2 novembre 2026
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Liban-Sud : bombardements et maisons rasées ce 2 novembre

Au Liban-Sud, les opérations israéliennes du 2 novembre ont associé frappes aériennes, artillerie et destructions au sol. Des bulldozers ont été signalés rasant des maisons à Zawtar el-Charqiyé. Des raids ont touché Kfar Tebnit, Qoussair et Aïta al-Jabal, tandis que des tirs visaient plusieurs secteurs agricoles. Ce rapport arrêté à 18 h 15 distingue les faits documentés, les dégâts encore non chiffrés et les critères juridiques applicables. Aucun bilan humain consolidé n’a été retrouvé pour la journée.

Couverture du rapport du 2 novembre 2026 sur les bombardements et maisons rasées au Liban-Sud, avec une photo d’archives du poste frontière Liban–Israël, sans scène des attaques du jour.
Poste frontière entre le Liban et Israël. Photo d’archives de François el Bacha pour Libnanews.com, tous droits réservés. Date de prise de vue non établie ; page source datée du 3 octobre 2019, fichier actuellement hébergé sous un répertoire 2020/08. Illustration géographique uniquement : cette photographie ne montre pas les bombardements ni les destructions du 2 novembre 2026. Composition graphique Libnanews, photo entière simplement redimensionnée.

Au Liban-Sud, les opérations israéliennes ont de nouveau associé frappes aériennes, tirs d’artillerie et destructions au sol, lundi 2 novembre 2026. À Zawtar el-Charqiyé, des bulldozers ont été signalés en train de raser des maisons. De Kfar Tebnit à Aïta al-Jabal, plusieurs localités ont aussi subi des raids. Ce point de situation, arrêté à 18 h 15, heure de Beyrouth, distingue les faits rapportés aujourd’hui des bilans antérieurs.

La journée n’a pas seulement été marquée par des bombardements. Dans le secteur de Nabatiyé, une dépêche de l’agence de presse officielle libanaise décrit la poursuite du nivellement de maisons et d’infrastructures à Zawtar el-Charqiyé. Des tirs ont également visé les environs d’une source et des terres agricoles dans le secteur de Marjayoun. Les informations disponibles ne permettent pas encore d’établir un bilan humain consolidé pour ces opérations.

Au Liban-Sud, des maisons rasées à Zawtar el-Charqiyé

Le signalement le plus précis concernant les destructions matérielles provient de Zawtar el-Charqiyé. Dans une dépêche publiée à 15 h 35, une agence de presse fait état de grands bulldozers israéliens rasant des maisons dans le quartier de la famille al-Anissi. Le texte mentionne également la destruction d’infrastructures, sans en détailler la nature ni le nombre.

La même dépêche décrit une localité soumise presque quotidiennement à des explosions de maisons et à des raids sur ses abords. Cette indication porte sur une répétition des opérations, non sur un décompte propre au 2 novembre. Aucun inventaire des bâtiments détruits ce lundi ne figure dans les éléments consultés. Il serait donc prématuré d’annoncer un nombre de logements rasés ou de familles directement touchées.

Deux autres dépêches font état d’explosions provoquées par les forces israéliennes : à Bani Hayyan, dans le caza de Marjayoun, puis à Beit Yahoun, dans celui de Bint Jbeil. La seconde qualifie l’explosion de violente. Ces textes, publiés respectivement à 8 h 46 et à 14 h 22, ne précisent pas les ouvrages visés. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de comptabiliser de nouvelles maisons détruites.

Des premiers tirs à l’aube aux raids de l’après-midi

À l’aube, un bombardement intense a touché les environs de la source d’Ibl el-Saqi. Plus de dix obus y sont tombés, selon une dépêche publiée à 8 h 18. Une autre information diffusée dès 7 h 45 signale des tirs d’artillerie sur Mansouri et Majdal Zoun, dans le secteur de Tyr, ainsi que des tirs de mitrailleuses vers les vallées du Houjeir et du Slouki.

Dans la matinée, l’aviation israélienne a frappé Kfar Tebnit, dans le secteur de Nabatiyé, et Qoussair, dans le caza de Marjayoun. Les dépêches correspondantes ont été publiées à 9 h 23 et à 9 h 31. Elles ne donnent ni cible détaillée ni bilan des dégâts. Les heures mentionnées dans ce rapport sont celles de publication des informations, et non des horaires exacts d’impact.

Les tirs se sont poursuivis au milieu de la journée. Une dépêche de 13 h 14 rapporte un bombardement des abords de Kounine, dans le caza de Bint Jbeil. À Khiam, un char israélien positionné dans le secteur d’al-Chariqa a tiré en direction des terres agricoles d’Ibl el-Saqi, selon une information publiée à 13 h 19. Des tirs de mitrailleuses depuis Khiam vers Nabaa Ibl ont été signalés à 13 h 06, puis à nouveau à 15 h 41.

Dans l’après-midi, cinq obus ont frappé la plaine de Marjayoun. Une dépêche publiée à 16 h 43 rapporte cet épisode. Un raid sur Aïta al-Jabal, dans le caza de Bint Jbeil, a ensuite été signalé à 17 h 01. Enfin, à 18 h 04, un correspondant à Tyr a rapporté des mouvements d’engins militaires israéliens à Mansouri, simultanément à un bombardement d’artillerie de la localité.

Des pertes humaines encore non consolidées

Les dépêches examinées pour ces épisodes ne fournissent pas de bilan de morts ou de blessés. Aucun communiqué consolidé du ministère libanais de la Santé pour l’ensemble de cette journée n’a été retrouvé lors de la vérification. Cette absence d’information ne permet pas d’affirmer que les attaques n’ont fait aucune victime.

Les dommages environnementaux font, eux, l’objet d’une déclaration distincte. Ce lundi, la ministre de l’Environnement, Tamara el-Zein, a indiqué que les bombardements israéliens avaient brûlé environ 7 000 hectares durant cinq mois de 2026. Elle s’exprimait lors d’une visite dans le Akkar consacrée à la prévention des incendies. Ce chiffre concerne une période de plusieurs mois : il ne constitue ni le bilan du 2 novembre ni une estimation limitée aux localités touchées aujourd’hui.

Destructions et crimes de guerre : les faits à établir

La destruction de maisons soulève directement la question du respect du droit international humanitaire. Celui-ci impose de distinguer les civils et les biens civils des objectifs militaires. Il interdit les attaques indiscriminées et les attaques dont les dommages civils prévisibles seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu. Il exige aussi toutes les précautions pratiquement possibles pour épargner les civils.

La destruction des biens de l’adversaire est interdite, sauf lorsqu’une nécessité militaire impérieuse l’exige. Des violations graves de ces règles peuvent constituer des crimes de guerre. Mais la qualification pénale d’une opération précise suppose d’en établir les circonstances, notamment la cible, les informations disponibles au moment de la décision et les responsabilités individuelles. Une explosion ou un bombardement ne suffit pas, isolément, à établir cette qualification.

Pour les opérations rapportées ce 2 novembre, les éléments consultés ne comprennent pas de décision judiciaire ni d’enquête indépendante établissant ces responsabilités. À Zawtar el-Charqiyé, restent notamment à documenter l’étendue des destructions, l’usage des bâtiments avant leur démolition et l’éventuelle justification militaire invoquée. À 18 h 15, le bilan humain et matériel de la journée restait incomplet.

Sources et références

Crédit de l’illustration : François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés. — source de la photographie. Photo d’archives, illustration géographique sans lien avec les attaques du jour. Tous droits réservés.

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