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Série de frappes israéliennes au Liban : Beyrouth, Saïda, la Békaa et le Sud visés

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Israël a mené mardi après-midi une nouvelle vague de frappes sur plusieurs régions libanaises, confirmant que le front libanais reste pleinement actif malgré la trêve annoncée entre Washington et Téhéran. Selon les informations remontées du terrain, des bombardements ont visé Saïda, Hey el-Sellom dans la banlieue de Beyrouth, la banlieue sud de la capitale, les hauteurs de Shamshtar dans la Békaa, ainsi qu’une série de localités du Sud-Liban. Dans le même temps, l’armée israélienne a confirmé avoir conduit une opération d’envergure contre le Hezbollah. Cette séquence renforce encore l’idée que le Liban demeure le principal angle mort du cessez-le-feu régional.  

Une frappe massive revendiquée par Israël

Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé qu’une opération de grande ampleur avait été menée au Liban. Selon cette déclaration, environ 100 sites et infrastructures militaires du Hezbollah auraient été frappés en une dizaine de minutes à Beyrouth, dans la Békaa et dans le sud du Liban. Les objectifs annoncés incluent des quartiers généraux, des centres de commandement et de contrôle, des infrastructures liées aux systèmes de feu et aux capacités maritimes, ainsi que des positions attribuées à la force d’élite Radwan et à l’unité aérienne 127.

Toujours selon l’armée israélienne, l’opération aurait reposé sur des renseignements précis et sur une préparation de plusieurs semaines menée avec les services de renseignement et l’armée de l’air. Israël affirme aussi que certaines de ces infrastructures étaient installées dans des zones civiles et accuse le Hezbollah d’utiliser ces secteurs comme couverture. Cette communication vise clairement à présenter la séquence non comme une série de frappes dispersées, mais comme une opération coordonnée, planifiée et assumée sur plusieurs fronts libanais.

Saïda, Hey el-Sellom et la banlieue sud de Beyrouth touchés

Parmi les informations signalées dans l’après-midi, des frappes ont été rapportées sur Saïda ainsi que sur Hey el-Sellom, dans la périphérie de Beyrouth. D’autres frappes aériennes ont également visé la banlieue sud de Beyrouth, déjà placée sous avertissement d’évacuation plus tôt dans la journée. Les quartiers mentionnés dans les alertes précédentes incluaient notamment Haret HreikGhobeiryLailakiHadathBourj el-BarajnehTahwitat al-Ghadir et Chiyah.

La mention de Hey el-Sellom et de plusieurs secteurs de la Dahiyé confirme que les zones d’habitation de l’agglomération beyrouthine restent sous menace immédiate. La reprise de frappes sur Beyrouth, ou sur sa proche banlieue, alourdit la pression sur une population déjà déplacée à plusieurs reprises et renforce l’idée que la capitale libanaise demeure exposée malgré les discours sur la désescalade régionale. Des frappes comparables sur Beyrouth et sa banlieue avaient déjà été rapportées ces derniers jours.  

Une « ceinture de feu » dans la Békaa

Toujours selon les informations diffusées dans l’après-midi, un intense barrage de feu, décrit comme une « ceinture de feu », a visé les hauteurs de Shamshtar, dans la Békaa. Des frappes aériennes ont aussi été signalées sur d’autres secteurs de l’est du pays, ce qui montre que la vague de bombardements ne s’est pas limitée à Beyrouth ou au Sud-Liban.

Cette extension vers la Békaa est importante. Elle montre que les opérations israéliennes ne se limitent plus à un seul axe frontalier, mais visent plusieurs profondeurs du territoire libanais dans un même temps. Une telle dispersion géographique des frappes accroît mécaniquement le sentiment d’insécurité nationale et complique encore davantage tout retour de déplacés vers leurs zones d’origine. Des frappes israéliennes dans la Békaa et dans l’est du Liban avaient déjà été documentées auparavant dans cette guerre.  

Arab Salim, Tiri, Jouya, Qlaouiyeh, Kounine et Majdal Selm également visés

D’après les informations relayées au fil de l’après-midi, l’aviation israélienne a aussi frappé Arab Salim dans le Sud. D’autres raids ont été signalés sur TiriJouya et Qlaouiyeh, ainsi qu’une frappe sur Kounine. En parallèle, des tirs d’artillerie ont été rapportés sur Majdal Selm. L’ensemble dessine une carte très large des zones touchées : Beyrouth et sa banlieue, la Békaa, Saïda, puis plusieurs villages du Sud-Liban.

À ce stade, il faut rester prudent sur le bilan humain détaillé de chacune de ces frappes, car les informations remontent encore de manière fragmentaire. En revanche, la cohérence géographique des signalements montre bien une même séquence d’escalade : banlieue sud de Beyrouth, Saïda, Békaa et plusieurs localités du Sud ont été touchés quasi simultanément. Dans la guerre actuelle, ce type de salve multiple correspond à une logique de saturation militaire et de démonstration de force.  

Un front libanais toujours exclu de la trêve

Cette nouvelle vague confirme surtout une donnée politique majeure : le Liban reste hors du cessez-le-feu dans la lecture israélienne. Des dépêches publiées ce 8 avril rapportent qu’Israël soutient la pause avec l’Iran tout en répétant que le front libanais n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah continuent. La frappe massive revendiquée par Avichay Adraee donne à cette position une traduction militaire immédiate.  

Autrement dit, la désescalade engagée entre Washington et Téhéran n’a pas gelé le théâtre libanais. Au contraire, les raids de l’après-midi montrent qu’Israël cherche à maintenir sa liberté d’action maximale sur le front nord. Ce décalage entre trêve régionale proclamée et bombardements libanais réels continue d’affaiblir la crédibilité politique du cessez-le-feu.  

Une menace immédiate pour les civils et pour la stabilité de la trêve

Le problème n’est pas seulement militaire. Une série de frappes touchant SaïdaHey el-Sellomla banlieue sud de Beyrouthles hauteurs de ShamshtarArab SalimTiriJouyaQlaouiyehKounine et Majdal Selm signifie que les populations civiles restent exposées sur plusieurs fronts à la fois. Dans un contexte où les retours de déplacés sont déjà suspendus à la crainte de nouvelles frappes, cette séquence risque de prolonger encore l’incertitude et d’aggraver la crise humanitaire. Les agences de presse rapportaient déjà plus de 1,500 morts et plus de 1,2 million de déplacés au Liban depuis la reprise des hostilités début mars.  

Elle pose aussi une question plus large : jusqu’où la trêve américano-iranienne peut-elle tenir si le Liban continue d’absorber les chocs de l’escalade ? Tant que le front libanais reste actif, chaque raid supplémentaire peut produire un nouvel engrenage de représailles, et faire du Liban non pas le bénéficiaire de la désescalade, mais son principal angle mort.  

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