Les manifestations de ce samedi 7 novembre en France précèdent un rendez-vous politique fixé lundi à Matignon. Le Premier ministre Sébastien Lecornu y réunira les organisations représentatives des salariés et des employeurs pour une conférence sociale consacrée au pouvoir d’achat et aux salaires. L’intersyndicale annonce qu’elle décidera des suites de la mobilisation après cette rencontre.
Un rendez-vous annoncé dès le 5 novembre
Le communiqué de Matignon, publié le 5 novembre, confirme la date du lundi 9 novembre. Le ministre du Travail et des Solidarités doit achever ses concertations d’ici dimanche. En parallèle, le ministre de l’Action et des Comptes publics poursuit les échanges avec les représentants des agents publics.
Le communiqué fixe ainsi un calendrier de discussions. Il ne détaille pas de hausse salariale déjà décidée ni d’accord conclu avec les partenaires sociaux.
Les organisations syndicales attendent des réponses
Dans une déclaration datée du 5 novembre et publiée le 6 par la CGT État, huit organisations indiquent qu’elles se réuniront à nouveau lundi après Matignon pour arrêter la suite du mouvement. Le texte est signé par la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires.
Elles conditionnent la fin de la mobilisation à des réponses aux revendications des salariés, fonctionnaires, jeunes et retraités. Elles regrettent aussi, dans cette déclaration, l’absence de rendez-vous pour les agents publics et la jeunesse, tout en prenant acte de la réunion annoncée avec les organisations représentatives du privé.
Cette position reste une déclaration syndicale. Les échanges avec les représentants de la fonction publique sont, de leur côté, mentionnés dans le communiqué gouvernemental.
Le Smic reste en discussion
Selon le compte rendu de LCP publié le 6 novembre, Jean-Pierre Farandou a évoqué sur TF1 la possibilité de porter le Smic mensuel au-delà de 1 500 euros net. Le ministre a toutefois précisé que cette évolution n’était pas acquise et faisait encore l’objet de discussions.
LCP rapporte également que Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, réclame une augmentation de 100 euros net du Smic mensuel. Il s’agit de la demande de cette organisation, distincte d’une décision gouvernementale.
La conférence de lundi et la réunion syndicale qui la suivra constituent donc les prochaines échéances annoncées. Elles ne permettent pas, à ce stade, de préjuger d’un accord ou d’un arrêt des manifestations.

Commentaires