L’attaque d’un drone russe à Komychouvakha a touché les équipes de secours dimanche 8 novembre 2026, selon les services ukrainiens d’urgence. Elles intervenaient sur le site d’un abri bombardé le 2 novembre, dans la région de Zaporijjia. Aucun secouriste n’a été blessé, précisent ces services, mais l’attaque a endommagé du matériel spécialisé.
Un drone russe à Komychouvakha pendant les recherches
Le service d’État ukrainien des situations d’urgence situe la frappe dans la matinée. Selon son communiqué, le drone a visé les équipes qui poursuivaient les opérations de sauvetage sur les lieux du bombardement.
Les secours ne détaillent pas les équipements endommagés. Leur communiqué ne précise pas non plus la durée d’une éventuelle interruption directement liée à cette attaque.
Les recherches entrent dans leur septième journée. Mykhaïlo Semikine, responsable de l’administration militaire régionale de Zaporijjia, décrit des opérations régulièrement perturbées par les drones russes. Le danger oblige les équipes à suspendre périodiquement leurs recherches, indique-t-il dans son point de situation du 8 novembre.
Cette nouvelle frappe intervient donc sur un chantier de secours encore actif, six jours après le bombardement initial. Les autorités régionales disent devoir protéger les intervenants tout en poursuivant la recherche des victimes.
Les identifications se poursuivent après la frappe du 2 novembre
Le bombardement du 2 novembre avait frappé une ancienne école et un abri voisin. Des habitants s’y trouvaient pour recevoir de l’aide humanitaire, selon les autorités ukrainiennes.
Dans son point de situation, l’administration régionale fait état de 55 corps retirés des décombres, dont 29 identifiés. Ce bilan concerne l’attaque du 2 novembre. Il ne correspond pas à des victimes de la frappe de drone annoncée dimanche.
Les autorités recensent également 45 personnes dans les listes de disparus. Elles soulignent que certaines pourraient figurer parmi les victimes dont les corps ont déjà été retrouvés. Ces deux chiffres ne doivent donc pas être additionnés. Les analyses ADN se poursuivent pour établir les identités.
L’administration régionale ne peut pas encore annoncer de date pour la fin des opérations. Les recherches et l’identification des victimes restent en cours.


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