Un plaidoyer pour le dialogue national
Le 2 janvier 2025, Walid Joumblatt, leader du Parti socialiste progressiste, a prononcé un discours marquant sur la nécessité des compromis politiques pour sortir le Liban de l’impasse actuelle. Selon Ad Diyar (03/01/2025), Joumblatt a souligné que la paralysie institutionnelle, exacerbée par l’incapacité à élire un président, met en péril la stabilité nationale. Il a appelé toutes les parties politiques à privilégier les intérêts supérieurs du pays plutôt que des ambitions personnelles ou partisanes.
Joumblatt a insisté sur le fait que le Liban, dans sa diversité et sa complexité, ne peut être gouverné sans un minimum de consensus. Il a mis en garde contre les risques de polarisation excessive, affirmant que « l’histoire nous enseigne que le Liban s’effondre chaque fois que le dialogue est abandonné ».
L’élection présidentielle, une priorité cruciale
Selon Nida’ Al Watan (03/01/2025), Joumblatt a critiqué le blocage des négociations autour de l’élection présidentielle, appelant à un compromis rapide pour sortir de l’impasse. Il a souligné que la vacance prolongée du poste affaiblit les institutions et réduit la capacité du Liban à faire face à ses crises économiques et sociales. Joumblatt a également proposé des solutions concrètes, notamment la désignation d’un candidat de consensus capable de rassembler toutes les sensibilités politiques et confessionnelles.
Al Akhbar (03/01/2025) rapporte que Joumblatt a exprimé sa frustration face à l’absence de progrès dans les discussions, affirmant que « le temps joue contre nous ». Il a exhorté les dirigeants à faire preuve de pragmatisme et à surmonter leurs différends pour éviter un effondrement total.
Un regard critique sur les ingérences étrangères
Joumblatt a également dénoncé les ingérences étrangères dans les affaires libanaises. Selon Al Sharq Al Awsat(03/01/2025), il a affirmé que bien que le soutien international soit important, il ne doit pas se transformer en une imposition de solutions extérieures. Il a insisté sur le fait que « les solutions durables doivent venir de l’intérieur », rappelant que la souveraineté nationale ne peut être sacrifiée.
Al 3arabi Al Jadid (03/01/2025) rapporte que Joumblatt a appelé les partenaires internationaux, notamment la France et les États-Unis, à jouer un rôle de facilitateur plutôt que d’intervenant direct. Il a également mis en garde contre les effets néfastes de la rivalité entre l’Iran et l’Arabie saoudite sur la scène politique libanaise, appelant ces deux puissances à privilégier le dialogue.
La nécessité d’un plan de réformes
Joumblatt a abordé la crise économique, soulignant qu’aucune solution politique ne sera durable sans un plan clair de réformes structurelles. Selon Al Quds (03/01/2025), il a insisté sur l’importance de réformer le secteur bancaire et de restructurer la dette publique pour restaurer la confiance des citoyens et des investisseurs.
Al Bina’ (03/01/2025) rapporte que Joumblatt a appelé à une plus grande transparence dans la gestion des fonds publics, affirmant que « la corruption est un cancer qui ronge l’État ». Il a également soutenu l’idée de renforcer les partenariats avec les institutions internationales, tout en veillant à préserver la souveraineté du Liban.
Un appel à l’unité nationale
Dans une conclusion empreinte d’espoir, Joumblatt a appelé toutes les forces politiques à dépasser leurs différends pour préserver l’unité nationale. Selon Nahar (03/01/2025), il a déclaré que « le Liban ne peut survivre sans l’unité », rappelant que l’histoire récente du pays montre que les divisions internes ne servent qu’à affaiblir l’ensemble de la nation.
Al Liwa’ (03/01/2025) rapporte que ce discours a été bien accueilli par plusieurs leaders politiques, qui ont salué l’engagement de Joumblatt en faveur du dialogue et du compromis.

