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Netanyahou affirme qu’Israël a frappé seul en Iran et assure que la guerre finira plus tôt qu’attendu

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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé jeudi soir qu’Israël avait agi seul dans le bombardement d’un site gazier en Iran, tout en niant avoir entraîné les États-Unis dans la guerre. Lors d’une conférence de presse télévisée, il a aussi assuré que le conflit contre l’Iran finirait « plus tôt que les gens ne le pensent », alors que la confrontation est entrée dans son vingtième jour. Cette prise de parole intervient dans un contexte plus difficile pour Tel-Aviv, marqué par la montée des critiques à Washington, les dégâts croissants causés par les frappes iraniennes en Israël et des interrogations sur la capacité de la défense antimissile à tenir dans la durée.  

Israël revendique seul la frappe sur le site gazier

Benyamin Netanyahou a déclaré qu’Israël avait « agi seul » dans le bombardement d’un site gazier en Iran. Cette précision vise à isoler politiquement une opération qui a contribué à faire basculer la guerre vers les infrastructures énergétiques. Donald Trump avait lui-même affirmé que la frappe contre South Pars avait été menée par Israël sans implication américaine ni qatarie, tout en avertissant l’Iran de ne pas riposter contre le Qatar.  

En insistant sur cette autonomie israélienne, le chef du gouvernement cherche à contenir les critiques sur le rôle joué par Tel-Aviv dans l’élargissement du conflit. La frappe sur South Pars a été suivie de représailles iraniennes contre des infrastructures dans le Golfe, notamment au Qatar et en Arabie saoudite, accentuant la pression sur les marchés énergétiques et sur les alliés arabes de Washington.  

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Netanyahou rejette l’idée d’un engrenage imposé à Washington

Le Premier ministre israélien a aussi nié qu’Israël ait « entraîné » les États-Unis dans la guerre contre l’Iran. Cette défense intervient alors que l’opération israélienne commence à être fortement critiquée, y compris dans des cercles proches de Donald Trump. L’Associated Press a rapporté la démission de Joe Kent, ancien directeur du Centre national de contre-terrorisme, qui a quitté ses fonctions en protestation contre la guerre et a accusé Israël d’avoir lourdement pesé sur la décision américaine.  

Cette contestation ne vient donc plus seulement des adversaires traditionnels de l’intervention militaire. Elle touche aussi une partie du camp trumpiste, où grandit l’idée qu’Israël a précipité les États-Unis dans une guerre plus large que celle initialement souhaitée. C’est dans ce climat que Netanyahou a choisi de répondre publiquement à cette accusation, afin de préserver l’image d’une alliance fondée sur la coordination, et non sur une logique de fait accompli imposée à Washington.  

« Nous gagnons », affirme le Premier ministre israélien

Dans la même conférence de presse, Benyamin Netanyahou a affirmé qu’Israël était en train de gagner la guerre et que l’Iran était « en train d’être décimé ». Il a assuré que l’arsenal iranien de missiles et de drones subissait une dégradation massive, que des centaines de lanceurs avaient été détruits et que les industries chargées de produire missiles et drones avaient été durement touchées.

Cette séquence de communication vise à installer l’idée d’une supériorité israélienne nette et d’une campagne produisant des effets stratégiques profonds. Elle cherche aussi à rassurer l’opinion israélienne au moment où le pays continue de subir des alertes, des frappes et des dégâts sur son territoire. Les autorités israéliennes continuent en effet de faire face à des salves iraniennes qui percent par moments le dispositif défensif et frappent des zones sensibles.  

L’Iran continue de frapper et les dégâts en Israël se multiplient

La communication très offensive de Benyamin Netanyahou intervient alors que les bombardements iraniens commencent à produire des effets plus visibles en Israël. Des frappes ont déjà touché des zones sensibles, et l’escalade autour de Haïfa et d’autres secteurs a renforcé l’impression d’une guerre qui n’est plus contenue par les seules défenses antimissiles. Les dernières salves iraniennes ont visé non seulement des objectifs militaires ou stratégiques, mais aussi des zones où des dégâts civils et industriels sont signalés.  

Cette évolution pèse sur le discours israélien. Plus la guerre dure, plus il devient difficile de la présenter comme un enchaînement sans coût intérieur. Le pays reste protégé par un système multicouche, mais l’intensité des tirs iraniens alimente une inquiétude croissante sur la capacité de l’appareil défensif à absorber une guerre d’attrition prolongée.  

Le spectre d’un manque d’intercepteurs

C’est l’un des sujets les plus sensibles de cette phase du conflit. Selon des évaluations relayées par le Washington Post et, plus tôt, par le Wall Street Journal, Israël pourrait être amené à rationner une partie de ses munitions d’interception si l’Iran maintient un rythme soutenu de frappes. Ces évaluations évoquent une tension particulière sur les intercepteurs Arrow, utilisés contre les missiles balistiques de longue portée.  

Aucune confirmation officielle israélienne n’a validé l’existence d’une pénurie immédiate. Mais la multiplication des analyses sur ce point montre que la question s’est imposée dans le débat stratégique. Le problème n’est pas seulement militaire. Il est aussi politique. Une guerre longue ne se mesure pas seulement à la capacité de frapper l’adversaire, mais aussi à celle de continuer à protéger son propre ciel à un coût soutenable.  

Ormuz, un front stratégique où le soutien reste limité

Benyamin Netanyahou s’est aussi exprimé sur la menace iranienne autour du détroit d’Ormuz, en affirmant que le « chantage » de Téhéran sur un possible blocage de cette voie maritime « ne marchera pas ». Mais, derrière cette fermeté, le soutien international à une escalade autour d’Ormuz reste limité. Plusieurs États du Golfe ont condamné les frappes contre les installations énergétiques et cherchent surtout à éviter que la guerre ne déstabilise davantage les flux d’hydrocarbures et le trafic maritime.  

L’absence d’enthousiasme clair autour d’un bras de fer durable à Ormuz reflète une réalité simple: les alliés arabes de Washington redoutent les conséquences économiques et sécuritaires d’une fermeture prolongée du détroit. Oman a publiquement accusé Israël d’avoir poussé les États-Unis vers la guerre, tandis que le Qatar a condamné à la fois la frappe sur South Pars et les représailles iraniennes contre ses propres installations. Netanyahou affirme donc que le « chantage » iranien échouera, mais il ne dispose pas, à ce stade, d’un large soutien régional affiché pour transformer Ormuz en nouveau front assumé de la guerre.  

Une promesse de guerre courte dans un contexte plus incertain

Le chef du gouvernement israélien a enfin affirmé que la guerre avec l’Iran finirait « plus tôt que les gens ne le pensent ». Cette phrase vise à projeter l’image d’une campagne maîtrisée et proche d’un point de bascule. Mais elle intervient dans un moment plus ambigu pour Israël. D’un côté, Netanyahou continue d’affirmer que les capacités iraniennes sont brisées. De l’autre, les critiques montent aux États-Unis, les alliés du Golfe cherchent avant tout à contenir l’escalade, et les frappes iraniennes continuent de produire des dégâts en Israël.  

Le message israélien est donc désormais traversé par une tension visible. Il s’agit toujours d’afficher la victoire à venir, de revendiquer l’initiative et de présenter la guerre comme sous contrôle. Mais il faut en même temps répondre à trois fragilités nouvelles: l’érosion politique du soutien à Washington, le faible appétit régional pour une confrontation prolongée autour d’Ormuz, et le risque qu’une guerre d’usure expose davantage le territoire israélien et ses réserves défensives.  

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Newsdesk Libnanews
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