Tag: souveraineté libanaise
Le Liban et la méthode Coué
Edito: Le Liban s’est habitué à se rassurer. La trêve est prolongée, mais les drones continuent. L’économie paraît stabilisée, mais les dépôts restent bloqués et le crédit ne revient pas. L’État parle de souveraineté, mais peine à l’exercer sur son territoire, ses finances et ses institutions. Cette méthode Coué nationale permet de tenir, mais elle ne permet pas de guérir. Le pays doit désormais choisir entre récit de survie et décision réelle.
Sud-Liban : une trêve sans retour des habitants
La trêve prolongée au Sud-Liban reste incomplète tant que les déplacés ne peuvent pas rentrer. Villages inaccessibles, routes détruites, terres agricoles endommagées et menace de frappes maintiennent les familles loin de chez elles. Le retour devient le vrai test du cessez-le-feu, de la souveraineté et de la reconstruction durable.
Trois semaines pour un accord : Washington pousse Beyrouth dans une course diplomatique à...
La période de trois semaines ouverte par Washington place le Liban devant un test décisif. La trêve ne vaut que si elle protège les civils, arrête les destructions, permet le retour des déplacés et restaure la souveraineté. Entre pression américaine, encadrement saoudien, tensions régionales et fragilité du front sud, Beyrouth doit négocier sans céder son mandat national ni laisser la diplomatie devancer le terrain. Les trois semaines diront si l’annonce devient réalité vérifiable durable locale.
Geagea réclame une rencontre Aoun-Netanyahu
En proposant une rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, Samir Geagea a déplacé le débat bien au-delà du cessez-le-feu. Dans le Liban d’aujourd’hui, un tel sommet ne serait pas seulement diplomatique. Il risquerait de devenir un puissant facteur de fracture intérieure, entre État, Hezbollah, camps partisans et opinion publique.
Cessez-le-feu : Aoun choisit la négociation
En recevant l’ambassadeur américain puis une délégation du Front de la souveraineté, Joseph Aoun a fixé une ligne politique claire pour l’après-trêve. Le président veut préserver le cessez-le-feu, lancer une négociation bilatérale conduite par le Liban sous la direction de Simon Karam, et faire de ce processus le cadre destiné à mettre fin à la guerre, à l’occupation israélienne de zones méridionales et à la fragilité persistante de l’autorité de l’État dans le Sud.
La FINUL peut-elle accéder aux zones de la ligne jaune ?
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban menace l’accès de la FINUL à sa zone d’opérations et entre difficilement dans le cadre de la résolution 1701. En limitant la liberté de mouvement des Casques bleus, elle fragilise le cessez-le-feu, le retour des civils et la souveraineté libanaise.
Béchara Raï rejette la guerre imposée
À Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï a donné à son homélie une portée nettement politique. Devant des délégations venues du Sud, il a dénoncé une guerre « imposée », rejetée selon lui par la population comme par l’État, et rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir hors du cadre étatique. Son message lie la fin des combats, le retour des déplacés, la reconstruction de la souveraineté et la nécessité d’un règlement négocié qui ne laisse ni le Sud ni l’État à la marge.
Naim Kassem pose ses conditions au Liban
Naim Kassem affirme que le Hezbollah n’a pas été vaincu et rejette toute lecture du cessez-le-feu qui placerait son mouvement en position de recul. Dans un texte mêlant défi militaire, ouverture politique et dénonciation de la médiation américaine, il se dit pourtant prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l’État libanais. L’enjeu dépasse la seule rhétorique : il touche au rôle futur du Hezbollah, au retour des déplacés, à la reconstruction et à la définition même de la souveraineté au Liban.
Cessez-le-feu: Geagea met l’État au défi
Pour Samir Geagea, le cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël n’est pas une simple pause militaire. Le chef des Forces libanaises y voit un test concret de la capacité de l’État à rétablir sa souveraineté, à appliquer ses décisions et à reprendre la main sur la question des armes. Dans ses déclarations, il place le désarmement du Hezbollah au sommet des priorités, tout en insistant sur la protection des villages chrétiens du Sud et sur la nécessité de rendre à l’État la décision de guerre et de paix.
Dix jours de trêve, quarante-cinq jours de guerre : ce que change vraiment l’arrêt...
Après quarante-cinq jours de guerre, dix jours de trêve changent le rythme sans clore la crise. L’arrêt du feu rouvre le retour des déplacés, expose les failles de l’État, replace la question des armes au centre et inscrit davantage le Liban dans une séquence régionale encore instable et disputée.
Revue de presse : une trêve ouverte, entre retour sous les ruines et bataille...
La revue de presse du 18 avril montre un Liban suspendu entre trêve fragile, retour des déplacés parmi les ruines et bataille des récits sur l’après-guerre. D’un journal à l’autre, la même question domine : le cessez-le-feu ouvre-t-il une stabilisation politique, ou seulement une pause sous haute incertitude régionale persistante.
Mandat Joseph Aoun: l’épreuve des actes
Dans cette lettre ouverte adressée à la présidence de la République, le mandat de Joseph Aoun est jugé à l’aune des faits et non des promesses. Entre le discours d’investiture, les engagements sur l’État de droit, la souveraineté, les déposants et le monopole de la force, puis le dernier discours sur le cessez-le-feu et les négociations directes, le contraste apparaît nettement. Le Sud, les banques, la fragmentation gouvernementale et l’exigence d’un État inclusif forment aujourd’hui le vrai bilan d’une présidence encore contestée.
Cessez-le-feu au Liban : un discours présidentiel pour fixer le sens politique de la...
Dans sa première grande allocution après l’entrée en vigueur de la trêve avec Israël, Joseph Aoun a tenté de fixer le cadre politique de la séquence qui s’ouvre. Le président libanais affirme que la négociation n’est ni un recul ni une faiblesse, mais un moyen de reprendre la décision nationale, de protéger les civils et de replacer l’État au centre. Son discours intervient alors que le pays reste marqué par les destructions, les déplacements massifs et l’incertitude sur la solidité du cessez-le-feu.
Négociations israélo-libanaises : les lignes de fracture
Les négociations israélo-libanaises ouvertes à Washington ont provoqué au Liban des réactions révélatrices des lignes de fracture internes. La Ligue maronite, Ibrahim Kanaan et Gebran Bassil soutiennent tous, à des degrés divers, la voie diplomatique, mais en lui assignant des limites différentes. Entre appel au cessez-le-feu, refus d’une paix imposée, défense de la souveraineté, place de l’Etat et dossier sensible des armes du Hezbollah, ces prises de position éclairent un moment politique où la diplomatie progresse sans dissiper les tensions de fond.















