Gadi Eisenkot reçoit le mandat de former le prochain gouvernement israélien. Le président Isaac Herzog le lui a remis dimanche 8 novembre, lors d’une cérémonie à la résidence présidentielle, à Jérusalem. Le chef du parti Yashar dispose désormais de 28 jours pour réunir des partenaires et présenter un exécutif à la Knesset. Benjamin Netanyahu reste premier ministre tant qu’un nouveau gouvernement n’a pas été investi.
Cette remise officielle concrétise le choix annoncé samedi soir par la présidence. La cérémonie, prévue à 17 heures locales, a fait l’objet d’une retransmission présidentielle débutée à 15 heures UTC. Elle ouvre le délai légal de formation du gouvernement, après plusieurs jours de consultations avec les partis élus le 27 octobre.
Eisenkot reçoit le mandat et appelle à l’urgence nationale
Lors de la cérémonie, l’ancien chef d’état-major a réaffirmé sa volonté de constituer un gouvernement d’urgence nationale. Il a présenté cette mission comme une lourde responsabilité envers l’ensemble des citoyens israéliens.
Eisenkot a décrit une situation marquée par des fronts de guerre toujours ouverts et une crise diplomatique profonde. Il a estimé que la formation du gouvernement demanderait des initiatives politiques inhabituelles. Selon lui, Israël ne peut se permettre de perdre du temps ou de multiplier les élections.
Herzog lui a demandé de faire le nécessaire pour établir un gouvernement au service de toute la population. Le président a également exprimé le souhait que le prochain exécutif contribue à réunir une société divisée.
28 jours pour transformer les recommandations en accords
Le mandat ne vaut pas investiture. La Loi fondamentale sur le gouvernement accorde au candidat 28 jours pour constituer son équipe. Herzog peut prolonger cette période de 14 jours au maximum. Une telle prolongation n’est pas automatique.
La présidence avait recensé 67 recommandations parlementaires pour Eisenkot, contre 46 pour Netanyahu. Sept élus n’avaient recommandé aucun candidat. Ces soutiens désignent celui qui doit tenter de former le gouvernement ; ils ne constituent pas un accord de coalition.
Le bloc d’Eisenkot compte 48 sièges sur les 120 de la Knesset. Les deux formations arabes, Ra’am et la Liste commune, totalisent 19 élus et l’ont recommandé au président. Leur participation à un gouvernement ou leur soutien à son investiture restent des questions distinctes.
Netanyahu conserve, pour sa part, les fonctions du chef du gouvernement sortant. La remise du mandat à son rival n’opère aucun transfert immédiat de l’autorité exécutive. Eisenkot doit maintenant négocier des engagements suffisants pour obtenir la confiance du Parlement.


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