Le parquet national polonais a annoncé dimanche 8 novembre 2026 l’ouverture d’une enquête pour un acte à « caractère terroriste » après la fusillade de Cracovie. La procédure porte sur les six personnes tuées dans le centre historique et sur des tentatives de meurtre, notamment contre des policiers. Elle englobe aussi trois homicides commis à Ostrowiec Świętokrzyski.
Cette décision constitue une nouvelle étape judiciaire au lendemain de l’attaque. Samedi soir, le premier ministre Donald Tusk avait déjà employé le terme de terrorisme. Désormais, le parquet retient cette qualification dans l’enquête. Les investigations doivent encore établir les motivations précises du suspect, son parcours et les circonstances de chaque homicide.
Cracovie : une enquête pour terrorisme confiée au parquet national
Un procureur de l’antenne de Cracovie du département chargé de la criminalité organisée et de la corruption conduit la procédure. Les faits examinés comprennent le meurtre par arme à feu de six personnes, samedi 7 novembre. Le parquet vise aussi les tentatives de meurtre contre plusieurs autres personnes, dont des agents de police.
Dans la matinée de dimanche, un porte-parole avait d’abord annoncé l’ouverture prochaine de cette enquête. La confirmation du parquet national est intervenue ensuite. Il ne s’agit donc plus seulement d’une qualification envisagée ou d’une déclaration politique sur la gravité des faits.
À ce stade, cette qualification reste celle des autorités chargées de l’enquête. Elle ne constitue pas un jugement. Le suspect a été blessé lors de l’intervention policière, puis hospitalisé. Son état conditionne les actes de procédure que les magistrats pourront accomplir avec lui.
Les trois morts d’Ostrowiec dans la même procédure
Le parquet a également intégré à l’enquête les homicides de trois personnes à Ostrowiec Świętokrzyski, ville située au nord-est de Cracovie. Selon les éléments rendus publics dimanche, ces victimes ont été tuées par arme à feu le 7 novembre. Le porte-parole du parquet national, Przemysław Nowak, a indiqué que les éléments recueillis désignaient le même auteur dans les deux villes.
La police a identifié les trois personnes retrouvées dans l’appartement comme les parents et la sœur du suspect. Les enquêteurs ont mené des constatations sur les deux sites pendant la nuit. Ces opérations se poursuivaient dimanche.
Les bilans doivent donc rester distincts : six personnes ont été tuées dans l’attaque du centre de Cracovie, et trois autres à Ostrowiec Świętokrzyski. La procédure commune porte sur neuf morts au total. Ce rapprochement judiciaire ne porte pas à neuf le nombre de personnes tuées sur la place du Marché.
Une piste d’extrême droite toujours examinée
Le ministre polonais de l’Intérieur, Marcin Kierwiński, a évoqué dès samedi soir une fascination du suspect pour des idéologies d’extrême droite. Les autorités examinent cette piste dans leurs recherches sur le mobile de l’attaque.
La qualification terroriste annoncée dimanche ne permet pas, à elle seule, de déduire l’appartenance du suspect à une organisation. Les enquêteurs doivent préciser ses motivations et ses éventuels liens. L’annonce du parquet ne présente pas de conclusion définitive sur ces points.
Le suspect est un ressortissant polonais âgé de 24 ans. La police a indiqué qu’il n’était pas connu de ses services et qu’il détenait une autorisation de possession d’arme. L’enquête devra établir comment il a préparé les faits et reconstituer ses déplacements entre les deux villes.
Quinze blessés dans le bilan municipal
Dans sa communication actualisée le 8 novembre, la municipalité de Cracovie fait état de six morts et de quinze blessés. Parmi les personnes tuées figurent quatre femmes et deux hommes. Deux policiers ont été blessés lors de l’intervention.
La fusillade a commencé samedi, peu après 15 heures, dans le secteur de la rue Sławkowska et de la place du Marché. Les premières constatations décrivent des tirs depuis un véhicule. La police a interpellé le suspect près du croisement des rues Dietla et Stradomska, après l’avoir blessé par balle.
Un tramway de la ligne 1 a aussi essuyé des tirs sur la place de Tous-les-Saints. La municipalité rapporte qu’une vitre de la cabine de conduite a été brisée. Ni le conducteur ni les passagers de cette rame n’ont été blessés. Ce fait s’inscrit dans le parcours que les enquêteurs cherchent à reconstituer.
Deux jours de deuil national, quatre à Cracovie
Le président Karol Nawrocki a décrété un deuil national pour les dimanche 8 et lundi 9 novembre. Les drapeaux doivent être mis en berne sur les bâtiments officiels. À Cracovie, le maire Łukasz Gibała a annoncé un deuil municipal jusqu’au mercredi 11 novembre inclus, avec l’annulation des événements organisés par la ville.
Une partie de la place du Marché et des rues voisines restait fermée dimanche pour les besoins des investigations. La police demande aux témoins de se présenter auprès de l’unité la plus proche. Les magistrats poursuivent les constatations sur les lieux de Cracovie et d’Ostrowiec Świętokrzyski.


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