La municipalité de Saïda présente ses excuses aux habitants et aux commerçants touchés par les inondations du samedi 7 novembre. Dans un communiqué relayé dimanche 8 novembre 2026, elle décrit deux difficultés sur le réseau d’évacuation. Elle met en cause des obstacles maintenus à un débouché maritime et l’arrêt de pompes à Siniq. Ces explications restent celles de la municipalité. Elle annonce une inspection urgente avec l’Établissement des eaux du Liban-Sud avant les prochaines pluies.
L’eau est entrée dans des maisons et des commerces, perturbant la vie quotidienne et l’activité économique dans plusieurs secteurs. Le communiqué ne chiffre ni les bâtiments touchés ni le montant des pertes. Il ne présente pas non plus de dispositif d’indemnisation. La mairie reconnaît toutefois les dommages subis, malgré les préparatifs qu’elle dit avoir menés pendant les deux derniers mois.
Inondations à Saïda : les secteurs concernés
Le périmètre décrit va de Qayaa vers Bqosta et rejoint une partie de l’autoroute côtière. La municipalité cite notamment les abords du secteur d’Al-Alam et le prolongement vers le restaurant Shawarma Al-Mahatta. Elle affirme que la majorité des autres rues de la ville n’a pas connu d’accumulation inhabituelle d’eau.
Cette distinction limite la portée de son diagnostic. La mairie décrit un ensemble de points reliés aux évacuations et au réseau d’assainissement. Elle ne rapporte pas une submersion générale de Saïda. Elle ne donne toutefois ni relevé de précipitations ni mesure du débit permettant de quantifier l’épisode.
Le communiqué insiste sur les opérations préventives. Les équipes auraient nettoyé l’ensemble des conduits relevant de cette préparation avant les pluies. La mairie estime donc que les incidents ne peuvent pas se résumer à un défaut de curage des ouvertures visibles dans les rues. Elle détaille ce qui aurait empêché l’eau de s’écouler plus loin dans le réseau.
Des obstacles à la sortie vers la mer
La première cause avancée concerne des installations saisonnières à un débouché maritime. D’après la municipalité, l’Établissement des eaux du Liban-Sud y place des pierres et des sacs de remblai pendant l’été. Ces obstacles servent à limiter les odeurs et les rejets d’eaux usées sur le front de mer.
La mairie explique ce dispositif par le croisement, en certains points, des conduites d’eaux pluviales et d’eaux usées. Les barrières doivent être retirées au début de la saison des pluies. Selon son récit, cette opération n’avait pas eu lieu au démarrage de la saison actuelle.
La municipalité affirme que ses équipes d’urgence ont retiré les obstacles pendant les inondations de samedi. Elle précise que leur présence aux regards de visite répondait à cette intervention. Elle conteste ainsi l’idée selon laquelle elles auraient seulement commencé, durant l’orage, un nettoyage qui aurait dû intervenir auparavant.
Cette explication engage la lecture municipale de l’incident. Elle ne constitue pas, à elle seule, une expertise indépendante sur les responsabilités respectives des intervenants. Le communiqué ne précise pas qui devait vérifier le retrait des installations, ni à quelle date cette vérification était prévue.
Le pompage à Siniq également mis en cause
La seconde difficulté se situe près d’Al-Alam. Ce point communique avec la conduite principale qui transporte les eaux usées vers la station de pompage de Siniq. La municipalité indique que cette installation dépend de l’Établissement des eaux du Liban-Sud.
Selon elle, les pompes n’étaient pas en service. Leur arrêt aurait provoqué un reflux vers les points voisins et en amont. La mairie rappelle que le collecteur concerné a d’abord vocation à transporter des eaux usées. La présence d’eaux de pluie dans des parties communes du réseau figure donc au centre de son explication.
Le texte ne donne pas la cause de l’arrêt des pompes. Il ne permet pas de l’attribuer à une panne électrique, à un défaut mécanique ou à un autre problème d’exploitation. Il n’annonce pas non plus leur remise en fonctionnement. L’état actuel du pompage reste ainsi un point à clarifier dans le suivi technique.
La municipalité affirme avoir contacté l’établissement public au sujet de ces difficultés. Tout en situant les deux causes hors de ses compétences, elle assure ne pas se dégager de sa responsabilité. Elle souligne aussi que le problème revient au début de chaque hiver.
Une inspection annoncée avant les prochaines pluies
Sur d’autres points de la corniche, les équipes ont retiré des déchets récemment accumulés dans les évacuations. La mairie évoque les détritus jetés par des usagers du front de mer et ceux entraînés depuis les rues. Elle distingue ces obstructions locales des deux causes principales qu’elle avance pour les secteurs inondés.
Les pompiers ont également dégagé les dépôts laissés par l’eau devant les maisons et les commerces. Ces travaux concernent les suites immédiates des inondations. Ils ne remplacent pas les vérifications annoncées sur le parcours d’évacuation.
La mairie prévoit désormais une inspection de terrain en coordination directe avec l’Établissement des eaux du Liban-Sud. Elle doit commencer par le débouché du secteur d’Al-Alam. L’objectif annoncé consiste à supprimer les obstacles avant la prochaine vague de pluie.
La municipalité prévoit aussi de poursuivre la coordination pour séparer les eaux pluviales des eaux usées dans les conduites communes. Aucun calendrier détaillé, budget ou échéancier de travaux n’accompagne cette annonce. Le prochain élément attendu est le résultat de l’inspection et la liste des interventions effectivement réalisées sur les sorties d’eau.


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