L’amour, perçu comme une force positive, source de paix et d’harmonie, peut aussi se décliner en deux formes opposées : l’amour de la vie et celui de la mort. Bien qu’ils partagent le même terme, ces deux types d’amour révèlent des conceptions radicalement différentes de l’existence. Ce conflit incarne un véritable choc de civilisations, où les valeurs chrétiennes d’amour et de compassion semblent dépassées face à des logiques destructrices.

L’Amour de la Mort : Une Force Destructive

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L’amour de la mort, souvent masqué sous les idéaux de sacrifice, de martyr et de gloire, voit la mort non seulement comme inévitable, mais comme un objectif exalté. Cette vision découle d’un ressentiment envers la vie, considérée comme imparfaite, et où la libération réside dans la destruction de soi ou dans une mort héroïque. Ce culte de la mort se manifeste dans les guerres, les idéologies totalitaires, et le sacrifice pour des causes jugées supérieures.

La guerre et le martyr deviennent des chemins glorifiés vers un idéal, souvent au détriment de la vie humaine. Cette exaltation de la mort, visible dans le fanatisme religieux, transforme la mort en un acte transcendant qui justifie même les destructions les plus violentes.

Fanatisme Religieux et Amour de la Mort

Le fanatisme religieux, qu’il s’agisse du jihadisme ou d’autres formes d’extrémisme, repose sur une dichotomie entre une vie terrestre corrompue et une existence post-mortem idéalisée. Dans cette optique, la vie n’a de valeur que si elle mène à la mort, perçue comme l’accomplissement d’une mission divine.

Le martyre est glorifié, non pour la mort elle-même, mais pour ce qu’elle symbolise : la victoire de l’âme sur le corps, de l’éternel sur le temporaire. Cette exaltation de la mort puise sa légitimité dans une interprétation radicale des textes religieux, transformant l’amour de la mort en un absolu spirituel qui transcende la condition humaine.

L’Amour de la Vie : Une Résistance au Fanatisme

L’amour de la vie se présente comme une force de résistance face à cette exaltation morbide. Il valorise la création, la paix et l’amélioration du monde présent, affirmant l’importance intrinsèque de chaque vie humaine. Mais cet amour ne peut rester passif : il doit développer des stratégies actives pour contrer l’exaltation de la mort et promouvoir une culture de vie plus forte et plus attractive.

Voici quelques pistes stratégiques pour renforcer cet amour de la vie :

Pour que l’Amour de la Vie puisse se défendre efficacement contre une attaque de l’Amour de la Mort, plusieurs stratégies et principes doivent être envisagés, à la fois sur le plan philosophique, social, et politique. Voici une approche globale :

1. Renforcer les Valeurs de la Vie par l’Éducation

  • L’éducation comme rempart : L’Amour de la Vie doit être soutenu par une éducation qui valorise la dignité humaine, la tolérance, le respect des diversités, et la solidarité. Ce n’est qu’en élevant la conscience collective autour de ces valeurs que l’on peut combattre les idéologies qui exaltent la mort. Les écoles et universités doivent enseigner la pensée critique, l’histoire des violences perpétrées au nom de la mort, et proposer des récits alternatifs axés sur la construction, la paix, et l’humanité.
  • Cultiver une pensée résiliente : L’éducation doit également offrir des outils pour résister aux récits nihilistes ou apocalyptiques. Il s’agit de cultiver la résilience mentale et émotionnelle, de promouvoir l’empathie et de renforcer les liens entre les individus pour éviter les tentations de la violence destructrice.

2. Mobiliser les Communautés pour la Paix et la Justice

  • La justice sociale : L’Amour de la Mort tire souvent sa force de situations d’injustice et de marginalisation. Lutter contre l’inégalité, la pauvreté, l’oppression et l’injustice sociale peut assécher les sources de frustration et de désespoir qui nourrissent la violence et le terrorisme. La justice sociale donne aux individus un sentiment de dignité et de valeur, ce qui les éloigne des idéologies de mort.
  • Renforcer le tissu social : La fragmentation des communautés, l’isolement et le repli identitaire rendent les individus plus vulnérables aux discours violents. Promouvoir des espaces où les communautés peuvent se rencontrer, dialoguer et construire des projets communs est un antidote aux forces destructrices. Des initiatives interreligieuses et interculturelles peuvent jouer un rôle crucial dans la réconciliation et la promotion d’une culture de vie.

3. Utiliser la Force de la Loi et de l’État

  • L’État de droit : Les sociétés doivent garantir une application rigoureuse du droit tout en respectant les droits de l’homme. Les lois contre la violence, le terrorisme, et les crimes de haine doivent être strictement appliquées. Cependant, ces actions doivent se faire en évitant de tomber dans une logique de vengeance ou de répression aveugle, car cela alimente souvent le cycle de violence.
  • Soutenir la diplomatie et la non-violence : La politique doit être guidée par la recherche de solutions pacifiques. La négociation, la médiation et la diplomatie doivent être renforcées pour éviter les conflits qui se nourrissent de la logique de la mort. L’idée de l’Amour de la Vie doit imprégner les processus de paix et les efforts de résolution des conflits.

4. Promouvoir des Alternatives Spirituelles et Culturelles

  • La spiritualité positive : Face à l’Amour de la Mort, qui souvent se drape dans des justifications religieuses ou spirituelles, il est essentiel de promouvoir une spiritualité qui exalte la vie, la création et l’épanouissement personnel. Il ne s’agit pas d’opposer une religion à une autre, mais de proposer des récits spirituels ou philosophiques qui montrent que l’amour, la paix, et la vie sont au cœur du sacré. Dans ce sens, les leaders religieux doivent être des figures de dialogue et de réconciliation, non de division.
  • La culture comme vecteur de vie : L’art, la littérature, et la culture en général ont toujours joué un rôle vital dans la lutte contre l’attrait de la mort. Les artistes peuvent capturer la beauté de la vie, dénoncer la violence et inspirer des récits d’espoir et de résilience. Les productions culturelles doivent insister sur la célébration de la vie, en contraste avec les cultures de mort qui glorifient la destruction.

5. La Résistance à la Propagande de la Mort

  • Démanteler la propagande destructrice : L’Amour de la Mort s’exprime souvent à travers une propagande sophistiquée, qui exploite les vulnérabilités psychologiques des individus. L’Amour de la Vie doit s’armer contre cela en développant une communication efficace, qui montre que l’espoir, la construction et l’engagement pour la vie offrent un avenir meilleur que la destruction. Les médias, les réseaux sociaux, et les canaux de communication doivent être utilisés pour faire entendre des voix positives et résister aux récits qui légitiment la violence.
  • Développer la contre-narration : Cela implique de déconstruire les récits qui glorifient le martyre, le sacrifice de soi pour des causes violentes, et l’idéologie apocalyptique. En face, il faut construire des récits qui mettent en avant la possibilité d’un avenir dans la paix, le développement personnel, et la contribution à une société meilleure.

6. L’Engagement Politique et Éthique

  • Responsabiliser les citoyens : L’Amour de la Vie se défend également par un engagement citoyen actif. Les citoyens doivent être encouragés à s’engager politiquement pour promouvoir des systèmes de gouvernance qui respectent les droits humains, l’égalité et la vie. La participation démocratique, la transparence et la responsabilité des gouvernants sont des outils contre les idéologies totalitaires qui sacralisent la mort.
  • L’éthique de la vie : Une philosophie éthique centrée sur la valeur de la vie humaine et sur le respect de la nature doit être réaffirmée dans toutes les sphères de la société, qu’il s’agisse de la bioéthique, de l’écologie, ou de la politique. Cela implique aussi de revisiter nos rapports à la technologie, à l’environnement, et à l’économie pour qu’ils favorisent la pérennité de la vie plutôt que l’exploitation destructrice.

7. Créer des Lieux de Guérison

  • La thérapie sociale : Les sociétés doivent fournir des mécanismes de guérison pour les traumatismes collectifs et individuels causés par la violence et la mort. Il s’agit de permettre aux victimes de la violence de reconstruire leur vie et d’éviter que le cycle destructeur ne se répète. Les initiatives de justice réparatrice, les programmes de réinsertion des anciens combattants ou extrémistes, et les dispositifs d’accompagnement des victimes sont essentiels pour rompre avec la logique de la vengeance.

8. La Compassion comme Arme Puissante

  • Cultiver l’empathie : L’Amour de la Vie peut se défendre en opposant à la haine et à la violence une force douce mais puissante : la compassion. Face à des idéologies qui déshumanisent l’autre et justifient la mort, la compassion rappelle que chaque vie humaine a de la valeur. La pratique active de la compassion, non seulement dans les relations interpersonnelles mais aussi dans les politiques publiques, est un moyen de résister aux forces destructrices.
  • Guérir par l’amour : L’amour, au sens large, est une énergie qui peut guérir les blessures profondes qui alimentent la haine. Ce n’est pas une vision naïve, mais plutôt un choix stratégique : en créant des espaces de bienveillance, de soins et de réconciliation, on peut désamorcer des situations potentiellement explosives. Des exemples historiques montrent que des mouvements de résistance non violents, fondés sur l’amour et la compassion, ont su transformer des sociétés. Gandhi et Martin Luther King sont des figures emblématiques de cette résistance par la compassion.

9. Réenchanter le Monde

  • Proposer un sens à la vie : L’Amour de la Mort tire souvent sa force du désespoir et du sentiment que la vie est vide de sens. Offrir une vision du monde qui réenchante la vie — par l’art, la philosophie, la spiritualité ou même la science — permet de donner à chacun une raison de vivre et d’espérer. Lorsque la vie est perçue comme précieuse, belle et pleine de potentiel, l’idée même de la destruction perd de son attrait.
  • Favoriser la créativité : La créativité est un acte fondamentalement tourné vers la vie. Elle permet de transformer les énergies négatives en quelque chose de constructif. L’Amour de la Vie peut se défendre en encourageant toutes formes de créativité — artistique, scientifique, sociale. Chaque acte créatif est une affirmation que la vie vaut d’être vécue, qu’elle contient en elle-même des solutions aux problèmes qui semblent insurmontables.

10. Faire Face aux Réalités Tragiques sans Céder au Cynisme

  • Accepter la fragilité humaine : La confrontation entre l’Amour de la Vie et l’Amour de la Mort touche aux réalités les plus sombres de l’existence humaine. Reconnaître cette fragilité, la souffrance, et même la mort elle-même comme une partie inévitable de la vie, peut permettre de désamorcer le pouvoir symbolique de l’Amour de la Mort. Cela ne signifie pas se résigner à la destruction, mais accepter que la vie a des limites tout en choisissant de célébrer ce qui est vivant.
  • Éviter le cynisme : Face aux horreurs du monde, il est tentant de tomber dans le cynisme ou le nihilisme, des attitudes qui font le jeu de l’Amour de la Mort. L’Amour de la Vie nécessite de résister à cette tentation et de garder foi en la possibilité de progrès et de transformation, même lorsque tout semble perdu. L’espoir, bien que parfois ténu, reste un moteur puissant pour construire et protéger la vie.

11. Offrir des Modèles Inspirants

  • Le pouvoir de l’exemple : Les sociétés ont besoin de figures qui incarnent l’Amour de la Vie, des leaders, des artistes, des intellectuels, des citoyens ordinaires qui montrent par leurs actions que la vie mérite d’être défendue. Ces figures inspirent et montrent qu’il est possible de surmonter la tentation de la violence. Les récits de vie héroïques, les exemples de résilience, et les modèles d’altruisme peuvent contrer la glorification du martyr ou de la mort violente.
  • Valoriser la résistance non-violente : Les histoires de résistance non-violente, de négociations pacifiques réussies, et d’initiatives communautaires qui ont su éviter la destruction doivent être mises en avant. Elles montrent que la force de la vie peut triompher même dans des situations apparemment désespérées.

12. Construire une Économie de la Vie

  • Réformer les systèmes économiques destructeurs : Un aspect essentiel de la défense de l’Amour de la Vie est de bâtir des systèmes économiques qui valorisent la durabilité, la protection de l’environnement, et le bien-être des personnes, plutôt que la destruction. Les systèmes économiques basés sur l’exploitation, la guerre ou la consommation à outrance alimentent la culture de la mort. L’économie de la vie, au contraire, se concentre sur la création, la préservation et l’amélioration des conditions de vie pour tous.
  • Soutenir les initiatives locales et durables : Des projets locaux qui mettent l’accent sur le développement durable, l’agriculture biologique, la justice sociale et la création d’emplois éthiques sont des moyens concrets de résister à une culture qui privilégie le profit au détriment de la vie. Ces initiatives montrent qu’il est possible de vivre autrement, de manière plus harmonieuse avec la nature et les autres.

13. Encourager le Dialogue et la Démocratie

  • Le dialogue comme outil de paix : L’Amour de la Vie peut se défendre en encourageant le dialogue entre les différentes factions, croyances ou idéologies. La violence prospère dans les zones de silence ou de monologue idéologique. Créer des espaces où les points de vue peuvent être échangés, débattus et compris est une manière d’empêcher la radicalisation et la destruction.
  • Renforcer la démocratie participative : Dans les sociétés où les citoyens se sentent entendus et ont un pouvoir réel sur les décisions qui les concernent, l’Amour de la Mort perd de sa force. La démocratie participative, où chacun peut contribuer aux débats politiques et sociaux, permet de résoudre pacifiquement les conflits, en prenant en compte les intérêts de tous.

14. Développer la Science et la Technologie au Service de la Vie

  • Utiliser la technologie pour préserver la vie : L’Amour de la Vie doit se défendre en investissant dans des technologies qui protègent et améliorent la vie, plutôt que celles qui la détruisent. Les technologies de l’information, les biotechnologies, les énergies renouvelables, et les innovations médicales sont autant de moyens pour renforcer la qualité de la vie. Cependant, ces progrès doivent être encadrés par une éthique forte, pour éviter que les technologies ne soient détournées vers des usages destructeurs.
  • Favoriser l’innovation sociale : L’innovation ne se limite pas à la technologie. Elle peut aussi toucher aux pratiques sociales, aux modes de gouvernance et aux interactions humaines. Les nouvelles formes de collaboration, de gestion des ressources et de résolution des conflits peuvent servir à renforcer les dynamiques de vie.

Choisir la Vie, Chaque Jour

L’Amour de la Vie n’est pas un état statique mais un choix quotidien. Se défendre contre l’Amour de la Mort signifie choisir, chaque jour, des actions qui affirment la valeur de la vie. Cela passe par l’éducation, l’engagement social, la justice, l’éthique, la créativité, et la compassion. C’est un combat de longue haleine, mais l’histoire montre que la vie, malgré ses fragilités, a toujours su trouver des moyens de se défendre et de prospérer. En choisissant la vie, nous créons non seulement un avenir pour nous-mêmes, mais aussi pour les générations futures.

La Vie comme Acte de Résistance

L’Amour de la Vie peut se défendre contre l’Amour de la Mort en se plaçant en résistance active, non seulement contre la violence directe mais contre toutes les conditions qui favorisent l’idéologie de la mort : l’injustice, la pauvreté, l’exclusion, l’ignorance, et la propagande destructrice. Il s’agit de cultiver la vie dans toutes ses formes — sociale, politique, spirituelle, et culturelle — et de mobiliser toutes les forces créatives pour montrer que la vie, même dans ses moments les plus difficiles, est toujours plus précieuse et porteuse d’avenir que la mort.

Un Combat pour l’Avenir

L’amour de la mort continuera d’influencer le monde tant qu’il répondra à des besoins existentiels insatisfaits. Pour que l’amour de la vie triomphe, il doit offrir des réponses solides, spirituellement et matériellement. En favorisant une culture de vie basée sur l’éducation, la justice sociale, et le respect des différences, les sociétés peuvent espérer affaiblir le fanatisme.

L’Amour de la Vie : Créer, Innover, Respecter

Contrairement à l’amour de la mort, l’amour de la vie célèbre la création, l’innovation et le respect de l’existence. Cet amour valorise l’avenir, la diversité des talents et la coopération. Il cherche à bâtir un monde meilleur, respectant la nature et les êtres humains, et se tourne vers la paix par choix.

Le Choc des Civilisations : L’Amour Seul Ne Suffit Plus

Le conflit actuel n’est pas une simple lutte entre amour et haine, mais entre deux formes d’amour : l’amour de la vie et l’amour de la mort. Face à l’exaltation de la mort, l’amour chrétien traditionnel semble impuissant. Il devient urgent de réévaluer les valeurs qui guident les sociétés, pour que l’amour de la vie puisse réellement triompher.

L’Amour doit être réinterprété ou renforcé afin de mieux répondre aux défis actuels. Ce n’est plus simplement une question de pardon ou de compassion, mais de savoir comment cet amour peut se transformer en une force active de résistance face à une idéologie qui sacralise la destruction et la mort.

Le Vrai Duel de Civilisations

Le véritable conflit de civilisations aujourd’hui n’est pas entre l’Occident et l’Orient, ni entre les religions elles-mêmes, mais entre deux conceptions fondamentales de l’existence : l’amour de la vie et l’amour de la mort. Ce duel oppose ceux qui voient la vie humaine comme une valeur sacrée, un processus de création et d’évolution, à ceux qui exaltent la mort comme une libération ou une fin glorieuse. L’issue de ce combat ne déterminera pas seulement l’avenir de certaines cultures ou religions, mais la direction même que prendra l’humanité.

Pour triompher de l’amour de la mort, il est nécessaire de promouvoir une vision du monde qui valorise la vie dans toutes ses formes : en investissant dans l’éducation, en encourageant la spiritualité positive, en renforçant la justice sociale, et en créant des ponts entre les cultures. Ce n’est qu’en bâtissant une société où la vie est honorée et protégée que nous pourrons espérer réduire l’influence de ceux qui, au nom de la mort, menacent notre avenir commun.

Ainsi, l’amour de la vie, dans toute sa complexité et sa richesse, doit se préparer à affronter et à vaincre les forces qui cherchent à le détruire. Non par la violence, mais par une mobilisation de toutes les forces de créativité, de paix et de progrès que notre civilisation peut offrir.

Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre, Etudes scolaires à Jamhour puis à l’Ecole Gerson à Paris, continua ses études d’économie et de gestion licence et maitrise à Paris -Dauphine où il se spécialise dans le Master « Marchés Financiers Internationaux et Gestion des Risques » de l’Université de Paris - Dauphine 1989. Par la suite , Il se spécialise dans la gestion des risques des dérivés des marchés actions notamment dans les obligations convertibles en actions et le marché des options chez Morgan Stanley Londres 1988 , et à la société de Bourse Fauchier- Magnan - Paris 1989 à 1991, puis il revint au Liban en 1992 pour aider à reconstruire l’affaire familiale la Brasserie Almaza qu’il dirigea 11 ans , puis il fonda en 2003 une société de gestion Aleph Asset Management dont il est actionnaire à 100% analyste et gérant de portefeuille , de trésorerie et de risques financiers internationaux jusqu’à nos jours.