jeudi, janvier 22, 2026

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Nadia Gamal : une icône de la danse orientale et son héritage au Liban

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Nadia Gamal, de son vrai nom Maria Carydias, est née en 1937 à Alexandrie, en Égypte, d’un père grec et d’une mère italienne. Dès son plus jeune âge, elle baigne dans un environnement artistique, sa mère étant danseuse et actrice dans un cabaret local. Formée au piano, au ballet, aux claquettes et aux danses folkloriques européennes, Nadia développe une passion précoce pour la danse. À 14 ans, lors d’un voyage au Liban, elle saisit l’opportunité de remplacer une danseuse malade dans la troupe de sa mère, marquant ainsi ses débuts officiels sur scène. Cette performance la propulse rapidement sur le devant de la scène artistique.

Dans les années 1950, Nadia Gamal s’installe au Liban, où elle devient une figure emblématique de la danse orientale. Elle est souvent créditée comme l’initiatrice du style moderne libanais du raqs sharqi, ou danse du ventre. Sa capacité à fusionner des éléments de danse occidentale, tels que la valse, le cha-cha et le jazz, avec des mouvements traditionnels orientaux, lui permet de créer un style unique et innovant. Cette approche novatrice lui vaut une reconnaissance internationale et l’opportunité de se produire sur les scènes du monde entier, notamment en Asie, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique du Nord.

En 1968, Nadia Gamal devient la première danseuse orientale à se produire au prestigieux Festival international de Baalbeck au Liban, une performance saluée comme « mémorable ». Elle apparaît également à l’Opéra du Caire et danse pour des personnalités telles que le roi Hussein de Jordanie et le Shah d’Iran. Sa carrière cinématographique est tout aussi impressionnante, avec des rôles dans plusieurs films égyptiens et internationaux. Parmi ses apparitions notables, on compte le film « 24 Hours to Kill » (1965), où elle exécute une danse envoûtante.

Bien que certaines rumeurs suggèrent sa participation à un film de James Bond prétendument tourné à Beyrouth, aucune preuve concrète ne corrobore cette affirmation. Il est important de noter que, bien que des scènes de films de James Bond soient censées se dérouler à Beyrouth, elles ont souvent été filmées ailleurs. Par exemple, dans « L’espion qui m’aimait » (1977), des scènes censées se dérouler en Égypte ont été tournées en studio ou dans d’autres lieux.

Tout au long de sa carrière, Nadia Gamal a été une pionnière, intégrant des danses folkloriques, bédouines et le zār dans ses performances de raqs sharqi. Elle a également été reconnue pour son utilisation extensive du travail au sol, une caractéristique distinctive de son style. Son influence s’étend à de nombreux danseurs contemporains, tels qu’Ibrahim Farrah, Suhaila Salimpour et Claire Naffa.

En 1978, lors d’un séjour à New York, elle commence à enseigner la danse orientale, partageant son expertise avec une nouvelle génération de danseurs. Elle ouvre par la suite sa propre école à Beyrouth, qu’elle dirige jusqu’à sa mort prématurée en 1990. Atteinte d’un cancer du sein, elle contracte une pneumonie lors de son traitement à Beyrouth, ce qui entraîne son décès.

Nadia Gamal laisse derrière elle un héritage indélébile dans le monde de la danse orientale. Son style innovant et sa capacité à fusionner différentes traditions de danse ont redéfini le raqs sharqi, influençant des générations de danseurs à travers le monde. Sa passion, son talent et son dévouement continuent d’inspirer et de captiver les amateurs de danse orientale, consolidant sa place en tant que véritable légende de la culture libanaise et du monde arabe.

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Newsdesk Libnanews
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