Des frappes près de Sanaa ont fait 22 morts et 30 blessés, samedi 7 novembre 2026, selon le ministère de la Santé contrôlé par les Houthis. Les attaques ont touché Al-Shariyah, dans le district de Bani Hushaish, autour de la capitale yéménite. Les autorités houthies accusent l’Arabie saoudite. Le bilan et cette attribution n’ont pas été vérifiés indépendamment.
Frappes près de Sanaa : un bilan porté à 22 morts
Le porte-parole des autorités sanitaires houthies, Anees al-Asbahi, a communiqué ce décompte à une agence de presse internationale. Il affirme que les victimes sont majoritairement des femmes et des enfants. Aucun détail nominatif ni répartition complète par âge ne figure dans les informations consultées.
Un premier bilan diffusé dans la matinée faisait état de 11 morts et de 20 blessés. Les dernières informations des autorités installées à Sanaa portent donc le total à 52 personnes tuées ou blessées. Les recherches parmi les décombres se poursuivent, selon les responsables locaux.
Ces chiffres concernent l’attaque de samedi à Al-Shariyah. Ils ne doivent pas être additionnés aux bilans précédents du même événement, ni confondus avec ceux du marché frappé vendredi dans la province de Taëz.
Des maisons et les accès aux secours, selon les autorités locales
Les informations locales relayées par les autorités houthies font état de plusieurs frappes sur des habitations. Leur dernier récit mentionne six maisons touchées. Un premier compte rendu en évoquait cinq, alors que les opérations de secours étaient encore en cours.
Ces mêmes autorités affirment que d’autres attaques ont visé les intervenants et les routes permettant de rejoindre la zone. Elles signalent plusieurs passages de l’aviation au-dessus d’Al-Shariyah pendant les recherches. Ces déclarations restent celles d’un camp engagé dans le conflit.
À ce stade, aucune expertise indépendante accessible ne permet d’établir la séquence complète des frappes, les armes utilisées ou la nature des objectifs visés. Aucune réaction saoudienne à cet épisode précis ne figurait dans les informations recoupées lors de la préparation de cet article.
Une attaque distincte du marché de Taëz
La veille, vendredi 6 novembre, une autre attaque avait frappé le marché Al-Hadara, dans le district d’Al-Waziyah, au sud-ouest du Yémen. Les autorités sanitaires houthies avaient annoncé 30 morts et huit blessés. Elles avaient également mis en cause l’aviation saoudienne.
Pour ce marché, les autorités liées au gouvernement yéménite reconnu internationalement avaient présenté une version opposée. Elles avaient accusé les Houthis d’un tir de missile et nié toute opération aérienne dans le district. Cette contestation concerne l’événement de Taëz : elle ne constitue pas une réponse aux nouvelles accusations concernant Al-Shariyah.
Les deux attaques surviennent dans une période de reprise des combats entre les Houthis et les forces soutenues par Riyad. Samedi matin, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a aussi annoncé l’interception d’un missile de croisière houthi dirigé vers la région de Riyad. Aucun élément consulté ne permet d’établir un lien opérationnel direct entre cette interception et les frappes près de Sanaa.
À Al-Shariyah, les secours cherchent encore des victimes dans les habitations détruites, selon les autorités locales. Le nombre de disparus, l’état des blessés et un bilan définitivement établi restent attendus.


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