À Tebnine, au Liban-Sud, plusieurs dizaines de filles vivent dans un foyer encore marqué par les bombardements. Un reportage d’agence publié le 5 novembre 2026 décrit leur scolarité et leurs projets, malgré les dégâts et l’insécurité. D’autres témoignages récents montrent combien le maintien de ce quotidien reste fragile.
À Tebnine, l’école malgré les dégâts
Le foyer accueille des enfants privées d’un ou de leurs deux parents, mais aussi des filles dont les familles ne peuvent assurer la prise en charge. Il fournit les uniformes, les cartables et les repas nécessaires à la scolarité. Les plus grandes poursuivent également des études.
Dans les témoignages recueillis par une agence internationale, une adolescente de treize ans évoque son souhait d’étudier la médecine. Une jeune femme de dix-neuf ans suit une formation en décoration intérieure. Ces projets restent liés à la possibilité de vivre et d’étudier dans un environnement plus sûr.
Des chambres toujours inutilisables
En 2024, les enfants ont quitté les lieux avant qu’une frappe israélienne sur un bâtiment voisin endommage lourdement le foyer. Les travaux n’ont permis de récupérer qu’une partie des espaces. L’étage supérieur, où se trouvaient des dortoirs, reste dégradé.
Un reportage distinct publié le 2 novembre décrit des fenêtres brisées, des lits abîmés et des objets restés dans les chambres. Quelques pièces du niveau inférieur ont été aménagées pour accueillir les pensionnaires. Le bâtiment ne dispose donc pas encore de toutes ses capacités d’hébergement.
Selon le personnel interrogé, les explosions perturbent aussi les nuits. Certaines enfants se réveillent et se préparent à partir, craignant une nouvelle évacuation. Les jours les plus difficiles, le manque de sommeil empêche de les envoyer à l’école. Les sorties et les jeux à l’extérieur dépendent également des conditions de sécurité.
Ces récits décrivent un quotidien discontinu : les repas, les cours et les activités reprennent, puis les bruits de la guerre les interrompent. Le retour dans le foyer ne signifie pas que les enfants ont retrouvé des conditions de vie stables.
L’aide des Casques bleus et la question de la relève
Un autre reportage, réalisé le 27 octobre, documente le soutien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. La FINUL a fourni des lits militaires. Des soldats, notamment irlandais et malaisiens, ont participé à la remise en état des locaux. Ces aides matérielles ont permis de rouvrir une partie du bâtiment.
Les responsables du foyer s’inquiètent de l’avenir de cet appui. Les besoins concernent à la fois l’alimentation, les vêtements, les médicaments et la scolarité. Les réparations demandent, elles aussi, des ressources que l’établissement peine à réunir.
Le calendrier de la FINUL mérite une précision. La résolution 2790 prévoit la fin de son mandat opérationnel le 31 décembre 2026. Le retrait doit ensuite s’effectuer progressivement, dans un délai d’un an. Il ne s’agit donc pas du départ simultané de tous les contingents à la fin décembre.
Ce calendrier ne garantit toutefois pas le maintien de chaque don ou projet local. Les aides au foyer dépendent de soutiens concrets, tandis que la mission prépare sa réduction. Pour les équipes de Tebnine, la recherche de relais doit permettre de préserver l’accueil des filles et de poursuivre les travaux dans les chambres encore inutilisables.


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