Électricité du Liban (EDL) annonce avoir encaissé 28 millions de dollars grâce à sa décision de couper le courant aux organismes publics qui ne règlent pas leurs factures. Son président, Nassib Nasr, a présenté ce premier résultat jeudi 5 novembre, lors d’une rencontre avec les organismes économiques à Beyrouth. Il a aussi chiffré à 298 millions de dollars le montant total dû à l’établissement.
Ces chiffres figurent dans le compte rendu de la réunion, présidée par Mohammad Choucair. Ils constituent un bilan déclaré par la direction d’EDL, sans ventilation des paiements par administration ni détail des périodes concernées.
EDL : des encaissements après les promesses
Le montant annoncé apporte un élément nouveau à la campagne de recouvrement engagée le 2 novembre. Jusqu’ici, EDL faisait surtout état de contacts et d’engagements de paiement des administrations concernées. Au 4 novembre, aucun bilan consolidé des sommes effectivement reçues n’avait été présenté dans les éléments disponibles.
La distinction compte. Une promesse de règlement ne fait pas entrer d’argent dans les caisses. Les 28 millions de dollars annoncés jeudi sont, eux, présentés comme des recettes immédiates. Le communiqué ne précise toutefois pas si les 298 millions de dollars de créances sont calculés avant ou après ces encaissements. Il ne permet donc pas d’établir le solde restant par simple soustraction.
Nassib Nasr a affirmé que les coupures viseraient tous les mauvais payeurs, sans exception. Les organismes économiques ont soutenu cette démarche, ainsi que la lutte contre les branchements illégaux.
La tarification reste à l’étude
Le président d’EDL a également annoncé le lancement d’un travail sur les tarifs, avec un mécanisme destiné à suivre les variations du prix du pétrole. Il s’agit d’une étude, pas de l’entrée en vigueur d’un nouveau barème. Il a aussi souligné le manque de dizaines de milliers de compteurs nécessaires à la facturation.
La campagne concerne notamment les administrations, les établissements publics et les municipalités. Le suivi des règlements doit aussi tenir compte de créances anciennes et de factures plus récentes, établies dans des conditions monétaires différentes. Un montant global ne suffit pas à identifier les dettes de chaque organisme.
Restent à publier le détail des versements et leur affectation aux factures impayées, pour mesurer la portée du recouvrement annoncé.


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