La Commission nationale des droits de l’homme du Liban a annoncé, le 7 novembre 2026, quatre ajouts à son registre. Celui-ci compte désormais 44 dossiers liés au conflit avec Israël. Cette actualisation ne signifie ni quatre captures récentes ni 44 détentions actuellement confirmées.
Détenus et disparus : quatre dossiers ajoutés
Le rapport nomme Reda Mustafa Hajou, Hussein Ali Salameh, Mohammad Ibrahim Karneib et Fadi Ahmad Abdel Aal. Selon les informations recueillies, Hajou a été capturé à Umm al-Tout le 1er octobre 2024. Les cas de Salameh et Karneib remontent au 14 avril 2026, à Bint Jbeil. Abdel Aal aurait été appréhendé chez lui à Halta.
Le lieu de détention de Salameh exige encore une confirmation officielle. La Commission demande aussi des précisions sur le sort de Karneib et d’Abdel Aal.
Le registre distingue 17 personnes classées comme combattants, deux personnels médicaux, 18 civils, deux dossiers d’opérations transfrontalières et cinq disparus.
Un recensement soumis au consentement des familles
La méthode publiée par cette institution indépendante ne confond pas inscription au registre et preuve de détention. Son rapport du 15 septembre recensait 39 cas. Il distinguait les reconnaissances officielles, les témoignages de personnes libérées, les récits familiaux et les indices recueillis sur le terrain. Les dossiers n’avaient donc pas tous le même degré de vérification.
Le 23 septembre, l’ajout d’Ali Afif Nahle avait porté le total à 40. Sa famille avait perdu sa trace à Qantara en novembre 2024. La Commission avait enregistré une disparition à élucider, sans preuve établissant sa détention ou son décès.
Quarante et un autres signalements restent suivis séparément, faute de consentement éclairé des familles pour leur inscription. Ce suivi ne constitue pas une confirmation de captivité. Les règles de publication protègent notamment les témoins et les informations médicales ou familiales.
Des obligations distinctes du statut de prisonnier
Le droit humanitaire impose aux parties de rechercher les personnes disparues et de communiquer aux familles les informations disponibles. Dans un conflit international, l’article 5 de la troisième Convention de Genève prévoit aussi une protection en cas de doute sur le statut de certains captifs, jusqu’à la décision d’un tribunal compétent.
La Commission demande à Israël de préciser chaque situation et d’autoriser les visites du CICR.


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