Le commandant de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a rencontré plusieurs responsables militaires et internationaux au Dialogue de Manama, à Bahreïn. Les échanges ont porté sur la coopération et le soutien à l’institution. Aucun nouveau montant d’aide ni calendrier de livraison n’a été annoncé dans le bilan rendu public le 3 novembre.
Le déplacement s’est déroulé du 30 octobre au 1er novembre 2026. Invité par l’Institut international d’études stratégiques, Haykal a participé à la vingt-deuxième édition de ce forum consacré à la sécurité régionale. Il a notamment assisté à l’ouverture en présence du prince héritier et Premier ministre de Bahreïn, Salman ben Hamad Al Khalifa.
La visite a permis au commandant de l’armée de réunir, dans un même cadre, des interlocuteurs européens, américains et onusiens. Les discussions bilatérales ont concerné la situation au Liban et dans la région, ainsi que les moyens de renforcer la coopération avec l’institution militaire.
Des entretiens avec plusieurs partenaires
Haykal s’est entretenu avec le chef d’état-major de la défense des Pays-Bas, le général Onno Eichelsheim. Il a également rencontré le secrétaire d’État parlementaire allemand à la Défense, Nils Schmid, ainsi que Tasos Tzionis, conseiller à la sécurité nationale et directeur du renseignement de la République de Chypre.
Du côté américain, il a échangé avec Michael P. DiMino IV, responsable du Moyen-Orient au département de la Défense. Parmi les autres interlocuteurs figuraient Vaidotas Urbelis, directeur de la politique de défense au ministère lituanien de la Défense, et le contre-amiral Yannick Bossu, représentant du chef d’état-major des armées françaises.
Le commandant a aussi rencontré Abdallah Al Dardari, administrateur assistant du Programme des Nations unies pour le développement. La présence de cet interlocuteur inscrit les consultations dans un cercle plus large que les seules relations entre états-majors.
Soutien à l’armée libanaise : les engagements restent à préciser
Au cours de ces rencontres, les responsables ont souligné l’importance des efforts de l’armée pour préserver la sécurité et la stabilité du Liban face aux difficultés actuelles. Le bilan de la visite reste cependant général sur les suites concrètes à donner aux échanges.
Il ne détaille pas d’enveloppe financière nouvelle, de livraison d’équipements, d’accord de formation ou de calendrier d’exécution. On ne peut donc pas présenter les entretiens de Manama comme une conférence de donateurs ayant arrêté un programme chiffré.
La distinction n’enlève pas leur portée aux contacts. Un rendez-vous bilatéral permet d’examiner une coopération et d’entretenir les relations avec un partenaire. Un engagement précis suppose toutefois d’autres éléments : une décision, des moyens identifiés, des bénéficiaires et des dates. Ces pièces n’ont pas été rendues publiques dans le compte rendu du déplacement.
Un forum régional, plusieurs dossiers séparés
Le Dialogue de Manama rassemble des responsables autour des questions de sécurité du Moyen-Orient. La participation libanaise s’inscrit dans ces échanges, mais chaque rencontre conserve son objet et ses interlocuteurs. Le soutien évoqué à l’armée ne peut être assimilé à un accord global sur les autres dossiers discutés pendant le forum.
Il faut ainsi distinguer les consultations du commandant de l’armée, les discussions diplomatiques régionales et les annonces éventuelles de chaque État. La tenue d’entretiens dans un même lieu ne démontre ni une position commune sur tous les sujets ni un mécanisme collectif de financement.
La suite se mesurera aux décisions concrètes que les partenaires rendront publiques. Pour l’heure, le résultat établi du déplacement est cette série de consultations sur la coopération et l’appui à l’armée libanaise, sans nouvelle promesse chiffrée annoncée.


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