Vingt échantillons d’huile d’olive prélevés dans le gouvernorat de Nabatieh respectent la norme libanaise, selon le ministère de l’Agriculture. Annoncés le 30 octobre 2026, ces résultats concernent des prélèvements réalisés directement dans des moulins. Ils apportent une information sur les produits analysés, alors que les équipes ne peuvent toujours pas accéder à certains secteurs occupés.
Le ministre Nizar Hani a rappelé cette limite dans un entretien publié le 2 novembre. Les résultats disponibles portent sur les zones où les prélèvements ont été possibles. De nouveaux examens restent liés au retour des équipes dans les secteurs actuellement inaccessibles.
Huile d’olive : vingt prélèvements dans quatre districts
Les laboratoires de l’Institut de recherche agronomique libanais, le LARI, ont effectué les analyses. Les commissions techniques du ministère ont collecté les échantillons dans les districts de Nabatieh, Hasbaya, Marjayoun et Bint Jbeil. Le communiqué indique leur conformité à la norme Libnor applicable à l’huile d’olive.
Le périmètre de collecte comprend quatorze localités, parmi lesquelles Hasbaya, Marjayoun, Deir Mimas, Ansar, Yater, Kafra et Majdal Selm. Le ministère rattache explicitement son appréciation aux échantillons figurant dans le rapport. Il ne publie pas, dans ce communiqué, une certification de chaque moulin ou de chaque lot commercialisé.
Le nombre de prélèvements permet de connaître la taille de cette campagne. Il ne suffit pas à établir sa représentativité pour toute la production du Sud, encore moins pour celle du Liban. Pour apprécier cette portée, il faudrait notamment disposer du plan d’échantillonnage et de la liste détaillée des paramètres analysés.
Les secteurs inaccessibles restent hors du contrôle
L’annonce intervient dans une région où la guerre complique les déplacements et le travail agricole. Nizar Hani indique que l’occupation de certaines zones empêche de nouvelles campagnes de prélèvements. Le ministère prévoit de reprendre ces contrôles lorsque les équipes pourront y entrer.
La distinction géographique compte donc autant que le résultat. Des analyses conformes dans un moulin accessible ne renseignent pas sur un produit provenant d’un secteur non testé. À l’inverse, l’absence d’analyse dans une zone inaccessible ne constitue pas une preuve de contamination.
Les données annoncées ne permettent pas non plus de reconstituer l’exposition passée de chaque oliveraie. Un examen de l’huile, un contrôle de l’eau et une analyse de sol répondent à des questions différentes. Le communiqué du 30 octobre porte sur l’huile prélevée dans les moulins concernés.
La qualité du produit, un enjeu de commercialisation
Le ministre a repris le sujet le 31 octobre à Hasbaya, lors du premier festival et salon de l’olive annoncé par ses services. Il a lié le soutien aux producteurs à la qualité, à la commercialisation et à l’identification de l’origine des huiles.
Parmi les priorités présentées figurent l’amélioration des pratiques de récolte et de transformation, ainsi que l’utilisation d’emballages identifiant les régions et les producteurs. Nizar Hani a également demandé de renforcer les contrôles contre la fraude et les fausses indications de provenance.
La conformité des échantillons et la traçabilité commerciale remplissent des fonctions complémentaires. La première décrit le résultat d’un contrôle. La seconde permet de relier le produit vendu à un opérateur et à une origine. Une annonce générale ne remplace pas les informations propres à un lot.
À Hasbaya, le ministre a estimé la production nationale attendue à environ 200 000 tonnes d’olives. Il a distingué quelque 30 000 tonnes destinées à la consommation de table et une production d’huile attendue autour de 30 000 tonnes. Il s’agit de prévisions pour la saison, non d’un bilan définitif des volumes déjà obtenus.
Pour les zones encore hors d’accès, l’information manquante reste le résultat de prélèvements nouveaux. Leur calendrier dépend de l’entrée des équipes sur le terrain. Les conclusions actuellement annoncées demeurent attachées aux produits effectivement analysés.
Bouteille d’huile d’olive, photographie d’illustration du 21 juin 2005 selon les métadonnées. Ce produit ne fait pas partie des vingt échantillons libanais analysés. L’image ne documente ni les prélèvements ni leurs résultats. Photo : margenauer / Pixabay. Source originale ; CC0 1.0. Recadrage, redimensionnement et ajout de textes. Aucun élément documentaire ajouté ou retiré.


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