2 novembre 2026
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Eisenkot : une majorité à construire en Israël

Avigdor Liberman a annoncé lundi 2 novembre que Yisrael Beytenu recommanderait Gadi Eisenkot pour former le prochain gouvernement israélien, rapporte le Jerusalem Post. Cette annonce suit celle de Naftali Bennett, dimanche. Elle renforce la candidature du chef de Yashar sans lui garantir ni le mandat présidentiel, ni une coalition, ni la confiance de la Knesset.

Gadi Eisenkot, portrait officiel d’archive du 14 novembre 2022.
Gadi Eisenkot, portrait d’archive du 14 novembre 2022. Photo : Ronen Horesh / Knesset Archives, CC BY-SA 4.0. Aucun événement de coalition de 2026 n’est représenté.

Avigdor Liberman a annoncé lundi 2 novembre que Yisrael Beytenu recommanderait Gadi Eisenkot pour former le prochain gouvernement israélien, rapporte le Jerusalem Post. Cette annonce suit celle de Naftali Bennett, dimanche. Elle renforce la candidature du chef de Yashar sans lui garantir ni le mandat présidentiel, ni une coalition, ni la confiance de la Knesset.

L’annonce de B’Yachad, la formation de Bennett et de Yair Lapid, clarifie une première question : le choix du candidat de cette composante de l’opposition. Elle ne règle pas le principal obstacle. Le camp opposé à Benjamin Netanyahu rassemble 48 députés, contre 53 pour celui du premier ministre sortant. Les formations arabes disposent des 19 autres sièges.

Ces chiffres décrivent des rapports de force, pas trois coalitions déjà constituées. La majorité absolue dans cette chambre de 120 membres se situe à 61 sièges. Aucun des deux camps principaux ne l’atteint seul.

Eisenkot : une majorité possible pour le mandat

Les consultations du président Isaac Herzog doivent commencer mercredi 4 novembre, après la remise officielle des résultats. Chaque formation pourra indiquer quel député elle souhaite voir chargé de constituer un gouvernement. Le président doit ensuite choisir celui auquel il confiera cette mission.

La Liste commune et Ra’am pourraient recommander Eisenkot, selon des informations de la presse israélienne publiées dimanche. Il faut encore attendre leurs démarches officielles. Additionnés aux 48 sièges de l’opposition, leurs 19 mandats représenteraient un soutien potentiel de 67 députés.

Ce total ne doit pas être présenté comme une majorité acquise. Il suppose des recommandations concordantes. Surtout, soutenir un candidat devant Herzog ne signifie pas accepter son programme, entrer dans son cabinet ou lui garantir chaque vote parlementaire.

Selon le même compte rendu, Liberman soutiendra aussi Yair Lapid pour la présidence de la Knesset. Il s’agit d’un soutien à une candidature, pas d’une élection acquise. Aucun accord global entre les composantes de l’opposition n’a été annoncé à cette occasion.

La confiance se joue devant la Knesset

La procédure comporte donc plusieurs étapes distinctes. Le député désigné dispose de 28 jours pour former une équipe gouvernementale. Le président peut prolonger cette période, dans la limite de 14 jours supplémentaires.

Une fois son gouvernement constitué, le candidat doit le présenter à la Knesset. Il expose sa composition, la répartition des fonctions ministérielles et les grandes lignes de sa politique. Il demande ensuite la confiance des députés. La recommandation présidentielle ne remplace pas cette étape.

Cette distinction explique pourquoi la progression d’Eisenkot ne permet pas encore d’annoncer le départ de Netanyahu. Le premier ministre sortant reste en fonctions pendant la recherche d’un successeur. Une désignation ouvre une négociation ; elle n’en établit pas le résultat.

Des partenaires encore séparés par leurs conditions

Eisenkot a réaffirmé samedi 31 octobre les principes proposés aux futurs partenaires. Ils portent notamment sur le caractère juif et démocratique de l’État, les valeurs de la déclaration d’indépendance et un service militaire, national ou civil pour tous. Il exige aussi la reconnaissance du Hamas comme organisation terroriste et la destruction de ses capacités militaires et gouvernementales à Gaza.

Ces conditions ne constituent pas un accord négocié. Elles doivent être confrontées aux positions des formations susceptibles de soutenir le gouvernement. Dans l’opposition, Yair Golan défend une coopération avec les partis arabes. D’autres responsables ont fixé des lignes rouges pendant la campagne.

La nouvelle Knesset doit entrer en fonctions le 10 novembre, indépendamment de l’aboutissement des tractations. Avant cette échéance, les consultations du 4 novembre permettront de mesurer les soutiens effectivement déclarés à Eisenkot, au-delà des additions possibles.

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