La Jordanie et le Kazakhstan placent la sécurité de l’intelligence artificielle au programme de leur dialogue. Réunis à Astana le 5 novembre 2026, Abdallah II et Kassym-Jomart Tokaïev ont présenté ce thème comme une priorité de la nouvelle rencontre du processus d’Aqaba organisée dans la capitale kazakhe.
Le président kazakh a souligné une nouveauté géographique : ce format de coopération sécuritaire se réunit pour la première fois en Asie centrale. Le roi de Jordanie a salué l’organisation conjointe du rendez-vous. Les annonces officielles décrivent des objectifs de travail, sans publier de décision technique sur l’IA.
Jordanie et Kazakhstan élargissent le dialogue d’Aqaba
La visite officielle d’Abdallah II a débuté le 5 novembre. Son programme comprend des entretiens bilatéraux et une nouvelle réunion du processus d’Aqaba, consacré aux défis de sécurité. La tenue de cette dernière était annoncée pour le 6 novembre.
Ce cadre ne désigne pas une nouvelle alliance militaire. Il permet des échanges entre responsables sur les menaces communes. Les deux dirigeants rattachent la rencontre d’Astana à la coopération contre le terrorisme et l’extrémisme, ainsi qu’aux questions de sécurité régionale.
L’accueil au Kazakhstan ajoute une dimension d’Asie centrale à ces discussions. Tokaïev a mis en avant l’apport possible de sa région. Il a aussi rappelé l’ancienneté du processus lancé par le souverain jordanien, il y a plus d’une décennie.
L’intelligence artificielle comme sujet de sécurité
Le choix du thème est explicite dans le compte rendu de la présidence kazakhe. La séance doit porter sur la sécurité dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il ne s’agit donc pas seulement d’un échange économique sur les nouvelles technologies.
Les informations rendues publiques ne détaillent cependant pas les dispositifs envisagés. Elles ne décrivent ni plateforme commune de surveillance, ni partage automatisé de données, ni protocole opérationnel. Elles ne permettent pas davantage d’annoncer l’adoption de règles communes pour les systèmes d’IA.
Cette limite ne diminue pas la portée du choix politique : les deux pays inscrivent désormais le sujet dans un rendez-vous de coopération sécuritaire. Elle impose de distinguer l’ouverture d’une discussion de ses résultats.
Une rencontre inscrite dans la relation bilatérale
Les entretiens du 5 novembre ne se sont pas limités à la réunion d’Aqaba. Les deux dirigeants ont aussi évoqué le commerce, l’investissement, le tourisme et la technologie. Abdallah II a cité la défense parmi les secteurs de coopération à développer.
Le président kazakh a insisté sur l’application des engagements déjà pris. Les visites réciproques de l’année précédente avaient donné une impulsion aux relations entre les deux pays. Les annonces actuelles prolongent ce dialogue, sans fournir de montant nouveau ou de contrat précis lié à l’intelligence artificielle.
La publication des conclusions de la rencontre d’Astana permettra de savoir si les échanges débouchent sur un programme concret, des engagements communs ou un nouveau calendrier de travail.


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