La salle de prière maronite Saints-Pierre-et-Paul de Nahariya, dans le nord d’Israël, a été vandalisée le dimanche 1er novembre, jour de la Toussaint. Des fidèles y ont découvert des statues brisées et des images religieuses dégradées. La police a ouvert une enquête. L’archéparchie maronite de Haïfa demande que les responsables soient poursuivis et que le lieu soit protégé.
Les dégradations ont été découvertes en fin d’après-midi, lorsqu’une membre de la communauté est arrivée pour préparer une célébration. La salle occupe une partie d’un bâtiment municipal utilisé pour les offices et d’autres activités. À son arrivée, le prêtre de la communauté a constaté que des objets religieux avaient été brisés et laissés au sol.
Une salle de prière maronite vandalisée à Nahariya
L’archevêque maronite Moussa El-Hage a condamné une atteinte au caractère sacré du lieu et à la liberté de culte. Dans une déclaration rendue publique après les faits, l’archéparchie demande aux autorités d’identifier les auteurs, de les traduire en justice et de prévenir de nouvelles dégradations.
Les fidèles continueront à se réunir dans cette salle, affirme-t-elle. Elle associe sa demande de justice au refus de la haine : pardonner ne signifie pas renoncer aux droits de la communauté. L’archéparchie réclame une protection des lieux de culte de toutes les religions.
La police examine toutes les pistes
Le commissariat de Nahariya a ouvert une enquête après le dépôt d’une plainte. Dans une réponse rapportée le 2 novembre par la presse israélienne, la police indiquait que plusieurs démarches d’investigation étaient en cours et que toutes les pistes restaient ouvertes.
Le père Yosef Yaakov, porte-parole de la communauté maronite en Israël, appelait lui aussi à attendre les résultats. Il estimait prématuré d’attribuer les faits à la haine religieuse. Au 5 novembre, les informations vérifiées ne permettent pas d’établir l’identité des auteurs ni leur mobile.
Un mot d’excuses en anglais a été retrouvé sur l’autel, selon les témoignages rapportés dans la presse locale. La municipalité, la police et le ministère israélien des Affaires étrangères ont pris contact avec la communauté et proposé leur aide, a indiqué son prêtre.
Des familles venues du Liban-Sud
La salle accueille notamment des familles d’anciens membres de l’Armée du Liban-Sud, milice alliée à Israël avant le retrait israélien du sud du Liban en 2000. Une partie de ses membres et de leurs proches s’était alors installée en Israël. Ce parcours explique la présence de familles libanaises maronites à Nahariya, près de la frontière. Il ne renseigne pas sur les raisons du vandalisme.
L’archéparchie grecque-melkite catholique de Haïfa, Acre, Nazareth et de toute la Galilée a également exprimé sa solidarité dans un communiqué du 1er novembre. Son archevêque, Youssef Matta, a demandé une enquête urgente et des mesures concrètes pour protéger les lieux de culte.


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