Le gouvernement soudanais annonce avoir porté plainte contre l’Éthiopie auprès du Conseil de sécurité de l’ONU et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Il accuse son voisin de permettre des attaques de drones depuis son territoire. Addis-Abeba avait rejeté des accusations similaires le 16 octobre. L’origine des appareils reste contestée.
Khartoum porte ses accusations devant les instances internationales
Dans une déclaration publiée le 2 novembre 2026 par l’agence officielle soudanaise SUNA, le gouvernement affirme avoir déposé une plainte contre les autorités éthiopiennes. Il les met en cause à propos d’attaques visant des installations civiles et des centrales électriques dans plusieurs États du Soudan.
Selon cette déclaration, les Forces de soutien rapide utiliseraient le territoire éthiopien pour lancer des drones explosifs et des appareils équipés de missiles. Khartoum dit avoir joint des documents à sa plainte et demande l’arrêt de ces opérations. Ces affirmations émanent d’une partie au conflit : elles ne constituent pas une attribution indépendante des attaques.
Un démenti éthiopien antérieur à la plainte
Le différend avait déjà été exposé lors de la séance du Conseil de sécurité du 16 octobre 2026. Selon la transcription publiée par les Nations unies, la délégation soudanaise avait accusé l’Éthiopie de servir de point de départ à des attaques de drones. La délégation éthiopienne avait catégoriquement rejeté ces accusations, les jugeant sans fondement.
Le représentant éthiopien avait parallèlement dénoncé des menaces contre la sécurité de son pays provenant d’acteurs de la guerre soudanaise et annoncé de futurs éléments sur un trafic d’armes. Cette prise de position précède l’annonce de plainte de novembre : elle ne peut être présentée comme une réponse à ce nouveau dépôt.
Le soutien égyptien, sans annonce d’intervention
Le communiqué commun publié par le ministère égyptien des Affaires étrangères après les consultations du 2 novembre au Caire condamne les attaques contre les infrastructures soudanaises, notamment électriques et hydrauliques. Il les attribue à des milices lançant des drones depuis un pays voisin, sans nommer ce pays dans ce passage.
L’Égypte réaffirme son soutien à l’unité du Soudan et à ses institutions. Elle se dit prête à prendre les mesures permises par le droit international et l’accord de défense commun. Le texte n’annonce toutefois ni intervention militaire, ni déploiement, ni calendrier opérationnel. Les deux gouvernements réaffirment aussi leur opposition à la gestion unilatérale du barrage éthiopien sur le Nil, autre point de friction avec Addis-Abeba.
L’ONU condamne les attaques des belligérants
Dans une déclaration datée du 31 octobre 2026, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU condamne l’intensification des attaques de drones des parties au conflit. Il fait état de centaines de civils tués au Soudan et à Abyei, dont des femmes et des enfants, et dénonce les attaques contre les infrastructures essentielles, notamment sanitaires.
Ce constat général n’établit pas l’origine géographique des appareils visés par les accusations soudanaises. Le secrétaire général demande aux belligérants de protéger les civils et de cesser les hostilités, première étape vers une issue politique à la guerre.


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