La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO, a cessé ses opérations après l’expiration de son mandat le 31 octobre 2026. Sa liquidation a commencé le 1er novembre, ont confirmé les Nations unies. Cette fermeture opérationnelle intervient sans accord politique entre le Maroc, qui revendique le territoire, et le Front Polisario, qui réclame son indépendance.
Dans son information publiée le 1er novembre, le Département des opérations de paix de l’ONU rapporte que le Conseil de sécurité n’a adopté aucun des deux projets soumis le 30 octobre. La Russie a opposé son veto au texte américain. Le projet russe de prolongation pour un an n’a pas obtenu le nombre de voix nécessaire.
Une fermeture progressive des installations
Le point de presse du porte-parole du secrétaire général, le 2 novembre, précise qu’une équipe réduite, relevant du Département de l’appui opérationnel, doit organiser la fermeture et la remise de treize sites utilisés par la mission. L’ONU décrit une liquidation par étapes, avec un appui du siège et des précautions environnementales.
Le communiqué du porte-parole du 1er novembre prévoit également le retour des équipements des pays contributeurs et le traitement du matériel appartenant aux Nations unies. La fin des opérations ne signifie donc pas que le départ de tous les personnels et équipements est déjà achevé.
António Guterres demande la coopération des parties pour mener cette transition dans l’ordre. Il alerte aussi sur le risque d’escalade des hostilités et appelle à la retenue. Les informations consultées ne fixent pas de date définitive d’achèvement du retrait.
Rabat et Alger donnent des lectures opposées
Dans son communiqué du 30 octobre, publié par un portail ministériel marocain, le Cabinet royal accueille favorablement le non-renouvellement. Il le présente comme une étape vers la clôture du dossier du Sahara aux Nations unies et attend la fin de la présence des personnels et équipements de la mission dans les jours suivants.
Le Cabinet royal estime également que cette question devrait quitter l’ordre du jour du Conseil de sécurité. Cette demande relève de la position du Maroc : le communiqué n’est pas une décision du Conseil retirant le dossier de son agenda. Rabat y réaffirme son engagement envers le cessez-le-feu, dans le respect de ce qu’il considère comme son intégrité territoriale.
Le ministère algérien des Affaires étrangères exprime, dans un communiqué du 31 octobre repris par son ambassade à Abuja, son regret devant l’absence de renouvellement. Alger réaffirme son soutien à une solution politique durable, acceptable par les deux parties et permettant l’autodétermination du peuple sahraoui. Selon Associated Press, le 1er novembre, le Front Polisario a lui aussi dénoncé le non-renouvellement.
Ce que prévoyait la dernière résolution
La résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, prolongeait le mandat jusqu’au 31 octobre 2026. Son texte, consulté dans le registre officiel des mandats de l’ONU, soutenait des négociations prenant pour base la proposition marocaine d’autonomie. Il visait parallèlement une solution mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
Il faut distinguer cette résolution adoptée des projets rejetés en octobre 2026. Le rejet de ces derniers ne vaut pas adoption de leurs dispositions sur l’avenir de la mission ou sur le règlement du différend.
Le 1er novembre, António Guterres a réaffirmé que le départ de la MINURSO ne supprimait pas le droit à l’autodétermination. Il a maintenu l’offre d’appui des Nations unies au dialogue par son envoyé personnel, Staffan de Mistura. La liquidation de la mission et la recherche d’une solution politique restent ainsi deux questions distinctes.


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