À Bassora, les compagnies pétrolières internationales font face à une mise en garde du ministère irakien de l’Environnement. Selon Shafaq News, le 2 novembre 2026, Sarwa Abdelwahed a annoncé des mesures juridiques liées à la pollution de leurs activités.
La ministre s’exprimait avec le gouverneur Assaad Al-Eidani. Elle a demandé aux opérateurs d’appliquer les mêmes normes environnementales que dans leurs pays d’origine.
Le compte rendu ne nomme aucune entreprise internationale visée. Il ne fait état ni d’un jugement ni d’une sanction chiffrée. La déclaration marque donc une intention d’agir, sans permettre de conclure à une condamnation.
Une réunion sur les émissions et les eaux industrielles
Dans une dépêche distincte du 2 novembre 2026, Nina rapporte une rencontre avec Bassem Abdelkarim, directeur général de Basra Oil Company. Les échanges ont porté sur les émissions gazeuses et les eaux associées à l’extraction. Les effets environnementaux des activités pétrolières figuraient également au programme.
Sarwa Abdelwahed a demandé de poursuivre la coordination entre son ministère et l’entreprise. Le directeur a affirmé sa volonté de coopérer et de respecter les normes en vigueur. Cet engagement général ne détaille toutefois pas les travaux correctifs, leur coût ou leur calendrier.
Le torchage, un enjeu énergétique national
Le rapport 2026 de la Banque mondiale sur le torchage fournit un éclairage national. L’Irak a brûlé 24 milliards de mètres cubes de gaz en 2025. Ce volume représentait quatre fois ses importations de gaz de la même année, estimées à six milliards de mètres cubes.
Ces données décrivent une ressource perdue. Elles ne mesurent pas l’exposition des habitants de Bassora aux polluants. La Banque mondiale souligne des obstacles réglementaires, financiers et d’infrastructure à la récupération du gaz. Sa collecte et son traitement pourraient renforcer l’approvisionnement énergétique.
Selon Shafaq News, des instances locales ont également approuvé la fourniture de stations de surveillance de l’air et de l’eau. L’annonce ne vaut pas confirmation de leur mise en service.


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