équipe nationale masculine senior poursuit sa préparation. Al Liwa’, le 18 août 2026, rapporte que la délégation libanaise s’est rendue en Géorgie pour participer à un stage. La sélection doit y disputer un match amical contre l’équipe du pays hôte. Elle doit ensuite rejoindre Istanbul pour une seconde rencontre de préparation face au Portugal avant de rentrer au Liban.
Ces deux rencontres donnent au staff la possibilité de confronter l’équipe à des styles différents. La Géorgie dispose d’une tradition de basket solide et d’un profil physique exigeant. Le Portugal offre un autre type d’opposition européenne. Pour le Liban, l’intérêt de ces matchs réside moins dans les résultats que dans la possibilité de tester les choix tactiques et l’état de l’effectif dans un contexte compétitif.
Le contraste avec la sélection des moins de 18 ans est également intéressant. D’un côté, la relève sort d’un premier tour asiatique difficile. De l’autre, les seniors disposent d’une préparation internationale comprenant plusieurs rencontres. La question de la transition entre ces niveaux reste donc centrale. Le basket libanais doit préserver les performances de son équipe première tout en préparant les joueurs susceptibles de la rejoindre dans les prochaines années.
Arsenal domine Manchester City et remporte le Bouclier de la communauté
L’actualité internationale est dominée par le football anglais. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte qu’Arsenal a remporté la 104e édition du Bouclier de la communauté en battant Manchester City 3-0 à Cardiff. Le club londonien décroche ainsi le trophée pour la dix-huitième fois de son histoire. Riccardo Calafiori a ouvert le score après seulement 23 secondes, ce qui constitue, selon le journal, le but le plus rapide de l’histoire de cette compétition. Kai Havertz a inscrit le deuxième but à la 28e minute et Martin Ødegaard le troisième à la 48e. Le capitaine norvégien a estimé que son équipe avait produit un football de haut niveau et envoyé un signal avant le début du championnat.
La portée de cette victoire tient surtout au moment où elle intervient. Arsenal doit défendre son titre de champion d’Angleterre et utilise cette rencontre comme dernier test avant le début de la saison. Battre Manchester City par trois buts d’écart renforce l’impression d’une équipe déjà prête. À l’inverse, la défaite alimente les interrogations autour de City et de son adaptation. Al Joumhouriyat met d’ailleurs en avant dans son édition du 18 août une interrogation sur les difficultés rencontrées par Tijjani Reijnders depuis son arrivée à Manchester City.
Le Bouclier de la communauté ne détermine pas à lui seul le rapport de force d’une saison. Il constitue néanmoins un premier indicateur. Arsenal y a affiché une efficacité immédiate et une capacité à sanctionner rapidement son adversaire. Le résultat accroît les attentes autour du champion en titre avant le retour du championnat anglais.
Le tennis entre dans une nouvelle phase de la saison américaine
Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, suit également les grands tournois de tennis. Elena Rybakina, deuxième joueuse mondiale, a battu l’Américaine Taylor Townsend en deux manches, 6-3, 6-4. Mirra Andreeva, sixième mondiale et championne de Roland-Garros cette année, a dominé l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova 6-1, 6-0 en 65 minutes. Iga Świątek, tenante du titre et septième mondiale, s’est imposée 6-3, 6-0 contre la Colombienne Emiliana Arango. Coco Gauff a rencontré davantage de difficultés contre Liudmila Samsonova avant de renverser la rencontre en trois manches. Chez les hommes, l’Américain Ben Shelton, récemment monté à la sixième place mondiale après son titre à Montréal, a été éliminé par le Portugais Jaime Faria.
Ces résultats montrent une hiérarchie féminine à la fois solide et concurrentielle. Plusieurs des principales joueuses mondiales avancent dans le tournoi, mais leurs parcours ne présentent pas le même degré de facilité. Andreeva et Świątek ont nettement dominé leurs adversaires, tandis que Gauff a dû revenir après la perte du premier set. Chez les hommes, l’élimination de Shelton rappelle la difficulté d’enchaîner après un grand succès.
Le championnat espagnol reprend avec plusieurs repères déjà posés
Le football espagnol complète l’actualité internationale. Al Quds Al Arabi, le 18 août 2026, rapporte notamment la victoire 3-0 de l’Espanyol contre Levante. Roberto Fernández a marqué à deux reprises, avant que Tyreece Dolan n’ajoute le troisième but. Le journal rappelle également les victoires d’Alavés contre Getafe et de Séville contre le Rayo Vallecano. La rencontre du FC Barcelone contre l’Athletic Bilbao a été reportée au 27 août, tandis que le Real Madrid doit affronter la Real Sociedad la veille.
La reprise espagnole intervient dans une période où les grands clubs doivent rapidement trouver leur rythme. Les reports modifient toutefois le calendrier des favoris et retardent certaines comparaisons. Les premiers résultats concernent donc surtout les équipes qui cherchent à installer immédiatement une dynamique positive.
Pour le sport libanais, les enjeux du 18 août sont plus structurels. No Limits découvre le plus haut niveau asiatique féminin après son premier titre national. Les moins de 15 ans préparent les qualifications continentales avec un nul contre la Syrie. Madjid Bougherra veut installer une identité offensive commune aux différentes sélections. En basket, les moins de 18 ans terminent un premier tour asiatique difficile tandis que les seniors multiplient les matchs de préparation à l’étranger. Ces dossiers placent la formation et la continuité au centre de l’actualité sportive nationale, avant l’élargissement aux grands résultats du football et du tennis internationaux.



