Plus de 600 000 habitants de la région ukrainienne de Dnipropetrovsk ont été privés d’électricité après une attaque russe dans la nuit du 7 au 8 novembre 2026, selon l’énergéticien DTEK. Dimanche matin, les transports électriques de Dnipro étaient arrêtés et les hôpitaux basculaient sur des générateurs. Les réparations restent exposées à de nouvelles frappes.
Des installations endommagées dans l’est de l’Ukraine
DTEK indique que des installations énergétiques importantes ont été touchées pendant la nuit. L’entreprise cite les districts de Pavlohrad, Samara, Kamianske et Dnipro, ainsi que la ville de Dnipro elle-même, parmi les secteurs privés de courant. Son chiffre de plus de 600 000 habitants concerne donc une partie de la région, et non la seule capitale régionale.
Le chef de l’administration militaire régionale, Oleksandr Hanzha, mentionne de son côté plus de 600 000 usagers et inclut aussi le district de Synelnykove dans les zones touchées. Les deux annonces n’emploient pas exactement la même unité : elles ne permettent pas de convertir ce bilan en un nombre précis de foyers.
Les équipes techniques travaillent au rétablissement de l’alimentation. DTEK souligne toutefois que les attaques répétées compliquent leurs interventions. L’entreprise donne la priorité aux infrastructures critiques, sans annoncer d’heure de retour à la normale pour l’ensemble des habitants.
Métro, tramways et trolleybus à l’arrêt
À Dnipro, la panne a directement perturbé les déplacements du dimanche matin. Le département municipal des transports a annoncé la suspension de toutes les lignes de tramway et de trolleybus : les sous-stations qui alimentent leur réseau de traction étaient privées d’électricité.
Les trains du métro ont également cessé de circuler à la suite d’une coupure d’alimentation. Les stations restent néanmoins ouvertes comme abris, selon la même administration. L’arrêt du service de transport ne signifie donc pas leur fermeture aux personnes cherchant une protection pendant une alerte.
Oleksandr Hanzha a annoncé le passage des hôpitaux et d’autres installations essentielles sur des groupes électrogènes. Il a aussi appelé les habitants disposant encore de courant à réduire leur consommation afin de limiter la pression sur le réseau.
Des coupures d’urgence sans horaires garantis
DTEK a confirmé dimanche matin le maintien de coupures d’urgence dans la ville de Dnipro, mais aussi à Kyiv et dans sa région. Dans ce régime, les horaires habituels de délestage ne s’appliquent pas. Ces restrictions ne doivent pas être confondues avec les coupures tournantes annoncées à l’avance.
La panne intervient après les frappes du 7 novembre sur le réseau énergétique autour de Kyiv. DTEK avait alors expliqué que les dégâts aux sous-stations réduisaient la quantité d’électricité pouvant être acheminée depuis les centrales nucléaires vers les zones de consommation. Une centrale capable de produire ne suffit donc pas à assurer l’alimentation lorsque les ouvrages de transport sont endommagés.
À Dnipropetrovsk, le nombre d’usagers effectivement réalimentés et la durée des interruptions restent à établir. Les annonces du dimanche matin décrivent un bilan provisoire, susceptible d’évoluer avec les réparations et la situation sécuritaire.


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