Les plafonds mensuels des circulaires 158 et 166 doivent passer à 1 200 et 600 dollars à compter du 1er décembre 2026. Cette hausse concerne la part utilisable par carte sur les terminaux de paiement. Elle ne porte pas les retraits en billets à ces deux montants.
La distinction est essentielle pour les déposants. Dans le dispositif de la circulaire 158, la répartition prévue est de 800 dollars disponibles en espèces ou selon les autres modalités autorisées, et de 400 dollars réservés aux paiements par carte sur les terminaux des commerçants. Pour la circulaire 166, les montants annoncés sont de 400 dollars pour la première part et de 200 dollars pour les paiements sur ces terminaux.
La Banque du Liban a arrêté ces modifications le 3 novembre. Leur entrée en vigueur intervient le mois suivant. Il ne faut donc pas confondre la date de la décision avec celle à partir de laquelle les nouveaux plafonds s’appliquent aux versements mensuels.
Retraits bancaires au Liban : deux usages distincts
Le total mensuel rassemble des moyens de paiement différents. Pour un bénéficiaire de la circulaire 158, le chiffre de 1 200 dollars ne signifie pas que cette somme pourra être retirée intégralement au guichet ou au distributeur. La fraction de 400 dollars est destinée exclusivement aux paiements par carte sur un terminal de point de vente, désigné par le sigle POS.
La part de 800 dollars peut, elle, être versée en billets, transférée à l’étranger, utilisée par carte ou déposée sur un compte en dollars frais, selon les modalités prévues. Ces possibilités ne sont pas des enveloppes supplémentaires à additionner : elles décrivent différents usages d’une même fraction du versement.
La même distinction s’applique au total de 600 dollars prévu pour la circulaire 166. Les 200 dollars réservés aux terminaux de paiement ne constituent pas un retrait supplémentaire en espèces. Les 400 dollars de l’autre fraction restent à distinguer de ce montant affecté aux achats par carte.
Une hausse qui ne relève pas le plafond en billets
La mesure accroît la capacité de dépense encadrée par les deux circulaires, sans augmenter les parts de 800 et de 400 dollars accessibles en liquide. Sa portée concrète dépend donc aussi des paiements que le déposant peut réaliser par carte. Un plafond global plus élevé ne donne pas nécessairement la même liberté d’usage qu’une somme équivalente disponible en espèces.
Pour lire un relevé ou une annonce bancaire, trois informations doivent rester séparées : le plafond total du dispositif, la fraction soumise à l’utilisation sur un terminal et la date du versement concerné. Un intitulé indiquant seulement « 1 200 dollars » ou « 600 dollars » laisse de côté une restriction déterminante.
Les nouveaux montants ne créent pas non plus un droit automatique pour chaque titulaire d’un compte. Les deux mécanismes conservent leurs conditions d’accès et de fonctionnement. Ils organisent une restitution progressive à leurs bénéficiaires, dans le cadre de comptes et de modalités particuliers.
Deux dispositifs qui ne s’additionnent pas librement
La circulaire 166 vise les dépôts en devises constitués avant le 30 juin 2023, selon ses conditions. Son texte encadre notamment l’articulation avec la circulaire 158. Les deux plafonds ne peuvent donc pas être simplement additionnés pour annoncer un retrait mensuel de 1 800 dollars par déposant.
La situation des comptes joints ou des comptes détenus dans plusieurs établissements ne se résume pas davantage à une multiplication du montant affiché. Les règles du dispositif applicable et les droits des titulaires doivent être distingués du seul plafond mensuel. La hausse annoncée ne dispense pas de cette vérification individuelle.
Une restitution partielle, pas la fin des restrictions
Les circulaires demeurent des mécanismes exceptionnels de paiement. Leur relèvement ne rend pas l’ensemble des anciens dépôts librement disponible et ne fixe pas, à lui seul, le calendrier de restitution du solde de chaque compte. Il ne règle pas non plus la répartition des pertes entre les différentes parties de la crise bancaire.
Le nouveau texte relatif à la circulaire 158 interdit les commissions ou dépenses directes et indirectes sur les opérations qu’il prévoit. Il rappelle également que les versements effectués doivent être pris en compte dans le cadre législatif de traitement des dépôts, afin d’éviter leur double comptabilisation.
Pour les ménages concernés, la prochaine échéance est ainsi le 1er décembre. Le changement porte sur une enveloppe mensuelle et sur son mode d’utilisation. Le montant réellement accessible en billets, les achats possibles par carte et les sommes qui restent bloquées continueront de désigner trois réalités différentes.


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