2 novembre 2026
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Revue de presse du 2 novembre 2026 : le Liban suspendu aux négociations de Doha, sous la pression des menaces israéliennes et des fractures intérieures

Le Liban affronte de nouvelles menaces militaires tandis que les négociations de Doha cherchent une issue aux tensions entre Washington et Téhéran. La presse du 2 novembre examine aussi les rapports avec Damas, le dossier de Dahr Al Baïdar, la saisie de cocaïne à Beyrouth et les conflits économiques. Salaires, fiscalité, mémoire du Sud, livres, agenda culturel, victoire libanaise en rugby et intelligence artificielle complètent les principaux sujets retenus dans les onze journaux arabophones fournis.

Couverture de la revue de presse du 2 novembre 2026 : Liban, la menace de guerre. Les négociations de Doha à l’épreuve.
Couverture de la revue de presse du 2 novembre 2026. Vue d’archives de Beyrouth : VOA / V. Undritz, 2012, domaine public. Habillage réalisé avec assistance IA pour Libnanews.

À la une : négocier sous la menace d’une nouvelle guerre

Panorama des tours de Doha au-delà de la baie.
Vue générale de Doha, au Qatar, le 4 mars 2013. Photo d’archives, utilisée comme illustration géographique. Photo : Haakon S. Krohn / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0.

Doha au centre de l’attente régionale

La négociation avance, les préparatifs militaires aussi. Cette tension traverse les premières pages du 2 novembre 2026, avec une inquiétude commune : le Liban pourrait se retrouver entraîné dans une confrontation dont les décisions se prennent largement ailleurs. À Doha, les médiateurs qatariens poursuivent leurs échanges avec les représentants iraniens. Dans le même temps, les avertissements américains et israéliens maintiennent ouverte la perspective d’une reprise des hostilités.

Al Akhbar donne à cette attente le visage d’une course contre la guerre. Son édition du 2 novembre 2026 décrit des discussions soutenues entre la délégation iranienne et les intermédiaires qatariens, eux-mêmes en contact avec Washington. Le journal place les négociations dans un rapport de force où chaque menace militaire cherche aussi à peser sur les concessions de l’autre partie.

L’optimisme reste mesuré du côté iranien. Abbas Araghchi annonce des progrès, mais aucune issue définitive. Al Arabi Al Jadid du 2 novembre 2026 insiste sur cette réserve : les réponses américaines aux questions transmises par Téhéran doivent encore déterminer la suite. Le ministre précise également, dans les propos repris par Al Sharq Al Awsat, que la présence de la délégation à Doha ne signifie pas l’ouverture de négociations directes avec les États-Unis.

Les points discutés donnent néanmoins une consistance aux échanges. Al Binaa du 2 novembre 2026 évoque une formule prévoyant une mise en œuvre sur deux jours, autour de la réouverture du détroit d’Ormuz. Le quotidien y associe des mesures concernant le pétrole iranien, les avoirs gelés et les arrangements maritimes avec Oman. Le dossier nucléaire serait examiné dans une seconde étape du dispositif présenté.

Cette progression diplomatique reste accompagnée d’un langage de guerre. Al Quds Al Arabi du 2 novembre 2026 relève les menaces de Donald Trump contre des installations nucléaires iraniennes. Téhéran répond qu’une nouvelle confrontation pourrait durer davantage que la précédente et que Washington n’en fixerait pas seul le terme. Al Sharq retient lui aussi, dans son édition du jour, cette coexistence entre les discussions et la menace d’une attaque.

Le Liban placé dans les scénarios d’extension du conflit

Pour Beyrouth, l’incertitude régionale se traduit par des menaces précises. Ad Diyar du 2 novembre 2026 reprend des informations de la presse israélienne sur une possible extension des opérations dans le Sud jusqu’à Saïda, ainsi que sur des frappes contre la banlieue sud de la capitale. Le journal rapporte également des avertissements transmis aux autorités libanaises par plusieurs canaux.

Le message décrit par ses sources vise le Hezbollah : une participation à une nouvelle guerre contre l’Iran exposerait le Liban à des destructions considérables. Les menaces cherchent ainsi à peser sur la décision du mouvement avant même qu’une confrontation régionale ne reprenne.

Tyr, Saïda et Nabatiyé figurent également dans les hypothèses militaires rapportées par Al Sharq Al Awsat du 2 novembre 2026, à partir d’informations publiées par Maariv. Nida Al Watan donne une forte visibilité à ce scénario, associant en première page une possible invasion du Sud à la destruction de la banlieue sud. Ces récits portent sur des projets et des avertissements militaires, dont l’exécution demeure conditionnée à l’évolution du conflit.

La menace produit déjà ses effets sur les habitants. Al Sharq Al Awsat rapporte que certains résidents de la banlieue sud cherchent un logement de repli. La perspective d’un nouveau déplacement entre ainsi dans les décisions quotidiennes, alors que les familles ignorent encore si les discussions de Doha pourront éloigner le danger.

Une semaine qui peut redessiner les rapports de force

Les élections américaines et les tractations israéliennes ajoutent une autre incertitude. Al Joumhouria du 2 novembre 2026 décrit une semaine sensible, au cours de laquelle les résultats politiques pourraient modifier les calculs des dirigeants sans apporter immédiatement de règlement.

Les milieux diplomatiques cités par le quotidien envisagent trois évolutions : une détente accompagnée de négociations, une prolongation de la crise sous le seuil d’une guerre élargie, ou un échec diplomatique débouchant sur une nouvelle escalade. Pour le Liban, ces possibilités ont un poids très inégal. Le pays a besoin d’une période de stabilité pour reconstruire et faire fonctionner ses institutions ; il reste particulièrement exposé au coût d’un nouvel affrontement.

An Nahar du 2 novembre 2026 replace cette vulnérabilité dans une double pression. Les menaces israéliennes se développent au moment même où les rapports entre le Hezbollah et le pouvoir se tendent autour du dossier de Dahr Al Baïdar. Le front extérieur et la crise intérieure se rejoignent sur une question centrale : qui peut décider de la sécurité du pays, et avec quelle capacité d’imposer cette décision ?

Politique locale : le dossier des armes remet le gouvernement et le Hezbollah face à face

Façade en pierre du Grand Sérail de Beyrouth, sous un ciel bleu.
Le Grand Sérail à Beyrouth, le 12 août 2017. Photo d’archives illustrant la rubrique politique. Photo : Pjposullivan1 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0.

Dahr Al Baïdar dépasse le cadre du camion intercepté

L’affaire des armes et explosifs de Dahr Al Baïdar prend une dimension qui dépasse les circonstances de l’interception. Elle touche désormais à l’application des décisions gouvernementales, aux activités militaires du Hezbollah et au choix de la juridiction appelée à examiner le dossier.

Al Joumhouria du 2 novembre 2026 rapporte que le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Claude Ghanem, a engagé des poursuites contre treize personnes. Les qualifications retenues donnent au dossier une portée importante. Le ministre de la Justice, Adel Nassar, défend la poursuite des démarches permettant une saisine du Conseil de justice.

Le gouvernement se trouve ainsi confronté à un test politique autant que judiciaire. Aller jusqu’au bout de la procédure signifie affirmer la capacité des institutions à traiter une affaire impliquant les armes du Hezbollah. Mais cette affirmation intervient dans un climat régional tendu, où chaque décision peut être interprétée comme un élément d’une confrontation plus large.

C’est précisément ce risque qu’Al Akhbar du 2 novembre 2026 met en avant. Le journal décrit des contacts destinés à empêcher que l’affaire ne provoque une rupture entre le mouvement et les institutions. Dans sa lecture, le dossier renvoie au désaccord sur le réarmement du Hezbollah et sur la légitimité que celui-ci revendique face à Israël.

Nida Al Watan adopte une position nettement plus critique. Son édition du 2 novembre 2026 conteste les arguments opposés au transfert du dossier devant le Conseil de justice. Là où Al Akhbar insiste sur les dangers politiques d’une confrontation, Nida Al Watan souligne les obstacles placés devant le traitement institutionnel de l’affaire.

An Nahar décrit, pour sa part, une tentative de contenir le conflit sans en avoir réglé les causes. Les contacts entre les responsables permettent de limiter l’escalade immédiate, mais le désaccord demeure sur les poursuites, la remise des personnes recherchées et la portée des décisions de l’État.

Béchara Raï réclame une décision nationale de guerre et de paix

Depuis Bkerké, le patriarche maronite replace la discussion sur le terrain de la responsabilité envers la population. Préserver le Liban d’une nouvelle guerre constitue, selon les propos rapportés par Ad Diyar du 2 novembre 2026, une responsabilité nationale majeure.

Béchara Raï insiste sur les conséquences humaines d’une nouvelle confrontation : destructions, déplacements et souffrances supplémentaires pour des habitants déjà éprouvés. Il défend une décision unique en matière de guerre et de paix, ainsi que le contrôle des armes par l’État et ses institutions légales.

Cette prise de position rejoint directement l’actualité de Dahr Al Baïdar. Al Joumhouria du 2 novembre 2026 rapporte que le patriarche évoque les dangers du trafic d’armes et appelle à renforcer le contrôle des frontières. La protection du pays passe, dans son discours, par la souveraineté extérieure et par l’autorité des institutions à l’intérieur.

Gebran Bassil intervient sur un registre voisin lorsqu’il critique les décisions unilatérales susceptibles d’engager le Liban dans un conflit régional. An Nahar du 2 novembre 2026 rapporte sa distinction entre la défense du territoire et une décision d’attaque ou d’escalade. Cette dernière suppose, selon lui, une décision nationale tenant compte de l’intérêt du pays.

Au « بيت الوسط », la mémoire politique de Rafic Hariri

La commémoration de la naissance de Rafic Hariri ramène parallèlement au premier plan une autre mémoire du pouvoir. Ad Diyar du 2 novembre 2026 décrit un rassemblement politique et social organisé à la Maison du Centre à l’initiative de Bahia Hariri.

La rencontre associe un retour sur le parcours de l’ancien premier ministre à une présentation de la nouvelle orientation de sa fondation. Un film retrace les grandes étapes de sa vie, de ses débuts à son assassinat, tandis que des outils d’intelligence artificielle sont mobilisés pour faire entendre ses textes et restituer sa présence.

Bahia Hariri profite de cette occasion pour exprimer son inquiétude devant les tensions actuelles et les discours qui menacent les liens entre Libanais. Saad Hariri rend également hommage à son père, en reliant son souvenir à l’éducation, à la modernisation et à la capacité de construire un avenir.

Diplomatie : Beyrouth relance les dossiers avec Damas et cherche à contenir les effets de la crise régionale

Une visite à Damas chargée de dossiers concrets

Frontières, réfugiés, détenus : la délégation libanaise attendue à Damas doit aborder des sujets qui pèsent depuis longtemps sur les relations entre les deux pays. Ad Diyar du 2 novembre 2026 présente cette visite comme une tentative de remettre en mouvement plusieurs chantiers de coopération.

La délégation est conduite par le vice-premier ministre Tarek Mitri. An Nahar du 2 novembre 2026 mentionne la participation des ministres de l’Intérieur, du Travail, de l’Éducation et des Affaires sociales. Cette composition donne une idée de l’étendue des discussions, qui associent les questions sécuritaires aux conditions de retour et de réinstallation des réfugiés.

Sur les frontières, les échanges doivent notamment porter sur la contrebande, les passages et le suivi des mouvements. Ad Diyar évoque un travail de coopération entre les services concernés. Le journal rapporte également la recherche de procédures permettant de rendre les passages plus contrôlables et les déplacements plus lisibles.

Le retour des réfugiés soulève un autre ensemble de difficultés. Il suppose des logements, des écoles, des soins et des possibilités de réinstallation. Selon les informations publiées par Ad Diyar, les discussions doivent aussi toucher aux conditions matérielles de ce retour et à la coordination avec les acteurs internationaux.

Le dossier des détenus reste, lui aussi, sensible. Le quotidien évoque l’examen de nouvelles remises de détenus syriens après une première phase concernant 264 personnes. Les situations juridiques et les garanties applicables entrent dans les discussions entre les deux parties.

Les incidents sécuritaires pèsent sur la relation bilatérale

An Nahar du 2 novembre 2026 indique que la délégation doit également aborder des événements sécuritaires récents survenus au Liban et liés à des personnes recherchées en Syrie. Ces incidents rappellent que la relation entre les deux pays se joue aussi dans les pratiques des services et dans le respect des compétences de chaque État.

Ad Diyar insiste, dans son édition du jour, sur la nécessité de construire des rapports d’État à État. Cette approche implique des échanges institutionnels, des procédures identifiables et un traitement bilatéral des différends.

La visite s’inscrit dans une activité diplomatique plus large. Al Liwaa du 2 novembre 2026 annonce également la venue du ministre jordanien des Affaires étrangères à Beyrouth. Les contacts avec les pays voisins se poursuivent alors que les autorités libanaises cherchent à limiter les répercussions d’un éventuel échec des négociations régionales.

Dans le Golfe, protéger la navigation et garder une voie diplomatique

La sécurité maritime occupe une place importante dans la couverture diplomatique d’Al Sharq Al Awsat du 2 novembre 2026. Le journal revient sur les discussions du Dialogue de Manama, où les inquiétudes portent sur les passages maritimes, les approvisionnements énergétiques et le risque d’une nouvelle confrontation avec l’Iran.

La position saoudienne rapportée insiste sur la responsabilité collective de protéger la navigation. Bahreïn défend, de son côté, un cadre de sécurité régional qui pourrait rester ouvert à l’Iran, sous condition de respect de la souveraineté et du droit international.

Le quotidien évoque aussi des initiatives françaises et britanniques destinées à renforcer la coopération maritime. L’objectif présenté consiste à protéger les navires et à répondre aux menaces, notamment celles liées aux mines. Les échanges de Manama cherchent ainsi à préserver la circulation tout en maintenant une possibilité de désescalade.

Politique internationale : l’Iran, Israël et les États-Unis dans une même séquence d’incertitude

Washington entre négociation et pression militaire

Le ton américain demeure double. Donald Trump juge les discussions utiles, mais conserve la menace d’une attaque. Al Quds Al Arabi et Al Sharq Al Awsat du 2 novembre 2026 donnent une place importante à cette combinaison, qui entretient la pression sur Téhéran tout en laissant les médiateurs poursuivre leur travail.

Les réponses iraniennes portent sur les cibles possibles et sur la durée du conflit. Al Sharq Al Awsat rapporte les déclarations de responsables militaires qui envisagent une riposte dépassant les limites géographiques des confrontations précédentes. Ces avertissements visent à élargir le coût d’une décision d’attaque dans les calculs américains.

Al Arabi Al Jadid montre, dans son édition du 2 novembre 2026, que la diplomatie se déroule au milieu des préparatifs militaires. Le journal rapporte des exercices israéliens destinés à simuler des situations d’urgence complexes et des affrontements sur plusieurs fronts.

La formation du gouvernement israélien reste ouverte

Les résultats électoraux israéliens ne débouchent pas sur une majorité gouvernementale simple. Al Joumhouria du 2 novembre 2026 décrit les difficultés de Benjamin Netanyahu à réunir les soutiens nécessaires. Les rapports personnels, les engagements de campagne et les divergences entre partis compliquent les alliances.

Gadi Eisenkot cherche, de son côté, une formule permettant de former un gouvernement. Al Binaa et Al Sharq Al Awsat du 2 novembre 2026 évoquent notamment l’hypothèse d’un gouvernement minoritaire et la question des rapports avec les partis arabes.

Dans ce contexte, les choix militaires deviennent aussi un sujet de lutte politique intérieure. Les journaux examinent la possibilité qu’une escalade pèse sur les tractations, sur la position des dirigeants et sur leurs chances de conserver le pouvoir.

Al Akhbar du 2 novembre 2026 souligne cependant les limites d’un changement de coalition pour les Palestiniens. Son dossier consacré aux partis israéliens et à la Cisjordanie insiste sur la continuité des politiques d’occupation au-delà des oppositions entre dirigeants. La compétition pour le gouvernement ne signifie donc pas, dans sa lecture, une rupture automatique sur le terrain.

Gaza et le Yémen restent pris dans la violence régionale

Les discussions diplomatiques ne font pas disparaître les morts sur les autres fronts. Al Quds Al Arabi du 2 novembre 2026 rapporte huit morts à Gaza, dont un enfant et cinq policiers, dans des frappes israéliennes. Le quotidien replace ces attaques dans la persistance de la violence malgré les dispositifs censés limiter les hostilités.

Au Yémen, les affrontements et les opérations aériennes occupent également une place importante. Al Quds Al Arabi évoque une escalade entre l’aviation saoudienne et les Houthis, ainsi que des combats sur plusieurs fronts terrestres.

Al Binaa du 2 novembre 2026 relie cette évolution aux menaces contre les voies maritimes et aux attaques de missiles. Le conflit yéménite apparaît ainsi dans les mêmes pages que les négociations sur Ormuz : les risques régionaux touchent les territoires, mais aussi les routes commerciales et les infrastructures énergétiques.

Économie : l’État cherche des recettes dans un pays dont les ressources restent fragiles

Enseigne Banque du Liban et cèdre sur la façade du bâtiment.
Enseigne de la Banque du Liban, photographiée le 5 juin 2011. Photo d’archives illustrant la rubrique économique. Photo : Karan Jain / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0.

Les pertes bancaires reviennent au centre du conflit fiscal

Le désaccord entre l’État et les banques se déplace de nouveau vers le traitement des pertes. An Nahar du 2 novembre 2026 consacre son dossier économique à la contestation bancaire concernant les obligations internationales de l’État.

Les banques considèrent que les méthodes retenues pour le calcul fiscal peuvent transformer des pertes réelles en bénéfices comptables imposables. Le différend touche notamment aux taux de change utilisés pour déterminer le coût des titres et les résultats des opérations.

Yassine Jaber défend une autre lecture. Le ministre des Finances affirme, dans les propos rapportés par An Nahar, que l’administration applique les règles fiscales et ne mène pas une politique de ciblage du secteur bancaire. Il appelle à suivre les voies de réexamen et de recours disponibles.

Derrière ce débat technique se trouve un conflit plus large sur la répartition du coût de la crise. Les banques invoquent les pertes subies sur leurs actifs. L’État cherche à recouvrer ses recettes. Les déposants attendent toujours de connaître les conditions dans lesquelles leurs fonds pourront être restitués.

Les discussions avec le Fonds monétaire restent un terrain de confrontation

Al Akhbar du 2 novembre 2026 s’interroge sur l’évolution des positions du Fonds monétaire international à l’égard des propositions de Karim Souaid. Le journal examine les échanges autour de la répartition des pertes, du traitement des dépôts et des obligations de la Banque du Liban.

Son approche est critique envers les mécanismes qui pourraient réduire la valeur reconnue des dépôts ou alléger la contribution de certains acteurs au règlement de la crise. Le quotidien distingue les discussions sur la restructuration bancaire du dossier des sommes dues par la banque centrale.

La question posée en une reste ouverte. Les éléments rapportés portent sur des négociations, des propositions et des signes de souplesse attribués aux interlocuteurs. Ils ne constituent pas l’annonce d’un accord définitif avec le Fonds monétaire.

Ce débat rejoint les objections bancaires présentées par An Nahar, tout en les abordant depuis un autre point de vue. Les deux dossiers portent sur les pertes, mais les intérêts défendus et les responsabilités mises en avant diffèrent.

Cent sept dossiers transmis au parquet financier

Le ministre des Finances choisit un ton plus ferme sur le recouvrement fiscal. Dans un entretien publié par Ad Diyar le 2 novembre 2026, Yassine Jaber annonce la transmission de 107 dossiers d’entreprises et d’institutions au parquet financier.

Il distingue les difficultés économiques réelles du refus de remplir les obligations fiscales. Le ministre insiste particulièrement sur les sommes collectées pour le compte de l’État et qui doivent être reversées au Trésor. Il évoque parallèlement des mesures de règlement et de réduction des pénalités pour faciliter la régularisation.

Cette fermeté s’accompagne d’un discours sur la simplification. Ad Diyar rapporte les projets de développement des services électroniques, de facturation et de contrôle fondé sur les données. Le ministère présente ces deux voies comme complémentaires : faciliter la conformité et rendre la fraude plus difficile.

Davantage de prélèvements ne signifie pas davantage d’activité

La question de la capacité à payer traverse les pages économiques. Dans Al Joumhouria du 2 novembre 2026, Fouad Zmokhol critique une politique qui chercherait surtout à accroître les recettes sans reconstruire les conditions de production.

Son argument part des charges déjà supportées par les ménages et les entreprises : épargne perdue, coûts de fonctionnement élevés, financement bancaire insuffisant et paiement privé de services essentiels. Une hausse des prélèvements intervient ainsi dans une économie dont les ressources restent affaiblies.

Al Akhbar apporte un autre éclairage avec son examen des recettes fiscales. Le quotidien relève une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les opérations intérieures et y voit un signe de faiblesse de la consommation locale. Il distingue cette évolution de celle des recettes liées aux importations, qui peuvent être influencées par les prix et par les taux appliqués.

Le rapprochement des deux analyses souligne une difficulté commune : une amélioration de la collecte ne suffit pas à démontrer une reprise de l’économie. Les entreprises doivent vendre, investir et embaucher pour que les recettes publiques puissent progresser durablement.

La dédollarisation renvoie à la confiance dans les institutions

Al Joumhouria du 2 novembre 2026 consacre également un dossier à la réduction de la dollarisation financière. L’étude présentée compare plusieurs économies émergentes et examine le rôle de la stabilité, des marchés financiers locaux et des programmes soutenus par le Fonds monétaire international.

Le point central concerne la confiance. Les ménages et les entreprises reviennent vers une monnaie nationale lorsqu’ils peuvent y conserver leur épargne sans craindre une nouvelle perte de valeur. Les restrictions administratives ne suffisent pas à produire ce changement.

Pour le Liban, ce dossier fait écho aux autres débats économiques du jour. La question monétaire reste liée à la crédibilité des institutions, au traitement des pertes et à la protection des déposants.

Justice : les poursuites de Dahr Al Baïdar et l’enquête de l’aéroport concentrent l’attention

Une procédure dont les chiffres diffèrent selon les journaux

Le traitement de l’affaire de Dahr Al Baïdar comporte un écart entre les quotidiens. Al Joumhouria et Al Akhbar du 2 novembre 2026 évoquent treize personnes poursuivies, tandis qu’An Nahar en mentionne quatorze. Ces chiffres restent donc attribués à chaque publication.

Au-delà du décompte, le désaccord porte sur la portée de l’affaire. Le tribunal militaire est saisi, mais la possibilité d’un transfert devant le Conseil de justice demeure au cœur du débat politique et juridique.

An Nahar insiste sur les conséquences des poursuites pour les rapports entre le gouvernement et le Hezbollah. Al Akhbar examine plus longuement les fondements et les qualifications retenus. Nida Al Watan conteste les arguments qui visent à empêcher la saisine du Conseil de justice.

Les mises en cause et les poursuites rapportées ne préjugent pas des décisions à venir. Le dossier reste en cours, au croisement des responsabilités individuelles et du conflit sur l’application des décisions de l’État.

Les enquêteurs cherchent les destinataires de la cocaïne

À l’aéroport de Beyrouth, l’interception d’une cargaison de cocaïne ouvre une autre enquête importante. An Nahar du 2 novembre 2026 rapporte une saisie de 46,7 kilogrammes et l’arrestation d’un voyageur syrien arrivé d’Accra.

Al Joumhouria précise que l’opération a été conduite dans la nuit du 31 octobre grâce à la coopération des douanes et de la Sûreté générale. La drogue était répartie dans quarante emballages, dissimulés selon un procédé destiné à compliquer sa détection. Des dispositifs de suivi ont également été découverts dans les colis.

Les premiers éléments cités par les journaux font état d’un passage antérieur du suspect au Liban par Masnaa, puis d’un voyage à Accra avant son retour avec la cargaison. Les investigations portent sur les commanditaires, les destinataires et l’étendue du réseau.

Nida Al Watan du 2 novembre 2026 avance en première page une estimation correspondant à deux cents kilogrammes après préparation pour la commercialisation. Cette estimation concerne le volume potentiel sur le marché ; le poids intercepté rapporté par les autres quotidiens reste de 46,7 kilogrammes.

Une sanction professionnelle annulée faute de preuve suffisante

Ad Diyar du 2 novembre 2026 publie aussi une chronique consacrée à une décision de la cour d’appel civile de Beyrouth concernant un pharmacien sanctionné par son ordre professionnel.

L’affaire repose sur l’accusation de pratiquer des rabais sur des médicaments. La chronique revient sur les inspections réalisées, les déclarations recueillies et la valeur des éléments utilisés pour justifier la sanction. Les procès-verbaux évoqués ne constataient pas la pratique reprochée.

La cour a retenu l’insuffisance des preuves et annulé la décision disciplinaire contestée. Ce dossier rappelle la place de la preuve dans une sanction professionnelle, au-delà d’une plainte ou d’informations transmises par des concurrents.

Société : salaires, déplacement et mémoire du Sud

Le salaire minimum reste l’objet d’un marchandage

La négociation sur les salaires continue sans accord. Al Akhbar du 2 novembre 2026 rapporte l’expiration du délai accordé aux discussions de la commission compétente pour examiner le relèvement du salaire minimum.

Le quotidien décrit une forte réduction des ambitions syndicales. Après des montants initiaux de 1 100 à 1 200 dollars, il évoque une disposition de la Confédération générale des travailleurs à accepter une proposition autour de 475 dollars. Les employeurs n’ont toutefois pas approuvé de compromis, selon son récit.

La critique du journal porte sur la méthode. Les discussions devraient, à ses yeux, partir des prix, de l’inflation et des besoins des ménages. Elles se déroulent plutôt dans un rapport de forces politique qui réduit progressivement le niveau des revendications.

Le dossier touche aussi aux droits sociaux associés au salaire déclaré. La rémunération de base influe sur les cotisations, les indemnités et les protections des travailleurs. Un accord limité peut donc produire des effets qui dépassent le revenu mensuel immédiat.

Les familles du Sud restent confrontées aux besoins les plus élémentaires

Les visites de la ministre des Affaires sociales, Haneen Sayed, dans le Sud sont rapportées par Ad Diyar du 2 novembre 2026. Le quotidien décrit notamment des échanges autour des enfants ayant des besoins particuliers, des structures d’accueil et des familles touchées par la guerre.

Les besoins concernent les soins, l’hébergement et la continuité de l’éducation. Le journal évoque des équipements provisoires et des locaux destinés à accueillir des familles ou à maintenir des activités scolaires.

Ces situations donnent un contenu concret aux discussions sur la reconstruction. Pour les habitants, la remise en état du territoire passe par un logement utilisable, une école accessible et un accompagnement adapté. Les solutions temporaires permettent de répondre à l’urgence, mais les besoins s’inscrivent dans la durée.

Les inquiétudes rapportées par Al Sharq Al Awsat sur la recherche de logements de repli dans la banlieue sud ajoutent une autre dimension. Certaines familles doivent envisager un nouveau départ avant même d’avoir pu retrouver une stabilité.

Houla entretient la mémoire du massacre de 1948

À Houla, la municipalité commémore le massacre du 31 octobre 1948. Al Akhbar du 2 novembre 2026 reprend un communiqué rappelant la mort de quatre-vingt-dix civils.

Le texte municipal lie cette mémoire aux épreuves actuelles de la localité : destructions, déplacement et atteintes aux moyens de vie. Il appelle à documenter les crimes et à préserver les témoignages pour les générations suivantes.

La commémoration porte ainsi sur la transmission d’une histoire locale, mais aussi sur le lien des habitants à leur village. La conservation de cette mémoire reste inséparable, dans le communiqué rapporté, de la possibilité du retour.

Culture : Chouchou retrouve sa place dans l’histoire du théâtre, tandis que Beyrouth et Saïda annoncent leurs rendez-vous

Revenir à Chouchou sans l’enfermer dans la nostalgie

Le théâtre libanais revient au premier plan avec le livre de Fares Ywakim consacré à Chouchou. Nida Al Watan du 2 novembre 2026 présente cet ouvrage comme un travail de mémoire et de restitution autour d’une figure majeure de la scène populaire.

Le propos dépasse le souvenir d’un comédien. Il porte sur les spectacles, les collaborateurs, les lieux et les conditions dans lesquelles une expérience théâtrale s’est construite. L’attention accordée aux documents et aux témoignages permet de replacer Chouchou dans une histoire collective.

La question des attributions occupe une place importante dans la lecture proposée par le journal. Reconstituer un parcours suppose de reconnaître le rôle des auteurs, des artistes et des équipes qui ont participé aux œuvres. La mémoire du théâtre se construit aussi dans cette précision.

Le livre rappelle enfin la force du lien entre une scène et son public. À travers Chouchou, c’est une part de la vie sociale et culturelle libanaise qui retrouve ses repères, ses voix et ses lieux.

Les publications de Beyrouth entre poésie et récits de vie

Les pages littéraires de Nida Al Watan du 2 novembre 2026 présentent plusieurs publications liées à Beyrouth, à la poésie et aux trajectoires personnelles. Gibran y occupe une place avec un travail autour du Sable et de l’Écume, tandis que d’autres livres explorent la mémoire urbaine et les expériences de leurs auteurs.

La diversité de ces ouvrages donne aux pages culturelles un rythme différent de celui de l’actualité politique. Les récits s’attachent à des lieux, à des rencontres et à des traces personnelles. Ils participent à la conservation d’une mémoire qui se transmet aussi hors des commémorations officielles.

Al Joumhouria du 2 novembre 2026 ouvre, de son côté, une réflexion sur la place des lettres et des sciences humaines. La contribution de Dalia Kherbani, de l’Université libanaise, défend leur rôle dans la recherche, la transmission et le travail, y compris dans un environnement dominé par les transformations technologiques.

Trois rendez-vous annoncés au Liban

Le programme de la semaine commence par la philosophie. Al Akhbar du 2 novembre 2026 annonce, pour le mardi 3 novembre à 19 heures, une rencontre avec l’écrivaine et chercheuse Regina Sneifer au Théâtre Al Madina, à Hamra. La discussion porte sur l’héritage philosophique du Machrek. Une participation à distance est également prévue.

À Saïda, la musique prend le relais le samedi 7 novembre à 20 heures, au Hammam Al Jadid, dans la vieille ville. Le journal annonce une première présentation du projet de l’artiste et compositeur libanais Anwar Al Bizri, connu sous le nom d’Anou, consacré à la migration.

Le spectacle associe musique, récit et éléments visuels. Il aborde le départ, le retour et la recherche d’un lieu auquel appartenir, dans une forme que le journal rapproche d’une création musicale et scénique contemporaine.

Le jeudi 12 novembre à 18 heures, Raeda Taha doit signer quatre de ses pièces au café T Marbouta, à Hamra. Al Akhbar souligne la place de la mémoire, de l’expérience palestinienne et du récit personnel dans son écriture théâtrale.

Sport : le Liban renverse la France au terme d’un match de rugby à suspense

Une victoire arrachée après la fin du temps réglementaire

Le rugby offre aux pages sportives un récit de retournement. Al Joumhouria du 2 novembre 2026 consacre une large place à la victoire du Liban contre la France, 24 à 20, à Sydney.

Le match ne devait plus décider d’une qualification. Les deux sélections avaient déjà perdu leurs chances d’atteindre la suite de la compétition, selon le quotidien. Il restait pourtant à terminer le tournoi sur une autre image que celle laissée par les rencontres précédentes.

La fin du match concentre tout le suspense. Alors que la France pense tenir la victoire, une dernière occasion accordée au Liban permet de revenir à égalité. Le score est ramené à 20 partout après la révision d’une action par les arbitres.

La prolongation donne ensuite au Liban l’occasion de conclure. Abbas Miski inscrit l’essai décisif après une action individuelle qui transforme le dernier mouvement du match en victoire libanaise.

Abbas Miski au centre du récit sportif

Le compte rendu d’Al Joumhouria insiste sur le rôle de Miski dans les moments où la rencontre bascule. Le joueur participe au retour libanais avant de marquer l’essai qui met fin au match.

Le quotidien accorde également une place au capitaine Alex Twal, à la tension de la fin de rencontre et aux décisions arbitrales. La victoire se construit dans un enchaînement de faits de jeu, de résistance défensive et d’occasions saisies au dernier moment.

Dans les tribunes, la présence de la communauté libanaise donne une dimension particulière à cette rencontre australienne. Le journal décrit un soutien qui dépasse l’enjeu du classement et relie l’équipe à son public de la diaspora.

Ce succès ne change pas l’élimination du Liban, mais il modifie la manière dont son tournoi s’achève. Les joueurs repartent avec une victoire obtenue dans une rencontre longtemps incertaine, au terme d’un effort poursuivi jusqu’à la dernière action.

Technologie : la puissance de calcul devient le véritable enjeu de la course à l’intelligence artificielle

L’Europe confrontée aux contraintes matérielles

Les modèles attirent l’attention, mais leur fonctionnement dépend d’installations très concrètes. Al Joumhouria du 2 novembre 2026 consacre son dossier technologique aux besoins européens en puissance de calcul, en centres de données et en énergie.

L’article déplace ainsi la discussion vers les conditions de déploiement. Une entreprise peut disposer d’un projet ou d’un modèle performant et manquer des ressources nécessaires pour l’entraîner, le faire fonctionner ou l’utiliser à grande échelle.

Les contraintes se cumulent : accès aux processeurs, mémoire, alimentation électrique, refroidissement et connexions. Le coût d’un centre de données ne se limite donc pas à l’achat de machines. Sa mise en service suppose des réseaux et des équipements capables de soutenir son activité.

Les installations modulaires promettent un déploiement plus rapide

Le quotidien présente notamment les systèmes modulaires mis en avant par Nvidia. Leur intérêt réside dans l’assemblage d’unités pouvant réduire les délais d’installation et faciliter l’augmentation progressive des capacités.

Cette approche répond à une demande industrielle. Les usages de l’intelligence artificielle se développent dans la conception, la maintenance, la robotique et l’organisation de la production. Ils exigent des capacités de traitement, mais aussi une circulation fiable des données entre les équipements.

L’article souligne toutefois que la rapidité d’installation ne règle pas toutes les difficultés. Les besoins énergétiques, la formation des équipes et la maîtrise des données restent déterminants.

La souveraineté se joue dans les conditions d’accès

La question européenne concerne aussi la dépendance envers les fournisseurs extérieurs. Qui contrôle l’infrastructure ? Dans quelles conditions les données sont-elles traitées ? Quelles solutions restent disponibles lorsqu’un fournisseur modifie son offre ou ses règles ?

Al Joumhouria défend une approche qui associe les équipements aux compétences et aux usages. Des capacités nouvelles ont un effet durable lorsqu’elles peuvent être utilisées par les entreprises, les universités et les organismes de recherche.

Au Liban, Ad Diyar du 2 novembre 2026 rapporte une utilisation différente de ces outils lors de la commémoration de Rafic Hariri. Les textes et la présence de l’ancien premier ministre sont restitués à travers des dispositifs numériques. La fondation Hariri présente également une orientation vers la « transformation intelligente » de ses programmes.

Ces deux traitements montrent des usages distincts de la même technologie : d’un côté, la construction de capacités industrielles ; de l’autre, des applications liées à la mémoire, à la communication et à l’éducation.

Crédits photographiques

Photo : Haakon S. Krohn / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0. Source : Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0. Photographie d’archives reproduite sans modification.

Photo : Pjposullivan1 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0. Source : Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0. Photographie d’archives reproduite sans modification.

Photo : Karan Jain / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0. Source : Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0. Photographie d’archives reproduite sans modification.

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