Dans les camps de réfugiés sahraouis proches de Tindouf, en Algérie, les écoles, les soins et l’accès à l’eau dépendent de financements durables. Une note de l’UNICEF publiée en septembre 2026 souligne la fragilité du système éducatif. Le plan humanitaire pour 2026–2027 associe ces besoins aux autres services essentiels.
Les cinq camps accueillent des familles originaires du Sahara occidental depuis 1975. Dans son communiqué du 16 février 2026, le Programme alimentaire mondial rappelle que leur isolement dans le désert entretient une forte dépendance à l’aide alimentaire. Le maintien des services repose aussi sur les équipes constituées par les réfugiés eux-mêmes, comme le souligne le plan de réponse des Nations unies.
Une école portée par les volontaires
La note éducative de l’UNICEF de septembre 2026 fait état de 41 700 enfants inscrits, du préscolaire au premier cycle du secondaire, pour l’année 2026–2027. Elle recense environ 1 800 personnels éducatifs volontaires, dont plus de 80 % de femmes. Les retards d’indemnisation peuvent atteindre six mois et fragilisent le maintien des équipes.
L’agence préconise des engagements pluriannuels alignés sur le calendrier scolaire. Elle distingue une enveloppe annuelle de 3,7 à 4,1 millions de dollars pour les indemnités, le matériel et l’accompagnement pédagogique du coût de la stratégie éducative complète, proche de 12 millions de dollars pour 2026. Il s’agit de besoins indicatifs, pas de financements déjà obtenus.
La note recommande également de mieux suivre les apprentissages. Elle s’appuie notamment sur une évaluation de mathématiques menée en avril 2024 auprès d’un échantillon ciblé, non aléatoire. Les difficultés constatées justifient un soutien pédagogique, mais les résultats ne constituent pas une mesure représentative de tous les élèves des camps.
Un plan de deux ans, des populations distinctes
Publié en novembre 2025, le Plan de réponse pour les réfugiés sahraouis 2026–2027 rassemble 27 partenaires et chiffre ses besoins à plus de 177 millions de dollars. Cette enveloppe couvre deux années d’intervention dans l’alimentation, la santé, l’éducation, l’eau et les abris notamment. Elle ne permet pas de connaître les sommes effectivement reçues au 3 novembre 2026.
Le plan retient 173 600 personnes comme base de calcul de l’assistance. Sa note méthodologique précise que ce chiffre provient d’une étude interagences de 2018 croisant des données d’identification, de santé et d’éducation. Il ne correspond donc pas à un recensement réalisé en 2026. Les bénéficiaires de chaque programme doivent être distingués de cette population de planification.
Des besoins sanitaires documentés en 2025
Dans son bilan de l’année 2025 publié le 28 avril 2026, l’UNICEF indique que près de la moitié des centres de santé communautaires avaient besoin d’une réhabilitation urgente. L’agence relève des pénuries de volontaires formés, des approvisionnements médicaux irréguliers et des difficultés dans les services maternels et néonatals. Une épidémie de diphtérie, apparue en octobre 2025, a également nécessité une réponse vaccinale.
Les résultats préliminaires de l’enquête nutritionnelle de 2025, annoncés par les agences onusiennes le 25 juin de cette année, faisaient état de 13,6 % de malnutrition aiguë globale chez les jeunes enfants et d’un retard de croissance chez environ un enfant sur trois. L’étude, conduite par University College London avec les partenaires humanitaires, signalait aussi une forte fréquence de l’anémie. Ces données décrivent l’enquête de 2025, pas une nouvelle évaluation de novembre 2026.
Le PAM indique, dans son communiqué du 16 février 2026, avoir distribué plus de 22 000 tonnes de nourriture à 133 000 bénéficiaires en 2025. Des aliments nutritifs spécialisés avaient aussi été fournis à 15 000 enfants de moins de cinq ans. Ces effectifs décrivent l’assistance délivrée, sans constituer un dénombrement de tous les habitants des camps.
L’eau, du forage à la distribution
Le plan 2026–2027 décrit un approvisionnement reposant sur les nappes profondes et le traitement de l’eau, notamment pour réduire sa salinité. Une partie des habitants reste tributaire des camions-citernes. Les priorités comprennent l’extension des réseaux et leur maintenance. Au-delà de nouvelles installations, la disponibilité des pièces et des équipes techniques conditionne la continuité du service.


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