Volodymyr Zelensky propose une suspension d’un mois des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes si les États-Unis fournissent à Kyiv des missiles Patriot pour couvrir cette période. Cette offre, formulée dans un entretien diffusé le 1er novembre 2026, reste conditionnelle : elle ne constitue pas l’annonce d’un accord avec Washington ou Moscou.
Dans ses propos à Fox News, rapportés le 2 novembre par Interfax-Ukraine et l’AFP, le président ukrainien présente deux possibilités distinctes. La première serait un arrêt réciproque des attaques contre les infrastructures énergétiques. La seconde consisterait à obtenir des intercepteurs Patriot en contrepartie d’une pause ukrainienne sur les raffineries russes.
Une proposition adressée à Washington
Selon Interfax-Ukraine, Volodymyr Zelensky dit avoir abordé à plusieurs reprises cette question avec Donald Trump et son équipe. Il justifie la poursuite des frappes ukrainiennes par les attaques russes contre le système énergétique de son pays. Cette justification est celle du président ukrainien.
Le chef de l’État précise que Kyiv chercherait de quoi financer les missiles. Sa demande porte donc sur leur disponibilité, et pas uniquement sur une aide gratuite. L’AFP rapporte également qu’il souhaite des transferts depuis les stocks américains et européens, qui seraient ensuite reconstitués par de nouvelles commandes.
Une vente autorisée, pas une livraison
Cette proposition intervient après l’approbation américaine, le 30 octobre, d’une vente potentielle de 500 intercepteurs Patriot PAC-3 MSE, estimée à 2,1 milliards de dollars avec les équipements et services associés. Reuters a rapporté cette décision le même jour. La présidence ukrainienne en reprend les chiffres dans son bilan diplomatique d’octobre, publié le 3 novembre.
Il s’agit de missiles destinés aux systèmes Patriot, et non de 500 batteries complètes. Une autorisation de vente ne signifie pas que les armements ont déjà été remis à l’Ukraine.
Selon l’AFP, Volodymyr Zelensky avertit que les livraisons pourraient prendre plusieurs années. Cet avertissement explique sa demande de prélèvements immédiats sur les stocks alliés ; il ne vaut pas calendrier contractuel confirmé. Les sources consultées ne font état d’aucune acceptation de l’échange proposé pour un mois.


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