Les autorités ukrainiennes ont signalé de nouvelles attaques russes à Kherson lundi 2 novembre 2026, après la fin de la trêve humanitaire locale d’Olechky. Le parquet régional a recensé sept blessés dans plusieurs incidents, dans un bilan arrêté à 17 h 30. Cette pause limitée avait permis des évacuations et l’acheminement d’aide.
Sept blessés dans le bilan du parquet
Selon le parquet régional, cité par Ukrinform le 2 novembre, cinq habitants de Kherson et une habitante d’Oleksandrivka ont été blessés par des drones. Un autre civil a subi une blessure par éclat lors de la détonation d’un engin explosif. Ces sept personnes ne constituent donc pas le bilan d’une seule frappe. Le parquet a annoncé des enquêtes pour de possibles crimes de guerre.
Un établissement médical du centre de Kherson a également été touché. Iaroslav Chanko, chef de l’administration militaire municipale, a situé cette attaque de drone vers 7 h 40. Selon ses déclarations rapportées par Ukrinform le 2 novembre, plusieurs pièces, des fenêtres et des portes intérieures ont été endommagées. Aucun blessé n’était signalé dans son premier compte rendu sur ce bâtiment.
Le 3 novembre au matin, Ukrinform a rapporté un autre compte rendu du gouverneur Oleksandr Prokoudine : sept personnes avaient été blessées dans la région pendant les vingt-quatre heures précédentes. Ce chiffre n’est pas additionné au bilan du parquet annoncé la veille.
Une trêve locale achevée le 1er novembre
L’administration régionale de Kherson avait annoncé, le 1er novembre, la fin du cessez-le-feu temporaire à 22 h 59. La pause concernait la mission humanitaire d’Olechky. Elle ne constituait pas un arrêt des combats sur l’ensemble du front ukrainien.
Selon la chronologie rapportée par Ukrainska Pravda le 2 novembre, la trêve avait débuté le 27 octobre à 3 heures, heure de Kyiv. Olechky se trouve sur la rive gauche du Dniepr, sous occupation russe. Kherson, située sur l’autre rive, reste sous contrôle ukrainien.
Reuters a rapporté le 2 novembre que près de 800 personnes avaient été évacuées d’Olechky, selon Melania Trump. Des habitants ont rejoint l’Ukraine par la Russie et la Biélorussie. Le médiateur ukrainien Dmytro Loubinets n’a toutefois pas précisé la répartition des évacués entre les territoires contrôlés par Kyiv et par Moscou. Ce chiffre ne doit donc pas être présenté comme celui des retours en territoire ukrainien.
Des accusations militaires contestées
Selon Reuters, le 2 novembre, l’état-major ukrainien a accusé l’armée russe de renforcer ses positions pendant la pause. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a dit ne pas disposer d’informations précises sur ces mouvements. Il a supposé que l’Ukraine avait également réorganisé ses positions.
Lors d’une conférence de presse rapportée par Ukrainska Pravda le 2 novembre, Dmytro Loubinets a apporté une réserve importante. Selon lui, des véhicules russes montrés dans certaines images servaient au déminage sous supervision ukrainienne. Il a affirmé que les engagements avaient été respectés. Ces déclarations contradictoires ne permettent pas d’établir un constat indépendant sur les mouvements militaires pendant la trêve.
Reuters a aussi rapporté, le 2 novembre, que les médiateurs ukrainien et russe souhaitaient solliciter Melania Trump pour de nouvelles opérations humanitaires. Ce souhait de coopération ne vaut pas annonce d’un nouveau cessez-le-feu.


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