Les fabricants de médicaments libanais demandent des incitations fiscales et un appui à l’exportation. Une délégation conduite par Carole Abi Karam a présenté ces demandes au président d’IDAL, Majed Mneimneh. Le compte rendu diffusé le 2 novembre 2026 évoque notamment un bureau consacré aux exportations pharmaceutiques. Aucun dispositif nouveau ni financement chiffré n’a été annoncé.
Les échanges portent sur deux besoins exprimés par les industriels : préserver la compétitivité des usines et accéder à davantage de marchés étrangers. La présidente du syndicat des fabricants met en avant la continuité de l’approvisionnement en médicaments et l’emploi. Elle demande un accompagnement des entreprises, mais aussi un travail sur les textes qui encadrent leur activité.
Majed Mneimneh retient ces deux axes dans sa réponse. Le président de l’Autorité de développement des investissements au Liban distingue l’action législative et réglementaire de la recherche de débouchés. Il dit vouloir soutenir le secteur et attirer de nouveaux investissements.
Les médicaments libanais cherchent un soutien ciblé
Carole Abi Karam réclame des incitations et des exonérations fiscales. Elle demande aussi une aide à la préparation de propositions de loi. Le syndicat présente ces mesures comme un moyen de réduire les charges qui affaiblissent les fabricants.
Le compte rendu ne chiffre pas ces charges. Il n’identifie ni impôt à modifier, ni coût budgétaire, ni calendrier parlementaire. Les demandes constituent donc un programme de discussion avec l’autorité publique, sans décision fiscale déjà applicable.
Pour Majed Mneimneh, les changements législatifs et réglementaires devraient soutenir la continuité des usines et leur capacité à investir. Il insiste sur la stabilité du cadre dans lequel elles travaillent. Cette réponse reste une orientation : aucun texte précis ni groupe de travail formel n’est présenté dans l’annonce.
La rencontre réunit également des membres du conseil d’administration d’IDAL. Elle place les demandes industrielles dans le champ de l’accompagnement des investissements. Elle ne fournit toutefois pas de liste d’extensions d’usines ou de nouvelles lignes de production en attente d’un accord.
Un bureau d’exportation demandé, des marchés à identifier
La proposition la plus concrète concerne la création d’un bureau pour les exportations de médicaments. Le syndicat souhaite aussi une aide pour obtenir les certifications et agréments internationaux nécessaires. Son objectif est de faciliter l’accès des produits aux marchés régionaux et mondiaux.
L’annonce ne précise pas où ce bureau serait installé, qui le financerait ou comment les fabricants pourraient le solliciter. Elle ne fixe pas davantage sa date de création. Le syndicat en demande la mise en place ; IDAL n’annonce pas l’ouverture d’un service opérationnel.
Majed Mneimneh propose d’identifier les marchés étrangers accessibles aux produits libanais. Il lie cette sélection aux exigences de qualité et aux agréments demandés dans chaque destination. Aucun pays prioritaire ni objectif de ventes n’accompagne cette proposition.
Cette approche conduit à examiner les produits et leurs dossiers, au-delà de la seule promotion commerciale. Dans le commerce pharmaceutique, le certificat d’un produit documente notamment son statut dans le pays exportateur. Le modèle de l’Organisation mondiale de la santé porte sur un produit déterminé, car les formulations et dosages peuvent différer.
Les bonnes pratiques de fabrication concernent, elles, la production régulière de médicaments conformes aux exigences de qualité. L’autorisation de commercialisation relève de l’autorité compétente du marché concerné. L’obtention d’un certificat ne doit donc pas être présentée comme un accès automatique à tous les pays.
IDAL accompagne les projets, sans être leur prêteur
Le rôle de l’organisme éclaire la portée des discussions. IDAL propose des services aux investisseurs, des informations sectorielles et une aide aux démarches. Son cadre d’intervention repose notamment sur la loi sur les investissements numéro 360.
Dans la présentation publique de ses missions, l’autorité indique qu’elle ne finance pas directement les projets. Elle peut leur accorder des incitations lorsqu’ils remplissent les conditions requises. Elle distingue ainsi l’accompagnement et les avantages éligibles du capital nécessaire à une entreprise.
Les services décrits par IDAL comprennent aussi les conseils juridiques et fiscaux et la mise en relation de partenaires. Ces outils peuvent répondre à une partie des demandes des fabricants. Ils ne permettent pas de déduire qu’une usine recevra un prêt, une subvention ou une exonération à la suite de cette seule rencontre.
La qualité demeure une condition d’accès aux débouchés
Au Liban, le ministère de la Santé publie un répertoire des fabricants locaux et de leurs produits. Il présente des activités diverses, notamment les comprimés, les produits injectables et les solutions destinées aux hôpitaux. Cette diversité impose de préciser les produits concernés lorsqu’un projet d’exportation prend forme.
Le débat sur les règles pharmaceutiques est aussi actuel. Le 29 octobre, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a présenté au président Joseph Aoun les réformes de l’enregistrement des médicaments. Il a évoqué les mesures conduites avec l’OMS pour renforcer le contrôle et le respect des normes.
Les demandes adressées à IDAL concernent l’investissement et l’exportation, tandis que l’évaluation sanitaire relève des autorités compétentes. Les suites concrètes de la rencontre dépendront désormais de propositions identifiées : quels textes modifier, quelles certifications accompagner et quels marchés viser.


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