Une source diplomatique syrienne a démenti, samedi 7 novembre, un envoi de troupes au Yémen « dans l’immédiat ». Elle précise que la coopération militaire avec l’Arabie saoudite porte sur la formation, le conseil et les échanges d’expertise. Des visites de coordination saoudiennes en Syrie doivent commencer en décembre.
Un démenti limité au déploiement au Yémen
La source, qui s’exprime auprès de l’agence officielle syrienne sans être nommée, présente trois priorités pour Damas : la sécurité intérieure, la reconstruction et le redressement économique. Elle rejette les informations sur un déploiement syrien au Yémen au stade actuel.
Cette déclaration ne nie pas la coopération militaire avec Riyad. Elle en décrit au contraire le contenu : former les forces et renforcer leurs capacités. Les visites annoncées pour le mois prochain constituent la prochaine étape concrète. Aucun jour précis ni composition des délégations n’est annoncé.
Formation en Arabie saoudite et combats au Yémen
Vendredi, une agence de presse internationale avait rapporté l’envoi récent d’un nombre limité de militaires syriens en Arabie saoudite. Deux sources militaires syriennes et un haut responsable américain évoquaient des missions de conseil et de formation.
Les deux informations concernent des lieux et des missions distincts. Une présence de conseillers en territoire saoudien ne signifie pas que des unités syriennes combattent au Yémen. Le démenti de samedi ne permet pas non plus de vérifier indépendamment les effectifs présents en Arabie saoudite.
Riyad cherche du soutien face aux attaques des Houthis, alliés de l’Iran. Les hostilités se sont aggravées depuis juillet, dans le contexte du conflit régional. La déclaration syrienne ne fournit aucun détail opérationnel sur la participation éventuelle de conseillers à la réponse saoudienne.
Un accord signé le 4 novembre
Ahmad al-Chareh et Mohammed ben Salmane ont assisté mercredi, à Riyad, à la signature d’un accord entre les ministères de la Défense. Cette rencontre était leur deuxième en moins d’un mois. Le cadre signé ne s’accompagnait pas d’une publication détaillée de ses clauses militaires.
La visite comprenait également six accords de prêts concessionnels dépassant 403 millions de dollars. Destinés à des projets civils, ils concernent notamment l’électricité, l’eau, les secours, le logement et la santé. Ces crédits ne constituent pas une enveloppe annoncée pour une intervention au Yémen.
La source diplomatique envisage une évolution future vers un accord de défense mutuelle ou une adhésion syrienne au pacte de La Mecque. Elle présente ces possibilités comme dépendantes des intérêts communs, non comme des décisions prises. Le 31 octobre, le ministre des Affaires étrangères Assad al-Chaibani avait déjà évoqué des discussions sur une architecture régionale de sécurité.
Pour l’heure, l’étape annoncée reste le lancement des visites de coordination en décembre.


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