Volodymyr Zelensky veut rétablir les déclarations de patrimoine pour tous les employés du Service de sécurité ukrainien, le SBU. Le président a annoncé, samedi 7 novembre, avoir approuvé un projet de loi en ce sens. Il demande au Parlement de l’adopter rapidement, après les révélations de l’opération anticorruption Carthage.
Les déclarations de patrimoine du SBU visées
L’objectif annoncé est de rendre contrôlables les biens et le train de vie des agents. Zelensky souhaite leur appliquer des règles comparables à celles des autres administrations. Son intervention vise l’ensemble des employés du service, sans détailler d’exemptions.
Il s’agit d’un projet législatif, pas d’une obligation nouvelle déjà entrée en vigueur. Le discours ne précise ni le calendrier des déclarations ni leurs modalités de publication. Ces dispositions devront être examinées dans le texte soumis aux députés.
De nouvelles décisions de personnel annoncées
Zelensky affirme que des agents ont déjà été limogés et annonce d’autres décisions. Il demande une enquête complète sur les crimes et violences présumés. Le président distingue ces accusations des opérations militaires du SBU, dont il salue les résultats.
L’annonce prolonge l’affaire révélée le 4 novembre par le Bureau national anticorruption, le NABU, et le parquet spécialisé. Le 5 novembre, ces institutions avaient notifié des soupçons à cinq personnes. Un haut responsable du SBU et deux cadres policiers figuraient parmi elles.
Selon les enquêteurs, des responsables publics auraient protégé des centres d’appels frauduleux et d’autres activités illégales contre rémunération. Le dossier comprend des soupçons de trafic de stupéfiants, de contrefaçon et de violences. Les notifications de soupçons ne constituent pas des condamnations.
Une coopération internationale recherchée
Zelensky évoque aussi le groupe appelé Khimprom et indique avoir abordé cette question avec les États-Unis. Il affirme disposer d’informations sur des activités en Pologne et un projet d’expansion vers le marché allemand des drogues de synthèse. Ces affirmations présidentielles ne valent pas confirmation judiciaire dans ces deux pays.
La procédure a déjà conduit à des mesures de détention. Vendredi 6 novembre, un tribunal ukrainien a ordonné le placement en détention d’un ancien général du SBU, avec possibilité de libération sous caution. Deux responsables policiers et un autre suspect avaient également fait l’objet de décisions de détention cette semaine.
Les responsabilités individuelles restent à établir. Le retour des déclarations de patrimoine dépend désormais de l’examen du projet par le Parlement.


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