La déclaration Balfour reste au cœur des demandes palestiniennes de reconnaissance de leurs droits, 109 ans après sa publication. Selon WAFA du 2 novembre 2026, la Ligue arabe a salué l’évolution de la politique britannique. Elle réclame cependant des mesures supplémentaires pour mettre fin à l’occupation et permettre un État palestinien souverain.
La déclaration Balfour et la question des droits
Le texte reproduit dans Hansard le 30 octobre 2017 rappelle les termes de la déclaration. La lettre du ministre britannique Arthur Balfour à Lord Rothschild est datée du 2 novembre 1917. Elle annonce le soutien de Londres à un foyer national pour le peuple juif en Palestine. Elle prévoit également de préserver les droits civils et religieux des communautés non juives présentes sur ce territoire. Elle protège aussi les droits et le statut politique des Juifs dans les autres pays.
Cette différence de formulation demeure centrale dans le débat historique. Le texte énonce un objectif national pour le peuple juif. Il évoque les autres habitants à travers leurs communautés et leurs droits civils et religieux. Il ne leur reconnaît pas explicitement un droit politique national équivalent.
Lors du centenaire, le 30 octobre 2017, Boris Johnson avait défendu le rôle britannique dans la création d’Israël. Il avait aussi évoqué devant les Communes la garantie protégeant les droits des autres communautés. Ces communautés étaient les Palestiniens, précisait-il. Il reconnaissait que cette garantie n’avait pas été pleinement réalisée.
Une reconnaissance britannique déjà actée
Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé une étape diplomatique le 21 septembre 2025. Le Royaume-Uni a alors officiellement reconnu l’État de Palestine, aux côtés du Canada et de l’Australie. Cette reconnaissance n’est donc pas une décision nouvelle annoncée à l’occasion de l’anniversaire de 2026.
Le gouvernement britannique l’avait inscrite dans une stratégie de deux États, associant la sécurité d’Israël à un État palestinien viable et souverain. Il exigeait une réforme de l’Autorité palestinienne et excluait un rôle du Hamas dans la gouvernance future. Londres soulignait également qu’une reconnaissance diplomatique ne suffisait pas, à elle seule, à transformer la situation sur le terrain.
La Ligue arabe réclame la poursuite des mesures
Dans son communiqué du 2 novembre 2026, relayé par WAFA, la Ligue arabe présente les démarches britanniques comme positives. Elle demande néanmoins de compléter leur mise en œuvre. Elle appelle Londres et la communauté internationale à accroître les pressions sur Israël. Son objectif déclaré reste la fin de l’occupation et un État palestinien ayant Jérusalem-Est pour capitale.
La colonisation demeure un point de confrontation diplomatique. Le gouvernement britannique a réaffirmé sa position dans une réponse parlementaire publiée le 14 octobre 2026. Il juge les colonies illégales au regard du droit international et contraires à la viabilité d’une solution à deux États. Il précisait toutefois ne pas avoir abordé la déclaration Balfour avec son interlocuteur israélien depuis le 8 septembre 2026. La référence historique et les démarches diplomatiques actuelles suivent ainsi des calendriers distincts.


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