À la une : une trêve intérieure recherchée dans une région sous tension
La revue de presse libanaise du 7 novembre 2026 place le dialogue intérieur au premier plan. Les journaux décrivent une tentative d’apaisement entre Baabda et le Hezbollah. Ils ne constatent pas un accord sur les armes. Dans Ad Diyar, Sonia Rizk rapporte la reprise de contacts indirects. Des intermédiaires cherchent à contenir les tensions entre Joseph Aoun, Nawaf Salam et le parti. Nabih Berri occupe une place centrale dans ce récit. Les sources proches de la présidence défendent une solution pacifique au désaccord. Elles maintiennent toutefois l’objectif du monopole des armes par l’État. Les sources du Hezbollah demandent, elles, de lier ce dossier au retrait israélien. Elles souhaitent aussi revoir les décisions visant ses activités militaires et sécuritaires. Les deux positions restent donc éloignées. L’accalmie décrite porte d’abord sur les échanges politiques et le ton des interventions.
Al Liwa’ du 7 novembre apporte une réserve importante. Le quotidien rapporte les efforts prêtés à Berri, puis mentionne des milieux qui en contestent la portée. Le dialogue n’est donc pas présenté comme une rencontre déjà tenue. Al Joumhouriyat insiste, pour sa part, sur l’absence de garanties extérieures. Un haut responsable anonyme affirme ne disposer ni d’un avertissement précis ni d’une assurance de détente. Le journal privilégie une stabilisation intérieure durable. Il souligne que les discussions régionales peuvent prendre du temps. La maîtrise des tensions libanaises ne peut ainsi dépendre d’un résultat rapide à Washington, à Téhéran ou en Israël.
Des lectures différentes du risque militaire
Al Akhbar du 7 novembre pose une autre question. Son ouverture demande ce que les autorités attendraient du Hezbollah si Israël prenait l’initiative d’une guerre. Le quotidien critique une discussion centrée, selon lui, sur les seules intentions du parti. Cette lecture s’inscrit dans sa ligne éditoriale. Elle ne constitue pas une annonce d’offensive. Ad Diyar présente également deux scénarios. Le premier suppose que les contraintes politiques américaines et israéliennes favorisent la négociation. Le second envisage une opération militaire destinée à modifier le rapport de force. La journaliste Paula Mourad attribue ces hypothèses à une source officielle. Aucune des deux n’est donnée comme certaine.
Al Arabi Al Jadid et Al Quds Al Arabi du 7 novembre suivent parallèlement la médiation qatarie avec l’Iran. Leurs récits décrivent des propositions et des conditions encore discutées. Ils ne rapportent pas un accord final confirmé par toutes les parties. Al Bina’ concentre son analyse sur l’ordre des concessions. Le retour des inspecteurs nucléaires, les avoirs gelés et la navigation restent liés dans les formules rapportées. Cette succession d’étapes explique l’attente décrite dans les pages libanaises. Cependant, elle ne règle ni l’accès aux villages du Sud ni le désaccord intérieur sur les armes.
Politique locale : des contacts à renouer, des décisions encore attendues
Dans Ad Diyar du 7 novembre 2026, l’affaire des explosifs de Dahr el-Baïdar reste l’un des points de tension. Sonia Rizk relie l’apaisement rapporté au maintien du dossier dans le circuit judiciaire militaire. Ses sources proches de Baabda affirment que cette orientation permet de réduire la confrontation politique. Elles disent néanmoins maintenir l’exigence de responsabilité. Du côté du Hezbollah, les interlocuteurs du journal distinguent une amélioration des rapports et un règlement du différend. Ils refusent de traiter l’armement comme une question séparée de l’occupation israélienne. Le texte ne décrit donc pas une concession commune sur le fond.
Al Joumhouriyat du 7 novembre rapporte des appels à rétablir progressivement les échanges entre responsables. Les interlocuteurs anonymes du journal souhaitent empêcher les désaccords de paralyser les institutions. Al Bina’ publie également les positions de Wadih el-Khazen et d’Ahmad Kabalan. Tous deux appellent à une entente nationale, avec des arguments différents. Le premier soutient la médiation prêtée à Berri. Le second demande une table de concertation sous l’égide de Joseph Aoun. Ces interventions expriment des positions politiques. Elles ne valent pas convocation officielle d’une conférence.
Le calendrier parlementaire et la vacance dans la Békaa-Ouest
Al Bina’ du 7 novembre annonce une réunion des commissions parlementaires conjointes lundi, à 13 heures. Le quotidien cite deux dossiers distincts. Le premier concerne la régularisation de certaines infractions de construction. Le second porte sur le projet de ministère de la Technologie et de l’Intelligence artificielle. La réunion prévue doit poursuivre l’examen des textes. Elle ne signifie pas leur adoption. Ad Diyar mentionne aussi cette convocation, tandis qu’Al Liwa’ détaille les échanges institutionnels de Berri. L’activité des commissions se poursuit donc dans un climat politique incertain.
Al Akhbar du 7 novembre examine une autre question institutionnelle : le siège laissé vacant par Ghassan Skaff dans la Békaa-Ouest. Roula Ibrahim évoque les noms d’Élie Ferzli, de Maysam Skaff et d’autres personnalités. Il s’agit de candidatures envisagées ou de discussions politiques rapportées. Le journal n’annonce aucun scrutin fixé par le gouvernement. Son analyse met en regard la perspective d’une partielle et les arguments sécuritaires invoqués pour le calendrier national. Elle interroge aussi la préparation du vote à l’étranger. Le dossier reste ainsi suspendu à une décision formelle. Une déclaration d’intérêt ne peut être confondue avec une candidature enregistrée.
Citations et discours : l’État, l’armée et la confiance au cœur des interventions
Ad Diyar, Al Joumhouriyat et Al Liwa’ du 7 novembre 2026 reprennent les déclarations économiques de Joseph Aoun. Le président a reçu Georges Fayyad, à la tête d’Uniterminals, avec des partenaires koweïtiens. Il affirme vouloir créer les conditions d’un retour de la confiance. Son propos associe les compétences humaines, la position géographique et les secteurs productifs. Il demande de dépasser les échanges commerciaux traditionnels. L’objectif annoncé est de développer des projets communs entre entreprises libanaises et koweïtiennes. Aucun montant d’investissement signé n’est donné dans ces comptes rendus. Les garanties et les conditions de réalisation restent donc au centre du discours.
Dans Al Bina’ du 7 novembre, Rodolphe Haykal rappelle que l’armée applique les décisions de l’autorité politique. Devant les responsables militaires réunis à Yarzé, il insiste sur la sécurité intérieure et les frontières. Il présente le maintien de l’occupation israélienne comme le principal danger auquel le pays fait face. Il refuse aussi les critiques qu’il juge éloignées du travail réel de l’institution. Le général demande de préparer tous les scénarios sans miser uniquement sur les évolutions internationales. Le journal distingue cette réunion de sa rencontre avec le coordonnateur de l’ONU, Jean Arnault.
La souveraineté dans les mots des responsables
Al Liwa’ du 7 novembre rapporte l’intervention d’Ibrahim Kanaan après sa rencontre avec Béchara Raï à Bkerké. Le député défend le soutien à l’État comme un choix durable. Dans la traduction de ses propos publiés par Ad Diyar, il appelle à soutenir l’État « comme un choix, non comme un pari ». Il affirme aussi que le projet de budget ne comporte pas de nouvelles taxes. Il évoque la suspension de certains ajustements de droits proposés par des ministères. Cette déclaration concerne le travail budgétaire décrit par le député. Elle ne remplace pas la lecture du texte qui sera finalement adopté.
Le même numéro d’Al Liwa’ rapporte la conférence d’Ahmad Hajjar sur la sécurité. Le ministre de l’Intérieur conteste l’image d’un pays totalement livré à la criminalité. Il reconnaît cependant les inquiétudes des habitants et les besoins de renforcement des services. Sa position repose sur les données présentées par les forces de sécurité. Les catégories de vol et les périodes doivent rester distinctes. Ad Diyar reprend également sa demande d’un débat fondé sur les faits. La reconnaissance des moyens limités n’est pas présentée comme une excuse à l’inaction.
Diplomatie : la résolution 1701 et les armes divisent les lectures
Al Quds Al Arabi, Al Bina’ et Ad Diyar du 7 novembre 2026 rendent compte de la rencontre de Nabih Berri avec Sandra De Waele. Devant l’ambassadrice de l’Union européenne, le président du Parlement défend la résolution 1701. Il la présente comme la garantie juridique du recouvrement du territoire jusqu’aux frontières reconnues. Il décrit la FINUL comme le cadre pratique de son application. Les journaux suivent aussi les discussions sur la période qui pourrait succéder à la mission. Ils ne font pas état d’un dispositif de remplacement définitivement arrêté. Les annonces, les souhaits politiques et les décisions internationales ne sont donc pas interchangeables.
Al Liwa’ et Al Quds Al Arabi du 7 novembre suivent la visite canadienne de Youssef Raggi. Le ministre des Affaires étrangères défend le monopole étatique des armes et de la décision de guerre. Il demande le retrait israélien et le soutien à l’armée libanaise. Il précise également que l’accord-cadre avec Israël organise des négociations futures. Il ne le présente pas comme un traité définitif. Devant ses interlocuteurs, il refuse que le Liban serve de front au profit d’un autre pays. Ces positions sont celles du ministre, rapportées dans le contexte de ses rencontres à Ottawa.
Le communiqué des cinq ambassades suscite des réactions opposées
Dans Ad Diyar du 7 novembre, Michel Nasr analyse le communiqué des ambassades américaine, britannique, australienne, canadienne et japonaise. Il y voit une demande d’engagement public des forces politiques en faveur de l’autorité de l’État. Son texte souligne le lien établi avec l’indépendance de la justice dans le dossier de Dahr el-Baïdar. Il précise toutefois que le communiqué ne fixe pas de délai. Il ne comporte pas davantage de sanction annoncée. L’idée d’un avertissement international relève de l’interprétation du journaliste et de ses sources diplomatiques.
Al Arabi Al Jadid du 7 novembre rapporte les critiques d’Ali Ammar. Al Bina’ et Al Quds Al Arabi reprennent également celles d’Ali el-Khatib. Ces responsables dénoncent une ingérence dans les choix nationaux et dans la justice. La différence de traitement est nette. Certains articles insistent sur les engagements demandés aux autorités libanaises. D’autres mettent en avant la contestation de la pression étrangère. Cette opposition porte sur le sens politique du communiqué. Elle ne permet pas de conclure qu’une nouvelle mesure internationale aurait déjà été prise.
Politique internationale : les négociations avancent par propositions, non par accords
Al Arabi Al Jadid du 7 novembre 2026 place les conditions iraniennes au centre de sa couverture. Sabir Gol-Anbari rapporte les propos d’Ali Bagheri Kani, qui demande des mesures concrètes avant une reprise diplomatique. Le quotidien reprend séparément des informations de Reuters sur une proposition transmise par le Qatar. Il expose aussi une séquence rapportée par Axios. Elle associerait une levée du blocus, des fonds débloqués, le retour d’inspecteurs et la navigation dans le détroit d’Ormuz. Ces éléments restent des propositions rapportées. Leur publication ne prouve pas leur acceptation par toutes les parties.
Al Quds Al Arabi du 7 novembre souligne lui aussi l’absence de confirmation commune de l’accord évoqué dans certaines informations. Al Bina’ insiste davantage sur le calendrier. Dans son analyse, Nasser Kandil distingue les engagements de principe et les conditions d’ouverture des négociations finales. Le traitement des stocks enrichis et l’accès aux installations ne sont pas une même étape. Al Akhbar met plutôt en avant la défiance de Téhéran envers Donald Trump. Ses chercheurs interrogés envisagent aussi bien une escalade qu’un accord rapide. Leurs appréciations ne constituent pas des décisions militaires.
Israël : des recommandations ne font pas encore une coalition
Al Akhbar, Al Liwa’ et Al Quds Al Arabi du 7 novembre suivent les consultations autour de Gadi Eisenkot. Ils rapportent un avantage dans les recommandations adressées au président Isaac Herzog. Cependant, ils décrivent aussi les obstacles à la formation d’un gouvernement. Le rôle des partis arabes, celui des formations ultraorthodoxes et les conditions posées par Avigdor Lieberman restent discutés. Le soutien à une désignation ne se confond pas avec un accord de coalition. Les quotidiens attendent une nouvelle étape institutionnelle dimanche.
Les conséquences possibles pour le Liban divisent les commentateurs. Dans Al Joumhouriyat du 7 novembre, Tony Issa estime que la doctrine israélienne au Sud ne dépend pas d’un seul dirigeant. Il ne prévoit pas une rupture automatique avec Benjamin Netanyahu. Dans Al Liwa’, Maârouf Daouk rapporte une faible possibilité d’ouverture, sur la foi d’une source diplomatique. Il la conditionne aux actes futurs. Al Bina’ présente également deux lectures. Hassan Hardan attend davantage de contraintes américaines, tandis que Rami Chahrour insiste sur la continuité des intérêts. La presse ne propose donc pas un diagnostic unanime.
Les conflits restent aussi des crises de services et de revenus
Al Quds Al Arabi du 7 novembre suit les difficultés financières de l’UNRWA. Le journal cite la réponse de l’agence sur un déficit de trésorerie de 80 millions de dollars. Cette réponse précise qu’aucune décision finale de licenciement n’a été prise. Elle distingue les options étudiées et les choix effectivement arrêtés. Elle rappelle aussi que le mandat relève de l’Assemblée générale des Nations unies. Les chiffres de suppressions de postes évoqués par le journal ne doivent donc pas être transformés en décision exécutée.
Dans le même numéro, le reportage d’Hiba Mohammad dans le bassin du Yarmouk relie sécurité et moyens de subsistance. Les témoins décrivent les contrôles, l’accès difficile aux cultures et l’incertitude sur les retours. Un habitant explique que son fils, revenu de Turquie, renonce à acheter sur place. Son témoignage ne constitue pas un indice immobilier général. Il montre cependant comment les restrictions décrites pèsent sur une décision familiale. Al Akhbar aborde un mécanisme proche à Gaza : l’absence d’intrants réduit l’activité productive et développe les métiers de survie. Les deux reportages partent de situations locales, sans les confondre.
Économie : le financement du logement et la confiance restent liés
Ad Diyar du 7 novembre 2026 publie un entretien de Joseph Farah avec Antoine Habib. Le président de la Banque de l’habitat annonce environ 1 300 prêts, pour près de 90 millions de dollars. Le corps de l’entretien situe ces données au début d’octobre. Il mentionne également quelque 45 000 visites de la plateforme. Ces visites ne sont pas des dossiers acceptés. Le responsable distingue les crédits d’acquisition ou de construction, plafonnés à 100 000 dollars, et ceux de rénovation, plafonnés à 50 000 dollars. Il évoque enfin le lancement prochain d’un financement pour des unités préfabriquées. Ce dernier produit est annoncé, non décrit comme déjà distribué.
Le même entretien détaille les échanges menés au Koweït. Antoine Habib évoque une sixième tranche de 25 millions de dollars du Fonds arabe. Son transfert porterait les sommes reçues à environ 114 millions, sur une enveloppe totale proche de 165 millions. La formulation du titre et celle de l’entretien diffèrent sur l’état du transfert. Il convient donc de retenir la progression financière annoncée, sans affirmer une date de décaissement absente du texte. La Banque de l’habitat dit poursuivre la recherche d’autres ressources. Elle souligne aussi que les prêts doivent rester compatibles avec les revenus des ménages.
Des logements vacants et des propositions encore à décider
Al Liwa’ du 7 novembre reprend les propositions d’Antoine Habib sur les logements vacants. Il avance le chiffre de 7 000 appartements vides à Beyrouth. Il défend une taxe étudiée et une meilleure coordination publique du logement. Ad Diyar expose le même raisonnement : encourager l’usage des unités inoccupées et soutenir les programmes de financement. Le responsable précise qu’une telle mesure suppose une décision législative. Aucun des deux journaux ne décrit une taxe déjà votée. Les recettes possibles ne sont pas chiffrées.
Les deux éditions utilisent aussi des bilans de prêts établis à des dates différentes. Al Liwa’ cite 1 059 crédits pour 74 millions de dollars au 2 juillet 2026. Ad Diyar présente les données d’octobre. Ces chiffres ne sont pas contradictoires par nature. Ils ne portent pas sur la même échéance. Le débat dépasse par ailleurs le seul crédit bancaire. Les journaux évoquent la location-accession, la disponibilité des logements et les besoins des ménages modestes. Ils ne fournissent pas un programme public complet déjà financé.
Électricité, diaspora et projets productifs
L’éditorial d’Ad Diyar du 7 novembre affirme que les créances d’Électricité du Liban sur l’État et ses organismes dépassent 250 millions de dollars. Il commente la décision de couper le courant aux administrations qui ne règlent pas leurs sommes dues. Le journal oppose ces impayés aux dépenses en devises nécessaires au combustible et à la maintenance. Il ne publie pas un état audité de chaque débiteur. Son angle porte sur la cohérence du recouvrement public et sur le financement du service.
Al Bina’ et Al Quds Al Arabi du 7 novembre suivent la rencontre de Nawaf Salam avec l’Union culturelle libanaise mondiale. Les représentants de la diaspora demandent des garanties pour les investisseurs et les déposants. Ils insistent sur la justice indépendante et la lutte contre la corruption. Leur disponibilité déclarée ne constitue pas une promesse chiffrée d’investissement. Al Liwa’ rapporte aussi le protocole entre la Chambre de Tripoli et la zone économique spéciale. Les objectifs cités concernent les projets productifs, les démarches et les compétences. Les conditions d’exécution restent déterminantes dans ces différents comptes rendus.
Justice : procédures, amnistie et droits des personnes restent distincts
Ad Diyar du 7 novembre 2026 consacre sa dernière page à une décision du juge pénal de Zahlé, Alaa Bachir. Nader Kaspar en expose les motifs dans une chronique juridique. Le dossier porte sur un faux certificat relevant de l’article 466 du code pénal. Selon le jugement reproduit, l’action publique s’éteint par l’effet de l’amnistie. Toutefois, la juridiction poursuit l’examen de l’action civile. Une audience est fixée au 17 décembre 2026. L’extinction des poursuites publiques n’est donc ni un acquittement sur le fond ni la disparition de toute demande personnelle.
Le raisonnement présenté concerne aussi les réserves interprétatives du Conseil constitutionnel. La chronique discute la portée de sa décision du 12 octobre 2026. Elle distingue la contrefaçon monétaire et les autres infractions de faux. Le juge examine la manière d’appliquer les exceptions à l’amnistie dans le dossier dont il est saisi. Ce débat technique ne permet pas de déduire que tous les dossiers de faux recevraient le même traitement. La portée de chaque décision dépend du texte, des faits retenus et de la procédure.
Faux documents et décès en détention
Al Liwa’ du 7 novembre rapporte une enquête sur un réseau présumé de falsification de documents. Le quotidien décrit une plainte bancaire, puis des investigations judiciaires à Beyrouth. Selon les éléments rapportés, douze banques auraient été concernées. Le texte mentionne des attestations de capital et d’autres pièces administratives. Il fait état de poursuites pour association criminelle, faux et usage de faux. Ces actes de procédure ne constituent pas une condamnation. Les volumes cités restent ceux de l’enquête décrite par le journal. Ils ne permettent pas de mesurer, à eux seuls, une perte financière.
Dans la même édition, Al Liwa’ annonce la mort du détenu Ali Daher, âgé de 27 ans. Le journal rapporte la demande d’enquête du comité des familles. Celui-ci affirme qu’une libération devait intervenir et dénonce des retards administratifs. Ces accusations doivent rester attribuées. Le compte rendu ne fournit pas de conclusion médico-judiciaire établissant la cause du décès. Il ne prouve pas non plus un lien causal entre le retard dénoncé et cette mort. Les questions de santé, de calendrier judiciaire et de responsabilité restent séparées.
Société : le déplacement s’installe, les services doivent suivre
Al Akhbar du 7 novembre 2026 publie un reportage de Firas Khalifeh sur le littoral du Zahrani. Le quotidien décrit environ 10 000 déplacés répartis dans dix-huit localités. Les réseaux familiaux, les loyers et la proximité de l’autoroute expliquent cette implantation. À Sarafand, la municipalité citée évoque 800 familles, soit environ 3 600 personnes. À Khraïeb, le reportage mentionne quelque 1 200 déplacés. Ces chiffres appartiennent au même ensemble. Ils ne doivent pas être additionnés au total régional. Le texte montre surtout comment un accueil d’urgence devient une installation prolongée.
Les besoins changent avec cette durée. Les communes cherchent à contenir les loyers et à maintenir les aides. Des familles mettent des maisons à disposition. Des commerçants déplacés rouvrent une activité en conservant le nom de leur ville d’origine. Le reportage suit notamment un magasin de chaussures issu de Bint Jbeil. Il évoque aussi les liens maintenus avec des villages où le retour reste impossible. Les témoignages ne décrivent pas seulement une perte de logement. Ils portent sur le travail, les bibliothèques, les souvenirs et les lieux d’inhumation.
Étudier, cultiver et se préparer à l’hiver
Dans ce même reportage, Al Akhbar du 7 novembre décrit le transfert provisoire de la branche V de la faculté des sciences de l’Université libanaise, depuis Nabatiyé vers Tefahta. Le directeur Wassim Abdallah annonce 900 inscriptions administratives. Le bâtiment, prévu pour un lycée, a été prêté par la municipalité. Le Conseil du Sud l’a réhabilité et équipé, selon le texte. Une étudiante en biologie décrit un lieu plus petit mais jugé plus sûr. Le nombre d’inscrits ne mesure pas l’assiduité ni les résultats. Il permet de saisir l’ampleur du service à maintenir malgré le déplacement.
Al Liwa’, Al Bina’ et Al Quds Al Arabi du 7 novembre reviennent sur les oléiculteurs de Deir Mimas. Ils rapportent des tirs, des restrictions d’accès et l’arrestation d’un habitant. Ils ne donnent pas de bilan de victimes pour ces faits précis. Le revenu agricole dépend ici de l’accès physique aux champs. Al Liwa’ distingue par ailleurs une explosion près de Tyr d’un raid : elle est attribuée à une destruction de munitions par le génie libanais. Cette précision évite de réunir des événements de nature différente dans un seul récit militaire.
Les risques environnementaux et les responsabilités publiques
Al Liwa’ et Al Bina’ du 7 novembre reprennent le bilan présenté par Tamara el-Zein. La ministre de l’Environnement évoque plus de 16 000 hectares agricoles et forestiers brûlés entre octobre 2023 et septembre 2026. Elle décrit aussi des atteintes à des réserves et aux sols. Elle annonce la préparation d’un dossier international et demande des moyens de réparation. Les chiffres sont ceux du bilan ministériel rapporté. Les équivalences de magnitude évoquées concernent des signaux d’explosion. Elles ne prouvent pas le déclenchement de séismes naturels. La ministre demande précisément des études spécialisées avant de conclure.
Al Liwa’ du 7 novembre aborde enfin les inondations avec l’ingénieur Mohammad al-Hajj Chehadé. Son entretien distingue les routes relevant des Travaux publics, les réseaux municipaux et les cours d’eau. Le nettoyage ne résout pas les défauts de capacité ni les empiètements. Le cas de Nahr el-Ghadir illustre cette limite. Le responsable décrit des points qui exigent de nouvelles infrastructures et des moyens fonciers. Il n’annonce pas la disparition du risque hivernal. L’information utile porte autant sur les compétences de chaque organisme que sur les opérations d’entretien.
Culture : mémoire libanaise, livres et espaces publics
Le supplément culturel d’Al Akhbar du 7 novembre 2026 présente le roman de Christo El-Murr, dont le titre peut être traduit par « Entre les affamés ». Mohammad Nassereddine décrit une histoire familiale sur quatre générations. Le récit traverse le Mont-Liban, Beyrouth, l’Afrique et le Chili. La famine de 1916, les migrations et la guerre civile nourrissent sa trame. Le critique distingue la faim matérielle, le désir et la recherche de justice. Il relève aussi des passages documentaires qui ralentissent parfois la narration. Les personnages et leurs actes appartiennent au roman. Ils ne doivent pas être transformés en faits divers contemporains.
Al Bina’ du 7 novembre annonce un ouvrage de Zeina Henri Khalil sur les monastères et les églises d’Achqout. La notice insiste sur la documentation historique et architecturale. Elle rattache les monuments à la mémoire du village et du Kesrouan. Elle ne précise pas un programme de lancement ni une liste complète des lieux étudiés. Dans Al Akhbar, d’autres pages suivent la poésie de Fatma Khodr et l’œuvre d’Abdel-Wahab al-Bayati. L’exil et les objets du quotidien y occupent une place centrale. Ces lectures culturelles proposent un autre accès aux effets des ruptures et des départs.
La corniche et le financement de la création
Al Liwa’ du 7 novembre publie une réflexion de Ziad Sami Itani sur la chaise bleue d’Aïn el-Mreissé. L’auteur replace l’œuvre dans la mémoire du front de mer. Il évoque les pêcheurs, les promeneurs et les usages populaires. Ses questions concernent le financement, les autorisations et l’entretien. Il n’établit pas un détournement de fonds. Al Akhbar traite le même objet dans une tribune beaucoup plus polémique de Salim Mouawad. Les deux textes ne défendent pas le même ton. Ils permettent néanmoins d’identifier un débat sur la place de l’art dans l’espace public.
Ad Diyar du 7 novembre interroge le réalisateur Élie Walid Ramouz sur le recul des séries sociales libanaises. Il met en cause les difficultés de financement et les rapports entre producteurs et chaînes. Il évoque aussi la concurrence des coproductions et des plateformes régionales. Selon lui, les sujets familiaux n’ont pas perdu leur public par principe. Il demande des récits proches de la société et une production économiquement durable. Ses propos ne s’appuient pas sur une nouvelle mesure d’audience publiée. Ils décrivent les contraintes professionnelles d’un secteur culturel.
Quelques rendez-vous annoncés dans les éditions
Al Liwa’ du 7 novembre annonce une rencontre poétique autour de Khalil Semaan à Amchit, samedi à 18 heures. Le quotidien mentionne aussi le soixante-septième anniversaire de l’Université arabe de Beyrouth. La cérémonie est prévue le 13 novembre, à 18 heures, sur le campus de Debbieh. L’annonce situe le rendez-vous dans la salle Omar Houri. Il s’agit de programmes publiés, non de comptes rendus d’événements déjà tenus. Le même journal évoque une prochaine édition de Beirut Art Days en juin 2027. Cette date appartient à un calendrier plus lointain.
Al Arabi Al Jadid du 7 novembre suit les liens entre création palestinienne et scènes européennes. Son programme d’Utrecht associe notamment des archives sonores et des musiciens libanais, dont Sary Moussa et Abed Kobeissy. Le quotidien présente aussi le forum du Conservatoire national Edward-Saïd. Les rencontres mensuelles à distance y relient recherche, enseignement et mémoire. Le prochain rendez-vous découle d’un rythme annoncé, le dernier mardi du mois. Le journal insiste sur la continuité du travail culturel, au-delà d’un concert de solidarité isolé.
Sport : l’olympisme libanais face à une échéance institutionnelle
Al Akhbar du 7 novembre 2026 rapporte un courrier du Comité international olympique et du Conseil olympique d’Asie. Le texte, adressé à la ministre Nora Bayrakdarian, concerne la gouvernance olympique libanaise. Le quotidien décrit deux directions rivales et les positions des organismes internationaux. Il cite une demande de coopération avec la direction reconnue, présidée par Boutros Jalkh. Une réponse est attendue au plus tard le 15 novembre. Le journal évoque des mesures de protection ou des sanctions possibles. Il n’annonce pas une suspension déjà prononcée.
La portée du dossier dépasse les personnes en concurrence. L’article relie reconnaissance institutionnelle et représentation du sport libanais. Il mentionne la Charte olympique ainsi qu’une décision arbitrale. Ces références doivent être distinguées des prises de position des dirigeants locaux. Le point d’actualité est une échéance de réponse. Le compte rendu ne permet pas d’annoncer une exclusion des athlètes d’une compétition. Une telle conséquence demanderait une décision explicite des instances compétentes.
Les rendez-vous libanais de novembre
Al Liwa’ du 7 novembre annonce le marathon de Beyrouth pour le dimanche 29 novembre, place des Martyrs. Le journal rapporte la rencontre de May el-Khalil avec le directeur général de la Sûreté générale, Hassan Choucair. Il situe les préparatifs dans le registre sportif et organisationnel. Le rendez-vous annoncé ne constitue pas encore un bilan de participation. La même page suit la préparation des jeunes sélections et les rencontres du championnat de football. Les résultats déjà joués doivent rester séparés des affiches à venir.
Al Liwa’ et Al Akhbar du 7 novembre annoncent aussi l’accueil de la nageuse Tia Obeid après Dakar. Leurs horaires publiés ne sont pas identiques. Cette revue retient l’annonce de l’accueil sans lui attribuer une heure certaine. Al Liwa’ présente enfin le partenariat entrepreneurial de Waël Arakji avec Antoine Abou Antoun. Le joueur y défend l’investissement au Liban. Le compte rendu porte sur un projet professionnel. Il ne fournit pas de montant engagé ni de résultat commercial.
Technologie : les services numériques se jugent à leur mise en œuvre
Ad Diyar du 7 novembre 2026 présente la plateforme « Ma’ak » de la Sûreté générale. Le journal reprend une enquête de la revue de l’institution et les explications du général Fadi Harb. Le dispositif associe une application mobile et un portail. Il doit permettre de déposer des demandes, joindre des pièces et suivre les démarches. Les services évoqués concernent les passeports, les visas, les séjours et différentes attestations. Leur lancement doit être progressif, après vérification de leur fonctionnement. La présentation ne signifie donc pas que toutes les démarches sont déjà accessibles en ligne.
Les conditions d’inscription décrites comprennent un passeport biométrique libanais, même expiré, un téléphone et des moyens de contact accessibles. Le contrôle associe lecture de la puce, comparaison du visage et code temporaire. Selon le responsable cité, les données sont hébergées dans le centre de la Sûreté générale au Liban. Le journal mentionne chiffrement, droits d’accès et traçabilité. Ces éléments sont les garanties annoncées par l’institution. Ils ne valent pas audit technique indépendant. La réduction des déplacements et la clarté du suivi restent les bénéfices recherchés.
Apprentissage et industrie : distinguer les projets des résultats
Al Liwa’ du 7 novembre rapporte une initiative entre l’école de gestion de l’Université américaine de Beyrouth et Anghami. Des équipes étudiantes travaillent sur la fidélisation de la génération Z. Cinq groupes finalistes doivent présenter leurs propositions le 13 novembre. Le journal cite du mentorat et des possibilités de découverte professionnelle. Il ne publie pas encore les résultats du concours. Al Arabi Al Jadid présente, pour sa part, l’enseignante algérienne Naïma Boualtout. Ses outils associent histoires numériques, jeux et supports sensoriels. Le reportage décrit une démarche pédagogique. Il n’établit pas un gain scolaire mesuré par une étude contrôlée.
Al Joumhouriyat du 7 novembre examine les annonces de conduite autonome autour de Nvidia et de plusieurs partenaires industriels. Le quotidien distingue les essais, la collecte de données et les flottes envisagées. Il rappelle qu’une autonomie de niveau quatre reste limitée à un domaine d’usage défini. Les autorisations, l’assurance et la preuve de sécurité demeurent nécessaires. Les volumes de véhicules envisagés ne sont pas des véhicules déjà en service. Cette différence rejoint celle observée dans les services publics numériques : une annonce doit être suivie de conditions d’accès et de résultats vérifiables.
People : les parcours professionnels plutôt que les rumeurs
Al Arabi Al Jadid du 7 novembre 2026 suit le tournage à Istanbul de la série « Rahma ». Le quotidien cite notamment Saba Moubarak, Bassem Yakhour et Qais Sheikh Najib. Georges Trad et Ranim Matar figurent également dans la distribution évoquée. Le papier s’intéresse surtout à l’économie des adaptations et aux tournages extérieurs. Il décrit les arbitrages entre coûts, publicité et diffusion. Il mentionne des rumeurs sur de futurs changements de production, sans confirmation officielle. Elles ne peuvent donc pas être présentées comme des arrêts décidés.
Ad Diyar du 7 novembre apporte un éclairage complémentaire avec Élie Walid Ramouz. Le réalisateur défend la place de la fiction sociale dans l’identité culturelle libanaise. Il ne demande pas d’écarter les sujets difficiles. Il souhaite les traiter avec une intention narrative et sociale claire. Les questions de violence ou de dépendance ne suffisent pas, selon lui, à condamner une œuvre. Le problème porte sur leur traitement et sur les conditions de production. Les choix des chaînes et des producteurs restent au centre de cette discussion.


Commentaires