À la une : le Liban cherche à se tenir hors d'une nouvelle guerre
Le résultat américain ne dissipe pas la menace
Le refus d'une nouvelle guerre traverse la presse libanaise du 5 novembre 2026. Dans Al Sharq, Nawaf Salam demande que le pays échappe aux affrontements menés pour des intérêts extérieurs. Il s'exprime après sa rencontre avec Joseph Aoun à Baabda. Le premier ministre évoque les vies perdues, les revenus détruits et les maisons abandonnées. Il insiste sur le prix déjà payé par les habitants du Sud. Ad Diyar reproduit le même avertissement et son exigence centrale : la guerre et la paix relèvent des institutions de l'État. Al-Quds Al-Arabi retient aussi le refus d'un destin que les Libanais n'auraient pas choisi. Ces déclarations paraissent alors que les journaux annoncent une majorité démocrate dans les deux chambres du Congrès américain. Toutefois, ils ne décrivent pas une accalmie acquise. Dans Ad Diyar, Ibrahim Nassereddine rapporte l'inquiétude de sources politiques et diplomatiques. Elles disent ne disposer d'aucune garantie américaine contre une escalade. Leurs craintes concernent autant la réaction de Donald Trump que les choix israéliens. En revanche, Paul Salem présente une lecture moins alarmiste dans un entretien accordé au même quotidien. Il estime que les chances d'une grande escalade ont diminué, sans avoir disparu. Cette divergence existe donc à l'intérieur d'un même journal. Elle sépare une anticipation pessimiste d'une appréciation plus favorable au temps diplomatique. Aucune des deux ne vaut annonce d'une opération ou garantie de paix. Asharq Al-Awsat, dans son édition du 5 novembre 2026, souligne une autre limite. Le futur Congrès disposera de moyens de contrôle, mais le président conservera ses fonctions militaires et diplomatiques. Les nouvelles majorités entreront en fonction en janvier. Le vote américain ne produit donc pas, à lui seul, une nouvelle politique envers Beyrouth. Ad Diyar distingue aussi le contrôle des crédits futurs des dépenses déjà votées. Ses pages consacrées aux pouvoirs américains rappellent le poids du veto présidentiel et des majorités renforcées. La presse observe ainsi deux calendriers. Le calendrier électoral ouvre une phase de contrôle accru à Washington. Le calendrier militaire laisse encore place aux décisions immédiates. Pour les dirigeants libanais, cette différence rend la prévention d'une nouvelle guerre plus pressante. Elle explique aussi pourquoi leur message porte d'abord sur la décision nationale, plutôt que sur les promesses d'un changement américain.
Le terrain donne à cet avertissement une portée concrète. Al Sharq du 5 novembre 2026 rapporte un mort et un blessé après une frappe sur une moto à Qabrikha. Il attribue ce bilan au centre d'urgence du ministère de la Santé. Une première brève du même numéro ne mentionne qu'un blessé. La page consacrée au Sud fournit ensuite le bilan plus complet. Al-Quds Al-Arabi reprend ce dernier décompte. Les deux quotidiens évoquent des survols à basse altitude dans plusieurs localités méridionales. Ils mentionnent également Beyrouth, sa banlieue sud et l'Iqlim el-Kharroub. À Hadatha, ils rapportent des destructions et des incendies de maisons. Près de Halta, des grenades assourdissantes auraient été lancées autour de cueilleurs d'olives, sans blessé signalé. Ces éléments ne décrivent pas une trêve pleinement respectée. Ils montrent la pression qui continue de peser sur les déplacements, le logement et le travail agricole. À cette insécurité s'ajoute le dossier yéménite. Selon Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Joseph Aoun appelle Rachad Al-Alimi après des accusations visant une présence du Hezbollah au Yémen. Le président libanais affirme son respect de la souveraineté yéménite. Il rejette les activités d'individus ou de groupes qui compromettraient la sécurité de ce pays. Le Hezbollah dément catégoriquement les accusations. Ad Diyar et Al-Quds Al-Arabi reproduisent ce démenti, portant sur la présence d'experts, les opérations, les armes et la formation. L'accusation et la réponse du parti constituent les deux éléments du dossier publié. Les journaux ne fournissent pas, dans ces comptes rendus, une preuve indépendante de la présence alléguée. Le sujet élargit néanmoins le débat libanais. Salam lie la protection du territoire au respect de la souveraineté des partenaires arabes. Waël Abou Faour, cité par Al Sharq, juge qu'une nouvelle implication du Hezbollah serait une faute impardonnable. Il insiste sur les destructions et l'absence de perspective suffisante de retour au Sud. La même édition rapporte les inquiétudes de Malak Akil sur l'avenir du dispositif international dans cette région. Son analyse s'appuie sur des sources militaires anonymes et évoque des pressions pour une coordination directe avec Israël. Ces scénarios ne sont pas présentés comme des accords exécutés. Ils ajoutent cependant une question au risque immédiat : quelles garanties pourront protéger durablement le territoire et ses habitants ?
Les urgences intérieures restent au premier plan
L'électricité, le financement et les services publics occupent une place majeure dans Al Sharq du 5 novembre 2026. Le quotidien annonce le report du Conseil des ministres consacré au secteur électrique. La séance prévue jeudi à quinze heures doit se tenir la semaine suivante. Le motif officiel est le déplacement du ministre Joe Saddi à Doha. Il doit poursuivre les discussions sur une offre qatarie de modernisation. Al-Quds Al-Arabi rapporte le même motif, tout en évoquant les tensions politiques autour de la participation ministérielle. Dans Al Sharq, Yassine Jaber relie toute hausse de production aux réformes de distribution et de recouvrement. Il refuse de réduire la crise à la seule construction de capacités nouvelles. Son entretien avec la Société financière internationale porte aussi sur les petites et moyennes entreprises. Les prêts à long terme y sont discutés comme un moyen de soutenir l'investissement. Aucun montant de financement signé n'est annoncé dans ce passage. Le ministre prévoit par ailleurs de reprendre le parcours législatif du texte sur l'écart financier après le budget. Il espère aboutir en mars prochain. Il s'agit d'une échéance politique annoncée, non d'une garantie d'adoption. En parallèle, Électricité du Liban défend sa campagne de coupures visant les organismes publics débiteurs. L'établissement affirme rétablir le courant après un premier paiement et un engagement écrit. Il exige ensuite le règlement régulier des factures. Il précise ne pas valider les listes de débiteurs et de montants diffusées hors de ses communications. Ibrahim Kanaan conteste, pour sa part, que les usagers supportent les conséquences des impayés publics. La commission des Finances a terminé l'examen des articles du projet de budget 2027. Certaines hausses de frais restent suspendues pour consultation des administrations concernées. Le compte définitif de 2025 demeure attendu, selon son président. Ad Diyar du 5 novembre 2026 ouvre un autre débat financier. Joseph Farah présente une proposition de crédits de deux milliards de dollars, répartis entre entreprises et ménages. Des banques y voient un moyen de relancer l'activité. D'autres réclament d'abord une clarification des pertes et du remboursement des dépôts. Le quotidien décrit un projet et ses hypothèses économiques. Il n'annonce pas une décision de la Banque du Liban. Entre réforme de l'électricité, budget et crédit, la question commune porte sur l'ordre des priorités. La reprise recherchée dépend aussi de règles connues, de comptes établis et de mécanismes capables de durer.
La sécurité alimentaire et les enquêtes judiciaires complètent cette photographie des urgences libanaises. Dans Ad Diyar et Al Sharq du 5 novembre 2026, Joseph Aoun réclame une surveillance de toute la chaîne alimentaire. Il reçoit l'Autorité libanaise de sécurité alimentaire après des affaires ayant touché Beyrouth et le Akkar. Le président rappelle le droit de chacun à une nourriture saine. Il demande des comptes aux fournisseurs, aux entrepôts et à ceux qui auraient protégé des infractions. Il juge les fermetures nécessaires, mais insuffisantes lorsqu'elles interviennent après le dommage. Son propos vise donc la prévention, depuis l'importation jusqu'au restaurant. Dans Al Sharq, Élie Naji Awad évoque notamment la trichinellose et les failles révélées par les incidents récents. Le responsable demande une coordination des contrôles et une décision scientifique protégée des interventions. Le président réclame aussi les moyens matériels de l'Autorité : personnel, locaux, budget et laboratoires. La confiance des consommateurs rejoint ici l'enjeu économique des restaurants, du tourisme et des exportations. Sur le terrain judiciaire, Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 détaille les auditions de quatre officiers retraités dans l'enquête sur le port de Beyrouth. Tarek Bitar a entendu Walid Salman, Georges Moussa, Mounir Abou Zeid et Manuel Keljian. La présence du magistrat Mohammad Saab est relevée dans le compte rendu. L'article ne rapporte pas de décision de détention ni de jugement contre les intéressés. Les auditions ne permettent donc pas de conclure à leur responsabilité. Dans un autre dossier, Ad Diyar annonce pour le 19 novembre l'audition de Charles Atta au sujet de Ramzi Irani. Le journal explique que des déclarations sur une enquête téléphonique ancienne ont relancé la procédure. Là encore, les affirmations doivent être examinées par la justice. Enfin, la vie culturelle ne disparaît pas de cette édition de presse. Asharq Al-Awsat annonce les prochaines étapes des Musicales de Baabdat, gratuites et ouvertes jusqu'au 26 novembre. Al-Quds Al-Arabi présente le nouvel album d'Elissa et un recueil d'Abbas Beydoun marqué par les maisons détruites au Sud. Ces pages décrivent des créations et des rendez-vous précis. Elles montrent aussi comment la guerre, la mémoire et l'attachement aux lieux continuent de traverser la production culturelle libanaise. À Baabdat, plusieurs artistes libanais figurent au programme. Les dates annoncées permettent de distinguer les rendez-vous à venir des manifestations déjà achevées.
Politique locale : la souveraineté se mesure aussi aux décisions publiques
La protection du pays et le fonctionnement de l'État
La rencontre entre Joseph Aoun et Nawaf Salam organise une large part des pages politiques du 5 novembre 2026. Al Joumhouria en fait aussi le point d'appui de son compte rendu national. Al Sharq présente leur échange à Baabda comme une discussion sur la situation nationale et régionale. Le premier ministre y formule une limite claire : le Liban ne doit pas redevenir le terrain des conflits d'autrui. Il ne s'agit pas seulement d'un appel général à la paix. Salam affirme que les institutions constitutionnelles doivent décider seules de la guerre et de la paix. Ad Diyar souligne la référence aux habitants du Sud et aux pertes déjà subies. Al-Quds Al-Arabi reprend le refus d'imposer aux Libanais un destin qu'ils n'ont pas choisi. Cette formule lie souveraineté nationale et protection des citoyens. Elle place aussi les choix des groupes armés face à la responsabilité de l'État. Waël Abou Faour développe cette critique dans Al Sharq. Il juge qu'une participation du Hezbollah à une nouvelle guerre régionale constituerait une faute impardonnable. Il distingue les intérêts de l'Iran des intérêts définis par les Libanais dans leurs institutions. À l'inverse, les sources proches du Hezbollah interrogées par Ad Diyar refusent de donner des garanties à Israël. Elles distinguent une coordination politique des fronts d'une entrée militaire dans un conflit. Elles affirment également que l'Iran n'aurait pas besoin d'un front de soutien supplémentaire. Ces appréciations sont rapportées anonymement. Elles ne remplacent donc pas une décision publique du parti. La presse décrit ainsi un désaccord sur le risque, mais aussi sur l'autorité qui doit trancher. Le dossier yéménite ajoute un second niveau. Aoun assure à Rachad Al-Alimi que le Liban refuse les interventions dans les affaires de son pays. Salam condamne également les activités militaires qui menaceraient des partenaires arabes. Le Hezbollah dément être impliqué au Yémen. La portée politique de cette séquence ne dépend pas d'une conclusion déjà établie sur les accusations. Elle tient à l'affirmation par les dirigeants d'une responsabilité libanaise envers leurs partenaires. Dans Al Sharq du 5 novembre 2026, Wadih El-Khazen relie enfin la souveraineté à la coexistence intérieure. Il appelle à faire des institutions et de l'armée la référence unique. Son propos associe l'autorité de l'État au dialogue entre communautés et au traitement des difficultés quotidiennes. Le débat national dépasse ainsi la seule frontière militaire : il porte aussi sur la confiance dans les règles communes.
Le report du Conseil des ministres montre les contraintes qui pèsent sur l'exécution de ces priorités. Selon Al Sharq du 5 novembre 2026, Mahmoud Makkieh annonce le déplacement de la séance consacrée à l'électricité. Elle était prévue le jeudi 5 novembre à quinze heures. Le ministre de l'Énergie doit se rendre à Doha pour les discussions avec le Qatar. Le rendez-vous gouvernemental est donc renvoyé à la semaine suivante. Le motif administratif est explicite. Al-Quds Al-Arabi ajoute une lecture politique, liée aux tensions sur la participation des ministres des Forces libanaises. Le quotidien évoque leur position sur le dossier des explosifs de Dahr el-Baïdar. Il ne faut pas confondre cette interprétation avec le motif annoncé par le secrétariat du Conseil. Le dossier judiciaire suit, lui, son parcours propre. Les journaux indiquent que Ghada Abou Alwan a reçu l'affaire et prévu des interrogatoires. Les mandats évoqués sont possibles ou attendus, non déjà rendus dans ces comptes rendus. Au Parlement, Ibrahim Kanaan réclame des réponses sur les recettes et les dépenses du budget. Al Sharq rapporte la fin de l'examen de ses articles, avec plusieurs dispositions suspendues. Les crédits doivent être étudiés la semaine suivante. Le président de la commission demande aussi le compte définitif de 2025. Ce contrôle des comptes accompagne une controverse très concrète sur les services. Kanaan refuse que les citoyens qui règlent leurs factures subissent les dettes d'organismes publics. Il cite l'électricité, l'eau et les effets possibles sur l'aéroport. Électricité du Liban répond en défendant des règles communes de règlement des arriérés. Son communiqué exige un premier versement, un engagement écrit et des paiements réguliers. Le désaccord ne porte donc pas seulement sur le principe de payer. Il concerne la manière de rétablir les finances sans interrompre des services essentiels. Yassine Jaber, dans le même numéro, insiste sur la nécessité de réformer la distribution et le recouvrement. Le projet qatari ne doit pas reproduire les défauts antérieurs, dit-il. Cette articulation entre investissement et gestion donne un contenu matériel à la notion d'État efficace. Une décision politique ne suffit pas si les recettes, l'entretien et les responsabilités demeurent fragiles. La presse présente ces questions comme des dossiers en cours, sans annoncer une solution définitive à la crise électrique.
Des institutions à équiper et des territoires à relier
La rencontre de Joseph Aoun avec l'Autorité de sécurité alimentaire illustre un autre écart entre mission légale et moyens d'action. Al Sharq du 5 novembre 2026 rappelle que cette structure doit coordonner ministères, municipalités et services concernés. Le président demande qu'elle dispose d'un siège, de personnel, d'un budget et de laboratoires. Il exige également une information précise issue d'une référence identifiable. Cette demande répond à la perte de confiance provoquée par les affaires récentes. Dans Ad Diyar, Aoun insiste sur la responsabilité de tous les maillons, sans exception. Les fermetures ne sont pas présentées comme inutiles. Elles sont décrites comme tardives lorsqu'elles surviennent après l'intoxication ou la fraude. Le contrôle périodique doit donc aller de l'importation au lieu de consommation. Élie Naji Awad associe ce changement à la lutte contre la corruption. Il cite les interventions qui peuvent neutraliser un contrôle, fausser un certificat ou protéger un établissement. Ce sont les risques qu'il veut prévenir, non une liste de culpabilités individuelles déjà jugées. Un atelier parlementaire, également couvert par Al Sharq, prolonge ce thème sous l'angle de la société civile. Georges Adwan y demande la protection des témoins et des lanceurs d'alerte. Michel Moussa décrit les associations comme partenaires des institutions et rappelle leurs obligations de transparence. Le ministre de la Défense, Michel Menassa, refuse leur diabolisation autant que leur captation politique ou confessionnelle. Il évoque leur rôle dans les soins, l'éducation et l'aide après l'explosion du port. Les prises de parole ne constituent pas encore de nouvelles lois. Elles définissent les protections dont les intervenants réclament la mise en œuvre. Le programme de jeunes consacré à la gouvernance offre un exemple plus limité, mais concret. Al Sharq rapporte la clôture d'une promotion de neuf stagiaires à l'Université Saint-Joseph. Leurs travaux ont porté sur l'administration du tourisme, avec le ministère, l'université et leurs partenaires. Laura Khazen Lahoud salue les résultats de ce travail. Son évaluation reste celle de la ministre, pas un audit indépendant. L'ensemble de ces comptes rendus fait apparaître une même exigence pratique. Les institutions doivent pouvoir contrôler, expliquer leurs décisions et recevoir des contributions extérieures sans perdre leur responsabilité. Les annonces du jour portent surtout sur ces conditions de fonctionnement, plutôt que sur une réforme déjà achevée. Dans Al Joumhouria du 5 novembre 2026, Mohammad Haïdar revient aussi sur sa visite à Damas. Il affirme y avoir représenté le gouvernement libanais, et non le Hezbollah. Le ministre du Travail décrit des échanges sur la régularité de l'emploi syrien et sur une coordination technique. Il annonce des inspections dans plusieurs secteurs. Ses déclarations précisent une orientation ministérielle, sans constituer à elles seules un bilan des contrôles.
Les projets territoriaux donnent une autre mesure de l'action publique. Dans Al Sharq du 5 novembre 2026, Rodolphe Haykal inspecte l'aéroport René-Moawad de Qleiaat avec Fayez Rassamny et Sajih Atiyé. Il visite les travaux réalisés par l'armée et les unités chargées de protéger le site et d'entretenir sa piste. Ad Diyar apporte un élément supplémentaire. Le député Sajih Atiyé y annonce une première liaison vers Le Caire le 15 novembre. Cette annonce ne vaut pas preuve d'un vol déjà réalisé. Le journal évoque encore les aménagements du terminal et des équipements pour les bagages. Les informations pratiques sur l'opérateur, les billets et les horaires ne sont pas détaillées dans les passages examinés. À Nabatiyé, une délégation municipale conduite par Abbas Fakhreddine présente à Salam l'état des projets engagés après sa visite. Selon Al Sharq, elle remet des photographies des travaux avant, pendant et après leur réalisation. Le Conseil du Sud et le Conseil du développement et de la reconstruction sont cités comme intervenants. Aucun montant global ni pourcentage précis d'avancement n'est donné. Le même quotidien rapporte l'entretien de Salam avec Mark Daou sur Choueifat. Trois sujets sont évoqués : les élevages et abattoirs de Sahra, une zone franche près de l'aéroport et les droits municipaux liés à Costa Brava. Il s'agit de dossiers discutés, non de décisions exécutées. Les télécommunications suivent une logique de continuité des services. Alfa commence à proposer Starlink aux entreprises et institutions, selon le compte rendu d'Al Sharq. Salam le présente comme un complément aux réseaux existants et comme une protection contre les interruptions. Il insiste aussi sur les zones dépourvues d'infrastructures. Al Liwa du 5 novembre 2026 apporte les tarifs déclarés par Alfa. Il indique 2 100 dollars annuels pour 500 gigaoctets mensuels et 3 588 dollars pour un téraoctet. Le terminal coûte 550 dollars, en plus de l'abonnement, hors taxe sur la valeur ajoutée. Ces conditions visent l'offre présentée aux entreprises, sans date annoncée de généralisation aux particuliers. Enfin, Ad Diyar décrit la préparation d'une visite de Bilal Erdogan au Liban, avec une étape à Tripoli. Sonia Rizk évoque les bourses, le patrimoine, le port et la foire Rachid-Karamé comme terrains possibles d'influence. Ces projets restent dans le registre des intentions rapportées. La presse rapproche ainsi les besoins du Nord, du Sud et de la périphérie de Beyrouth. Pour chacun, l'enjeu immédiat est identifiable : achever des travaux, garantir une connexion, protéger une activité ou clarifier une compétence. Les prochaines étapes se mesureront aux décisions formelles et aux services effectivement accessibles. Chaque annonce conserve ainsi son calendrier et son statut.
Citation et discours des personnalités politiques : prévenir la guerre et demander des comptes
La décision nationale face aux intérêts extérieurs
« Nous n'accepterons pas qu'on impose aux Libanais un destin qu'ils n'ont pas choisi. » Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 retient cette déclaration de Nawaf Salam après son entretien avec Joseph Aoun. La formule résume un discours centré sur la responsabilité des institutions. Le premier ministre ne se limite pas à constater un risque régional. Il affirme que la population doit être protégée de choix militaires décidés pour d'autres intérêts. Ad Diyar du même jour reproduit son avertissement contre une nouvelle aventure absurde. Salam lie cette mise en garde aux pertes humaines, aux logements détruits et aux moyens de subsistance disparus. Le Sud tient une place particulière dans son intervention. Il en présente les habitants comme des citoyens ayant droit à la sécurité et à un avenir. Al Sharq souligne aussi sa demande d'un monopole étatique de la guerre et de la paix. Le choix des mots distingue donc trois éléments. Le coût du conflit est décrit à travers les vies quotidiennes. La souveraineté est définie par l'autorité des institutions. La responsabilité politique consiste à empêcher qu'un nouveau coût soit imposé à la population. Waël Abou Faour adopte un ton plus directement accusateur dans Al Sharq du 5 novembre 2026. Il qualifie de faute impardonnable une éventuelle entrée du Hezbollah dans une nouvelle guerre régionale. Il oppose les intérêts iraniens aux intérêts libanais définis dans les institutions constitutionnelles. Ce propos ne décrit pas une décision militaire déjà prise. Il cherche à en fixer le prix politique avant qu'elle puisse survenir. Wadih El-Khazen choisit une autre formule : la supériorité sur le terrain ne signifie pas la victoire en politique. Dans son communiqué repris par Al Sharq, il juge que les populations évaluent aussi le niveau de vie et la stabilité. Il appelle à une référence unique, celle de l'État et de l'armée. Il associe cette référence au pacte de coexistence et au dialogue. Les trois prises de parole convergent ainsi sur l'autorité publique, mais leur registre diffère. Salam parle depuis la responsabilité gouvernementale. Abou Faour désigne un acteur et une ligne rouge. El-Khazen élargit le débat au lien entre force, consentement et conditions de vie. Cette différence importe pour lire la séquence. Une convergence de vocabulaire ne signifie pas que les acteurs proposent tous le même chemin politique, ni qu'ils disposent des mêmes moyens d'action.
Les déclarations sur le Yémen permettent de suivre cette distinction entre responsabilité nationale, accusation et démenti. Al Sharq du 5 novembre 2026 rapporte l'appel de Joseph Aoun à Rachad Al-Alimi. Le président affirme le souci du Liban de respecter la souveraineté yéménite. Il refuse que des individus ou des groupes interviennent dans les affaires de ce pays. Il souhaite également le retour de la sécurité et une réduction des souffrances de sa population. Dans Ad Diyar, Salam condamne les activités militaires qui menaceraient les pays arabes partenaires. Il les présente comme nuisibles aux intérêts libanais et à ceux de leurs ressortissants. Le discours présidentiel et le discours gouvernemental se rejoignent donc sur une obligation de non-ingérence. Toutefois, leur reprise ne permet pas de trancher la réalité des faits reprochés au Hezbollah. Le parti dément catégoriquement la présence de ses experts au Yémen. Al-Quds Al-Arabi reproduit sa réponse aux accusations sur les opérations, les capacités militaires et la formation. Le démenti appartient au même dossier que l'accusation. Le supprimer modifierait le sens de la séquence publiée. Il faut également distinguer les prises de parole officielles des propos anonymes rapportés dans la presse. Dans Ad Diyar du 5 novembre 2026, des sources proches du Hezbollah disent que l'Iran n'aurait pas besoin d'un front de soutien supplémentaire. Elles refusent cependant de présenter cette appréciation comme une garantie donnée à Israël. Leurs propos décrivent une lecture stratégique, pas un engagement public opposable. Paul Salem, interrogé dans le même numéro, estime que les chances d'une grande escalade ont baissé. Il maintient pourtant qu'une telle escalade reste possible. Cette nuance contraste avec les chroniques qui envisagent une fuite en avant de Donald Trump. Elle rappelle qu'un entretien d'expert n'est pas une annonce gouvernementale. La distinction vaut aussi pour les déclarations iraniennes reprises par les quotidiens. Mojtaba Khamenei avertit qu'une nouvelle attaque élargirait le conflit. Dans Al-Quds Al-Arabi, Massoud Pezeshkian insiste parallèlement sur la nécessité de garder ouverte la voie du dialogue. Ces paroles ne décrivent pas la même fonction. Certaines visent à dissuader, d'autres à préserver un espace de négociation. Pour le Liban, leur portée dépendra des actes qui suivront et de la capacité des autorités à maintenir leur propre ligne.
Les services publics et la protection des citoyens
« La fraude est un crime qui ne souffre aucune indulgence. » Dans Ad Diyar du 5 novembre 2026, Joseph Aoun emploie cette formule après les affaires alimentaires de Beyrouth et du Akkar. Sa déclaration vise d'abord la chaîne des responsabilités. Il demande que les fournisseurs, les entrepôts et ceux qui auraient couvert des infractions puissent rendre des comptes. Al Sharq détaille son raisonnement. Fermer un établissement peut être nécessaire, mais cette mesure intervient souvent après le dommage. Le président réclame donc des inspections régulières, depuis l'importation et l'abattoir jusqu'au transport et au restaurant. La phrase la plus ferme du discours est ainsi accompagnée d'une demande de méthode. Aoun ajoute une exigence de moyens pour l'Autorité alimentaire et une exigence d'information pour les consommateurs. Il relie les contrôles à la confiance dans les produits libanais, la restauration et le tourisme. Élie Naji Awad, responsable de l'Autorité, élargit ensuite le problème. Dans Al Sharq du 5 novembre 2026, il explique que la sécurité alimentaire ne relève pas seulement de la santé ou de la technique. Elle touche aussi l'économie et la confiance envers les institutions. Il décrit les formes que peut prendre la corruption : protéger une entreprise, empêcher un contrôle, modifier un résultat ou laisser circuler une marchandise sans origine sûre. Ce passage énumère des risques à combattre. Il ne permet pas d'attribuer chaque pratique à une personne ou à un établissement précis. Au Parlement, Georges Adwan demande la protection des lanceurs d'alerte et des témoins. Al Sharq rapporte aussi son souhait de voir les rencontres déboucher sur une application concrète. Michel Moussa affirme que la société civile doit disposer de liberté, tout en respectant la transparence et la responsabilité. Michel Menassa refuse, pour sa part, la diabolisation des associations et leur mise sous contrôle partisan. Il rappelle leurs interventions après l'explosion du port et dans les crises sociales. Ces déclarations placent la protection du citoyen à plusieurs niveaux. Le consommateur doit recevoir un produit sûr. Le témoin doit pouvoir signaler une infraction. L'association doit agir sans être intimidée ni captée. Dans cette séquence, le langage de la fermeté n'est donc pas séparé des moyens de contrôle et de protection. Les intervenants demandent des institutions capables d'agir avant le dommage, puis de rendre leurs décisions compréhensibles et vérifiables.
Les propos sur l'économie révèlent également des priorités qui ne coïncident pas toujours. Dans Al Sharq du 5 novembre 2026, Ibrahim Kanaan refuse de faire payer aux citoyens les défaillances d'organismes publics. Il prend l'exemple des usagers qui règlent leurs factures, mais subissent ensuite une interruption de service. Son discours vise l'électricité, l'eau et les effets possibles sur l'aéroport. Il demande que l'État assume les solutions et les crédits nécessaires. En parallèle, Électricité du Liban défend une ligne de recouvrement sans exception. Son conseil d'administration affirme ne rétablir l'alimentation qu'après un premier versement et un engagement écrit. Il annonce une nouvelle coupure en cas de non-respect de l'accord. Les deux positions ne sont pas totalement opposées. Elles répondent à deux responsabilités différentes : assurer la continuité des services et obtenir le paiement des sommes dues. Yassine Jaber relie ces deux exigences dans son entretien avec la Société financière internationale, rapporté par Al Sharq. Il estime qu'accroître la production ne résoudra pas la crise sans améliorer la collecte des recettes et la gestion. Il veut éviter de nouvelles charges répétées pour le Trésor. Sur un autre terrain, Salam présente Starlink comme une option supplémentaire, et non comme un remplacement des réseaux existants. Son propos insiste sur les zones mal desservies et sur la continuité des communications des entreprises. Al Liwa du 5 novembre 2026 complète cette déclaration par les conditions commerciales présentées par Alfa. Les prix ne constituent toutefois pas une mesure indépendante de performance. Tamara El-Zein, dans la même édition, demande enfin que les victimes de guerre ne paient pas seules la reconstruction et ses effets climatiques. Elle défend la priorité des dons sur les prêts pour les pays fragiles. Elle réclame aussi une évaluation complète du coût environnemental des technologies, notamment de l'intelligence artificielle. Son intervention prépare la délégation libanaise à la conférence climatique d'Antalya. Il s'agit d'une position de négociation, pas d'une décision internationale adoptée. Ces discours relient le financement à une question de répartition des charges. Kanaan parle des usagers. Jaber parle de la viabilité des services et des comptes publics. El-Zein parle des populations touchées par la guerre et des bailleurs internationaux. La prochaine étape annoncée pour chacun reste concrète : examen des crédits, poursuite des discussions énergétiques ou présentation des demandes libanaises dans les négociations climatiques. Aucun de ces rendez-vous ne garantit seul le résultat attendu.
Diplomatie : Beyrouth cherche des garanties face aux tensions régionales
La souveraineté libanaise mise à l'épreuve des fronts régionaux
Dans son édition du 5 novembre 2026, Asharq Al-Awsat place la souveraineté au centre des échanges entre Joseph Aoun et Nawaf Salam. Le président et le premier ministre refusent une nouvelle participation libanaise à une guerre régionale. Leur position vise aussi les activités prêtées à des ressortissants libanais dans les pays arabes. Le dossier yéménite donne à cette déclaration une portée immédiate. Le ministre yéménite de l'Intérieur, Ibrahim Haydan, accuse des experts étrangers d'appuyer les Houthis. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 rapporte son décompte de vingt et un experts. Il comprendrait quatorze membres des Gardiens de la révolution et sept membres du Hezbollah. Ces chiffres relèvent de l'accusation yéménite. Ils ne constituent pas une présence établie par une enquête indépendante présentée dans le journal. Le Hezbollah oppose un démenti catégorique. Il conteste toute participation aux opérations, à la formation ou au développement des armes. Ad Diyar du 5 novembre 2026 reproduit sa réponse : les accusations seraient « entièrement dénuées de fondement et ne reposent sur aucun fait ». Joseph Aoun a néanmoins appelé Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentiel yéménite. Selon Al Sharq du 5 novembre 2026, il lui a réaffirmé son respect de la souveraineté du Yémen. Il refuse les interventions de personnes ou de groupes compromettant sa sécurité. Cette démarche exprime la position de l'État libanais sans trancher la véracité des accusations. Nawaf Salam formule pour sa part une règle générale. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 lui attribue cette phrase : « La décision de guerre et de paix doit relever exclusivement de l'État et de ses institutions constitutionnelles. » Le premier ministre refuse également que le pays redevienne le terrain des conflits d'autrui. Plusieurs journaux reproduisent ainsi le même message officiel. Leur convergence confirme la place du sujet dans la couverture du jour. Elle ne fournit pas plusieurs preuves indépendantes des activités alléguées au Yémen. Les conséquences diplomatiques restent pourtant immédiates. Beyrouth cherche à préserver ses relations arabes tandis que les accusations circulent. Le démenti du Hezbollah et la condamnation officielle doivent donc être présentés ensemble.
La recherche de garanties concerne aussi le sud du Liban et l'avenir de la présence internationale. Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Michel Abou Najm décrit l'inquiétude des responsables français. Ils redoutent que l'occupation israélienne se prolonge durablement. Ils demandent parallèlement aux autorités libanaises de préciser leurs moyens d'action sur les armes non étatiques. Selon ces sources, le refus du Hezbollah de désarmer fournit à Israël un argument pour maintenir son occupation. Cette appréciation française ne dispense pas de distinguer les obligations de chaque acteur. Le journal rapporte également les démarches de Paris concernant la succession de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Plusieurs options restent ouvertes. La première consiste à renforcer les moyens de l'armée libanaise. Une conférence d'appui est évoquée, sans date arrêtée dans l'article. Une autre piste concerne l'équipement et la formation par les Européens. Paris et Rome envisagent aussi une force européenne aux côtés de l'armée. Au moins dix pays auraient exprimé leur disponibilité, selon le correspondant. Cette disponibilité ne vaut ni constitution d'une force ni accord sur son mandat. La nécessité éventuelle d'une autorisation internationale reste posée. Le refus israélien d'une présence militaire française complique encore la discussion. Al Sharq du 5 novembre 2026 souligne de son côté les limites des solutions de remplacement. Dans une analyse de Malak Akil, les observateurs de trêve apparaissent comme un dispositif distinct de la force actuelle. Leur présence non armée ne permet pas de leur attribuer les mêmes moyens. L'article évoque aussi une mission européenne de conseil, dont le périmètre diffère du déploiement au sud du Litani. Il faut donc séparer les dispositifs existants, les décisions annoncées et les projets encore négociés. Aucun des textes ne permet de présenter une relève complète comme acquise. Asharq Al-Awsat précise enfin que Paris ne souhaite pas pousser à une guerre entre l'armée et le Hezbollah. La demande française porte sur la traduction des engagements publics en actes. Elle s'inscrit dans une discussion plus large sur le retrait israélien, le déploiement national et les garanties internationales.
Le dialogue avec Damas associe frontières, travail et justice
La relation avec la Syrie se développe sur plusieurs dossiers qui dépassent la seule sécurité. Ad Diyar du 5 novembre 2026 revient sur la visite effectuée à Damas le 2 novembre. Tarek Mitri conduisait une délégation comprenant Mohammad Haïdar, Rima Karamé et Hanine Sayed. Les ministres ont rencontré Assad Al-Chaibani au palais de Tichrine. Les discussions ont porté sur les retours des Syriens, la scolarité, les déclarations de naissance et les passages frontaliers. La coopération technique doit permettre de traiter ces sujets de manière suivie. Dans un entretien publié par Al Joumhouria le 5 novembre 2026, Mohammad Haïdar insiste sur sa qualité de représentant du gouvernement. Il affirme ne pas s'être rendu à Damas comme émissaire du Hezbollah. Le ministre du Travail décrit des échanges francs et souhaite élargir la coopération entre administrations. Il expose aussi sa volonté de régulariser l'emploi des Syriens selon le droit libanais. Il annonce des contrôles avec la Sûreté générale dans plusieurs secteurs. Les boulangeries, les salons de coiffure et les boucheries figurent parmi les activités citées. Le ministre distingue la propriété de certains établissements et la possibilité d'y employer légalement des salariés syriens. Ses déclarations expriment une orientation gouvernementale. Elles ne suffisent pas à décrire les résultats de contrôles qui restent à mener. Ad Diyar aborde en outre un sujet judiciaire sensible. Selon ses sources, Beyrouth a contesté la libération de cinquante-sept détenus transférés à la Syrie. Le quotidien renvoie à une annonce syrienne du 28 octobre. Il attribue à Mitri un avertissement sur les conséquences de ces libérations pour de nouveaux transferts. L'accord judiciaire signé en février sert de cadre à cette discussion. Toutefois, le texte de cet accord et les décisions individuelles ne sont pas reproduits. Il serait donc prématuré de conclure à une violation juridique précise. Le journal indique que les échanges doivent se poursuivre avec le ministre de l'Intérieur. Une commission distincte est également évoquée pour la responsabilité d'auteurs de crimes. Travail, retours et justice suivent ainsi des voies liées, mais leurs décisions ne se confondent pas. La coopération éducative et l'enregistrement civil restent également des sujets autonomes du dialogue bilatéral.
L'ouverture syrienne vers Riyad forme un autre volet de cette recomposition diplomatique. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 annonce un accord de coopération entre les ministères saoudien et syrien de la Défense. Mohammed ben Salmane et Ahmed Al-Charaa ont assisté à sa signature après leurs entretiens à Riyad. Le quotidien ne fournit pas les clauses permettant de définir précisément les engagements militaires. Il faut donc conserver la notion de coopération de défense. La transformer en garantie automatique d'intervention élargirait sans preuve la portée du texte. Al Liwa du 5 novembre 2026 mentionne aussi un mémorandum industriel et des financements de développement. Les infrastructures, la santé, le logement et les services financiers figurent dans son compte rendu. Al Sharq du 5 novembre 2026 précise que cette visite suit celle du 6 octobre. Le déplacement intervient donc moins d'un mois après un précédent échange au sommet. Plusieurs publications abordent parallèlement l'hypothèse d'une adhésion syrienne au pacte dit de La Mecque. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 présente cette éventualité comme un sujet de discussion. Le quotidien ne rapporte pas d'adhésion officiellement annoncée. Cette distinction évite de confondre un accord bilatéral signé et une architecture régionale encore débattue. Les entretiens saoudo-syriens abordent également la sécurité des routes maritimes. Asharq Al-Awsat relève un appel à faire cesser les actes menaçant la mer Rouge, Bab el-Mandeb et Ormuz. Le commerce et les approvisionnements énergétiques relient ainsi les préoccupations des deux capitales. Dans le même numéro, Houda Al-Husseini analyse les démarches chinoises pour réduire les tensions. Elle mentionne la rencontre de Wang Yi avec Ali Bagheri Kani à Pékin. Des déplacements d'émissaires chinois sont également annoncés dans le Golfe et la Corne de l'Afrique. L'auteure relie cette activité aux intérêts pétroliers, portuaires et commerciaux de la Chine. Elle souligne toutefois l'absence de détails publics sur les garanties recherchées. L'influence économique peut faciliter les échanges avec Téhéran. Elle ne démontre pas une capacité à imposer une décision aux autorités iraniennes ou aux groupes qui leur sont liés.
Des médiations encore ouvertes et des engagements à vérifier
Les élections américaines modifient les calculs diplomatiques sans arrêter les négociations en cours. Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Hassan Al-Moustafa décrit une proposition iranienne présentée par Abbas Araqchi. Elle organiserait une séquence sur deux jours. Washington prendrait d'abord des mesures économiques et de sécurité. La réouverture d'Ormuz interviendrait ensuite. Le chroniqueur précise qu'aucune acceptation américaine n'a été annoncée. La formule est donc une proposition de négociation, et non un accord exécuté. Les échanges avec les médiateurs qataris auraient porté sur le calendrier et l'ordre des engagements. Ce point est central. Les parties peuvent discuter d'une même issue tout en restant opposées sur la première mesure à prendre. Le texte évoque également des démarches saoudiennes et pakistanaises. Il rapporte une lettre de J. D. Vance à Mohsen Rezaei, d'après des informations divulguées. La présence du dossier nucléaire dans de futures négociations constituerait une demande américaine. Là encore, le contenu rapporté ne vaut pas publication officielle de la lettre. Le sort du stock d'uranium enrichi et le retour des inspections demeurent des questions distinctes de la navigation. L'auteur rappelle que les droits des États utilisant le détroit ne peuvent être réglés uniquement entre Washington et Téhéran. Sur le risque militaire, les journaux présentent des lectures divergentes. Paul Salem estime dans Ad Diyar du 5 novembre 2026 que les chances d'une grande escalade ont diminué. Il ajoute qu'elle reste possible. D'autres sources diplomatiques du même quotidien redoutent une fuite en avant avant janvier. Ces appréciations ne doivent pas être fusionnées en une prévision unique. Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Elie Youssef rappelle le calendrier institutionnel américain. La nouvelle majorité entre en fonction le 3 janvier 2027. Elle peut contrôler les crédits, les nominations et les enquêtes. Le président conserve néanmoins des pouvoirs exécutifs et son droit de veto. Une majorité hostile à sa conduite de la guerre ne signifie donc pas l'adoption des objectifs iraniens. Les effets diplomatiques du scrutin dépendront des votes, des décisions et des engagements qui suivront.
Le Liban prépare aussi des négociations dont les enjeux sont financiers et environnementaux. Al Sharq du 5 novembre 2026 détaille les orientations de Tamara El-Zein pour la conférence climatique d'Antalya. La ministre veut faire reconnaître les charges supportées par les pays touchés par la guerre. Son argument porte sur les destructions, la reconstruction et les émissions liées aux conflits. Elle demande de considérer le cycle complet des activités militaires. La fabrication des armes, leur transport, leur utilisation et les reconstructions entreraient dans cette réflexion. Il s'agit d'une position préparatoire libanaise, pas d'une règle internationale déjà adoptée. La ministre souhaite également privilégier les dons plutôt que les prêts. Elle réclame un accès plus rapide aux financements pour les pays fragiles. Les indicateurs devraient tenir compte des capacités économiques et du niveau de développement. L'évaluation environnementale des nouvelles technologies, notamment de l'intelligence artificielle, figure parmi les autres axes. Ces priorités élargissent la diplomatie libanaise au coût de la réparation et aux conditions du financement. Dans le même numéro, Al Sharq rapporte les échanges de Nawaf Salam avec la Société financière internationale. Une stratégie du Groupe de la Banque mondiale sur cinq ans est en préparation. Sa finalisation est attendue au premier trimestre 2027. L'énergie, les transports, les petites entreprises et l'emploi ont été abordés. Aucune enveloppe nouvelle signée n'est annoncée dans ce compte rendu. Cette distinction importe pour les perspectives de reconstruction. Les réunions établissent des priorités, mais elles ne garantissent pas encore les décaissements. Une autre coopération, plus discrète, concerne l'éducation. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 rapporte la rencontre de l'ambassadeur libanais en Irak avec le ministre irakien de l'Éducation. Les deux parties souhaitent élargir les échanges dans ce secteur. Le représentant libanais remercie aussi l'Irak pour l'accueil de familles libanaises. Aucun programme chiffré n'est détaillé. Ces contacts montrent néanmoins la diversité des dossiers ouverts. Les garanties de sécurité, les retours, l'éducation et les financements font l'objet de démarches différentes. Chacune conserve ses interlocuteurs, ses étapes et ses points encore à préciser.
Politique internationale : le revers de Trump ouvre une nouvelle bataille de pouvoir
Washington entre sanction électorale et limites institutionnelles
Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 décrit une sanction électorale dépassant les seules circonscriptions disputées. Dans son reportage de Washington, Mohammad al-Badawi souligne les percées démocrates dans plusieurs bastions républicains. Le journal annonce 54 sièges pour le bloc démocrate au Sénat et 228 à la Chambre. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 avance, pour sa part, au moins 231 sièges démocrates à la Chambre. Ces décomptes diffèrent donc selon les éditions et leur état du dépouillement. Ils ne doivent pas être additionnés ni présentés comme une certification commune. Les deux journaux retiennent cependant le basculement des deux chambres. Au Kansas, ils insistent sur la portée historique du succès démocrate. Au Texas, ils décrivent également une double défaite républicaine, au Sénat et au poste de gouverneur. Al Joumhouria du 5 novembre 2026, reprenant une analyse de Lisa Lerer, replace ces résultats dans la crise du pouvoir d'achat. Le coût des carburants, les droits de douane et la guerre contre l'Iran dominent cette lecture. Toutefois, Qassem al-Haroub apporte une nuance dans Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026. Un vote sanction ne constitue pas nécessairement une conversion durable à l'autre parti. Les électeurs peuvent rejeter une équipe sans adopter toute l'offre concurrente. Cette distinction compte pour les débats républicains sur la succession de Trump. Elle compte aussi pour les démocrates, désormais attendus sur leurs solutions. Le même quotidien décrit la progression de candidats critiques envers l'aide militaire à Israël. Abdul El-Sayed, élu au Michigan selon ces résultats, occupe une place centrale dans cette présentation. Le journal distingue également les gains fédéraux des victoires dans les assemblées des États. Ces niveaux institutionnels ont des pouvoirs différents. Enfin, Ad Diyar du 5 novembre 2026 rappelle que certaines courses restent non tranchées. Le quotidien sépare explicitement les projections des médias et la validation officielle. Cette réserve empêche de lire chaque chiffre du matin comme une composition définitivement arrêtée. Elle invite surtout à distinguer trois événements: le basculement politique, la fin du comptage et l'installation des nouveaux élus. Leurs effets ne commencent pas tous au même moment.
Dans Ad Diyar du 5 novembre 2026, le dossier consacré aux pouvoirs de Trump fixe le prochain jalon au 3 janvier 2027. Le nouveau Congrès entrera alors en fonction. Les démocrates pourront contrôler les commissions, organiser des auditions et réclamer des documents. Le Sénat disposera aussi de leviers sur les nominations soumises à son approbation. Il pourra retarder ou refuser des candidatures judiciaires, diplomatiques et administratives. Ces prérogatives concernent les postes à pourvoir. Elles ne destituent pas automatiquement leurs titulaires actuels. Le budget constitue un autre terrain majeur de confrontation. Toutefois, les dépenses obligatoires et certains crédits pluriannuels ne disparaissent pas avec le changement de majorité. Le journal relève notamment cette difficulté dans le domaine migratoire. Il rappelle aussi les seuils qui limitent la nouvelle majorité. Dans la plupart des procédures législatives ordinaires, interrompre l'obstruction exige soixante voix au Sénat. Passer outre un veto présidentiel nécessite les deux tiers dans chaque chambre. La condamnation d'un président après mise en accusation exige également une majorité renforcée au Sénat. Une défaite électorale ne rend donc pas sa destitution automatique. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 décrit la même tension entre contrôle parlementaire et pouvoir exécutif. Trump affiche une volonté de travailler avec ses adversaires, tout en brandissant son veto. Les projets démocrates sur la santé, les taxes ou les armes devront franchir ces obstacles. Les perspectives de contrôle des entreprises technologiques relèvent elles aussi de rapports de force encore ouverts. Dans Ad Diyar du 5 novembre 2026, Brian Katulis rappelle un précédent éclairant. George W. Bush avait perdu les majorités parlementaires en 2006. Il avait ensuite renforcé les troupes américaines en Irak en 2007. Ce rappel ne prédit pas une répétition. Il souligne simplement les limites d'une lecture militaire immédiate du scrutin. La question iranienne dépendra des crédits, des textes contraignants et des décisions présidentielles. Pour les alliés américains, le changement annonce davantage de négociations internes à Washington. Il ne constitue, à lui seul, ni un nouveau traité ni une garantie de paix.
Ormuz, Israël et les autres fronts de la confrontation
Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 oppose les assurances de Trump aux menaces formulées à Téhéran. Le président américain affirme ne pas préparer d'attaque imminente contre l'Iran. Mojtaba Khamenei rejette, pour sa part, l'espoir d'un changement américain fondé sur la seule alternance partisane. Son message promet une confrontation plus large en cas de nouvelles frappes. Hamid Reza Moghaddamfar, conseiller médiatique du commandant des Gardiens de la révolution, vise les pays accueillant des bases américaines. Il cite notamment les Émirats arabes unis et Bahreïn. Les menaces rapportées dépassent les seules installations militaires utilisées pour attaquer l'Iran. Le quotidien distingue ces déclarations des opérations revendiquées dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens affirment que quatre pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines. Ils annoncent aussi l'arraisonnement de deux navires et la destruction d'un drone américain. Leurs communiqués ne constituent pas une confirmation indépendante de ces événements. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 décrit d'ailleurs des récits concurrents sur la navigation. Washington affirme avoir sécurisé le passage, tandis que Téhéran revendique son contrôle. Le quotidien rapporte également des mises en garde contre une reprise des combats. Du côté chinois, Mao Ning présente l'évitement d'une nouvelle guerre comme une priorité diplomatique. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 cite son soutien aux négociations entre Washington et Téhéran. Pékin lie également l'ouverture du passage maritime à une issue politique au conflit yéménite. Sur ce dernier front, les Houthis revendiquent de nouvelles attaques contre l'aéroport de Riyad. Leurs affirmations de frappes directes et de dégâts restent celles d'un belligérant. Parallèlement, les forces gouvernementales annoncent des avancées dans la province d'Al-Jawf. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 décrit leurs opérations et les besoins des familles déplacées. Ainsi, les déclarations de victoire côtoient des situations humanitaires très concrètes. Les routes maritimes, les aéroports et les déplacements de population relient plusieurs conflits. Aucun des journaux ne fournit cependant un accord global réglant simultanément ces crises. Les annonces diplomatiques doivent donc être lues avec leurs conditions, leurs auteurs et leurs limites.
En Israël, Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 rapporte que la commission électorale n'a constaté aucune irrégularité modifiant les résultats. Le scrutin du 27 octobre laisse pourtant une forte contestation politique. Naïf Zeidani décrit les accusations du Likoud visant les listes arabes, créditées ensemble de dix-neuf sièges. Il rapporte aussi le conflit autour des investigations souhaitées par le chef du Shin Bet. Ces accusations demeurent contestées et ne valent pas preuve de fraude. Isaac Herzog condamne les propos racistes et engage les consultations gouvernementales. Ad Diyar du 5 novembre 2026 rappelle l'absence de majorité constituée. Le bloc Netanyahu compte, selon son décompte, 53 sièges, contre 48 pour celui d'Eisenkot. Les partis arabes deviennent ainsi centraux dans les calculs, malgré les réticences à une coopération. La question de l'aide américaine ajoute une incertitude. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 rapporte une déclaration de Trump annonçant son arrêt à la fin de l'année. Le journal rappelle cependant un accord courant normalement jusqu'en 2028. Il distingue les 3,3 milliards de dollars consacrés aux achats militaires et le demi-milliard destiné à la défense antimissile. L'annonce rapportée ne démontre pas encore l'exécution d'une interruption. Ailleurs, les gouvernements cherchent à préserver leurs propres marges diplomatiques. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 rapporte la signature à Riyad d'un accord de coopération militaire saoudo-syrien. Le quotidien ne publie ni montant ni clauses opérationnelles détaillées. En Ukraine, les réactions portent sur la continuité de la médiation américaine. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 cite Dmitri Peskov souhaitant la poursuite des efforts de Trump. Il rapporte aussi la hausse à trente-sept morts du bilan d'une frappe contre un point d'aide dans la région de Zaporizhzhia. Les opérations militaires continuent donc pendant les commentaires électoraux. Enfin, le même journal décrit les tensions soudano-éthiopiennes, sur fond de barrage du Nil et d'accusations croisées. L'expulsion annoncée de six diplomates soudanais souligne la dégradation du dialogue. Les analyses divergent cependant sur le risque d'une confrontation directe et sur le rôle que pourrait jouer l'Égypte. En France, Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 suit un autre rapport de force. Les syndicats misent sur une grève commune des secteurs public et privé. Ils veulent obtenir des mesures sur les salaires, les retraites et les services publics. Mahmoud al-Haj souligne la jonction recherchée avec les mobilisations étudiantes. Toutefois, le mouvement reste annoncé au moment de la rédaction du journal. Ses effets réels ne peuvent donc pas être déduits des appels syndicaux. Le chercheur Dominique Andolfatto rappelle que les grandes manifestations de 2023 n'avaient pas empêché la réforme des retraites. Une responsable syndicale insiste aussi sur le coût personnel des journées non payées. La capacité de mobilisation dépend de ces contraintes matérielles. Les organisations demandent davantage de recettes sur les fortunes et les bénéfices distribués. Elles contestent ainsi les choix budgétaires du gouvernement, sans disposer encore d'un accord sur une reconduction commune de la grève à ce stade.
Économie : dépôts, crédit et services publics au cœur des arbitrages libanais
Les retraits progressent, la reprise du crédit reste discutée
Al Liwa du 5 novembre 2026 annonce une hausse des montants prévus par deux dispositifs de retrait bancaire. Le journal cite les décisions intermédiaires 13901 et 13902 de la Banque du Liban. Datées du 3 novembre, elles doivent prendre effet le 1er décembre. Pour la circulaire 158, le montant mensuel passerait de 1 000 à 1 200 dollars. Cette somme comprend deux parts différentes. Huit cents dollars seraient disponibles par retrait, transfert, carte ou compte en argent frais. Les quatre cents dollars restants seraient réservés aux paiements par terminal chez les commerçants. Pour la circulaire 166, le montant passerait de 500 à 600 dollars. Quatre cents dollars relèveraient de la première catégorie, deux cents des paiements par terminal. Cette répartition limite la portée du mot retrait. Les bénéficiaires ne doivent pas comprendre que tout le montant devient disponible en espèces. Le quotidien indique aussi des plafonds annuels de 14 400 et 7 200 dollars. Ils remplaceraient respectivement les plafonds de 12 000 et 6 000 dollars pour le cycle allant jusqu'au 30 juin 2027. Les montants affectés aux paiements électroniques restent ajustables selon la politique monétaire décrite. Ces annonces améliorent l'accès prévu à une partie des fonds. Elles ne constituent pas une restitution générale des dépôts bloqués. Leur application demeure liée aux conditions de chaque dispositif. Al Sharq du 5 novembre 2026 replace justement la question dans le chantier législatif plus large. Le ministre des Finances, Yassine Jaber, souhaite reprendre l'examen de la loi sur l'écart financier après le budget. Il espère une finalisation en mars 2027. Cette échéance correspond à un objectif politique annoncé, non à une garantie de vote. Les montants accessibles, le partage des pertes et la restructuration bancaire restent donc des questions distinctes. Ad Diyar du 5 novembre 2026 publie pour sa part une défense des positions de Saad Azhari. Le journal souligne son soutien à une loi sur les pertes et aux restitutions. Il évoque aussi des sorties ou des fusions de banques. Il s'agit d'un commentaire favorable à un entretien antérieur, pas d'une nouvelle décision du secteur.
La reprise du crédit suscite parallèlement un débat entre acteurs bancaires. Dans Ad Diyar du 5 novembre 2026, Joseph Farah expose une proposition de deux milliards de dollars. Des sources bancaires envisagent des avances de la Banque du Liban aux établissements. Ces derniers distribueraient ensuite les fonds aux entreprises et aux ménages. Un milliard serait affecté à chacune de ces catégories. Le dispositif reste une proposition. Aucun déblocage par la banque centrale n'est annoncé. Les promoteurs évoquent des marges de deux pour cent pour les entreprises et de trois pour cent pour les consommateurs. Ces marges ne peuvent pas être présentées comme les taux complets qui seraient facturés aux emprunteurs. Le volet productif prévoit sept cents millions de dollars pour le fonds de roulement. Trois cents millions financeraient des machines. Les sources estiment que l'industrie utilise actuellement la moitié de ses capacités. Elles projettent un gain annuel récurrent de production de 2,9 milliards de dollars. Ce résultat dépend de leurs hypothèses. Il ne mesure pas une croissance déjà obtenue. Le volet destiné aux ménages comprend quatre cents millions pour l'automobile sur cinq ans. Cinq cents millions financeraient des dépenses personnelles sur un an. Le texte ne ventile pas les cent millions restants de cette enveloppe. Il faut conserver cette limite plutôt que compléter le modèle. Les promoteurs estiment en outre les importations induites à 1,07 milliard de dollars. Ils évaluent à neuf cent trente millions le revenu initial restant localement. Le scénario prévoit aussi des exportations supplémentaires et des recettes fiscales accrues. Toutes ces données décrivent les résultats attendus par les défenseurs du projet. D'autres banques demandent d'abord une clarification des pertes et des engagements envers les déposants. Leur réserve porte sur l'ordre des priorités. Le crédit peut soutenir la production, mais les anciennes obligations restent à traiter. Al Sharq du 5 novembre 2026 rapporte également des discussions avec la Société financière internationale sur des prêts aux petites entreprises. Là encore, il ne mentionne pas de ligne signée. Les deux dossiers expriment un besoin de financement sans établir qu'une nouvelle offre est déjà ouverte.
L'électricité et le budget confrontent l'État à ses propres impayés
Al Sharq du 5 novembre 2026 décrit le troisième jour de la campagne de coupures visant les administrations débitrices d'Électricité du Liban. L'établissement constate un afflux pour rapprocher les tableaux, les factures et les reçus. Le rétablissement de l'alimentation est soumis à plusieurs conditions. Un premier versement doit être effectué. Un engagement écrit doit ensuite préciser le remboursement des arriérés. Les nouvelles factures mensuelles doivent enfin être réglées régulièrement. Selon le communiqué rapporté, un nouveau défaut entraînera une coupure immédiate. L'entreprise publique affirme n'avoir accordé aucune exception. Elle refuse cependant de valider les listes de noms et de montants diffusées hors de ses canaux. La revue ne peut donc reprendre ces listes comme un état certifié des dettes. Al Liwa du 5 novembre 2026 replace cette campagne dans le débat sur le crédit budgétaire supplémentaire. Le ministère de l'Énergie affirme que cette demande ne correspond pas à un nouvel emprunt. Elle couvrirait notamment des impayés publics, des exemptions concernant le Sud et des réparations de guerre. Le ministère conteste aussi l'existence d'une réserve de sept cents millions de dollars. Il oppose à cette affirmation ses propres chiffres de disponibilités au début de 2025. Ces données interviennent dans un différend politique et financier. Sans les comptes correspondants, elles doivent rester présentées comme les arguments de chaque partie. Le coût des coupures dépasse par ailleurs les organismes concernés. Plusieurs élus interrogent leurs effets sur les installations de pompage et l'approvisionnement en eau. Ibrahim Kanaan refuse que les ménages payant leurs factures supportent les défauts des institutions. Al Sharq du 5 novembre 2026 rapporte aussi une rencontre entre Joe Saddi et la direction de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Le ministre demande un mécanisme de paiement régulier pour l'électricité des camps. Le texte n'établit pas que l'agence reconnaît être juridiquement débitrice de toutes les sommes évoquées. Le dossier demande donc une distinction entre consommation, facturation, responsabilité du paiement et protection des usagers. Cette évolution complète les informations déjà disponibles sur les coupures publiques. Elle ne décrit pas une campagne distincte.
Le financement des services rejoint l'examen du budget de 2027. Selon Al Sharq du 5 novembre 2026, la commission des Finances a achevé l'étude des articles. Elle a néanmoins suspendu certaines hausses de frais pour obtenir des consultations supplémentaires. Les ministères de la Jeunesse et des Sports, du Travail et des Travaux sont notamment concernés. Des dispositions concernant la Sûreté générale restent également en discussion. L'examen des crédits doit commencer la semaine suivante. Le compte définitif de 2025 n'a pas encore été reçu, relève le quotidien. L'adoption en commission ne vaut donc pas promulgation du budget. Le journal mentionne aussi un relèvement du timbre du moukhtar. Son montant passerait de cinquante mille à cent mille livres pour alimenter un fonds social et sanitaire. Il ne faut pas présenter cette mesure de commission comme un tarif déjà applicable. Ibrahim Kanaan évoque par ailleurs une loterie liée aux factures. L'objectif serait de rapprocher les achats déclarés par les consommateurs des déclarations des entreprises. Les modalités doivent encore être définies par le ministère des Finances. Le contrôle fiscal est ainsi discuté en même temps que les prélèvements. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 rapporte les douze mesures remises à Joseph Aoun par les organismes économiques. Leurs responsables demandent notamment de ne pas alourdir les charges du secteur privé. Ils citent aussi le financement, les indemnités de fin de service et la lutte contre la contrebande. Les pertes attribuées à celle-ci ne sont toutefois pas accompagnées d'une estimation documentée dans le compte rendu. Le président réaffirme le rôle central des entreprises. Il évoque également la responsabilité de certains comportements commerciaux dans la crise. Les demandes patronales ne remplacent donc pas le débat sur les recettes publiques et leur répartition. Al Sharq rapporte enfin les exigences exprimées par Yassine Jaber sur le projet électrique qatari. Une production accrue devrait s'accompagner de réformes de distribution et de recouvrement. La réduction du gaspillage et une meilleure gestion sont également demandées. Le ministre souhaite éviter de nouvelles charges récurrentes pour le Trésor. Les discussions sur les capacités de production restent ainsi liées à celles sur les recettes du service.
Services essentiels et répartition des pertes bancaires
Les télécommunications offrent un autre exemple de financement lié aux services essentiels. Al Liwa du 5 novembre 2026 détaille la première phase de distribution du service satellitaire par Alfa. Le quotidien rapporte un accord signé le 18 septembre, après les étapes réglementaires et sécuritaires. Trente-sept entités figurent dans le premier ensemble décrit. Il comprend vingt administrations ou organismes publics et sécuritaires, onze hôpitaux, trois ambassades, deux associations et la municipalité de Rmeich. Cette dernière aurait reçu la première activation. Alfa fait aussi état de plus de cent entreprises clientes. Il ne faut pas additionner automatiquement ces catégories sans connaître leurs éventuels recoupements. L'entreprise annonce la commande de cinq cents appareils supplémentaires. Les tarifs rapportés sont annuels, avec un prépaiement. L'offre de cinq cents gigaoctets par mois coûte 2 100 dollars par an. Celle d'un téraoctet mensuel revient à 3 588 dollars. Le terminal coûte cinq cent cinquante dollars en une fois. La taxe sur la valeur ajoutée n'est pas comprise. Le journal indique une garantie de douze mois. Il précise que l'État perçoit vingt-cinq pour cent des recettes d'abonnement, hors terminaux. Ces conditions décrivent les offres citées au bouclage, pas l'ensemble du marché. Al Sharq du 5 novembre 2026 reproduit l'insistance de Nawaf Salam sur leur rôle complémentaire. Le service doit soutenir la continuité lors des pannes et dans les zones mal équipées. Il n'est pas présenté comme un remplacement des réseaux existants. La même prudence s'impose aux projets économiques territoriaux. Al Liwa décrit les travaux de l'Autorité de développement des investissements et de la Chambre de Zahlé et de la Békaa. Les partenaires veulent sélectionner trois à cinq projets dans les semaines suivantes. Agriculture, transformation alimentaire, stockage, emballage et énergies renouvelables figurent parmi les priorités. Des infrastructures logistiques sont également évoquées. Toutefois, les études, les marchés, les emplois et les financements doivent être précisés dans les dossiers. Ni la liste des secteurs ni la création d'un groupe commun ne constituent un investissement réalisé. L'enjeu immédiat est de transformer ces orientations en projets documentés et finançables.
La répartition des pertes suscite enfin une opposition explicite entre les journaux. Dans Al Akhbar du 5 novembre 2026, Mohammad Wehbe critique les propositions discutées pour traiter les dépôts. Son analyse décrit un remboursement des premiers cent mille dollars sur six ans. Soixante mille dollars seraient versés pendant quatre années, puis quarante mille pendant deux années supplémentaires. Les paiements déjà effectués sous les circulaires 158 et 166 seraient comptabilisés dans cette enveloppe. Cette imputation est centrale dans sa critique. Une promesse nominale ne correspondrait donc pas nécessairement à cent mille dollars supplémentaires à recevoir. Le solde pourrait être transformé en instruments arrivant à échéance sur vingt à trente ans. Des participations bancaires sans droit de vote figurent aussi parmi les possibilités rapportées. D'éventuels dividendes n'interviendraient qu'après au moins cinq ans. Ces mécanismes restent des propositions décrites par le journal. Ils ne constituent pas un droit nouveau applicable aux déposants. Un encadré du même numéro présente d'ailleurs une protection en espèces sur quatre à six ans. Cette différence de calendrier confirme que les modalités ne sont pas arrêtées dans les récits disponibles. Wehbe rapporte également des conversions partielles au taux de quinze mille livres pour un dollar. Il décrit des délais et des demandes partiellement satisfaites, pas une ruée générale. Sa lecture insiste sur les décotes et sur l'effacement progressif des créances. Ce jugement doit lui être attribué. Il ne peut devenir une accusation de fraude formulée par la revue. La défense d'Azhari publiée dans Ad Diyar du 5 novembre 2026 avance une autre lecture. Elle présente la reconnaissance du caractère systémique de la crise comme compatible avec la restitution et la restructuration. Elle distingue aussi l'opposition aux taxes sur des profits comptables du refus de toute fiscalité. Les deux journaux divergent donc sur la portée réelle des mécanismes discutés. La proposition de crédit de deux milliards ajoute une troisième priorité au débat : financer immédiatement l'activité. Il reste à établir comment ces objectifs peuvent être conciliés. Les textes disponibles ne donnent ni loi définitive, ni calendrier garanti, ni financement entièrement documenté. Ils permettent surtout d'identifier les points à vérifier : sommes déjà versées, valeur des instruments futurs et ordre d'absorption des pertes. La hausse des plafonds de retrait ne règle, à elle seule, aucune de ces questions.
Justice : les enquêtes libanaises avancent sans préjuger des responsabilités
Le port de Beyrouth et l'affaire Irani connaissent de nouvelles étapes
Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Youssef Diab rapporte une nouvelle série d'interrogatoires sur l'explosion du port de Beyrouth. Le juge Tarek Bitar a entendu quatre anciens officiers en qualité de mis en cause. Leurs fonctions couvrent plusieurs niveaux de la hiérarchie militaire. Walid Salman était chef d'état-major. Manuel Keljian exerçait des responsabilités dans l'équipement. Georges Moussa dirigeait le service des munitions. Mounir Abou Zeid était chargé du matériel. Les interrogatoires ont eu lieu en présence des avocats et des parties civiles. Mohammad Saab, avocat général de cassation, y assistait également. Selon le quotidien, cette présence constitue une première dans les séances conduites par le juge d'instruction judiciaire. Le journal y voit un signe de coopération avec le parquet. Il rappelle la rupture qui avait marqué la période de Ghassan Oueidate. La nouvelle séquence repose sur un réquisitoire demandant un élargissement de l'enquête. Les soupçons portent notamment sur une connaissance préalable du nitrate d'ammonium entreposé au port. Ils doivent être examinés pour chacun des intéressés. Le fait d'être poursuivi ou interrogé ne prouve pas une responsabilité dans l'explosion. Le correspondant précise qu'aucun mandat de détention n'a été décidé après ces auditions. Le juge n'a pas davantage arrêté une décision procédurale de remise en liberté ou de résidence. La question reste donc en attente. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 apporte des éléments sur le cheminement du dossier. Rita Al-Jammal indique que le réquisitoire de Mohammad Saab a été reçu le 15 septembre. Il dépasserait deux cents pages et proposerait une extension des investigations. Cet avis ne lie pas automatiquement le juge. Le quotidien rappelle aussi les procédures qui avaient ralenti l'instruction, puis leur évolution cette année. Asharq Al-Awsat rapporte enfin que Bitar entend rendre son acte d'accusation avant la fin de 2026. Cette perspective n'est pas un verdict annoncé. Le parquet doit encore déposer un complément concernant les officiers interrogés. De nouvelles auditions restent possibles avant la décision. Les comptes rendus convergent donc sur une reprise effective des actes d'enquête, tout en laissant ouvertes les responsabilités individuelles et leurs qualifications.
Un autre dossier ancien revient devant la justice avec une audition programmée. Ad Diyar du 5 novembre 2026 annonce que Charles Atta doit être entendu le 19 novembre. La première juge d'instruction de Beyrouth, Roula Othman, suit cette étape dans l'affaire Ramzi Irani. Le quotidien évoque un signalement présenté par l'avocate Éliane Fakhry pour la famille et les Forces libanaises. Le général retraité affirme avoir identifié des ravisseurs et des numéros de téléphone en 2002. Il explique avoir exploité des données téléphoniques et transmis un procès-verbal à Hatem Madi. Selon le journal, ces informations ne figuraient pas dans le dossier examiné. Ce récit justifie l'intérêt d'une nouvelle audition. Il ne permet cependant pas de présenter le meurtre comme résolu. L'existence du travail décrit, son contenu et sa transmission restent précisément les éléments à éclaircir. Le journal ne fournit pas une décision établissant une dissimulation volontaire. Il ne désigne pas non plus des personnes dont la culpabilité aurait été reconnue. La chronologie doit donc rester celle des affirmations et des démarches judiciaires. Un ancien responsable dit disposer d'éléments. Une représentante de la famille saisit la justice. Une juge prévoit de l'entendre. Ces étapes ont chacune une portée différente. Le besoin d'accéder à des documents anciens apparaît également dans Al Liwa du 5 novembre 2026. Omar Al-Bardan rapporte que le ministre de la Justice, Adel Nassar, demande l'accès aux archives sécuritaires de l'ancien régime syrien. L'objectif évoqué est de faire avancer les enquêtes sur des assassinats commis au Liban. Cette demande ne prouve pas qu'un fonds précis a déjà été transmis. Elle ne permet pas davantage d'annoncer le contenu de pièces encore recherchées. Les démarches vers les archives et l'audition d'Atta ne doivent pas être présentées comme une seule procédure. Elles concernent des voies distinctes de recherche de la vérité. Leur point commun reste l'attention portée aux informations susceptibles de manquer aux dossiers. Pour les familles, les prochaines étapes mentionnées par les journaux sont concrètes : l'audition du 19 novembre dans l'affaire Irani et la poursuite des demandes d'accès documentaire dans d'autres enquêtes.
Les procédures et les marchés publics appellent des distinctions précises
Le dossier des explosifs de Dahr el-Baïdar entre dans une nouvelle phase d'instruction. Al Sharq du 5 novembre 2026 indique que Ghada Abou Alwan en a reçu les pièces. La juge d'instruction militaire doit entendre Haïtham Amhaz et Ali Al-Kurdi le jeudi. Le journal évoque des mandats possibles ainsi que la convocation d'autres personnes identifiées. Des mandats par défaut pourraient être envisagés en cas d'absence. Ces formulations décrivent les actes annoncés au bouclage. Elles ne permettent pas d'affirmer que les auditions ou les mandats ont déjà eu lieu. Al Liwa du 5 novembre 2026 rapporte la même progression procédurale. Al-Quds Al-Arabi souligne pour sa part la dimension politique du choix de la juridiction. Les Forces libanaises demandent le renvoi du dossier devant le Conseil de justice. Le quotidien relie cette revendication à leur position sur la participation gouvernementale. Cette contestation politique ne remplace pas la décision judiciaire sur les faits. Elle ne permet pas non plus d'en déduire la culpabilité des personnes convoquées. La distinction entre compétence et fond de l'affaire apparaît dans un autre dossier. Al Sharq du 5 novembre 2026 revient sur les poursuites concernant l'immeuble de Touch à Bachoura. Les anciens ministres Mohammad Choucair et Jamal Jarrah sont cités dans cette affaire de location et d'achat. Le quotidien évoque environ cent millions de dollars de gaspillage allégué. Il rapporte une décision de la neuvième chambre de la Cour de cassation rendue la semaine précédente. Selon sa lecture, certains actes ministériels relèveraient du Parlement plutôt que de la justice ordinaire. Le texte original de la décision n'est toutefois pas présenté dans le compte rendu. Il serait donc imprudent d'en tirer une règle générale couvrant toutes les infractions imputables à un ministre. La question de l'organe compétent doit rester distincte de celle des actes reprochés. Une décision sur la voie de poursuite n'établit, à elle seule, ni innocence ni culpabilité. Les deux dossiers exposent ainsi des débats différents sur les procédures. Les informations du jour portent sur des saisines, des convocations et une interprétation de compétence, sans jugement définitif sur les responsabilités.
Ad Diyar du 5 novembre 2026 examine un marché public sous l'angle de la concurrence et de la proximité avec le pouvoir. Le contrat concerne quatre-vingt-cinq véhicules destinés aux Forces de sécurité intérieure. L'appel d'offres a été publié le 29 septembre. Le quotidien rapporte une attribution provisoire, le 30 octobre, à Rasamny Younis Motor Company. Le montant annoncé atteint 3 904 425 dollars, taxes comprises. La flotte comprend cinq fourgons pour le transport des prisonniers et vingt-cinq véhicules tout-terrain. Elle compte aussi cinquante camionnettes à double cabine et cinq dépanneuses à plateau. Le journal souligne les liens familiaux de l'entreprise avec le ministre des Travaux publics, Fayez Rassamny. Il rappelle qu'il en a été dirigeant. Ces éléments donnent une dimension publique au débat sur la distance entre fonctions ministérielles et intérêts privés. Ils ne démontrent pas une intervention dans la procédure. Selon les informations de l'initiative Gherbal citées par le quotidien, l'entreprise était la seule soumissionnaire. Le journal décrit plusieurs exigences du cahier des charges. Elles concernent notamment l'origine des véhicules, la représentation agréée au Liban et l'entretien dans les installations du fournisseur. L'article donne aussi la réponse de la commission. Celle-ci affirme que l'offre unique ne résulte pas de conditions exclusives. Il faut conserver cette réponse auprès des critiques, et non la reléguer hors du récit. Le quotidien précise lui-même que le lien familial et l'unicité de l'offre ne prouvent pas une infraction. Sa conclusion relève d'un choix de prévention : il suggère une abstention volontaire des entreprises concernées. Cette recommandation éditoriale ne doit pas être confondue avec une interdiction légale déjà prononcée. Le caractère provisoire de l'attribution impose également de ne pas raconter le marché comme définitivement exécuté. Aucune livraison ni décision de justice n'est rapportée. Le dossier disponible pose donc des questions précises sur les conditions d'accès, le nombre de candidats et les garanties d'impartialité. Il n'autorise pas une accusation de favoritisme présentée comme établie. Pour aller au-delà de cette revue, l'appel d'offres complet, les décisions de la commission et les réponses des parties seraient nécessaires.
Santé, mineurs et environnement : d'autres responsabilités à établir
La lutte contre la fraude alimentaire occupe une place importante dans les demandes de contrôle adressées aux administrations. Al Sharq du 5 novembre 2026 rapporte la réunion de Joseph Aoun avec l'Autorité libanaise de sécurité alimentaire. Le président réagit aux incidents signalés à Beyrouth et au Akkar, qui ont touché des familles et des enfants. Il qualifie la fraude de « crime qui ne souffre aucune indulgence ». Cette formule politique exprime une exigence de sanction. Elle ne remplace pas les qualifications retenues dans chaque procédure. Ad Diyar du 5 novembre 2026 précise que le président demande de remonter toute la chaîne. Les fournisseurs, les entrepôts et les éventuelles protections accordées aux contrevenants sont concernés. Il veut aussi protéger les établissements conformes contre la perte de confiance collective. Le contrôle ne doit donc pas se limiter à fermer un commerce après l'apparition des dommages. Les inspections demandées vont des importations aux restaurants. Elles comprennent les abattoirs, le stockage et le transport. Al Sharq cite en particulier la viande et les établissements non autorisés. L'Autorité souhaite passer d'une réponse d'urgence à la prévention. Son président évoque les épisodes de trichinellose parmi les motifs de cette évolution. Il décrit aussi des risques de corruption ou d'interférence. Les pressions sur les contrôleurs, les certificats manipulés et le défaut de traçabilité figurent dans son exposé. Ces risques ne constituent pas une liste d'infractions nominativement prouvées par l'article. Ils identifient les points que les dispositifs de surveillance devraient couvrir. Les moyens administratifs restent une autre condition du contrôle. Le président demande des locaux, du personnel, un budget et des laboratoires pour l'Autorité. Le compte rendu rappelle son cadre légal, fixé par la loi de 2015. Il souligne le besoin de coordination entre ministères et services, avec une indépendance scientifique. La communication au public doit enfin reposer sur une référence claire et des données précises. Les journaux ne publient pas de bilan consolidé des victimes dans ces articles. Ils ne permettent pas non plus de dresser une liste fiable de commerces responsables. Les demandes de poursuites et les mesures de prévention doivent ainsi être rapportées sans ajouter de noms ni de sanctions absents des sources.
La protection des mineurs donne lieu à des interventions plus directement policières. Al Liwa du 5 novembre 2026 rapporte le démantèlement annoncé par les Forces de sécurité intérieure d'un réseau de vente de roses. Plus de quinze mineurs auraient été exploités dans les secteurs du Fleuve et de Mar Mikhaël. La plupart seraient syriens, selon le communiqué cité. Des interpellations ont eu lieu et le dossier a été transmis à la justice. Une autre affaire de vente de mouchoirs par des enfants, place Sassine, est mentionnée séparément. Il ne faut pas fusionner les deux réseaux ou leurs personnes mises en cause. L'identité des enfants et les détails permettant de les reconnaître ne sont pas nécessaires pour comprendre l'information. La dimension importante est leur protection et l'examen des responsabilités des adultes. Les arrestations rapportées n'équivalent pas à des condamnations. Le même numéro d'Al Liwa traite également de procédures concernant l'environnement. L'Office national du Litani a remis deux procès-verbaux à Tarek Mitri. Le premier concerne une frappe du 26 mai 2026 près du barrage de Qaraoun. Le second porte sur un changement de couleur du cours inférieur du Litani, observé le 29 octobre. Le journal annonce des investigations et des analyses sous la supervision de la magistrate Najat Abou Chacra. Cette transmission ne suffit pas à établir la nature d'une éventuelle pollution. Elle ne démontre pas davantage un lien causal entre les deux événements. Les prélèvements, les résultats de laboratoire et l'examen des circonstances doivent encore éclairer le dossier. Sur un autre terrain, Al Liwa du 5 novembre 2026 publie l'appel d'Omar Zein contre l'impunité des crimes visant les journalistes. L'auteur réclame des enquêtes indépendantes et une protection des témoins, notamment au Liban et en Palestine. Il s'exprime à l'occasion de la journée internationale du 2 novembre. Son texte constitue un plaidoyer juridique, et non l'annonce d'un jugement dans une affaire particulière. Ces dossiers ont donc des stades différents. Les uns reposent sur des arrestations, d'autres sur des procès-verbaux ou des demandes d'enquête. Les prochaines informations utiles seront les décisions de justice, les résultats d'analyse et les mesures concrètes de protection.
Société : inclusion du handicap, soins et fragilité des protections collectives
Au Liban, rendre les droits effectifs et préserver les relais sociaux
La stratégie nationale pour les droits et l'inclusion des personnes handicapées entre dans sa phase annoncée de mise en œuvre. Al Akhbar du 5 novembre 2026 décrit son lancement au Grand Sérail. Le calendrier retenu couvre les années 2026 à 2030. Pourtant, le texte remonte à 2023 et son approbation au 26 février. Zeïnab Hammoud souligne les trois années écoulées avant cette présentation publique. Elle demande ce qui a réellement été accompli pendant cette période. Nawaf Salam décrit un engagement de l'État envers ses citoyens, au-delà d'un seul ministère. Hanine Sayed présente un cadre commun plaçant ces droits dans les politiques publiques. Le journal confronte cette ambition aux obstacles vécus. Éducation, santé, emploi, transports et participation publique restent difficiles d'accès pour de nombreuses personnes. Le chiffre ministériel de 80 % de chômage cité remonte à 2021. Il ne doit pas être présenté comme une mesure nouvelle de 2026. Le dossier examine surtout les moyens de rendre les droits effectifs. La loi 220 de 2000 apparaît vieillie et largement inappliquée dans le récit. Elle laisse notamment des lacunes concernant la vie autonome et la vie familiale. Quatre juristes étudient le choix entre modification du texte et nouvelle loi. Ibrahim Abdallah explique qu'une préférence pratique va vers l'amendement pour gagner du temps. Aucun choix définitif n'est encore annoncé. Le militant doit aussi suivre le travail sur l'évaluation du handicap avec l'Organisation internationale du travail. L'approche envisagée dépasse la seule déficience corporelle. Elle examine les capacités fonctionnelles et les obstacles de l'environnement. L'accès aux services pourrait ainsi mieux correspondre aux besoins individuels. Les domaines prévus comprennent également information accessible, culture et protection contre violences et discriminations. La préparation a bénéficié de Friedrich Ebert, du Centre d'études libanaises et du Fonds des Nations unies pour la population. Cependant, le financement de l'exécution reste à établir. Le soutien reçu pour préparer le texte ne garantit pas les ressources nécessaires à son application. L'article interroge enfin la place des personnes concernées. Abdallah rapporte que certains contributeurs s'étaient sentis écartés des prises de parole. Il a ensuite pu intervenir au nom des participants associatifs. Ce récit relie participation publique et capacité de suivi. Les engagements portent sur des droits durables. Le journal ne fournit toutefois ni budget complet d'exécution, ni bilan permettant déjà d'en mesurer les effets.
La protection sociale apparaît aussi à travers le rôle des associations. Al Sharq du 5 novembre 2026 rend compte d'un atelier parlementaire avec l'association JAD. Les interventions défendent les libertés publiques et la protection des militants. Michel Moussa présente la société civile comme un partenaire soumis à la transparence. Georges Adwan souligne la nécessité de protéger témoins et lanceurs d'alerte. Le ministre de la Défense, Michel Menassa, rappelle les lacunes couvertes par ces organisations. Soins, éducation et secours après l'explosion du port figurent parmi leurs interventions. Il cite également l'aide apportée après les attaques israéliennes. Il rejette leur intimidation et leur récupération politique ou confessionnelle. Ces déclarations éclairent un débat institutionnel, sans constituer un bilan indépendant des associations. Dans le même numéro, Al Sharq relate une expérience de formation administrative à l'Université Saint-Joseph. Neuf stagiaires ont achevé la promotion estivale d'un programme consacré à la gouvernance. Le ministère du Tourisme, l'université et Siren Associates y participent, avec l'appui de l'Organisation internationale de la Francophonie. Les travaux ont porté sur des recherches juridiques, administratives et de terrain. La ministre Laura Khazen Lahoud salue leur contribution. Aucune évaluation chiffrée ne permet toutefois de conclure à une transformation générale du ministère. En Tunisie, une autre enquête montre la fragilité matérielle de l'action associative. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 décrit la crise de l'Union nationale de la femme tunisienne. Fondée en 1956, l'organisation connaît des retards salariaux et une interruption de protection sociale. Des implantations régionales ont fermé. Radhia Jerbi, sa présidente, évoque des dettes anciennes et l'arrêt d'une subvention salariale. Une partie du siège a été saisie pour exécuter un jugement. Le litige concerne notamment les droits d'ouvrières rurales. Il faut donc préserver deux réalités présentes dans le reportage. Les services destinés aux femmes vulnérables sont menacés. Mais les travailleuses réclament aussi des rémunérations et des droits sociaux. L'organisation assure accueil, conseil juridique, soutien psychologique et accompagnement économique. Son centre a hébergé vingt-cinq victimes de violences en 2022, selon son propre site. Ce chiffre ancien ne mesure pas son activité actuelle. Le récit expose ainsi les tensions entre continuité des services, financement public et respect des salariés. Les créances évoquées remontent notamment à une convention de 1996. Le jugement appliqué aurait été rendu environ quatorze ans auparavant.
Des abris précaires aux contraintes de la vie quotidienne
À Gaza, les conditions de logement pèsent directement sur la santé des enfants. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 décrit une hausse des méningites. Les médecins interrogés évoquent chaleur prolongée, malnutrition, promiscuité et pollution autour des tentes. Le ministère de la Santé recense 1 140 cas viraux depuis janvier. Il dénombre aussi 295 cas bactériens et onze décès. Ces deux formes ne doivent pas être confondues dans la présentation des risques. À Al-Rantissi, environ 145 cas ont été enregistrés entre le 25 septembre et le 25 octobre. Les témoignages familiaux décrivent des fièvres persistantes et des parcours parfois longs avant le diagnostic. Les parents évoquent eaux usées, déchets et manque de moyens d'hygiène. Leurs récits montrent les obstacles quotidiens, sans établir individuellement l'origine de chaque infection. Saïd Maarouf, pédiatre, insiste sur le caractère exceptionnel de la situation. « Le changement des saisons ne détermine plus à lui seul le moment où les maladies se propagent », explique-t-il. Il signale également une pénurie de traitements. Dans son service, les enfants décrits repartent après guérison. Cependant, Ahmad Al-Farra rapporte quatre décès en trois mois dans les soins intensifs du complexe Nasser. Ce bilan local ne s'ajoute pas automatiquement au total ministériel. Les deux médecins décrivent des établissements et des périodes différents. Le reportage photographique publié dans le même numéro élargit cette alerte. Environ deux mille bâtiments fissurés serviraient d'abris temporaires malgré un risque d'effondrement. Le journal évoque aussi 1,5 million de personnes déplacées. Mahmoud Bassal, porte-parole de la Protection civile, redoute une catastrophe hivernale. Les tentes fragiles résistent mal au vent et aux pluies. Les matériaux de construction, logements temporaires et carburants restent insuffisants. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 décrit parallèlement l'usure des abris. Il rapporte que 162 000 tentes sur 270 000 seraient dégradées, soit environ 60 %. Les chiffres concernent des objets ou des populations différents. Ils ne doivent donc pas être additionnés. Les deux journaux convergent sur un point concret : l'hébergement précaire entretient plusieurs formes de vulnérabilité. Le froid attendu, l'eau contaminée et la difficulté d'accéder aux soins se cumulent. Aucun de ces reportages ne présente encore un bilan des intempéries à venir. Le soignant Achraf Abou Amouna insiste sur une surveillance continue. Les premières vingt-quatre heures après l'admission nécessitent une attention particulière.
La santé quotidienne est également traversée par le manque d'activité et la cherté alimentaire. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 relaie une étude présentée par l'Organisation mondiale de la santé. Elle couvre 140 pays et 3,2 millions de jeunes de onze à dix-sept ans. Un quart n'a atteint soixante minutes d'activité modérée ou intense aucun jour de la semaine étudiée. Cela ne signifie pas une absence totale de mouvement. La distinction importe pour comprendre la mesure utilisée. L'estimation mondiale atteint 240 millions d'adolescents concernés. La moyenne s'établit à 2,7 jours actifs par semaine. Seulement 14 % atteignent l'objectif quotidien sur les sept jours. Selon la dépêche, la situation évolue peu depuis quinze ans. Le constat porte sur une pratique mesurée, sans identifier une cause unique. Il ne permet pas d'attribuer chaque difficulté aux écrans ou aux choix familiaux. En Tunisie, Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 décrit un autre obstacle aux habitudes favorables à la santé. La hausse des prix pousse les familles à modifier leurs achats. L'inflation alimentaire atteint 8,4 % en septembre, contre 7,5 % en août. L'inflation générale s'établit à 5,6 %, selon les données statistiques citées. La volaille renchérit de 16,5 % sur un an. Fruits, viandes et légumes sont également concernés. Une mère de famille explique que les prix guident désormais ses arbitrages avant les besoins. Un commerçant décrit des quantités achetées plus faibles. Ces témoignages illustrent des contraintes, sans représenter tous les ménages tunisiens. L'enquête de dépenses de 2021 donnait à l'alimentation 30,1 % du budget moyen. La part atteignait 35,6 % pour les plus pauvres. Ces proportions anciennes servent de contexte et ne mesurent pas directement 2026. Enfin, le même journal examine la diffusion de la voyance en Irak. Safaa Al-Kubaisi décrit des consultations désormais proposées sur les réseaux sociaux et les messageries. La chercheuse Mourouj Al-Ali craint une exploitation des inquiétudes familiales et professionnelles. Elle recommande une éducation à la preuve, au-delà de la réponse policière. Le reportage ne fournit aucun chiffre de marché. Il documente des pratiques et des témoignages, sans permettre de mesurer leur fréquence dans l'ensemble de la population. Les autorités policières interrogées restent anonymes. Elles ne donnent aucun bilan chiffré d'arrestations.
Culture : concerts, livres et patrimoine font vivre la mémoire libanaise
Des scènes ouvertes aux voix de la littérature
Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Viviane Haddad présente la dixième édition des Musicales de Baabdat. Le festival se déroule du 23 octobre au 26 novembre et maintient la gratuité des concerts. Cette continuité occupe une place importante dans le récit de son fondateur, Suleiman Qorbani, malgré les crises traversées. Le programme associe des artistes libanais à plusieurs invités étrangers. Pour le 5 novembre, le quotidien annonce Nikolaj Knudsen avec le trio d'Artur Satyan, dans la nouvelle église de Baabdat. La programmation passée comprend notamment le pianiste Iyad Sughayer avec la Philharmonie nationale. Elle a aussi réuni Mario Al-Rahi et Georges Daccache, au violon et au piano. Les prochains rendez-vous dessinent plusieurs parcours musicaux. Le 9 novembre, l'ensemble Exera String Berlin doit jouer Haydn, Mendelssohn et « Le Soir », de Bechara El-Khoury. Une seconde soirée de cet ensemble est annoncée le 11 novembre. Le 10 novembre, Jean-Samuel Bez et Raphaël Berro proposent un trajet « De Paganini aux Balkans », au violon et à la guitare. Le 12 novembre, Maxime Zecchini rejoint Jean-Samuel Bez et Guillaume Lagravière. Leur programme associe Mel Bonis, Poulenc, Fauré et Lili Boulanger. Le 17 novembre, Charbel Rouhana, Makram Aboul Hosn et Elie Khoury se retrouvent autour des cordes. Le oud, la basse et le bouzouki composent cette rencontre. Les soirées des 20 et 21 novembre mettent ensuite Hayk Melikyan à l'affiche. La première l'associe à la Philharmonie nationale, dirigée par Raffi Mikaelian. La seconde annonce un programme solo arménien et américain. Enfin, l'orchestre LeBAM, conduit par Sergueï Bouloun, doit clôturer le festival le 26 novembre. Le quotidien mentionne notamment des œuvres de compositeurs brésiliens. Cet agenda rassemble ainsi création libanaise, répertoires européens et circulation des interprètes. Les dates constituent des annonces de programme. Les horaires et les modalités pratiques ne sont pas tous précisés dans l'article. Ils doivent donc être confirmés auprès des organisateurs avant un déplacement. La gratuité ne dispense pas non plus de vérifier les conditions d'accès propres à chaque lieu. Al Akhbar du 5 novembre 2026 complète cet agenda avec plusieurs rendez-vous autour de Ziad Rahbani. Salma Mousfi doit interpréter son répertoire au Metro al-Madina les 7 et 8 novembre. Le quotidien annonce aussi une exposition étudiante à l'Université libano-américaine, ouverte jusqu'au 12 novembre. Cet hommage visuel fait passer la mémoire du musicien par d'autres formes que le concert. Les créations présentées relèvent d'un travail artistique et pédagogique. Elles ne remplacent pas les archives de ses spectacles ou de ses interventions publiques. Pour les plus jeunes, le journal signale également un spectacle autour de « Pierre et le Loup ». Il est annoncé chez les Frères de Gemmayzé, du 6 au 8 novembre. Musique, scène et formation du regard se rencontrent ainsi dans des propositions destinées à différents publics. Les annonces disponibles ne permettent toutefois pas de garantir des places libres ni de préciser tous les tarifs pratiqués.
La mémoire du pays prend une autre forme dans Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026. Hassan Daoud y lit le nouveau recueil d'Abbas Beydoun, « La route revient avec nous ». Le livre paraît chez Dar Riad El-Rayyes et compte 114 pages. Le critique s'attache au Sud, aux maisons menacées, à la mort et à l'exil. Il décrit une langue éloignée de l'emphase, attentive à ce qui demeure difficile à dire. Un poème dédié à Amal Khalil porte le titre « Le Sud… le dernier jour ». La destruction ne reste donc pas un simple décor. Elle touche les lieux familiers et les mots permettant de les habiter. Parmi les vers cités, cette phrase concentre une inquiétude quotidienne: « Le danger est aussi dans le plafond. » Une autre formule déplace la poésie vers l'intériorité: « J'appelle poésie tout ce que j'enterre en moi. » Ces citations traduites relèvent d'une œuvre littéraire. Elles ne doivent pas être confondues avec des témoignages factuels sur un événement précis. Al Liwa du 5 novembre 2026 consacre, de son côté, un article à Amin Maalouf. Amer Halwani revient sur son entretien avec Patrick Simonin, diffusé le 28 octobre sur TV5Monde. La discussion accompagne « Le Siècle de notre métamorphose ». Le problème posé concerne l'écart entre l'intelligence technique et la sagesse collective. L'auteur examine les effets de l'intelligence artificielle sur le travail, l'école et l'information. Il évoque aussi les risques d'une perte de contrôle et les usages dangereux des biotechnologies. Le progrès scientifique ne garantit pas, dans cette lecture, un progrès moral. La littérature garde alors une fonction d'interrogation des choix humains. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 présente également la première traduction anglaise intégrale de « Sawanih Fatat », de May Ziadé. Publié en arabe en 1922, le livre devient « Musings of a Young Woman » chez ArabLit. Dix-sept traductrices et éditrices ont participé au projet. Hussein Jallad souligne la diversité des formes, entre essai, méditation et scène théâtrale. Cette publication restitue une voix intellectuelle souvent éclipsée par la légende biographique, sans réduire toute son œuvre au seul féminisme.
Le patrimoine matériel rejoint les images contemporaines
Al Liwa du 5 novembre 2026 retrace, sous la plume d'Ali Ghalayini, l'histoire de la famille Tarazi. Ce parcours relie Urfa, Damas et Beyrouth, puis plusieurs villes du Maroc. Le récit commence avec le départ de Mekerdich d'Urfa en 1796. Des descendants arrivent à Beyrouth en 1860. Un premier commerce ouvre deux ans plus tard dans les anciens souks. L'article suit ensuite la diversification des boutiques, des ateliers et des décors. Les réalisations citées traversent plusieurs lieux de la vie libanaise. Elles comprennent des demeures Sursock, la Résidence des Pins, des palais et des hôtels. Le salon du Bristol, daté de 1955, figure dans cette continuité. L'histoire de l'Alcazar, ouvert en 1959, rappelle également le lien entre artisanat et hospitalité. Sa fermeture en décembre 1975 inscrit la guerre dans cette trajectoire familiale et urbaine. Le journal évoque aussi les cartes postales produites au début du vingtième siècle. Elles participent à la fabrication d'une image du pays, autant qu'à sa conservation. Le livre de Camille Tarazi, « Vitrine de l'Orient », publié en 2015, fournit un autre point d'entrée dans cet héritage. La chronologie proposée mérite d'être confrontée aux archives pour chaque bâtiment. Elle permet néanmoins de suivre des métiers et des usages, au-delà des seuls noms célèbres. Dans Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026, Nadia Elias rapporte un hommage à Georges Khabbaz. Une rue des vieux souks de Batroun doit porter son nom. Le lieu entretient un lien avec le tournage du film « Ghadi ». L'annonce du maire accompagne un hommage au comédien lors du Festival international du court-métrage de Beyrouth. Le quotidien décrit ses remerciements à ses parents et son émotion. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 annonce aussi la sortie d'« Elissar », nouvel album d'Elissa, composé de quatorze titres. La chanteuse explique: « Elissar n'est pas seulement mon vrai nom. C'est le nom qui porte mon histoire, mon identité et chaque version de celle que j'ai été et serai. » Le journal souligne ce retour à son identité.
Les pages culturelles interrogent aussi les récits qui façonnent le quotidien numérique. Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, Nada Hattit présente le livre de Kathryn Jezer-Morton sur les vies racontées en ligne. Son analyse décrit une identité devenue marque, soumise aux formats récompensés par les plateformes. Mariages, voyages et restaurants peuvent ainsi servir de décors à une représentation préparée de soi. Les récits de réussite ou de guérison risquent d'effacer le doute, les hésitations et la complexité. La critique rappelle cependant les limites des anecdotes et des entretiens mobilisés. Il ne s'agit pas d'une démonstration expérimentale des effets sur la santé mentale. Al Joumhouria du 5 novembre 2026 propose une autre lecture, signée Khaled al-Ezzi. Elle porte sur le « capitalisme de surveillance » analysé par Shoshana Zuboff. Les données comportementales alimentent des prédictions, mais peuvent aussi servir à orienter les choix. Le débat concerne alors l'autonomie, la transparence et le contrôle démocratique des grandes entreprises. Le cinéma offre, dans les mêmes journaux, d'autres manières d'observer les rapports de pouvoir. Al Joumhouria du 5 novembre 2026 examine la série « The Gentlemen », de Guy Ritchie. Héritage aristocratique, économie criminelle et privilèges y forment une comédie noire. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 publie une critique plus sévère de « Dialogue avec la mer », de Muayad Alayan. Salim Al-Beik discute le scénario et la représentation de Jérusalem. Ses réserves sur les attentes supposées des financeurs restent une interprétation critique. Elles ne prouvent pas une intervention effective dans le film. Enfin, Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 annonce le Festival du Caire du 11 au 20 novembre. Le journal rapporte 145 films et œuvres provenant de 64 pays et territoires. Hussein Fahmy défend une affiche inspirée de « Quelque chose de la peur », tout en annonçant une correction du visage de Shadia. Le débat lie la mémoire du cinéma, les images nouvelles et le droit à la critique. Il accompagne une programmation comprenant également des films restaurés, parmi lesquels « Le Facteur » et « Chafika la Copte ».
Sport : le basket libanais sous pression avant les rendez-vous de la sélection
Blessures, préparation et équipements au Liban
Al Akhbar du 5 novembre 2026 décrit un début de championnat libanais de basket marqué par les blessures. Hussein Sammour relève que treize rencontres seulement ont été disputées, alors que les entraîneurs évoquent déjà la fatigue. Le calendrier précédent, les compétitions régionales et une courte récupération pèsent dans leurs explications. Le journal cite les déplacements et tournois de Syrie, de Dubaï, ainsi que la compétition arabe. Au club Central, l'absence de Jihad El-Khatib modifie l'équilibre de l'équipe. Après deux victoires, la formation a perdu contre Hoops. Gilbert Nasr, entraîneur de Hoops, explique avoir profité de cette absence. Antonine rencontre également des difficultés. Jeremiah Gambrell s'est blessé lors du match contre Beyrouth. Le club a perdu ses deux premières rencontres du championnat, face à Batroun et Beyrouth. La stabilité de son effectif reste un enjeu après sa deuxième place au tournoi de Dubaï. La Sagesse a, de son côté, remplacé Jamal Jones par A.J. Anglais. Le journal rappelle aussi la blessure de Youssef Khayat lors de la finale régionale perdue contre Riyadi. D'autres absences touchent encore son groupe. Riyadi compose notamment avec l'absence de Waël Arakji et la blessure d'Ali Mansour. Son entraîneur, Ahmad Farran, dit ne pas disposer d'une équipe complète depuis plusieurs mois. Hoops doit également faire sans Johnny Souma, touché à la cuisse. Ces difficultés dépassent les classements des clubs. La sélection doit recevoir le Japon le 26 novembre, puis la Chine le 29 novembre. Les deux rencontres sont annoncées au complexe Nouhad Nawfal, à Zouk Mikaël, dans les qualifications mondiales. Al Akhbar du 5 novembre 2026 indique que Jihad El-Khatib manquera cette fenêtre. L'absence d'Ali Mansour est également envisagée. Le remplacement par Karim Ezzeddine relève d'une projection du journaliste, pas d'une liste officielle reproduite. Plusieurs équipes contestent enfin l'enchaînement de trois ou quatre matchs en dix jours. La gestion des minutes, des soins et de la récupération devient donc une question sportive centrale, sans permettre d'attribuer chaque blessure à une cause unique.
Al Liwa du 5 novembre 2026 examine parallèlement les conditions matérielles de la pratique sportive. Wassim Sabra rapporte la visite de la ministre Nora Bayrakdarian au stade olympique de Tripoli. La pelouse est présentée comme prête, mais des questions de maintenance et de sécurité demeurent. Le quotidien évoque également une tribune supprimée. Une reprise ne peut donc pas être déduite du seul état du terrain. Le site est inactif depuis 2006, selon le journal. Un match international d'inauguration est envisagé, mais le calendrier pourrait encore être repoussé de quelques mois. À Beyrouth, la Cité sportive suit un autre rythme. Le retour de rencontres y est attendu la semaine suivante. Il faut distinguer ces deux annonces, qui ne concernent ni les mêmes travaux ni les mêmes délais. Le même numéro présente aussi plusieurs rendez-vous consacrés à la participation sportive. Les équipes libanaises masculine et féminine de rugby se rendent à Aqaba. Leur compétition asiatique est annoncée les 6 et 7 novembre. Le quotidien ne fournit pas de résultats anticipés ni de classement final. À Furn el-Chebbak, une journée d'orientation sportive est prévue le 6 novembre à Notre-Dame des Frères. Intitulée « Votre santé entre vos mains », elle doit réunir plus de 120 élèves issus de cinq écoles. L'horaire annoncé va de 8 h 30 à 13 h 30. L'association organisatrice et les partenaires français mettent ainsi l'activité physique au contact du milieu scolaire. À Bazouriyé, le journal rapporte également une course ayant rassemblé 250 participants et dix institutions. Elle est organisée en mémoire du docteur Abdel Karim Qaraouni. Ces informations concernent des échelles différentes, des installations nationales aux initiatives locales. Elles montrent surtout que le sport ne se résume pas au résultat d'une équipe professionnelle. Les conditions d'accueil, les occasions de participer et les déplacements des sélections comptent également. En revanche, les annonces disponibles ne permettent pas d'évaluer la fréquentation régulière de tous les équipements. Elles ne suffisent pas non plus à garantir le maintien de chaque événement sans confirmation des organisateurs. Al Liwa du 5 novembre 2026 donne à ces initiatives un éclairage plus large. Le journal reprend une étude publiée dans une revue scientifique internationale sur l'activité des adolescents. Elle rassemble des données concernant 3,2 millions de jeunes dans 140 pays et territoires. Selon ce compte rendu, un quart des adolescents interrogés n'a connu aucune journée atteignant soixante minutes d'activité durant la semaine précédente. Cette définition ne signifie pas une absence totale de mouvement. Elle mesure le franchissement d'un seuil quotidien précis. La moyenne annoncée atteint 2,7 journées par semaine. Seuls 14 % des adolescents atteignent ce seuil chaque jour. Les filles sont moins actives dans les données présentées. Ces résultats mondiaux ne constituent pas une mesure propre au Liban. Ils éclairent toutefois l'intérêt des occasions régulières de pratiquer, au-delà des seules compétitions. Une journée scolaire peut sensibiliser les élèves. Son effet durable dépend ensuite d'autres possibilités, de l'encadrement et de la continuité des activités dans le temps.
Les performances européennes et leurs prolongements
Dans Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026, le football européen est dominé par la victoire du Paris Saint-Germain contre Villarreal. Le journal rapporte un succès de six buts à zéro et un début de rencontre très rapide. Il présente quatre buts inscrits dans les dix-sept premières minutes comme un record. Al Joumhouria du 5 novembre 2026 insiste également sur cette séquence. Les deux comptes rendus ne détaillent toutefois pas les temps de jeu exactement de la même façon. Il convient donc de conserver le score commun sans fusionner leurs chronologies. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 cite Luis Enrique, qui associe l'intensité au respect de l'adversaire. L'entraîneur refuse de considérer cette démonstration comme un titre déjà acquis. Il replace les échéances décisives plus tard dans la saison. Le quotidien rapporte aussi la victoire de Barcelone contre Aston Villa, trois buts à zéro. Unai Emery reconnaît l'écart montré pendant cette rencontre. Le Bayern s'impose deux buts à zéro contre l'Atlético, tandis que l'Inter bat Feyenoord trois buts à zéro. Ces résultats décrivent une soirée, pas une hiérarchie définitivement fixée. Manchester United attire une attention particulière pour un scénario inverse. Mené de deux buts par la Roma, le club anglais l'emporte finalement trois à deux. Le penalty de Bruno Fernandes précède le doublé de Matheus Cunha. Dans Al Joumhouria du 5 novembre 2026, Sebastian Stafford-Bloor souligne le soulagement des supporters, tout en maintenant ses critiques de la direction. La victoire n'efface pas les interrogations sur la profondeur de l'effectif. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 rappelle, pour sa part, qu'elle intervient après neuf rencontres sans succès, toutes compétitions confondues. Michael Carrick conserve un discours prudent. Fernandes dément l'existence d'un conflit suivi d'une réunion de réconciliation. Il rattache sa présence sur le banc à ses performances. Le prochain rendez-vous contre Aston Villa devient ainsi un nouveau test. Les journaux ne réduisent donc pas la soirée à une succession de scores. Ils interrogent la capacité des équipes à prolonger une performance et à corriger leurs fragilités.
Cette interrogation nourrit un dossier d'Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 consacré aux entraîneurs de Manchester United. À partir d'une enquête d'ESPN, le journal revient sur les choix effectués depuis Alex Ferguson. Son arrivée en novembre 1986 sert de point de comparaison historique. Le quotidien rappelle ses vingt-huit grands trophées en vingt-sept ans et demi. Il décrit ensuite une succession de recrutements contrariés, de solutions provisoires et de changements de stratégie. David Moyes avait obtenu un contrat long, avant un départ beaucoup plus rapide. Louis van Gaal, José Mourinho, Ole Gunnar Solskjaer et Erik ten Hag illustrent des orientations différentes. Le dossier examine aussi les noms envisagés sans recrutement finalement conclu. Il ne suffit toutefois pas qu'un entraîneur ait été approché pour connaître les raisons exactes de son refus. Le récit doit rester attribué à l'enquête citée. La thèse principale porte sur la cohérence des décisions. Le coût des indemnités, les disponibilités du marché et les rapports entre dirigeants influencent les choix. Le changement d'entraîneur ne corrige pas nécessairement ces facteurs. La victoire contre la Roma apporte un résultat favorable immédiat, sans résoudre à elle seule une question de gouvernance. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 annonce aussi dans ses pages sportives la participation du Liban au tournoi de football de Bassora, du 9 au 17 novembre. La compétition réunit l'Irak, l'Iran, le Liban et la Palestine. Le programme prévoit Irak-Liban et Iran-Palestine en ouverture, puis Irak-Iran et Palestine-Liban en clôture. Le quotidien ne précise pas les dates exactes des rencontres libanaises. L'annonce doit donc être distinguée d'un calendrier détaillé. Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 évoque parallèlement un report envisagé de la Coupe d'Asie. Les nouvelles dates restent soumises à validation. Ce changement ne peut donc pas être présenté comme définitivement homologué. Les sélections et les clubs partagent ainsi des contraintes de disponibilité, de récupération et d'organisation. Leur situation doit néanmoins être évaluée séparément. Le basket libanais, les stades nationaux et les équipes européennes n'ont ni les mêmes ressources ni les mêmes compétitions. Les informations publiées invitent à suivre des décisions concrètes plutôt qu'à confondre une annonce, une préparation et un résultat.
Technologie : santé numérique, nouveaux médias et pouvoir des plateformes
Les nouveaux usages de l’information et des dossiers médicaux
Al Jazeera réorganise son offre numérique au moment de ses trente ans. Al Akhbar du 5 novembre 2026 examine ce changement dans un article de Marwa Jordi. La chaîne, lancée le 1er novembre 1996, présente une nouvelle identité et trois canaux distincts. Ils séparent information immédiate, contexte et analyse, puis formats plus longs. Le dossier évoque également le recours à l'intelligence artificielle et le projet Nawa. Il ne donne pas de résultats techniques permettant d'en mesurer les performances. La diversification vise des usages différents de l'information. Raed Faqih souligne cette évolution de l'offre. Le journal rapproche le nouveau dispositif d'une réflexion sur le temps, le sens et la place humaine dans les récits. Ces choix éditoriaux accompagnent des outils, sans se réduire à une simple modification graphique. L'article pose néanmoins un débat sur la ligne de la chaîne. Hamad ben Thamer défend son indépendance malgré le financement public, en évoquant la BBC. L'auteure interroge pour sa part les choix de sujets et les conditions de travail. Ses critiques relèvent d'une analyse éditoriale, non d'une évaluation technique indépendante des nouveaux services. Il faut donc distinguer l'annonce des canaux, les usages de l'intelligence artificielle et les intentions prêtées à la direction. Aucun indicateur d'audience comparée n'est fourni pour établir le succès de la nouvelle organisation. Au Liban, Al Sharq du 5 novembre 2026 présente une autre question liée aux technologies. Tamara El-Zein prépare la participation nationale à la conférence climatique d'Antalya. La ministre de l'Environnement demande un bilan complet des effets du numérique et de l'intelligence artificielle. Elle souhaite aussi des indicateurs tenant compte des capacités nationales et du développement. Les volumes absolus ne devraient pas constituer l'unique mesure, selon cette position préparatoire. La ministre réclame également la prise en compte du cycle climatique des guerres. Fabrication des armes, transport, destructions et reconstruction entrent dans ce raisonnement. Elle privilégie les dons pour les pays fragiles et un accès plus rapide au financement. Ces demandes ne sont pas des résolutions internationales déjà adoptées. Le journal ne chiffre pas l'empreinte du numérique libanais. Il expose les questions que la délégation souhaite porter dans les négociations.
En Algérie, la transformation numérique se mesure d'abord dans les établissements de santé. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 décrit la généralisation du dossier médical électronique. Othmane Lahiani expose ses usages attendus pour les patients, les soignants et les gestionnaires. Le dossier rassemble les antécédents, les maladies et les médicaments. Il doit faciliter les échanges entre hôpitaux et éviter le transport permanent de documents papier. Abdelmadjid Sedjal, chercheur en politiques sanitaires, insiste sur les déplacements entre wilayas. Un patient changeant de région pourrait conserver une prise en charge mieux coordonnée. Les données doivent également soutenir les enquêtes épidémiologiques et la répartition des moyens. Le journal rapporte des essais avec des représentants de dix-sept wilayas. Ils concernent la télémédecine et le transfert électronique des patients. Une expérience spécifique vise aussi les pèlerins algériens. Leur dossier doit permettre un suivi plus simple lors du voyage. Ces projets sont présentés à différents stades d'avancement. Le raccordement à un réseau ne signifie pas que tous les usages fonctionnent déjà. Selon les données ministérielles reprises, plus de 2 355 structures sanitaires disposent d'une liaison par fibre optique. Le total comprend hôpitaux, centres de santé et cliniques. Les autorités examinent encore les réseaux internes, les équipements et les compétences disponibles. Elles contrôlent aussi l'utilisation réelle du dossier électronique et les retards rencontrés. Cette vérification importe autant que le nombre de bâtiments connectés. Mourad Mellah, ancien responsable du secteur pharmaceutique, cite la gestion des rendez-vous. Il évoque notamment la radiothérapie et les soins réguliers des malades chroniques. L'identifiant unique du patient pourrait faciliter les échanges avec les laboratoires. Le texte décrit aussi le suivi des stocks de médicaments. Une connaissance actualisée des réserves doit aider à anticiper les besoins des pharmacies hospitalières. La maintenance des équipements pourrait être suivie grâce à des indicateurs précis. Pourtant, l'article ne donne aucun recul chiffré sur les temps d'attente ou les pénuries. Il ne détaille pas davantage les règles d'accès aux données personnelles. Le bénéfice clinique et la protection des dossiers restent donc des points à documenter. L'enquête distingue utilement une ambition nationale, des infrastructures déjà reliées et des pratiques encore en cours d'évaluation. La cartographie envisagée inclut ambulances, laboratoires et pharmacies. Elle doit rapprocher la répartition des équipements des besoins sanitaires observés dans chaque région.
La circulation de l’information et la sécurité sous surveillance
Les plateformes modifient aussi les conditions économiques de la production d'information. Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 publie une analyse de Majdouline Chammouri. Elle part de la liste des trente-trois prédateurs de la liberté de la presse établie par Reporters sans frontières. Alphabet et Meta y figurent dans la catégorie économique. L'analyse distingue leur pouvoir de celui des États ou des groupes armés. Contrôler la distribution d'un article ne constitue pas le même acte que tuer ou emprisonner son auteur. Cependant, les choix de classement peuvent peser sur son audience et son financement. Le journal reprend une projection du centre de recherche publicitaire WARC. Alphabet, Meta et Amazon pourraient capter ensemble environ 60 % des dépenses publicitaires hors Chine en 2026. Amazon ne figure pas dans la liste de Reporters sans frontières citée ici. La part des trois groupes pourrait atteindre 61,5 % en 2028. Ces chiffres décrivent des projections, avec un périmètre géographique précis. Le dossier examine ensuite les réponses produites par intelligence artificielle dans le moteur de Google. Elles peuvent fournir une réponse sans visite du site dont provient l'information. Selon le rapport du Reuters Institute cité, le trafic organique a diminué de 33 % pour plus de 2 500 sites. La comparaison porte sur novembre 2024 et novembre 2025. Une autre analyse, menée par Define Media Group, concerne soixante-quatre médias. Elle relève une baisse de 42 % des clics organiques depuis le lancement de ces réponses automatisées. Les échantillons et les périodes diffèrent. Ces deux mesures ne doivent donc pas devenir une seule statistique. Elles ne prouvent pas non plus que toute baisse résulte exclusivement de l'intelligence artificielle. Le dossier décrit enfin les restrictions touchant les contenus palestiniens. Il reprend le rapport de Francesca Albanese et les travaux du centre 7amleh. Ce dernier a étudié plus de 3 520 cas documentés d'atteintes aux droits numériques entre 2021 et 2025. Il relève des suppressions, des restrictions et des suspensions de comptes. L'article conserve une réserve importante. Ces observations ne prouvent pas une volonté d'étouffer chaque utilisateur palestinien. Elles interrogent néanmoins la répétition des décisions et leur manque de transparence. Le rapport Albanese cité évoque aussi 38,8 millions de publications supprimées, bloquées ou moins diffusées sur Facebook et Instagram depuis fin 2023. Le dossier cite les taux d'acceptation de demandes israéliennes de retrait rapportés par Francesca Albanese. Ils atteindraient 94 % chez Meta et 99,2 % chez TikTok. Ces chiffres restent attribués à ce rapport et à son périmètre.
La sécurité des usages numériques apparaît également dans une affaire bancaire encore partiellement documentée. Al-Quds Al-Arabi du 5 novembre 2026 relaie une dépêche concernant Crédit Mutuel Arkéa. Le spécialiste ZachXBT évoque un vol de cryptoactifs d'au moins 133 millions de dollars. Il affirme aussi qu'un retard de signalement aurait facilité le blanchiment d'au moins trente millions. La banque confirme une cyberattaque, qu'elle dit maîtrisée. Elle assure que ses clients ne sont pas touchés. En revanche, elle ne confirme pas le montant avancé. Le récit doit conserver cette séparation entre fait reconnu et estimation extérieure. Aucun audit final n'est présenté dans la brève. À une autre échelle, Asharq Al-Awsat du 5 novembre 2026 examine les conséquences possibles des élections américaines. Une majorité démocrate pourrait renforcer les auditions sur l'intelligence artificielle et les cryptoactifs. Les questions évoquées portent sur la sécurité des modèles et les évaluations indépendantes. Elles concernent également la déclaration des incidents et le coût des centres de données. Eau, électricité et financement des réseaux figurent parmi les sujets possibles. Le journal n'annonce pourtant aucune nouvelle loi adoptée. Le veto présidentiel et les seuils nécessaires au Sénat limitent les changements envisageables. Le contrôle parlementaire peut évoluer sans provoquer automatiquement l'arrêt des investissements. Enfin, Al Arabi Al Jadid du 5 novembre 2026 présente plusieurs usages plus spécialisés des outils numériques. À Tunis, un colloque de trois jours commence autour de la cartographie dialectale. Des chercheurs doivent examiner l'apport de l'intelligence artificielle et des systèmes d'information géographique. Le projet concerne l'Atlas linguistique tunisien. Il s'agit d'un programme scientifique annoncé, sans résultat technique évalué dans la brève. Une chronique de Talal Abou Ghazaleh aborde parallèlement la désinformation. Elle cite un rapport réunissant 470 experts de soixante et onze pays. L'auteur insiste sur la provenance, la date et le recoupement des messages. « L'information ne devient pas connaissance du seul fait qu'elle est disponible », écrit-il. Il souligne aussi le coût de cette vigilance pour les publics. Le texte plaide pour une responsabilité collective. Il ne présente ni nouveau modèle informatique, ni mesure expérimentale permettant de quantifier les effets de chaque plateforme. Au Qatar, Al-Quds Al-Arabi annonce une conférence sur l'impression tridimensionnelle dimanche prochain.


Commentaires