Nawaf Salam a annoncé, le 2 novembre 2026, un renforcement des contrôles alimentaires après des cas suspects de trichinellose signalés à Beyrouth. Les autorités ont détecté des parasites dans un échantillon de viande hachée. L’enquête doit encore déterminer l’origine de la contamination et les responsabilités dans la chaîne d’approvisionnement.
Réunis au Grand Sérail, plusieurs ministres, le responsable de l’Autorité libanaise de sécurité des aliments et le procureur général ont examiné l’alerte. Le Premier ministre a demandé de coordonner suivi sanitaire, investigations judiciaires et prévention. Il a également annoncé des inspections d’abattoirs et d’entrepôts de viande.
Contrôles alimentaires : un prélèvement positif et une enquête ouverte
Lors de la réunion, le ministre de la Santé a présenté les cas signalés par des hôpitaux de Beyrouth. Ils sont décrits comme suspects de trichinellose, une maladie provoquée par un parasite. Des investigations de terrain et des analyses ont ensuite mis en évidence des parasites dans un échantillon de viande hachée prélevé dans un restaurant, selon le compte rendu gouvernemental relayé par l’Agence nationale d’information.
Ce compte rendu fait état de soupçons de mélange avec de la viande de porc contaminée. Cette hypothèse figure dans les investigations préliminaires. Elle ne permet pas, à ce stade, d’affirmer où un éventuel mélange aurait eu lieu ni qui en serait responsable.
L’établissement a été fermé et placé sous scellés. Les enquêteurs doivent rechercher l’origine de la viande et déterminer si une irrégularité s’est produite sur place ou en amont. Le parquet de cassation poursuit les investigations. Le chef du gouvernement promet des mesures contre les personnes dont la responsabilité sera établie.
Aucune responsabilité pénale n’a encore été établie. Les autorités n’ont pas non plus publié de bilan consolidé des cas humains confirmés.
Abattoirs et entrepôts au centre du dispositif
La réponse annoncée confie à l’Autorité libanaise de sécurité des aliments un rôle de coordination. Elle doit préparer, avec les ministères concernés, un plan immédiat d’inspection des abattoirs et des entrepôts de viande. Les contrôles doivent porter sur les exigences sanitaires, techniques et légales.
Les installations devront satisfaire aux conditions demandées dans un délai présenté comme rapide. Le compte rendu ne fixe toutefois pas un nombre de jours applicable à tous les établissements. Il annonce la possibilité de fermetures et de mesures administratives ou pénales en cas de non-respect.
Les services de sécurité doivent parallèlement recenser les dépôts et les abattoirs non autorisés. Le ministère de l’Intérieur, les municipalités et les gouverneurs doivent participer à cette démarche. Cette recherche des installations non déclarées complète les inspections des établissements connus.
Le périmètre annoncé va de l’importation à la consommation. Il inclut la production, le stockage et la distribution.
Une coordination à traduire en moyens opérationnels
L’Autorité doit travailler avec les ministères de l’Agriculture, de la Santé, de l’Économie, de l’Industrie et de l’Intérieur. Les services de sécurité participeront sous la supervision du parquet compétent. Le gouvernement promet aussi de renforcer les moyens humains et techniques de l’organisme.
Le financement et les effectifs supplémentaires ne sont pas chiffrés dans l’annonce. Le calendrier des inspections et les capacités d’analyse supplémentaires restent à préciser.
Ce qu’est la trichinellose
La trichinellose se transmet par la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite contenant des larves de Trichinella, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Les références sanitaires internationales décrivent cette contamination chez plusieurs espèces animales. La présence du parasite ne permet donc pas, à elle seule, de reconstituer l’origine commerciale d’une viande.
Le ministère de la Santé reste chargé du suivi des signalements et du bilan clinique, parallèlement à la recherche des lots concernés.
Nawaf Salam a annoncé de nouvelles réunions et mesures dans les jours suivants. Les prochains éléments attendus concernent les résultats de l’enquête, le bilan sanitaire confirmé et le début effectif des inspections dans la filière.
Couverture : fabrication de viande hachée en Algérie, archive du 1er décembre 2024. Illustration sans lien avec les établissements, personnes ou produits de l’enquête au Liban ; aucun défaut sanitaire n’est attribué à cette scène. Photo : Abdellah Zouggari (Abdellah zou) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Recadrage et habillage Libnanews ; adaptation sous CC BY-SA 4.0.


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