Le nouveau programme de prise en charge des implants cochléaires a commencé à l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth (AUBMC). Le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, y a rendu visite jeudi 5 novembre au premier enfant opéré dans le cadre de ce dispositif. La nouveauté concerne le financement ministériel, et non une première médicale au Liban.
Le ministre a salué le déroulement de l’intervention et rappelé la couverture prévue : 80 % du coût de l’opération et environ cinquante séances de suivi. Le programme vise les enfants libanais âgés d’un à six ans.
Implants cochléaires : une aide lancée le 27 octobre
Le ministère avait annoncé cette prise en charge le 27 octobre. Il évaluait alors le coût d’une implantation à 22 000 dollars. L’annonce incluait le dispositif et les séances nécessaires après sa pose. Elle prévoyait l’examen des demandes par une commission scientifique composée de médecins et d’universitaires, selon des critères médicaux.
Cette aide n’équivaut donc pas à une gratuité générale. Le taux annoncé porte sur la couverture ministérielle de l’intervention. Les modalités applicables à chaque dossier doivent être confirmées avec les équipes chargées du programme.
L’opération ouvre un parcours de rééducation
Le chirurgien qui a réalisé l’intervention, également président de la commission nationale des implants cochléaires, a décrit les étapes suivantes. La partie externe du dispositif doit être mise en place environ deux semaines après l’opération. Commencera ensuite un travail de rééducation auditive avec des spécialistes de la parole.
La pose de l’implant ne marque donc pas la fin des soins. Les séances prévues font partie du parcours annoncé. Les perspectives évoquées par l’équipe médicale pour ce premier patient ne constituent pas une garantie de résultat pour tous les enfants.
Lors de sa visite, Rakan Nassereddine a insisté sur le maintien des prises en charge essentielles malgré les moyens limités du ministère. Il a remercié les hôpitaux universitaires partenaires, qui acceptent de dispenser ces soins avant le règlement de leurs créances.
Le ministère n’a pas communiqué, à cette occasion, de nombre total de bénéficiaires déjà acceptés ni de calendrier pour les prochaines interventions.


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