2 novembre 2026
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Trump et l’Iran : négocier sous la menace militaire

Donald Trump laisse ouverte la possibilité d’un accord avec l’Iran tout en maintenant sa ligne sur le nucléaire. Dans un entretien diffusé le 2 novembre, il affirme que Téhéran souhaite négocier. En parallèle, une proposition circule après les discussions menées au Qatar. Aucun accord final n’est annoncé et l’option militaire demeure ouverte. Les positions restent éloignées sur le calendrier du dossier nucléaire et les conditions iraniennes concernant le détroit d’Ormuz et le blocus naval américain.

Trump et l’Iran : négocier sous la menace. Portrait officiel de Donald Trump, archives 2025, dans une couverture éditoriale Libnanews.
Montage éditorial Libnanews à partir du portrait officiel de Donald Trump du 2 juin 2025. Photo : Daniel Torok / Maison Blanche, domaine public. Photo d’archives ; ne représente pas une réunion entre les États-Unis et l’Iran.

Donald Trump laisse ouverte la possibilité d’un accord avec l’Iran, tout en maintenant son refus de voir Téhéran se doter de l’arme nucléaire. Dans un entretien diffusé le 2 novembre 2026 par le podcast Pod Force One, le président américain affirme que les dirigeants iraniens souhaitent parvenir à un arrangement. Cette ouverture intervient alors que les échanges se poursuivent par l’intermédiaire du Qatar, sans qu’un accord final ait été annoncé.

Le compte rendu de l’entretien publié par Newsquawk rapporte une position prudente sur son issue : Donald Trump évoque la possibilité d’un accord, mais ne le présente pas comme acquis. La volonté de négocier qu’il prête à Téhéran demeure son appréciation. Elle ne suffit ni à établir une convergence sur les conditions d’un règlement, ni à fixer un calendrier.

Le nucléaire reste un point de désaccord

La ligne affichée par Washington reste l’interdiction d’une arme nucléaire iranienne. Selon Associated Press, les États-Unis souhaitent traiter ce dossier dans de nouvelles négociations, tandis que l’Iran entend l’aborder ultérieurement. Téhéran continue de présenter son programme comme pacifique.

Ce désaccord porte donc aussi sur l’ordre des discussions. Une ouverture au dialogue ne signifie pas que les deux capitales acceptent de négocier les mêmes sujets au même moment. Les propos présidentiels ne constituent pas, à eux seuls, un cadre agréé sur le nucléaire.

Doha : un projet circule, pas encore un accord

Sur le terrain diplomatique, Reuters rapporte le 2 novembre, en citant un responsable informé des discussions, qu’un projet de proposition circule pour recueillir des réactions. Une nouvelle rencontre est possible. Les négociateurs iraniens ont quitté Doha dimanche 1er novembre, mais ce départ n’est pas lié à des difficultés dans les pourparlers, selon cette source.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, explique que le vice-ministre Kazem Gharibabadi s’est rendu au Qatar pour faciliter les échanges de messages avec Washington. Il s’agit d’une médiation qatarie, et non de l’annonce d’un sommet direct entre les dirigeants américain et iranien.

Baghaei conditionne la réouverture et la sécurisation du détroit d’Ormuz à la fin du blocus naval américain et à la prise en compte des demandes iraniennes. D’après Reuters, les discussions s’appuient sur un plan présenté par Téhéran en septembre, dont la mise en œuvre pourrait être accélérée. Ces conditions restent une position de négociation iranienne, pas des engagements américains.

La menace militaire n’a pas disparu

Le dialogue se déroule à la veille des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Reuters rapporte que Donald Trump a exclu de nouvelles attaques avant le vote, tout en laissant ouverte la possibilité d’une action militaire. Une absence de frappes annoncée jusqu’au scrutin ne vaut donc ni garantie de paix durable, ni annonce d’une opération dès le lendemain.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué samedi que le président n’avait pas décidé de lancer de nouvelles frappes et préférait une solution diplomatique, selon Reuters. Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé dimanche que son pays restait prêt à la défense comme à la diplomatie.

Les conséquences régionales d’une reprise des hostilités préoccupent également les voisins de l’Iran. Associated Press rapporte qu’au Dialogue de Manama, le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash a rejeté la perspective d’une nouvelle confrontation. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a lui aussi mis en garde contre une nouvelle escalade.

À ce stade, deux éléments coexistent : un canal diplomatique demeure actif, et la menace de nouveaux combats n’est pas levée. L’enjeu n’est pas seulement de savoir si Washington et Téhéran souhaitent un accord, mais s’ils peuvent s’entendre sur son contenu, ses conditions et l’ordre de leur application.

Sources

Photo : Daniel Torok / Maison Blanche, portrait officiel du 2 juin 2025, domaine public. Source photographique ; notice de licence. Habillage éditorial Libnanews.

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