Santiago Peña a été transféré de son domicile vers le Régiment d’escorte présidentielle, à Asunción, dans la nuit du 6 au 7 novembre 2026. Ce déplacement intervient après des heurts devant sa résidence, quelques heures après sa destitution. Selon la presse paraguayenne, les services de sécurité estimaient ne plus pouvoir protéger les lieux. L’ancien président reste concerné par l’ordre de détention délivré dans l’affaire Ueno Bank.
Le transfert de Santiago Peña après les heurts
Un convoi de véhicules a quitté la résidence à l’approche de minuit, heure locale. Des manifestants s’étaient rassemblés dans le secteur pour réclamer son incarcération, plutôt que son maintien à domicile. Des objets ont été jetés vers les véhicules pendant leur départ, rapportent plusieurs médias paraguayens.
Le transfert de Santiago Peña modifie le lieu où il passe la nuit. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas de préciser toutes les conditions juridiques de son séjour dans l’enceinte militaire. Elles ne documentent pas non plus une décision de placement en détention provisoire rendue par un juge.
Le Régiment d’escorte présidentielle est une unité chargée notamment de protéger les autorités et les anciens chefs de l’État. Le déplacement est présenté comme une mesure de sécurité. Il ne constitue pas une remise en liberté ni une condamnation dans le dossier bancaire.
Un commissaire blessé, des tirs de projectiles en caoutchouc
Les incidents ont opposé des participants au rassemblement aux policiers déployés autour de la maison. Selon la presse locale, des agents ont utilisé des projectiles en caoutchouc pour disperser la foule. Un commissaire, Pedro Babera, a été blessé au visage par une pierre. Une ambulance a été appelée pour lui porter assistance.
Le responsable policier a affirmé que des groupes extérieurs avaient rejoint les manifestants et provoqué les troubles. Cette accusation reste celle de la police. Les informations consultées ne permettent pas d’établir l’identité des personnes visées ni de confirmer l’existence d’une infiltration organisée.
Avant le départ de Peña, Babera avait annoncé un renforcement du dispositif. Il avait également rappelé que l’ancien président était privé de liberté et devait être présenté au parquet. Aucun bilan complet des personnes blessées lors des affrontements n’était disponible dans les comptes rendus examinés.
L’ordre du parquet demeure distinct du procès politique
Le ministère public a annoncé le 6 novembre avoir ordonné la détention de Santiago Peña et de Carlos Carvallo, ancien président de la banque centrale. La résolution fiscale numéro 7 concerne l’enquête pénale numéro 92/2026, ouverte pour des faits présumés d’abus de confiance et d’autres infractions.
Dans ce document, le parquet prévoyait initialement de maintenir Peña à son domicile jusqu’à sa présentation devant l’unité spécialisée dans les délits économiques et la corruption. Le transfert nocturne intervient après cette décision. À ce stade, les communications consultées ne précisent pas quelle autorité a formellement validé le changement de lieu.
Carlos Carvallo s’est, de son côté, présenté à la police vendredi soir, accompagné de son avocat, selon la presse paraguayenne. Les deux hommes doivent répondre à l’enquête dans le respect de leurs droits. Les soupçons examinés par les enquêteurs ne constituent pas des faits judiciairement établis.
Une présentation au parquet annoncée samedi
Cette séquence suit la destitution de Peña par le Sénat, vendredi 6 novembre. Pedro Alliana a prêté serment pour lui succéder. La procédure parlementaire portait sur l’exercice des fonctions présidentielles. Elle se distingue de l’enquête pénale liée à la crise d’Ueno Bank.
Selon la presse paraguayenne, qui cite des sources officielles, Peña doit être conduit au ministère public samedi 7 novembre à 11 heures, heure d’Asunción. Cette présentation est annoncée, pas encore accomplie dans les informations vérifiées. Les prochaines précisions attendues concernent son audition, les mesures décidées par la justice et les conditions de son maintien sous garde.


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