La doctrine nucléaire iranienne suscite des appels à révision, mais Mohsen Rezaï affirme qu’aucune nouvelle décision officielle n’a été prise. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale s’est exprimé à la télévision publique. Press TV rapporte ses propos le 31 octobre 2026.
Mehr rapporte, dans son édition du 2 novembre 2026, les propos de Manouchehr Mottaki, ancien ministre et député. La veille, il a plaidé pour réexaminer l’adhésion au traité de non-prolifération nucléaire. Il a renvoyé la décision au guide.
Rezaï confirme un débat sur la doctrine nucléaire
Le responsable iranien a évoqué une discussion sur la politique à suivre en cas de reprise de la guerre. Il a simultanément souligné l’absence de nouvelle décision gouvernementale. Il a également rappelé que l’Iran reste membre du TNP et entend faire valoir ses droits dans d’éventuelles discussions nucléaires.
Mottaki demande de réexaminer l’adhésion au TNP
Membre de la commission parlementaire de la sécurité nationale et de la politique étrangère, Mottaki s’est exprimé dimanche soir, le 1er novembre. Il estime que l’Iran a peu bénéficié des avantages attendus de son adhésion.
Selon lui, les députés approuveraient unanimement un réexamen si les autorités le leur demandaient. Cette perspective reste son appréciation d’un vote futur. Son intervention défend une orientation politique et la place sous l’autorité du guide, présenté comme le décideur final.
Une initiative parlementaire annoncée en septembre
Le débat sur le traité précédait déjà ces interventions. Press TV rapportait cette initiative le 20 septembre 2026. Le député Hossein-Ali Haji Deligani avait annoncé le dépôt d’un projet de retrait au bureau du Parlement. Il demandait un examen selon une procédure de triple urgence.
À cette date, le texte attendait l’accord du président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, selon le député. Cet accord devait permettre un débat en séance publique. L’étape rapportée était donc celle du dépôt et de la demande d’inscription à l’ordre du jour.
Une procédure internationale pour quitter le traité
Un appel parlementaire ou une déclaration sur la doctrine relève ainsi d’un autre niveau que la notification internationale prévue par le traité. La procédure porte sur les engagements juridiques d’un État. Elle ne démontre, par elle-même, ni la fabrication ni la possession d’une arme nucléaire.
Quitter le TNP engage une procédure internationale. L’article X prévoit un droit de retrait pour des événements extraordinaires liés au traité. L’État doit estimer qu’ils compromettent ses intérêts suprêmes.
Le texte du traité, publié par les Nations unies, impose alors de notifier le retrait. Les destinataires sont les autres États parties et le Conseil de sécurité des Nations unies. Cette notification doit intervenir trois mois à l’avance et préciser les événements invoqués.


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