Santé en crise : les hôpitaux libanais au bord du gouffre
Le système de santé libanais, autrefois modèle régional, s’effondre sous l’effet cumulé de la crise économique, de la guerre de 2024 et de l’exode médical. Pénurie de médicaments, hôpitaux à court de ressources et dépendance accrue aux ONG laissent planer la menace d’un effondrement total, avec des conséquences humanitaires dramatiques.
Une agriculture qui résiste : exportations, microgrids et nouveaux réseaux de production
Malgré la crise, l’agriculture libanaise résiste grâce aux exportations régionales, à la transformation agroalimentaire, aux systèmes d’irrigation alternatifs et aux microgrids solaires. Entre résilience et fragilité, les agriculteurs innovent pour survivre. Mais sans réformes structurelles et soutien étatique, ces avancées restent précaires face aux défis énergétiques, financiers et géopolitiques.
Les travailleurs étrangers au Liban : entre régulation et crise humanitaire
Au Liban, près de 250 000 travailleurs étrangers, soumis au système de la kafala, vivent dans une précarité aggravée par la crise économique et une sécheresse historique. Malgré des mesures de régulation, les abus persistent. Sans réforme structurelle et soutien international, le pays risque une aggravation des tensions sociales et humanitaires.
Services publics au Liban : l’eau et l’électricité au bord du gouffre
Au Liban, l’effondrement des services publics plonge des millions de citoyens dans une crise sans précédent. Coupures d’électricité interminables, générateurs privés hors service et villages privés d’eau potable illustrent un quotidien insoutenable. Entre paralysie politique, infrastructures vétustes et dépendance à l’aide internationale, le pays s’enfonce dans une urgence sanitaire et sociale.
Liban : La crise des salaires dans la fonction publique menace d’embraser un pays...
À la veille du 2 septembre, 300 000 agents publics menacent de grèves massives si leurs salaires, laminés par la dévaluation (-98 %) et l’inflation, ne sont pas revalorisés. Entre budget 2025 exsangue, gel des embauches et colère syndicale, le risque de paralysie d’écoles, hôpitaux et administrations fait planer une nouvelle crise nationale.
La liberté de la presse au Liban sous pression : les inquiétudes grandissantes relayées...
Ad Diyar alerte sur les pressions politiques croissantes qui pèsent sur la liberté de la presse au Liban. Le quotidien décrit des menaces indirectes, économiques et éditoriales, visant à réduire au silence les voix critiques. Dans ce contexte tendu, la presse libanaise serait poussée à l’autocensure, faute de protections efficaces. Un signal d’alarme pour la démocratie dans un pays confronté à de profondes divisions politiques.
L’exode silencieux des classes moyennes vers les villages : fuir l’effondrement du pouvoir d’achat
#SOCIETE: L’effondrement du pouvoir d’achat pousse les anciennes classes moyennes libanaises à fuir les centres urbains pour se replier dans leurs villages d’origine. Face à une vie devenue trop chère à Beyrouth et l’absence de services publics, ces familles cherchent dans les régions rurales des conditions de vie plus soutenables. Ce déplacement transforme profondément la carte sociale du pays, laissant les villes aux plus pauvres et aux élites, sans politique d’accompagnement de l’État
Quand l’État disparaît : services communautaires et sécurités locales
#SOCIETE: Au Liban, l’État s’est progressivement retiré de ses fonctions essentielles. Face à l’effondrement des services publics, des structures communautaires, religieuses ou locales assurent désormais la santé, l’éducation ou la sécurité. L’administration, paralysée par l’absence de décisions politiques et les blocages institutionnels, ne remplit plus aucun rôle effectif. La justice et l’ordre public sont pris en main par des réseaux informels, dans un climat de résignation sociale et de normalisation de l’illégalité.
Les agriculteurs libanais face à la crise de l’eau et à l’explosion des coûts...
Les agriculteurs libanais font face à une double crise : la raréfaction de l’eau et l’explosion des coûts de production. Dans la Bekaa, l’irrigation chute de 25 % en dix ans et les précipitations baissent fortement. Les prix des engrais et semences importées ont triplé, réduisant les surfaces cultivées et les rendements. La dépendance alimentaire atteint des niveaux records, menaçant la sécurité alimentaire et forçant de nombreux exploitants à abandonner leurs terres.
Canicule : comprendre la différence entre température et température ressentie
En période de canicule, la température réelle ne suffit pas à évaluer l’inconfort. La température ressentie, influencée par l’humidité, le vent et l’ensoleillement, peut être bien plus élevée. En France comme au Liban, cet indicateur joue un rôle clé pour prévenir coups de chaleur et déshydratation. Comprendre cette différence aide à mieux se protéger lors des vagues de chaleur.
Liban : le pari risqué du gouvernement pour discipliner les seigneurs des générateurs électriques
Le gouvernement libanais, dirigé par Nawaf Salam, lance une offensive pour réguler les générateurs électriques privés, responsables de près de 90 % de l’électricité consommée. Un ultimatum de 45 jours impose compteurs certifiés, filtres anti-pollution et respect des tarifs. Mais dans un contexte de crise économique, d’infrastructure publique défaillante et d’intérêts politico-financiers puissants, cette régulation se heurte à des obstacles majeurs, tandis que l’impact environnemental et économique des générateurs continue de frapper durement les ménages.
Les hôpitaux libanais face à la pénurie de médicaments : état des lieux d’un...
Les hôpitaux libanais font face à une pénurie de médicaments sans précédent. Effondrement de la livre, importations bloquées, fin des subventions et marché noir mettent en péril les soins d’urgence et chroniques. Plus de 45 % des traitements essentiels sont introuvables. Les médecins recourent à des substitutions, des transferts de stocks ou des aides internationales, mais le système reste fragilisé, exposant patients et soignants à des risques croissants.
La crise économique libanaise vue depuis les marchés populaires
Les marchés populaires libanais reflètent la gravité de la crise économique. Entre dépréciation historique de la livre, inflation alimentaire de 120 %, dépendance à plus de 80 % aux importations et pénuries récurrentes, les prix des denrées s’envolent. Les commerçants s’adaptent par des circuits courts et des ventes à la journée, tandis que les consommateurs modifient profondément leurs habitudes. Ces lieux deviennent un baromètre social et économique, révélateur d’une précarité structurelle croissante.
Violences domestiques en hausse : la protection des femmes en crise
Depuis janvier 2025, les signalements de violences domestiques au Liban ont augmenté de 18 %. Les structures d’accueil saturées, les retards judiciaires et l’insuffisance des soutiens publics aggravent la détresse des victimes. L’ONG KAFA dénonce un abandon institutionnel, tandis que plusieurs femmes racontent l’impossibilité d’obtenir une protection effective. Les tribunaux, débordés, suspendent l’examen de dossiers. Les services sociaux, privés de subventions, réduisent leur activité dans un contexte de crise humanitaire silencieuse.




















